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Buzz Petit Bateau : ces féministes sont des salopes

Quand la féministe mène son petit bateau droit dans le mur…

La grande affaire du jour sur le web français, c’est à la marque Petit Bateau qu’on la doit. Bien involontairement évidemment, sinon ce ne serait pas vraiment drôle…

On commençait à s’ennuyer après l’affaire Malabar : le changement de logo imposé par Malabar en France, qui avait vu un chat ridicule remplacer un malabar probablement trop costaud et trop blond, avait entraîné une nuée de messages réprobateurs, notamment sur la page Facebook de la marque. L’histoire avait certes connu un léger second souffle il y a quelques jours, mais le voyeur marketeux que je suis attendait avec impatience le nouveau bad buzz de la planète web hexagonale (c’est un peu étrange, un web hexagonal, vous ne trouvez pas ?).

Et voilà qu’aujourd’hui je vois mon fil Twitter qui s’agite : Petit Bateau serait une scandaleuse marque sexiste ! Et chacun de demander à voir ces fameuses fringues qui suscitent tant d’émoi (la photo est en en-tête de ce billet).

De quoi s’agit-il donc ?

C’est quoi le sexisme ? Définition

Sexisme : attitude de discrimination basée sur le sexe (féminin la plupart du temps)

(définition issue de Reverso.net)
Surprise : une marque de vêtement produirait des vêtements différents selon le sexe. Mais c’est scandaleux, ça ! Et si elle faisait des vêtements pour les Noirs, les Blancs, les Jaunes ou les Roses et verts à petits pois, vous trouveriez ça normal, vous ? Les unisexes c’est pas fait pour les chiens.
Bon, OK OK, une coupe différente pour les hommes et les femmes, parce que les femmes c’est beau. Hé merde, je viens encore de discriminer. Désolé.
De toute façon, même moi qui suis con comme une brosse à cheveux ai bien compris que le vrai sujet tient dans les inscriptions qui figurent sur les fringues.

Petit Bateau, une marque sexiste ?

Nous avons donc, d’un côté la femme (à gauche et en rose, d’ailleurs, c’est pas anodin ça hein ! ;-) ), de l’autre, l’homme (à droite et en bleu, pas un hasard je vous dis !).

La femme, ou la femelle

Jolie, têtue, rigolote, douce, gourmande, coquette, amoureuse, mignonne, élégante, belle.

Autrement dit, maman  tapine.

L’homme, ou le mâle

Courageux, fort, fier, robuste, vaillant, rusé, habile, déterminé, espiègle, cool.

Comprendre : papa est alcoolo et, parfois, bricole.

Sexiste, pas sexiste ? On s’en fout, non ?

La belle affaire ! C’est la faute de Petit Bateau si certaines gamines de douze sont fringuées comme des putes, c’est une évidence ! Ces féministes-salopes qui ont produit des tonnes d’articles n’y sont de toute évidence pour rien ! Comment bien sucer son mec, comment atteindre l’orgasme à coup sûr, comment bien se goder le cul… On ne voit plus que ça sur les devantures des kiosques ou dans les cabinets de médecins. La liberté sexuelle à tout prix, pour libérer la femme  de l’emprise du vilain mâle qui ne pense qu’à son plaisir !

Après tout, c’est vrai, les femmes ont le droit d’être des salopes comme les autres !

Mais c’est quoi, une salope ? Définition

[Sans implication sexuelle] Personne qui se conduit mal. Merde de merde, je ne veux pas dans ma maison d’une petite salope qui dise des cochoncetés comme ça (Queneau, Zazie, 1959, p. 26).
(via CNRT – Centre Nationale de Ressources Textuelles et Lexicales)

A tant vouloir s’abaisser sous la ceinture, ces féministes, comme souvent, en ont oublié le sens originel du mot. Elles hurlent devant de pauvres fringues de Petit Bateau, une marque sans grande aspérité, comme disent les marketeux justement : et si c’était elles, les salopes ? Des personnes qui se conduisent mal ?

Elles nient la différence entre l’homme et la femme et réclament le droit de ne pas être cataloguées dès leur naissance. Aspiration très adulescente, mais après tout, pourquoi pas. Le problème, c’est non seulement que leur « combat » (lol) est plus inefficace que de se battre contre des moulins à vent, mais qu’il est surtout, comme bien souvent contre-productif. Car, en pointant du doigts toute tentative de distinguer les deux sexes, c’est-à-dire de discriminer, on entraîne mécaniquement une crispation, une réaction. Il n’est, à ce titre, aucunement surprenant de trouver sur le blog d’Héloïse, une de ces blogueuses qui a pris son clavier pour dénoncer le sexisme de Petit Bateau, la signature suivante « F comme… Féministe abolitionniste, Fondamentalement lesbophile et Foncièrement virilophobe. » Action, réaction. En remuant la merde, on fait remonter l’odeur. Le (la ?) serpent se mort la queue.

Ça me rappelle une ex-collègue, naturellement d’extrême gauche puisqu’elle avait épousé un homme d’origine africaine, forcément bien plus cool que tous ces blancs obsédés par leur carrière. Elle affirmait que la bisexualité était une « ouverture d’esprit ». Alors quoi, la bisexualité – et par conséquent l’homosexualité – serait donc un choix ? Je suis certain qu’elle est aujourd’hui furieuse contre Petit Bateau.

C’est Christian Vanneste qui doit boire du petit lait.

Salope, va.

(le bad buzz Petit Bateau est à suivre sur la page Facebook de Petit Bateau)

« Je ne vois pas en quoi la représentation nationale doit s’intéresser à une aberration anthropologique » (Christian Vanneste, ce jour, au sujet du mariage homosexuel)

Laurent Matignon
Consultant web marketing (Changer-de-site.com). Responsable du site Oreille malade.

