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	<title>Oreille malade &#187; Petit laid</title>
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	<description>acouphènes traitement &#124; Oreille malade</description>
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		<title>Eletrochoc blues</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 20:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oreille malade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petit laid]]></category>
		<category><![CDATA[bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Petit laid Epilogue Carine et moi sommes heureux. Ses études à peine terminées, elle a trouvé une situation en or. Salaire confortable, large pavillon, niche du chien au fond du jardin. De mon côté, après avoir végété quelques mois encore et vécu sur le pécule amassé par ma femme – Carine et moi nous étions [...]</p><p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;"><a href="http://acouphene-hyperacousie.blogspot.com/search/label/Petit%20laid" target="_blank"></a></span></p>
<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;">Petit laid</span></p>
<div style="text-align:justify;color:#000099;"><span style="font-weight:bold;">Epilogue</span></p>
<p>Carine et moi sommes heureux.</p>
<p>Ses études à peine terminées, elle a trouvé une situation en or. Salaire confortable, large pavillon, niche du chien au fond du jardin.</p>
<p>De mon côté, après avoir végété quelques mois encore et vécu sur le pécule amassé par ma femme – Carine et moi nous étions mariés précisément deux mois jour pour jour après l’obtention de son diplôme –, je me suis fabriqué une passion toute neuve pour l’écriture. Oh, je n&#8217;ai certes pas gagné ma vie avec ma maigre production, mais j&#8217;ai fini par être remarqué par le quotidien local.</p>
<p>Je m’occupe désormais de la rubrique culturelle.</p>
<p>Tous les dimanche, j’ai la lourde tâche d’indiquer à mes lecteurs ce sur quoi ils ont le devoir de perdre leur précieux temps.</p>
<p>J’envisage sérieusement de m’attaquer à ma biographie, bien plus pour dresser une sorte de premier bilan de mon existence que dans l’espoir d’être publié un jour ou même de susciter le moindre intérêt chez un éventuel et improbable lecteur.</p>
<p>Carine m’encourage à m’y mettre au plus vite. Elle semble toujours se préoccuper de ce que j’ai bien pu être et commettre avant de la rencontrer.</p>
<p>Elle est si adorable ; je lui dois bien ça.</p>
<p>Ce soir nous sortons dîner chez des amis. Les Planchet, qu’ils s’appellent. Nous laisserons Nicolas (notre petit garçon de trois ans) chez la voisine, la toujours disponible Madame Lherbier. Elle s’est si souvent occupée de Félix, notre chien que Carine a joliment affublé du nom de ce célèbre félin blanc et noir.</p>
<p>Demain Carine me réveillera en partant. Elle fera le café, ouvrira les volets, m’embrassera sur le front, puis partira travailler dans la brume du matin. Nous déjeunerons ensemble et l’après-midi je passerai chez ce petit disquaire qui vient d’ouvrir à l’angle de la rue de la Clef et de la Monnaie. Un charmant jeune homme, passionné et toujours à l’écoute.</p>
<p>Je pourrai alors consacrer ma fin de journée à mes chroniques de disques et à ma femme.</p>
<p>Oui, Carine et moi sommes heureux.</p>
<p>Je comprends désormais l’attitude de Patricia lors de cette longue journée d’hiver.</p></div>
<p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></content:encoded>
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		<title>Patricia prend les choses en main</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 03:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oreille malade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petit laid]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Petit laid Chapitre 36 Patricia ne semble pas pressée de profiter du temps qui nous attend. Elle vaque à ses occupations et s’attelle effectivement au ménage, à la vaisselle et au rangement. Je comprends qu’elle ne viendra pas me chercher. C’est à moi de la trouver. Je reprends les événements là où ceux-ci m’avaient frustré. [...]</p><p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:130%;"><a href="http://acouphene-hyperacousie.blogspot.com/search/label/Petit%20laid" target="_blank"></a></span></p>
<div style="text-align:justify;">
<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;">Petit laid</span></p>
<p><span style="font-weight:bold;color:#000099;">Chapitre 36</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Patricia ne semble pas pressée de profiter du temps qui nous attend. Elle vaque à ses occupations et s’attelle effectivement au ménage, à la vaisselle et au rangement.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je comprends qu’elle ne viendra pas me chercher. C’est à moi de la trouver.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je reprends les événements là où ceux-ci m’avaient frustré. Patricia, légèrement penchée sur l’évier, met une dernière touche à sa vaisselle. Les mains sur ses hanches, mes lèvres sur sa nuque, je l’invite à accélérer son mouvement.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Elle ne semble pas disposée à laisser tomber ses casseroles, du moins pas pour l’instant. Non, elle tient absolument à finir sa tâche. « Tu sais, s&#8217;ils reviennent et que la vaisselle n’est pas faite&#8230; Ils ne comprendraient pas ! ».</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Que répondre ? Au fond, je suis admiratif devant une telle froide logique.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Mais bientôt nous y sommes&#8230; Elle se retourne, lentement, remonte sa jambe entre mes cuisses, plante son regard dans le mien et noue ses bras derrière mes épaules. Puis elle enfonce sa langue dans ma bouche, affamée, assoiffée, vorace. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Moi qui pensais devoir prendre les devants, je suis gâté !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je la soulève du sol, me retourne et l’assoie sur la table, toujours occupé à la dévorer. Quelques minutes de ce traitement et elle me susurre à l’oreille de nous installer plus confortablement&#8230; dans la chambre conjugale. Mais avant ça, m’interroge-t-elle, « tu as ce qu&nbsp;&raquo;il faut ? ».</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je sens un frisson glacé dans mon dos. Non, je n’ai pas de capote, je n’en mets plus avec Carine, et je n’en ai pas emportée. Jamais je n’aurais osé imaginer en avoir besoin si vite !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Un deuxième frisson, bien plus intense que le précédent, me traverse le corps. Il n’est pas dû à l’excitation toujours plus forte de sentir et ressentir un si beau corps, ou du moins il n’est pas dû qu’à cela. Il est plutôt à mettre sur le compte des mots démoniaques de Patricia : « il y en a dans la chambre ».</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Que dois-je comprendre ? Il est évident qu’elle n’en utilise plus avec son gros Jean. A moins qu’il souffre actuellement d’une quelconque maladie génitale. Beurk. Dégoûtant mais peu probable. Patricia est-elle alors coutumière des liaisons extra-conjugales, à tel point qu’elle a toujours des Manix chez elle ? </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je préfère m’attacher à l’idée qu’elle avait espéré voire formenté une relation avec moi. Amen ! Formatons nous, fomentons nous, dématons nous !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Pour ce qui est de s&#8217;attacher, je ne peux pas défaire ma bouche de ses lèvres. Nous montons une à une les marches qui nous rapprochent du lieu de ses ébats nocturnes d’hier. Oui, hier soir encore, elle était là, dans cette chambre, avec son homme, tous les deux, l’un avec l’autre, l’un dans l’autre. Les draps sentent encore leurs émois et je me sens vaciller à la pensée que je vais posséder cette superbe femme. Qui s’agenouille lentement, se frotte à mon corps et commence à déboutonner mon pantalon. « Pour ça au moins, pas besoin de capote ! », me dit-elle en baissant lentement la braguette.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je me laisse faire, tel l&#8217;enfant timide et innocent que je suis redevenu face à l’appétit de Patricia. Elle porte toujours sa longue robe bleu foncé, boutonnée bien sagement presque jusqu’aux épaules mais, vu sa position, j’aperçois la naissance de ses seins et cela m’emplit d&#8217;une joie stupide.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Mon pantalon est bien inutile maintenant et Patricia, sans plus attendre, approche sa bouche de mon sexe déjà bien dressé. Elle dépose un doux baiser dessus puis, cruellement, me fait remarquer qu’il est encore temps de tout arrêter, que sa fille n’en saura rien, et que si je tiens vraiment à elle, je devrais sur le champ repousser ses avances. Je reste stupéfait par ces paroles. Met-elle là encore mes nerfs à l’épreuve, ou bien est-elle réellement saisie de remords ? </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Pour moi la réponse est claire : je veux Patricia. Le reste est accessoire. Le reste n’existe plus.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Guettant une réponse dans mon regard, Patricia semble être satisfaite puisqu’elle approche à nouveau ses lèvres de mon pénis et, écartant doucement ses lèvres, dépose mon gland sur sa langue. Je crois un moment que je ne vais pas supporter cet excès d’émotion, amorce spontanément un léger recul du bassin pour fuir cette bouche si accueillante, geste que Patricia interprète à tort comme une hésitation de ma part à faire l’amour avec elle. Elle suit mon mouvement et rentre plus avant mon sexe dans sa bouche, puis me suce&#8230; lentement&#8230; mais fermement.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">C’est alors que je réalise ce qui m’est arrivé durant ces dernières semaines. Tout s’est passé si vite, tout s’est fait si naturellement ! C’est incroyable !</span><br />
<span style="color:#000099;"> Et Patricia est là devant moi, à genoux, en train de me donner du plaisir !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je ne peux pas profiter égoïstement de ce qu’elle me donne et, plus encore que de jouir, j’ai envie de la faire jouir, de donner du plaisir à cette belle femme mûre. Je la soulève délicatement par les épaules pour qu’elle se relève, reprend sa bouche un instant, puis commence à dégrafer sa robe. Malgré moi je suis un peu brutal, ce qu’elle me fait gentiment remarquer, mais j’ai tant envie de voir ce corps que j’ai désiré si fort. Le haut est maintenant ouvert et j’ai confirmation de ce que j’avais deviné tout à l’heure : elle ne porte pas de soutien-gorge. Elle n’en a manifestement pas besoin. Ses superbes seins, bien que fort volumineux, sont plantés admirablement – et l’excitation qu’elle ressent en ce moment ne doit pas y être totalement étrangère.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Elle s’extrait elle-même de sa robe et apparaît alors devant moi simplement vêtue d’une culotte très classique, mais à travers laquelle on devine aisément son sexe. Mon dieu qu’elle est belle ! Si toutes les femmes de son âge étaient si bien conservées, il y aurait sérieusement du souci à se faire pour ce qui est du renouvellement des générations.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">C’est à elle maintenant de me mettre nu. Je me retrouve bien vite en caleçon, un énorme bout de bois à l’abri derrière une fine paroi de tissu. Elle m’enlève alors brusquement ce dernier rempart et reprend son travail là où elle l’avait laissé. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Elle me suce amoureusement, comme si elle ne pouvait plus, dès l’instant, vivre sans moi.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">J’ai à nouveau peur de jouir sans lui avoir donné quoi que ce soit. Je la relève une nouvelle fois, la pousse gentiment ve<br />
rs le lit sur lequel elle s’allonge doucement. Je lui ôte sa culotte et ai enfin devant mes yeux l’objet ultime de ma quête. Patricia semble vouloir prendre son temps : « ne me pénètre pas tout de suite, prends ton temps, on a tout l’après-midi devant nous »&#8230;</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je me penche sur elle et la lèche, je commence par ses lèvres, son coup, m’attarde longuement sur ses seins qu’elle a – décidément – magnifiques, puis pose ma langue sur son sexe. Elle pousse enfin son premier soupir et resserre imperceptiblement ses jambes qu’elle avait largement écartées pour me faciliter la tâche. Je le suce, lèche, goutte, me délecte de son jus, me noie dans son plaisir.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Alors que jusque là Patricia semblait beaucoup plus maître d’elle que moi, pauvre pantin, c’est elle qui maintenant me supplie. « Viens, prends moi maintenant », implore-t-elle. Je me redresse et c&#8217;elle qui dépose délicatement le préservatif sur mon sexe. Elle se rallonge sur le lit, j’approche mon gland et la pénètre très lentement, conscient du plaisir qu’enfin je lui offre.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Enfin !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Patricia s’agite brutalement, elle voudrait que j’accélère, elle hurle des mots que jamais je n’aurais cru pouvoir sortir d’une si belle bouche, « prends-moi, plus vite, encore, fais moi jouir » ! Son visage s’illumine de plaisir, elle semble pendant l’acte sexuel plus jeune que Carine, elle a 20 ans, j’en ai 15, je découvre l’amour avec elle, je lui offre, elle prend et en redemande.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Soudain son corps se contracte, une onde la parcourt de bas en haut et il n’en faut pas plus pour que je m’abandonne au fond d’elle &#8211; plus exactement dans un bout de latex.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Encore quelques mouvements puis je m’immobilise, toujours en elle, toujours sur elle, son regard rivé au mien. Ses yeux sont plus beaux que jamais, j’ai envie de la reprendre immédiatement, j’ai envie de ne plus faire que ça durant tout le temps qu&#8217;il me reste à vivre.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">15h47. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Il est encore tôt. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Elle me susurre un « merci » à la fois tendre et timide, qui contraste terriblement avec les mots qu’elle a pu proférer il y a quelques minutes encore. Puis elle se lève, se dirige vers la douche, et la vision de ce corps qui se dirige à pas félins vers la salle de bain me fait à nouveau bander. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je crois que je pourrais lui faire l’amour des dizaines de fois si nous étions sûrs de ne pas être dérangés.</span></div>
<p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></content:encoded>
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		<title>La Grande Bouffe</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 20:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oreille malade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petit laid]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Petit laid Chapitre 35 Mercredi 25 décembre. Patricia ouvre la porte au son d’un grand « debout les Amoureux ! » que je ressens, dans les ténèbres de mon demi-sommeil, comme une agression cynique et sadique. Carine est amoureuse, ça ne fait plus l’ombre d’un doute. Mais moi, le suis-je ? J’y repense en prenant [...]</p><p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:130%;"><a href="http://acouphene-hyperacousie.blogspot.com/search/label/Petit%20laid" target="_blank"></a></span></p>
<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;">Petit laid</span></p>
<p><span style="font-weight:bold;color:#000099;">Chapitre 35</span></p>
<div style="text-align:justify;color:#000099;">Mercredi 25 décembre. Patricia ouvre la porte au son d’un grand « debout les Amoureux ! » que je ressens, dans les ténèbres de mon demi-sommeil,  comme une agression cynique et sadique. Carine est amoureuse, ça ne fait plus l’ombre d’un doute. Mais moi, le suis-je ?</p>
<p>J’y repense en prenant ma douche, le tourne et le retourne dans ma tête, sans y trouver de réponse nette et irréfutable. J’aime beaucoup Carine, en réalité, malgré sa plastique discutable et quelques traits de caractère qui me semblent, au bout du compte, devoir être mis sur le dos de l’immaturité.</p>
<p>Lorsque je m’extirpe de la salle de bains Carine est toujours sagement endormie et, n’ayant pas le cœur de la réveiller, je me glisse dans le couloir sans un bruit. Il y a de la lumière dans la cuisine, je m’y dirige donc et en poussant la porte, je tombe nez à nez avec Patricia vêtue d’une simple chemise de nuit, sage mais fort légère. Malheureusement elle est encore plus belle ainsi qu’elle ne pourrait l’être après de longues heures de maquillage. L’expérience montre que c’est au saut du lit qu’on reconnaît une très belle femme, lorsqu’elle n’a pas encore pu s’abriter derrière son Rimmel et ses bijoux. Et plus encore après une nuit d’amour.</p>
<p>Si l’on s’en tient à cette évidence, j’ai devant moi l’une des plus belles femmes que j’ai pu rencontrer au cours de ma piètre existence.</p>
<p>« Voulez-vous un peu de café ? », me demande-t-elle. Au prix d’un terrible effort, je parviens à me soustraire à ses yeux et à lui lâcher une vague réponse affirmative. Je lui demande si Jean est déjà debout. La réponse qu’elle me fait alors me laisse sans voix : « Oh non, je crois qu’après la nuit que nous venons de passer il a bien besoin de récupérer&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le tout mâtiné de ce que je crois être un clin d’œil.</p>
<p>Coquin ? Complice ? Ce serait trop beau.</p>
<p>La promiscuité de la cuisine est propice à tous les fantasmes et le fait de savoir Carine et Jean encore profondément endormis, et moi seul avec cette femme que je désire tant, ne peut me laisser insensible. « Pouvez-vous sortir le sucre et les tasses ? », me demande-t-elle, les mains plongés dans l’évier qui regorge de mousse. « Là dedans », m’indique-t-elle du regard&#8230; Pour atteindre le meuble en question, je dois passer derrière Patricia et vue la largeur de l’espace en question je dois pour ainsi dire passer sur Patricia ! Néanmoins hésiter serait parfaitement ridicule, si bien que je m’avance résolument. Et me frotte immanquablement à elle. Qui, je ne peux y croire, est bien loin de se serrer contre l’évier, bien au contraire.</p>
<p>Elle n’a pas pu ne pas remarquer la demi-érection que je tente désespérément de dissimuler depuis mon réveil. Laquelle a même plutôt tendance à s’aggraver à la suite de ce bref mais intense contact.</p>
<p>Je pose le sucre et les tasses sur la table la plus proche, puis j’indique poliment à Patricia que je m’apprête à repasser derrière elle. « Allez-y », répond-elle sans même me regarder. Mais au moment même où je me trouve juste derrière elle, elle recule ses fesses admirables et me laisse pour ainsi dire cloué au sol. Plus de doute possible. Patricia est en train de m’allumer.</p>
<p>Ou peut-être seulement joue-t-elle avec moi. Mais ce serait alors un jeu bien cruel.</p>
<p>Toujours est-il qu’il n’est plus question pour moi de faire l’enfant. J’enserre la taille de Patricia entre mes mains avides, la colle contre moi et me penche pour l’embrasser dans le cou. Elle se dérobe doucement mais fermement, sous le prétexte mesquin que son mari et sa fille pourraient surgir d’un instant à l’autre. Ses paroles suivantes me font monter le feu aux joues. Elle m’assure que dès cet après-midi nous nous retrouverons tous les deux, seuls, avec la certitude de ne pas être dérangés. Elle me demande de lui promettre de bien me tenir durant le reste de la matinée, y compris avec sa fille qu’elle m’assure ne pas vouloir voir souffrir. Ben tiens, tout cela est si façile !</p>
<p>Mais à ce moment là, je n’ai plus une seule considération de cet ordre. Je n’ai qu’une envie, la posséder.</p>
<p>La matinée me semble bien entendu interminable. Je parle peux, tout occupé à imaginer par quel stratagème Patricia va parvenir à nous ménager un moment d’intimité à tous les deux. A priori, mon attitude ne semble pas singulière et je parviens même à soutenir le regard de mes interlocuteurs et à leur répondre de manière convaincante.</p>
<p>Lorsqu’arrive le moment de débarrasser les couverts, je commence à me demander si Patricia n’est effectivement pas en train de jouer avec moi, voire de me « tester » (suis-je un type assez bien pour mériter sa fille ?). Mais non, c’est idiot. C’est idiot parce qu’il y a sans doute bien d’autres façons de se faire une opinion sur un gendre virtuel, et c’est idiot parce qu’il serait tout bonnement impossible pour Patricia de raconter ce qui s’est passé !</p>
<p>Tout à ces réflexions, je ne m’aperçois pas que Carine, Jean et Patricia me fixent intensément, en quête d’une approbation sur le déroulement des heures à venir. Fort heureusement, je me rends compte que j’ai saisi la proposition de Patricia : Carine et son père vont partir faire les courses, histoire de se « retrouver », tandis qu’elle et moi resterons à la maison afin de faire un peu de ménage (mais où donc est-ce sale ici ?) et préparer la soirée à venir.</p>
<p>Je secoue frénétiquement la tête. Ce qui est interprété à juste titre comme une approbation.</p>
<p>Dix minutes plus tard, nous sommes seuls.</p>
<p>Patricia et moi.</p>
<p>Seuls pour plusieurs heures.</p></div>
<p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></content:encoded>
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		<title>Ubik</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 22:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oreille malade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petit laid]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Petit laid Chapitre 34 Les bruits qui proviennent de la chambre d’à côté ne laissent aucun doute sur la corrida qui s’y déroule. Carine, que ces gémissements en saccades ne laissent pas indifférente, me tripote et me malaxe, mais je n’ai pas le cœur à ça. Mon esprit est tout entier dans la chambre de [...]</p><p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:130%;"><br />
</span></p>
<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;">Petit laid</span></p>
<div style="text-align:justify;color:#000099;"><span style="font-weight:bold;">Chapitre 34</span></p>
<p>Les bruits qui proviennent de la chambre d’à côté ne laissent aucun doute sur la corrida qui s’y déroule. Carine, que ces gémissements en saccades ne laissent pas indifférente, me tripote et me malaxe, mais je n’ai pas le cœur à ça. Mon esprit est tout entier dans la chambre de Patricia, secoué par son plaisir, laminé par son souffle, exténué par ses soupirs.</p>
<p>Jean éructe et fulmine de bonheur ; je voudrais tant qu’il se taise, je voudrais tant pouvoir mieux saisir les cris et plaintes de Patricia, je voudrais tant la pénétrer de tout mon être et jouir avec elle.</p>
<p>Vaincu par la nuit et l’alcool, je m’effondre dans mes rêves sous le tonnerre de la mise à mort.</p></div>
<p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></content:encoded>
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		<title>Révélations au Réveillon</title>
		<link>http://www.oreille-malade.com/2008/03/revelations-au-reveillon.html</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 20:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oreille malade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petit laid]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Petit laid Chapitre 33 Nous sommes accueillis chaleureusement, comme je m’y attendais. Mais cette fois-ci, Patricia me fait la bise, non sans m’avoir préalablement demandé si ça me gênait. Amusant. Mais je ne pense pas réellement à rire de la situation lorsqu’elle m’embrasse sur la joue, tout à fait innocemment bien entendu : le fait [...]</p><p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:130%;"><a href="http://acouphene-hyperacousie.blogspot.com/search/label/Petit%20laid" target="_blank"></a></span></p>
<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;">Petit laid</span></p>
<div style="text-align:justify;"><span style="color:#000099;font-weight:bold;">Chapitre 33</span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Nous sommes accueillis chaleureusement, comme je m’y attendais. Mais cette fois-ci, Patricia me fait la bise, non sans m’avoir préalablement demandé si ça me gênait. Amusant. Mais je ne pense pas réellement à rire de la situation lorsqu’elle m’embrasse sur la joue, tout à fait innocemment bien entendu : le fait est qu’elle porte cette fois-ci un haut beaucoup moins sage que deux semaines auparavant, ce qui ne manque pas de déclencher une réaction immédiate dans mon caleçon. Le père se contente d’une poignée de main que j’ai voulue virile mais distante.</p>
<p></span><span style="color:#000099;">Il n’est pas dans mon intérêt de fraterniser avec ce gros porc. Si je veux Patricia, il me faudra immanquablement créer la discorde au sein du couple.</span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Un point très positif, nous ne serons que tous les quatre pour ce Réveillon. Pas de grand-mamie sourde et incontinente, pas trace non plus d’un demi-frère casse burnes ni d’un cousin spécialement revenu des Indes, le charriot rempli d’or. Toute l’attention va se porter sur moi.</p>
<p></span><span style="color:#000099;">Il ne me reste qu’à être bon.</span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Nous sommes arrivés comme il se doit un soupçon en avance mais pas trop. C’est la même chose qu’en cuisine, tout est question de dosage. Comme en amour, du reste. Patricia, par exemple, arbore un petit haut qui la met totalement en valeur mais qui n’a rien de fondamentalement aguichant. Juste suggérer : j’ai affaire à une femme nuancée, complexe, féminine en somme.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Je m’arrange pour laisser Carine et sa maman pendant un long moment seules dans la cuisine, où elles ne manquent sans doute pas de parler de moi. J’ai le sentiment que Carine omettra les quelques points un peu noirs de ma personnalité pour ne retenir que les deux dernières semaines qui viennent de s’écouler.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Cette stratégie impose bien entendu un sacrifice : la conversation avec Jean. Ma foi, autant en profiter pour en apprendre un peu plus sur Patricia, et ce bien entendu sans en avoir l’air. J’apprends assez facilement qu’ils se sont connus lorsque lui approchait la trentaine – elle venait tout juste de dépasser vingt ans – et qu’il a aujourd’hui 53 ans. J’apprends également qu’ils se sont mariés très vite, et il m’avoue d’un air lubrique avoir voulu précipiter les choses afin de ne pas laisser s’envoler un si bel oiseau. Au ton de sa voix je devine qu’il n’a pas songé une seconde à tromper sa femme, d’une part parce qu’elle semble être une véritable déesse de l’Amour, et d’autre part parce que quand bien même aurait-il essayé, nulle autre créature d’une telle beauté n’aurait voulu de lui.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Il est fort convaincant sur ce point.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>J’apprends enfin que Carine est bien leur unique enfant mais, plus intéressant, il m’avoue que Patricia a toujours souhaité avoir un garçon. Et sur ces entrefaites il me confie avoir ressenti l’autre jour que je représente un peu pour Patricia le fils qu’elle n’a jamais eu, et ce malgré le fait que je suis de toute évidence plus âgé que Carine. Il a prononcé ces derniers mots en me regardant d’un air interrogateur, il souhaite connaître mon âge, mais je me garde bien de lui dire qu’il a vu juste et que je ne pourrais en aucune façon être le fils de Patricia !</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>C’est à ce moment que nos deux compagnes surgissent simultanément de la cuisine, précédées de deux grands plateaux d’amuse-gueules. Patricia marche en tête, et je ne peux m’empêcher d’imaginer qu’elle a pu saisir des bribes de notre conversation. Quoiqu’il en soit, je me dois de rapidement sortir de ce rôle de « fils tombé du ciel » qui semble m’être assigné soudainement. Je ne pratique pas l’inceste. Ou du moins je n’en ai encore jamais eu l’occasion.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Le repas est succulent, lumineux, plein de rires et de vie. Tout comme Patricia, que je trouve de plus en plus désirable. Je me surprends à prononcer quelques paroles dans le seul but d’entendre son rire, si chaud, profond, terriblement charnel. Carine me regarde, les yeux embués par l’alcool, et ris peu à mes boutades, tout étonnée qu’elle est de me voir si présent, si sociable, en ce soir de Noël.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Le dîner touche à sa fin et, l’alcool aidant, une atmosphère très intimiste s’est instaurée entre nous. J’avoue avoir trouvé Jean sympathique et pire même, intéressant, l’espace de longues minutes, ceci sans aucun doute à cause du champagne et de ses bulles magiques.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Jean se lève de table et va s’asseoir dans son canapé, la pipe au bec. J’aide un peu Carine à débarrasser la table : je dois montrer que je suis un homme moderne et prévenant, mais en faire trop risquerait de briser la virilité de mon image. Patricia fait remarquer une nouvelle fois à sa fille – je ne les compte plus – qu’elle a bien de la chance d’avoir trouvé un homme comme moi. Lorsque tout est fini, Carine s’absente et part rejoindre son père dans le salon, me laissant seul avec Patricia.</p>
<p>C’est la première fois que je me retrouve en tête-à-tête avec elle et l’occasion est si inattendue que l’espace d’un instant je suis pris de court et ne dis pas mot.</p>
<p>C’est elle qui brise le silence et me demande dans un majestueux sourire si je me plais dans la région et si le soleil et le mer de mon sud natal ne me manquent pas. Un peu gêné, je prends mon air le plus naturel pour lui sortir mes plus beaux mensonges : on s’habitue à la pluie et au froid, Lille est une ville très agréable et très vivante et, surtout, les gens du Nord sont&#8230; comment dit-on déjà&#8230; chaleureux. Elle me regarde droit dans les yeux – mon Dieu quel regard ! – et me met à l’aise. Je n’ai pas à mentir, elle a pleinement conscience de ce que je peux ressentir. Elle a toujours voulu quitter le Nord, mais Jean n’a jamais voulu, à cause de son travail essentiellement, et même maintenant qu’il est à la retraite, il ne veut rien entendre.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Je ne sais pas ce qui me prend à ce moment précis, mais je lui déclare tout de go que j’ai très envie de lui faire connaître ma région et de lui servir de guide. Elle me sourit d’un air amusé, en me disant qu’elle s’y rend dès qu’elle le peut sous les prétextes les plus divers (famille, vacances, cures de remise en forme(s)&#8230; un comble), et surtout que si je dois faire visiter le Sud à une personne de la gent féminine, c’est de sa fille qu’il s’agit !</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>A ces mots je deviens écarlate mais elle ne le relève pas et m’avoue être touchée par ce que je viens de lui offrir. Elle m’assure que si je ne vivais pas avec sa fille elle aurait sérieusement étudié ma proposition. Puis elle se retourne face à l’évier, se plonge dans sa vaisselle et m’invite à rejoindre Carine au salon.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Je suis profondément troublé mais Carine ne semble se rendre compt<br />
e de rien.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;">Elle est heureuse, épanouie.</span> <span style="color:#000099;">Presque belle.</span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>La soirée se poursuit sur un ton jovial et bon enfant, je retrouve peu à peu mes esprits et lorsque Patricia nous rejoint enfin je ne ressemble plus qu’à ce que je n’ai jamais cessé d’être, un homme venu passer Noël chez les parents de sa compagne.</p>
<p></span> <span style="color:#000099;"></p>
<p>Trois heures du matin : épuisée, Patricia décide de se retirer, et Jean lui emboîte naturellement le pas. Carine m’enlace et me traîne vers notre lit.</p>
<p></span></div>
<p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></content:encoded>
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		<title>Un nain connu vous offre des fleurs…</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 20:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oreille malade</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petit laid]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Petit laid Chapitre 32 Le chemin du retour est riche d’enseignements. Le premier, c’est que Carine se réjouit de voir que je ne suis pas un asocial de la pire espèce, chose qu’elle commençait à craindre ces derniers temps, m’avoue-t-elle. Le deuxième, c’est que j’ai visiblement plu à ses parents, ce dont je me doutais [...]</p><p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;"><a href="http://acouphene-hyperacousie.blogspot.com/search/label/Petit%20laid" target="_blank"></a></span></p>
<p style="color:#000099;text-align:justify;"><span style="font-size:130%;">Petit laid</span></p>
<div style="text-align:justify;"><span style="font-weight:bold;color:#000099;">Chapitre 32</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le chemin du retour est riche d’enseignements. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le premier, c’est que Carine se réjouit de voir que je ne suis pas un asocial de la pire espèce, chose qu’elle commençait à craindre ces derniers temps, m’avoue-t-elle. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le deuxième, c’est que j’ai visiblement plu à ses parents, ce dont je me doutais et, fait fort intéressant, plus particulièrement à sa mère.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le troisième, enfin, était que nous allions passé Noël avec ses parents. Si je n’y vois pas d’inconvénients, bien entendu. Je n’en vois pas, et pour cause&#8230;</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Nous étions déjà à tout juste une semaine de la gigantesque orgie chrétienne que nous réservait chaque fin d’année – qui a dit que les chrétiens n’aiment pas les plaisirs de la vie ? Ce sont eux et eux seuls qui ont inventé une des deux plus grosses partouzes culinaires annuelles !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Durant la semaine qui suivit, je m’efforçais donc de me préparer psychologiquement à cette soirée. Si je voulais conquérir la mère, il me faudrait être patient avec la fille, j’en avais pleinement conscience. Mais je savais aussi que si j’attendais trop, je créerais une sorte de barrière psychologique entre la mère et moi, un blocage mental qui me cataloguerait définitivement au range de simple gendre, et annihilerait tout espoir de succès.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">La partie risque d’être serrée, mais Dieu qu’elle en vaut la peine !</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Pendant ces quelques jours qui précédent Noël, je me montrais donc sous mon meilleur jour : attentionné, délicat, en un mot amoureux. Carine ne manqua pas de me complimenter à de maintes reprises et de m’encourager par moments dans mes efforts. Ses yeux avaient changé de teinte, ils étaient maintenant pétillants comme du cristal et acérés comme des diamants : leur couleur claire s’en trouvait rehaussée et j’y retrouvais presque ce que j’avais découvert dans le regard de Patricia.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le jeudi, nous sommes allés au restaurant, un vrai festin, je me suis montré prévenant, causant, et j’ai même réglé l’intégralité de la note : autant faire les choses en grand.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Nous avons fait l’amour tous les soirs ou presque. C’était éreintant, mais je dois bien reconnaître que j’en retirais du plaisir. Un soir, après l’avoir prise pour la troisième fois, je me remémorais en souriant un vieil adage : « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ».</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Noël s’approche à pas de géant. A J-3, je fais la surprise à Carine de lui ramener un joli petit sapin qu’elle ne manque pas de trouver « mignon tout plein » et je pousse même le vice jusqu’à le décorer moi-même.  Ce qui ne manque pas de déclencher des cris hystériques chez elle. Je commence à en avoir l’habitude.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le plus difficile est de trouver un cadeau pour Carine. Et plus encore pour Patricia. Le père, lui, est comme tous les pères en Occident génétiquement programmé dès la naissance pour recevoir une bouteille de whisky ou une cravate : je choisis la première option, cela pourrait m’aider un jour ou l’autre, et il n’est pas dans mon intérêt d’aider ce gros porc à paraître élégant.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">C’est là que tout se joue. Le cadeau doit être l’estocade, la touche finale, le coup de grâce. Pour Carine, qui ne demande que ça, et en attendant mieux.</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Je choisis un immense bouquet de roses rouges. Parce que les femmes aiment les hommes qui aiment les fleurs, comme pourrait le dire une mauvaise campagne de publicité. Et parce que nul n’ignore la signification, le langage, des roses rouges. Je jette également mon dévolu sur un splendide collier (à en juger par son prix) d’or et de diamants. L’idée, toute simple, est que Patricia en voyant ce collier doit y voir le reflet d’un homme sensible, passionné, qui aime les femmes, et qui aime le leur montrer. