Sentence
Les maisons étaient vides et les rues désertées.
Par delà notre Église montait une clameur
Qui réchauffait mon cœur et calmait mon humeur.
Ces gens étaient venus pour me réconforter !
Lentement j’avançais vers le rassemblement
Qui me consacrerait héros de la Nation.
L’Histoire s’occupera de ma divination !
Me dis-je en réfrénant un léger tremblement.
L’Etat m’avait jugé, le jury condamné,
Mais ils n’étaient pour moi que simples marionnettes
Dans les mains du Seigneur, lui qui n’avait d’honnête
Qu’un portrait d’hérésiarques qu’il eut fallu damner.
Odeur de mon enfance, ce bois vert et humide
Qui ne se consumait qu’au prix de maints efforts ;
Douceur des babillages au pied du contrefort
Et chaleur d’une fille, dont la voix intimide.
L’azur s’alanguissait sous une soirée morne.
De pourpre et de froideur l’Automne timoré
Recouvrait l’assemblée prête à me dévorer.
Je crus apercevoir un démon et ses cornes.
Las ! Créature imbécile, au destin futile,
Dont le regard honteux devait être masqué,
Toi qui as, par bonheur, mon honneur confisqué
Sous l’œil de ces manants à l’humeur versatile.
Sois sûr que la terreur, autrefois mon alliée,
Ne me freinera point dans mon vœu d’apostat.
Quand mon carcan de chair puissamment riposta,
Aucun son ne troubla les humains du palier.
Ils avaient fait de moi un pantin ridicule
Qui suppliait en vain du haut du monticule,
Ce glorieux Tribunal de mon acquisition.
Moi suprême guerrier de notre Inquisition !
Consultant web marketing (Changer-de-site.com). Responsable du site Oreille malade.








c’est tout à fait brillant. bravo.
Merci mon fidèle follower