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33 Réponses pour Buzz Petit Bateau : ces féministes sont des salopes

  1. Avatar de Oreille malade
    Oreille malade 14 juin 2011 à 21 h 17 min #

    La marque Petit Bateau vient de réagir en publiant le commentaire suivant sur sa page Facebook :
    « Nous constatons que certains clients ou certaines clientes réagissent suite à la diffusion d’une photographie représentant deux bodys Petit Bateau.
    Sachez que notre intention n’a jamais été de véhiculer un message sexiste.
    Ces produits, commercialisés en grande distribution, ne seront pas retirés du marché car nous n’y voyons aucune intention de nuire ou de projeter une image fausse de la femme. »

    Déjà 87 « likes » et 52 commentaires…

  2. Héloïse 15 juin 2011 à 0 h 47 min #

    Très bien argumenté et formidablement bien étayé votre article dites-donc ! Et sinon, vous avez fait des études ?
    Non, je dis ça parce qu’à part salopes, putes et se goder le cul, le lexique semble déplorablement pauvre. Ah! mais j’y pense à présent, j’avais oublié que les types comme vous ont besoin d’employer au moins une insulte par phrase sur les femmes pour pouvoir faire leur petite goutte journalière dans leur kangourou de beauf. Ca s’appelle la virilité, c’est crétin, ça fait bien rire les copines, mais eux adorent et se trouvent très beaux et très forts comme ça. Allez ne me remerciez pas pour la soudaine prise de conscience concernant votre pitoyabilité à laquelle je vous ai fait accéder dans mon altruisme sans bornes, c’est normal.

    PS: j’aurais pu, selon votre propre code langagier, vous dire d’aller vous traire la bite plutôt que de vous étaler lamentablement en insultes cavernesques pour une misérable pollution de fond de slip mais, contrairement à vous, j’estime que personne, pas même vous, ne mérite qu’on lui parle avec autant de mépris.

    • pounouf 15 juin 2011 à 14 h 14 min #

      je n’ai strictement rien compris à ce que vous venez de dire. Le débat, d’il y en a un, m’intéresse. Pouvez-vous préciser vos arguments?

  3. Hypathie 15 juin 2011 à 14 h 13 min #

    Et bien dites donc, ça rend dingue de souffrir d’acouphènes ! Quelle charge ! Je vous rassure cependant, il n’y a pas besoin d’être féministe pour être traitée de « morue, salope », je cite évidemment ; dans la rue par exemple, il suffit d’être une femme et de passer. Sans badge, sans drapeau, sans inscription « féministe » sur le front, aucun signe distinctif, RIEN. Je traduis : « rentre dans ta cuisine, salope, l’espace public appartient aux hommes, la cuisine est le lieux auquel tu appartiens ». Peu importe que vous n’ayez rien à faire dans une cuisine, n’ayant personne d’autre que vous-même à nourrir, par exemple. Mais vous avez raison, il y a des différences (histoire de vous décrisper) : 96 % de la population carcérale française sont des hommes ; 99,99 % des violeurs sont des hommes ; vous représentez 95 % (je nous laisse un large 5 %, les statistiques seraient sous-évaluées concernant les femmes), des pédophiles à « pulsions » irrésistibles ; vous fournissez le gros des tueurs et délinquants routiers pour causes diverses, dont l’alcoolisme et l’arrogance au volant sont les deux plus meurtrières ; les tueurs de masse historiques sont des hommes haut la main, et 99 % des traders des salles de marchés des banques de sinistre mémoire sont des hommes (blancs). Aujourd’hui, n’ayant rien appris, ils la jouent casino avec les matières premières agricoles en toute inconscience. Sur presque 1 milliard de mal nourris, voire mourant de faim sur la planète, 700 millions sont des femmes et des filles, la part du lion allant aux hommes selon une loi non écrite. Et malgré cela, vous avez le pouvoir partout. Jusqu’au jour où…
    Allez, portez-vous mieux ! Arrêtez, par exemple de vous coller pendant des demi-heures entières, les oreilles sur les baffles dans les boîtes de nuit que vous fréquentez, ou de vous boucher les oreilles avec vos écouteurs quand vous voyagez en train et que vous en faites profiter toute la rame ! Ça vous améliorera la santé mentale et auditive.
    PS Mes chiffres proviennent de sources telles le Ministère de l’Intérieur, de la Banque Mondiale, de l’INSEE, etc…

  4. Chroniquesmabanlieue.com 15 juin 2011 à 15 h 01 min #

    Cette discussion peut paraître anodine, pourtant c’est en véhiculant des stéréotypes rétrogrades comme fille=séduire, garçon=agir (cf. la liste des adjectifs inscrits sur les body Petit Bateau) que l’on entretient les inégalités hommes-femmes. 30% d’écart de salaire à compétences égales, 17% de femmes députés… la liste est bien longue en France en 2011.
    Ces adjectifs sexistes sont d’autant plus choquants que Petit Bateau prône dans ses valeurs de marque, « la part d’enfance qui a permis à chacun de se construire jusqu’à l’âge adulte ». Comment se construit une petite fille que l’on conditionne à être « jolie mignonne, coquette… » Face au petit garçon conditionné à être « rusé, habile, déterminé… »
    Alors, OUI à l’humour, mais NON au sexisme ordinaire. Les clientes Petit Bateau et leurs enfants ne sont pas des potiches ;-D
    Pourquoi pas mettre fin à la polémique en proposant une nouvelle série de body avec par exemple sur le body fille -> « jolie, vaillante, courageuse, douce, rusée » – et sur le body garçon-> « mignon, fier, coquet, habile, gourmand » ?

    • Maïté R. 24 juillet 2011 à 20 h 55 min #

      Enfin un peu de bon sens. Merci, simplement.

      • Avatar de Oreille malade
        Oreille malade 25 juillet 2011 à 15 h 55 min #

        Du bon sens, certes, mais quand je lis juste au-dessus « Alors, OUI à l’humour, mais NON au sexisme ordinaire. Les clientes Petit Bateau et leurs enfants ne sont pas des potiches ;-D », je me dis que le bon sens ce serait simplement de ne pas acheter, non ? :roll:

  5. David 15 juin 2011 à 17 h 18 min #

    Les féministes, on parlera d’égalité lorsqu’il s’agira de porter une armoire…
    Blague à part, ce billet est très vrai, il y a bien d’autres combats à mener, ces bodys pour bébé sont tout ce qu’il y a de plus normal, rien d’outrageux là dedans!

    Bien à vous

  6. lulu 15 juin 2011 à 21 h 27 min #

    Calmez-vous, allez-voir un psy, ou buvez un grand verre d’eau, ou mettez-vous au tricot.

    Mais ne restez pas comme ça : vous donnez l’image de quelqu’un d’aussi bête que méchant (bon, peut-être êtes-vous effectivement tout les deux), et très mal éduqué de plus.

  7. René 15 juin 2011 à 23 h 59 min #

    Venu sur ce site pour pêcher des infos pour ma fille qui soufre elle aussi d’acouphènes, je tombe sur cet horrible billet. Déjà, quelle rapport avc le sujet de ce site ???? Puis, la teneur de ce que vous écrivez mais quelle horreur. Vous parlez toujours comme ca des femmes ? Elles vous ont fait quoi ? Je suis un homme et je ne me reconnais pas du tout dans votre attitude grossière, supérieure et méprisante. Pour le coup elles ont raison de vous répondre comme elles le font et elles ont encore du boulot pour amener certain à un peu d’hunanité. Ressaisisez-vous parce que les machos dans votre genre commencent à ne plus recevoir la gratitude d’antan.

  8. Benoît 16 juin 2011 à 0 h 20 min #

    C’est plus l’oreille qui est malade mais bien le cerveau complet qui semble être atteint pour sortir des âneries pareilles.

    Je suis un homme et pourtant je suis pour le discourt féministe d’égalité des sexes et je suis anti pub qui créent des petites filles dociles, des gars aux gros bras et une société servile, consommatrice, lobotomisée et malade.
    Il me semble qu’il est temps pour moi d’arrêter de venir sur les pages d’oreille malade par ce qu’en lisant des discours pareils, je me dis que je me refuse de me risquer à lire de nouveau, des discours d’accouphéniste aigri. Je préfère écouter mes oreilles siffler que lire le vomis de ce gars masculiniste.
    Y’a pas moyen de virer ce texte du site ? ? ?
    Quoi qu’il y a une lucidité dans ses lignes, je cite les seuls mots à retenir du texte :
    « même moi qui suis con comme une brosse à cheveux ».
    Tout le reste est à jeter à la poubelle,

  9. Avatar de Oreille malade
    Oreille malade 16 juin 2011 à 10 h 09 min #

    Puisque c’est la première matinée du Bac, épreuve de philo qui plus est, et que je constate que certains ont des soucis de compréhension d’un texte pourtant assez basique, je vais résumer ce billet façon Annabac :

    1. La marque Petit Bateau met en vente deux bodys. Sur l’un, pour les filles, est écrit en rose : « Jolie, têtue, rigolote, douce, gourmande, coquette, amoureuse, mignonne, élégante, belle. »Sur l’autre, pour les garçons, est écrit en bleu : « Courageux, fort, fier, robuste, vaillant, rusé, habile, déterminé, espiègle, cool. »

    2. Un grand nombre de personnes se disent scandalisées par ces bodys qui seraient, je cite, « sexistes », et appelle le bon Peuple à faire pression sur la marque Petit Bateau. Parmi les personnes les plus virulentes, on trouve des blogueuses féministes (ou des féministes blogueuses, c’est à voir).

    3. Je fais part d’un constat simple : un grand nombre des féministes soixante-huitardes et post soixante-huitardes ont pris le pouvoir dans les rédactions des innombrables magazines féminins. On trouve étalés dans les pages de ces journaux, au milieu des pubs, chaque semaine et chaque mois des articles, parfois un tantinet vulgaires, autour de la sexualité.

    4. J’ose soumettre l’hypothèse que cette image de la femme qui est ainsi donnée n’est pas très… positive. Et je me permets de souligner que certaines féministes sont tout aussi dangereuses que les machos, sexistes, homophobes et compagnie. Je donne l’exemple d’un blog, qu’il suffit de parcourir pour comprendre pourquoi je dis cela.

    5. Je tente un parallèle (d’aucuns diront un raccourci) avec le rejet du mariage homosexuel, le même jour, à l’Assemblée nationale et émet l’hypothèse d’une crispation face à la position radicale et absurde, donc seloi moi contre-productive, de certaines féministes. J’en profite pour dire que les propos de Christian Vanneste, c’est le mal, comme disent les jeunes.

    Toujours dans un souci de faciliter la compréhension du texte d’origine, je me permets de livrer une clef de lecture relative à l’utilisation du mot « salopes » : Manifeste des 343 salopes

    Je pensais que l’allusion allait de soi mais les livres d’Histoire ont dû prendre la poussière chez certains.

    Est-ce plus clair désormais ?

  10. Héloïse 16 juin 2011 à 19 h 26 min #

    Limpide ! Vous êtes un vrai blaireau comme dirait ma coupine Mademoiselle des Entrailles.

    C’est vrai que je suis hautement dangereuse: je réclame l’égalité en droit et de fait pour toutes et tous et condamne la virilité qui, non contente d’être ridicule, est également meurtrière (Hypathie en a rappelé plus haut les chiffres). Super grave … à la limite de la psychopathologie aiguë.

    Et puis, attention, rentrez les gosses et les personnes sensibles, je milite aussi pour le lesbiannisme !!!

    Mais QUE FAIT LA POLICE ????

    Alors, je rassure les quelques personnes qui auraient tendance à suivre aveuglément les allégations emportées de Monsieur Service-trois-pièces, l’auteur du vomi plus haut, avec une célèbre phrase de B.Groult:
    le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours (des femmes).

    Et le machisme, il commence avec l’insulte (oui l’insulte,la vraie, la vôtre, la gratuite, pas la récupération ironique de l’injure par un groupe de féministes (merci, je connais mes classiques) dont je fréquente d’ailleurs les filles qui s’appellent éponymiquement Les filles des 343).

    PS: J’ai eu tendance à un moment à être touchée par le mal dont vous souffrez (je suis empathique, c’est comme ça) mais, non, décidément vous êtes trop gerbant et méritez bien d’en baver.

  11. pounouf 16 juin 2011 à 21 h 06 min #

    « PS: J’ai eu tendance à un moment à être touchée par le mal dont vous souffrez (je suis empathique, c’est comme ça) mais, non, décidément vous êtes trop gerbant et méritez bien d’en baver. »

    Moi, c’est votre thèse et « combat » qui eut pu m’être sympathique, si vous vous étiez abstenue de cette remarque d’une méchanceté gratuite et d’une cruauté inqualifiable. Il y a une différence entre tenir des propos polémiques, outrageux pour certains, hors-sujet si on veut, mais en tout état de cause d’ordre général, et cracher à la gueule d’une personne à titre personnel. Il est une chose que l’auteur de ce site, tout affreux et gerbant soit-il à vous entendre, ne fera jamais: aller par exemple sur un site de femmes violées par leur mari et balancer à l’une d’elles « tu l’as bien mérité, connasse ».

    à bon entendeur

  12. Héloïse 17 juin 2011 à 9 h 28 min #

    Merci, moi ça va, j’entends bien …

    « Il y a une différence entre tenir des propos polémiques, outrageux pour certains, hors-sujet si on veut, mais en tout état de cause d’ordre général, et cracher à la gueule d’une personne à titre personnel. »

    Exactement.
    C’est pourquoi je ne vois pas ce que le salope (me concernant à titre personnel)vient faire dans son article. Un « salope » qu’il maintient et agrémente d’un « dangereuse », une dangereuse salope quoi. Si c’est pas de l’attaque perso et gratuite (je rappelle que j’ai juste dénoncé le sexisme d’une entreprise), qu’est-ce ?

    Ne retournez pas la situation s’il vous plaît, soyons intellectuellement honnêtes … au moins ça. Ce qu’il reçoit en retour, ça fait deux jours qu’il le cherche, rien de gratuit dans l’histoire, contrairement à sa démarche. Si en plus il vient nous pleurer que, ouin, c’est pas juste qu’on l’attaque personnellement en retour, qu’il aille se faire soigner (et pas que les oreilles). Quand on n’est pas capable de supporter ce que l’on fait subir aux autres, le mieux est de se taire.

    • Avatar de Oreille malade
      Oreille malade 17 juin 2011 à 11 h 46 min #

      Quelle fougue ! Dommage que tout ceci parte un peu dans toutes les directions… Vous me faites un peu penser à Tweek dans South Park, l’agressivité en plus. Il faudrait diminuer le café et/ou apprendre à canaliser cette énergie.

      Dans un premier temps, cela pourrait vous permettre d’améliorer votre compréhension du français. Je ne vous ai en effet jamais traitée de « salope ». Mais, visiblement, vous êtes tellement convaincue de vivre dans un Monde de machos débiles que vous voyez partout, chez ceux qui ont le défaut pour vous d’être de sexe masculin, des signes de mépris, de haine ou de violence, envers les femmes en général et envers vous en particulier.

      Celle à qui je m’adressais en disant « salope, va » était mon ex-collègue. Relisez, c’est pourtant limpide, comme vous dîtes. Et pour comprendre ce que je voulais dire par là, il n’est pas inutile de relire mon précédent commentaire. Je ne la jugeais d’ailleurs que pour le type de propos que je rapporte et uniquement ça. Elle a, par ailleurs, de multiples qualités. Et ce n’est certainement pas une « salope » au sens premier et primaire auquel vous l’entendez.

      A votre sujet, je n’ai dit que ceci :
      « Il n’est, à ce titre, aucunement surprenant de trouver sur le blog d’Héloïse, une de ces blogueuses qui a pris son clavier pour dénoncer le sexisme de Petit Bateau, la signature suivante « F comme… Féministe abolitionniste, Fondamentalement lesbophile et Foncièrement virilophobe. » Action, réaction. En remuant la merde, on fait remonter l’odeur. Le (la ?) serpent se mort la queue. »

      Votre égo de toute évidence surdimensionné y a vu une insulte. Je n’ai pourtant fait que reprendre la signature que vous affichez fièrement au fronton de votre blog. « Féministe abolitionniste, Fondamentalement lesbophile et Foncièrement virilophobe. » Oui, ça me fait peur. Ces quelques mots suggèrent que vous êtes névrosée et agressive. Donc dangereuse. La lecture de votre blog confirme cette impression. C’est du moins mon avis, c’est donc celui que j’exprime ici. Tout comme vous hurlez, de vôtre côté, votre sentiment d’oppression et la haine profonde, qui en est le résultat, que vous portez envers une grande partie du genre humain.

      Au fond, tout ceci n’aurait pas d’importance si, à mon sens, vous ne serviez – sur un plateau – la cause de ceux que vous prétendez combattre. Mais comprendre cela serait annihiler tout le système de valeurs sur lequel vous vous êtes construite. Je comprends que vous ne puissiez l’envisager.

  13. Emy 17 juin 2011 à 16 h 09 min #

    Franchement… Insulter quelqu’un que l’on ne connait ni d’Eve, ni d’Adam, c’est déjà profondément puéril en soi mais ajouter les jugements de valeur envers cette même personne est inqualifiable. M’est d’avis que l’égo surdimensionné dont il est fait mention n’est pas franchement du côté que l’on s’imagine.
    Que dit-on à ce propos déjà ?… Ah oui : « C’est l’hôpital qui se fout [allègrement] de la charité ».

    Et puis, je ne suis pas bien sûre de comprendre :
    « Ce n’est certainement pas une « salope » au sens premier et primaire auquel vous l’entendez. »

    Évidemment, « Salope’ est un magnifique compliment que l’on rêve toutes de porter ! Dommage que ce ne fut pas une pub anti-raciste, j’aurais voulu voir si vous auriez osé le mot « nègre » en espérant que l’on trouve ça flatteur…

  14. Pierregr 17 juin 2011 à 16 h 22 min #

    Je suis un homme féministe et comme Héloïse, je suis abolitionniste, virilophobe et les lesbiennes ne me dérangent pas. Où est le problème dans ces qq mots ? Je n’ai absolument rien d’agressif en moi, je suis pour la disparition du patriarcat qui n’a engendré que des horreurs et des discriminations pendant des millénaires et qui m’oblige en tant qu’homme à tenir des rôles dont je ne veux pas(voir les slogans Petit Bateau).
    Comment pouvez-vous croire une seconde que les féministes sont misandres alors qu’illes combattent un système, le patriarcat ?
    Les féministes, un danger ? Les féministes n’ont jamais tué personne, contrairement au système qu’illes combattent. Reprocheriez-vous à des antiracistes de se plaindre d’une affiche aux relents racistes ?
    Si vous ne voyez pas le sexisme qui crève les yeux sur l’affiche de Petit Bateau, je crains en effet que vous ne compreniez jamais rien à la lutte la plus pacifique qui soit : le féminisme.
    Le « système de valeurs » d’Héloïse, il est le même que le mien et est basé sur qqch de très simple : une égalité (voir les chiffres mentionnés plus haut pour ceux qui douteraient de l’existence d’un continuum inégalitaire).
    En réalité, c’est vous qui refusez de remettre en question votre système de valeurs en vous accrochant à des poncifs sur les féministes (agressives, salopes, etc.).

    Quant à votre définition du mot salope, c’est de la mauvaise foi, ce mot ayant une connotation sexuelle la plupart du temps, peu importe son sens originel. Tous les sites porno arborent ce mot (dans toutes les langues) et ce n’est pas pour parler d’une personne qui se conduit mal. J’entends d’ailleurs peu d’hommes se faire traiter de salope alors que selon votre définition, ils pourraient aussi être concernés.

    • Avatar de Oreille malade
      Oreille malade 17 juin 2011 à 19 h 08 min #

      Abolitionnisme, définition du Larousse :
      « Attitude, doctrine de ceux qui demandent l’abolition d’une loi, d’une coutume, en particulier de l’esclavage et de la peine de mort. » Vous êtes donc abolitionniste : vous demander l’abolition d’une loi, d’une coutume. OK, nous sommes donc tous des abolitionnistes. Il y a aussi des lois et des coutumes que je souhaite voir disparaître.

      Virilophobe, définition… euh, c’est plus dur à trouver là. On a affaire à bon gros néologisme (ce qui de votre point de vue, assurément, suffit en soi à prouver la légitimité de votre « combat »). Bon, a priori, c’est pas très sorcier : virilophobie = phobie de la virilité. On progresse.
      Virilité, définition. Direction Wikipédia.
      « Selon le Nouveau Petit Robert de la langue française 2007, la virilité est : « Ensemble des caractéristiques physiques et sexuelles de l’homme. »
      La virilité désigne :
      - les caractéristiques physiques de l’homme adulte, au sens biologique.
      - le comportement sexuel de l’homme, en particulier sa vigueur et sa capacité de procréer (en ce sens, il peut désigner directement le membre viril).
      - les caractères moraux de l’homme, en tant que genre sexuel, qui lui sont culturellement associés. »
      Bien, bien. On n’apprend rien mais ça a le mérite d’être clair. Continuons.
      « La perception de la virilité comme vertu, est en soi un jugement de valeur, qui consiste à associer au genre masculin des qualités comme la force ou le courage blablabla ». C’est évident. Voyons la suite.
      « Aujourd’hui, principalement en Occident, un tel modèle est remis en cause par les mouvements féministes radicaux qui y voient un système oppresseur blablabla ».
      Ça aussi j’ai bien compris. Rien de nouveau. Qu’y a-t-il d’autre ?
      « Cette remise en cause constitue une source de tensions entre les individus ayant intégré le modèle traditionnel et ceux qui adoptent une attitude progressiste. » Ah, c’est intéressant. « Source de tensions », qu’ils disent. Ah ben merde alors, c’est justement mon propos.
      Mais j’entends déjà ceux qui disent « progressiste, c’est marqué progressiste, et le progressisme c’est le Bien ! ».
      OK, regardons de ce côté.
      Progressisme, définition du Larousse :
      « - Comportement de ceux qui estiment qu’une profonde transformation des structures politiques et sociales permettra une amélioration des conditions de vie et une plus grande justice sociale.
      - Tendance de ceux qui cherchent à faire bénéficier le plus grand nombre de personnes des progrès scientifiques et techniques.
      - Doctrine de ceux qui croient au progrès moral de l’humanité. »
      On voit bien que c’est basé sur une opinion. Autrement dit, penser qu’aller dans une direction est une bonne chose ne veut pas dire qu’en soit c’est une bonne chose. Pis encore, on peut indiquer une direction en affirmant que c’est bien et employer des moyens qui font que l’on va dans la direction opposée. Ah ben merde alors, c’est justement mon propos.

      Pour ce qui est de la définition du terme « salope », si j’ai précisé le sens dans lequel je l’entendais à ce moment précis, ce n’est pas pour rien. Par ailleurs, je n’ai pas sorti cette définition de mon chapeau.

      Pour finir, dire « je suis fondamentalement lesbophile » et dire « les lesbiennes ne me dérangent pas », ce n’est pas du tout la même chose. C’est la même chose d’ailleurs que vous faites quand vous essayez de me faire passer pour « virilophile ».
      Qui a dit « mauvaise foi » ?

  15. Pierregr 17 juin 2011 à 21 h 49 min #

    Vous n’assumez pas vos propos, quand allez-vous le reconnaître ?
    La définition du mot salope n’est qu’une pirouette, elle vient à la fin de votre billet, alors qu’il aurait fallu directement expliquer le titre qui contient déjà le mot en question, ce qui en dit long.
    Et même si on s’en tient à votre définition tout à fait tendancieuse de salope (mais alors, pourquoi ne pas avoir écrit « féministes mauvaises personnes » ?), vous vous permettez un gros jugement sur des personnes dont vous ignorez tout, la preuve, votre « définition » de l’abolitionnisme. Même les pires machos savent que les féministes parlent de l’abolition de la prostitution. Mais pour ça, il faut lâcher votre dico qui est sans doute un prolongement de votre bras et se renseigner, sur le Net, par exemple.
    Je constate que vous êtes particulièrement pointilleux sur les définitions, procédurier, pour dire les choses clairement. Je n’aimerais pas avoir affaire à vous en justice car vous brandiriez à chaque fois votre dico pour faire croire que vous dites le contraire de ce que vous dites car il existe une acception cachée de tel ou tel mot que personne ne connaît. La lâcheté dans toute sa splendeur.
    Votre logorrhée sur la virilophobie prouve votre mauvaise foi. Pour les féministes, la virilité fait partie du patriarcat en tant que force, puissance dominante et de ce fait, est dénoncée sans relâche car c’est au nom de la virilité que des horreurs comme l’excision et les « crimes d’honneur » sont commises. Tout votre blabla est sans intérêt dans ce cadre-là.
    Où vous ai-je fait passer pour un virilophile ? Merci de ne pas me faire dire ce que je n’ai pas écrit. Manipulateur, en plus.
    Vos justifications tentent de faire oublier ce que vous avez écrit, je vous rafraîchis la mémoire, « Ces quelques mots suggèrent que vous êtes névrosée et agressive. Donc dangereuse. »
    Où est le danger dans l’abolition de la prostitution, dans le rejet de la virilité en tant que composante maîtresse du patriarcat ? A moins que ce ne soit « lesbophile », le problème ? C’est votre droit d’être lesbophobe mais alors, il faut l’assumer.
    Donc, au début, c’est un danger et ensuite, ça devient qqch de vague pour discréditer (tout le monde est abo), « rien de nouveau ». Mais qui a dit que c’était nouveau ? Le glissement de votre non-argumentation est très intéressant à décrypter, elle varie en fonction des réponses. Une girouette, quoi. Dois-je définir le mot girouette, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté ?
    Vous mélangez allègrement presse féminine et presse féministe (qui n’existe d’ailleurs pratiquement pas), une preuve de plus de votre méconnaissance TOTALE de ce qu’est le féminisme. Celui-ci combat justement ce double langage de la presse féminine qui étale des corps de femmes dénudées toutes les 2 pages tout en se prétendant féministe et en étant payée par les pubs de l’industrie cosmétique. Il n’y a que des gens comme vous pour croire les bobards de cette presse. Vous êtes comme tous ces individus crachant leur haine sur le féminisme alors qu’ils ne connaissent rien du tout de ce mouvement, n’ont lu aucun ouvrage féministe mais se permettent de le juger avec des critères qu’on croirait sortis du 19ème siècle, quand des hommes s’insurgeaient parce que des femmes voulaient porter un pantalon ou plus tard, montrer une cheville. Toutes des salopes, n’est-ce pas ?

    Pour terminer, s’il s’était agi d’une pub raciste, auriez-vous traité de « sale nègre » le ou la première personne Noire venue se plaindre ? J’ose espérer que non. Alors pourquoi traiter les féministes de salopes et de personnes dangereuses ?
    On pourrait imaginer un billet avec le mot bougnoule dans le titre et suite aux réactions indignées des lecteurs dire « ah mais c’est l’acception d’origine, le mot wolof signifiant – qui est noir -, il n’y a rien de raciste dans mon billet ». Mais qui croirait ce manipulateur ?

  16. Esmecia 17 juin 2011 à 23 h 26 min #

    Ah mais attends!
    T’as juste besoin qu’on te définisse des termes, pas de soucis je peux t’aider à mieux comprendre deux/trois trucs si tu veux:

    Je pense que tu n’as pas compris que les féministes sont contre les magasines féminins qui sont profondément sexistes, et anti-cause des femmes. En gros le discours dominant c’est « soit un bel objet sexuel, accepte toute les merdes qu’on va te faire subir, apprends à concilier, soit contente quand ton conjoint t’aide à la maison, et te plaint jamais ». Ah oui tiens c’est des féministes qui tiennent ses torchons… (SI tu veux découvrir de VRAI magasines féministes je te conseilles Clara magasine ou Causette… c’est bien plus féministe qu’un « Elle » ou « Marie-Claire »)
    La soit disant liberté sexuelle, faut me dire ou elle est, si on est encore à se faire traiter de « chaudasse » de « salope » dès qu’on vit une vie sexuelle vraiment libre (c’est à dire quand on couche avec qui on a envie, quand on a envie, sans rapport de domination), la liberté sexuelle des torchons anti-droit des femmes, c’est assez limité « soit à la merci de ton homme » « soit une belle plante verte », « accepte toutes les lubies de ton cheri » et co… Super niveau liberté…
    On apprends aux femmes à être libre d’être esclave.
    C’est plus clair comme ça?

    Abolitionistes s’applique ici dans le cadre de la prostitution qu’iels voudraient voir disparaître, car c’est bien une grande discrimination sexiste, domination pur et simple des hommes sur les femmes que de voir encore à l’heure actuelle des femmes contraintes d’accepter contre de l’argent une relation sexuelle forcée, j’appelle ça « viol rémunéré ».

    Virilophobe je pense que ça signifie juste que Pierrgr tout comme Héloise ou encore moi même (et bien d’autre) sont écoeurés, dégoutté de toutes les horreurs que le patriarcat impose aux femmes ET aussi aux hommes (non les féministes ne sont pas misandres, nous connaissons toutes dans notre entourage des hommes que nous apprécions, aimons, en tant que collégue, camarade, ami, compagnon, frère, père ou autre, et il y’a aussi quelque rare homme féministes), « tu dois être comme si ou ça » femme= maman ou putain pas d’autre choix, et homme= tu dois avoir la plus grosse, dominé les autres, voir les femmes comme du gibier à SA dispositions. C’est les qualités requise et dégueulasse imposé aux hommes par le biais du patriarcat qu’en tant que féministes nous combattons pas les hommes.

    Voilà ne fait pas dire aux autres ce qu’iels ne pensent pas. C’est dangereux pour toi, et pour les autres. Surtout que bon ça demandais pas grand chose niveau connaissance pour le deviner.

  17. Héloïse 17 juin 2011 à 23 h 40 min #

    Ces féministes sont des salopes (avec en exemple mon blog !), c’est pourtant explicite en termes de cible. Vous pouvez sortir tous les dictionnaires de la création ou vous empêtrer dans des explications fumeuses, ça ne changera rien.

    Et quiconque lira votre billet et les échanges qui l’ont suivi aura compris qui est insultant, haineux et agressif.

  18. Avatar de Oreille malade
    Oreille malade 19 juin 2011 à 11 h 43 min #

    Fascinant.

    Bon, pour ceux qui ne sont pas encore complètement lobotomisés, un papier intéressant sur le blog de Natacha Polony, qui sera à la rentrée aux côtés d’Audrey Pulvar (cette dernière étant bien plus dans l’air du temps que sa future comparse) dans « On n’est pas couché » sur France 2, pour remplacer les déjà regrettés Eric Naulleau et Eric Zemmour.
    Quinzaine anti-sexiste et vertus de l’exemplarité

    Morceau choisi :
    « Si l’avenir que nous prépare l’affaire DSK est un monde où les hommes n’osent plus dire à une femme qu’elle est charmante, ou tenter un badinage complice, on va s’ennuyer ferme. Or, c’est exactement l’objet du dossier du Nouvel Observateur, qui dresse liste et typologie des coupables (le macho-beauf, le macho-réac…), photos à l’appui, en convoquant au tribunal les Liaisons dangereuses (dont le propos – mais qui le sait encore – était authentiquement féministe) ou la galanterie à la française.
    Hélas, au Nouvel Observateur comme dans les associations féministes, on ne lit pas les ouvrages de Mona Ozouf ou de Claude Habib, et l’on ne comprend pas grand chose à la « galanterie », cette invention largement française, qui reposait sur l’intelligence et le beau langage, et constitue la forme la plus aboutie d’un rapport harmonieux entre les sexes. »

    Un rapport harmonieux… qui me semble nettement préférable (et, je le répète, nettement moins dangereux) à vos histoires obsessionnelles de « phobe » et de « phile » et votre représentation binaire du Monde.

  19. pounouf 19 juin 2011 à 14 h 02 min #

    Bonjour ami chosiste. J’ai suivi donc ces échanges et j’ai trouvé le débat confus sans m’expliquer vraiment pourquoi. Au fond, je crois que le désaccord entre les parties porte sur une lecture différente de ce qu’on dit être dans « l’air du temps ». Ce qui te fait tiquer, sur ce sujet du féminisme comme sur d’autres, c’est que tu sens la société glisser vers un certain conformisme de pensée, se « crisper » comme tu le dis autour de sujets devenus tabous et poser comme ennemis du progrès ceux qui voudraient mettre le holà aux vagues successives d’antiracisme, d’antimachisme, d’antihomophobes etc…
    Ce faisant, tu te poses ou du moins te fais percevoir comme l’avocat du diable (c’est l’expression consacrée), rôle que tu endosses non par sympathie pour les machos ou les racistes mais par aversion pour les pourfendeurs « bien-pensants » des inégalités et des injustices, dont le combat t’agace par ce qu’il a parfois d’aveugle et de compulsif.
    Pour toi, la chasse aux sorcières est lancée et « on » traque partout, jusque dans les bacs à fringue de Petit Bateau, l’hydre à mille têtes de l’intolérance, de la discrimination, du white power et donc ici, en l’occurence, du « male power ».

    Mais Pierregr, Esmecia et les autres ne le voient pas comme ça. Pour eux, nous vivons encore dans un monde macho, sexiste et « l’air du temps » consacre les comportements sexistes, ce dont ils sont peut-être témoins dans leur vie quotidienne. Ce qui est pour toi de l’acquis ou du moins de l’ordre de l’évidence (l’égalité homme femmes) reste pour eux un combat à mener.
    Les acharnées comme Héloïse annoncent la couleur, elles ne sont pas là pour faire dans la dentelle et sont dans l’activisme pur et dur. Définition: la balance a nettement penché d’un côté (celui des hommes) pendant des siècles, je m’asseois de tout mon poids de l’autre côté pour l’équilibrer. D’où les positions et les terminologies extrêmes que tu as relevées (virilophobe, abolitionniste etc…) et critiquées.
    L’embêtant est de te mettre à dos les modérés qui, après tout, sans vouloir foutre le feu aux magasins Petit Bateau, ne trouvent pas anormal que certains tiquent à propos des clichés véhiculés par une série de t-shirts. Quand on y pense, c’est vrai qu’il y a là (les filles « coquines » et les garçons « forts ») matière à ergotter. Certains et certaines ne se reconnaissent pas dans ces « cases », et d’autres vont jusqu’à parler de discrimination et de survivance du modèle patriarchal.

    Là où je rejoins ton point de vue, c’est que tout, aujourd’hui, on l’a vu avec l’histoire des « quotas » de la FFF, est scrupté à la loupe et qu’à force de ménager les sensibilités des uns et des autres, on pourrait arriver à des aberrations. Comme interdire Money For Nothing de Dire Straits à la radio canadienneparce que la chanson contient le mot « faggot » et que deux lesbiennes de Montréal ont trouvé ça choquant. Mais ce type de politiquement correct féroce et intransigeant est rare et trouve finalement peu d’échos dans la population.
    Et puis rien n’oblige, effectivement, personne à acheter le t shirt petit bateau rose pour sa fille et le bleu pour son fils. C’est un simple produit véhiculant des valeurs (ici, traditionnelles ou passéistes si l’on préfère). Le problème est que si on achoppe là-dessus, on en finit plus. Les pubs de bagnole avec des blondes aux gros seins sensées appâter le mâle, les mêmes pubs de bagnole qui s’enchaînent à la mi-temps des matchs de foot comme pour dire « tu regardes du foot donc tu es un homme donc tu aimes les grosses voitures », les happy hour pour les filles dans les bars histoire d’attirer les étudiants en rut etc…
    Tant de choses marchent au cliché que le rendre illégal demanderait une refonte complète du code pénal.

    Voilà mon sentiment sur tout ça.

  20. Avatar de Oreille malade
    Oreille malade 20 juin 2011 à 15 h 16 min #

    Un peu de lecture « shopping » sur Libé, en attendant les soldes qui débutent ce mercredi 22 juin :
    Les courses, c’est sexe
    Des sociologues ont passé au scanner le comportement de l’homme (surtout de la femme) face au ravitaillement.

    Avec notamment cette citation d’Eric Rémy :
    « Pendant les courses à l’hypermarché, la femme pense aux autres, et c’est cet amour qui la porte et la transcende ».

    Qu’en penser…?

    Sinon, pour revenir à nos bodys du crime, un peu de lecture sur Rue89 :
    Petit Bateau, sexiste ? « On s’en fout ! » dit un ex-garçon manqué

    Avec en conclusion :
    « Nous sommes tous différents, mais il existe des « marqueurs » qui sont majoritairement masculins ou féminins. Ne pas vouloir le voir, c’est se voiler la face. Et lutter contre ça, c’est, à mon avis, vain. Il s’agit en fait de tolérance, de respect et d’ouverture d’esprit. Et surtout d’éducation de l’enfant, pour qu’il comprenne qu’il n’y a pas un sexe (ou une race, etc.) inférieur ou supérieur à l’autre.

    Les différences existent, sans que cela doive être assorti d’un jugement de valeur. Ne pas se retrouver dans les schémas établis par la majorité n’est ni honteux, ni dévalorisant. »

    Je n’ai pas su mieux dire. A bon entendeur, comme dirait pounouf.

  21. Euterpe 24 juin 2011 à 17 h 02 min #

    Ouah les gars quand on vous lit on s’aperçoit que vous êtes vachement « Courageux fort fier robuste malin vaillant rusé habile déterminé espiègle…et surtout cool » :lol:

  22. Avatar de Oreille malade
    Oreille malade 26 juin 2011 à 14 h 24 min #

    J’ai assisté à la dernière émission hier soir de « On n’est pas couché », il y avait notamment Isabelle Alonso face à Zemmour et Naulleau… Je suis curieux d’avoir l’avis de féministes sur Isabelle Alonso.

  23. Avatar de Oreille malade
    Oreille malade 25 juillet 2011 à 16 h 13 min #

    Pour ceux qui s’intéressent au sujet, un bon papier sur ce buzz Petit Bateau :
    La marque face à sa communauté: mûrir ou mourir

    Il manque simplement un point : il aurait fallu préciser que ce sont des féministes à la « Osez le féminisme », et non des « internautes lambda » qui ont, sans surprise, endossé le rôle de Community Manager en l’absence de prise de parole de la part de la marque.

    Le cauchemar, en somme. :twisted:

    Il aurait sans doute fallu, par ailleurs, souligner que de nombreux messages qui tendaient plutôt à soutenir la marque Petit Bateau ont été censurés – je ne parle pas des trolls, dont certains étaient plutôt amusants d’ailleurs -, alors même que ceux qui hurlaient au sexisme restaient systématiquement en ligne. Et s’interroger sur ce fait qui peut paraître, tant que l’on n’y réfléchit pas, assez paradoxal.

    Il faut dire que les messages féministes étaient infiniment plus nombreux, celles-ci étant particulièrement actives sur la toile (du moins, pour les plus « radicales » d’entre elles), que ceux qui tentaient d’appeler à la modération – c’est le cas de le dire :mrgreen: -, voire à la raison. Mais l’explication tient, à mon sens, plutôt dans la peur plus ou moins consciente de la stigmatisation par les ligues modernes de bien-pensance. Car lorsque celles-ci ont décidé de vous recouvrir de merde, il devient difficile de sentir à nouveau la rose.

    Qui a parlé de tyrannie du politiquement correct ?

  24. Avatar de Tinnitus
    Tinnitus 26 octobre 2011 à 11 h 57 min #

    féministes inutiles

  25. Avatar de Tinnitus
    Tinnitus 26 octobre 2011 à 15 h 27 min #

    Femme aux fourneaux

  26. Pierregr 26 octobre 2011 à 20 h 21 min #

    Je vois que la haine des femmes est toujours bien là. Les stéréotypes véhiculés par des misogynes aussi. Pathétique.

  27. daezeza 9 janvier 2012 à 16 h 04 min #

    Je vois que pierre se balade sur le Web

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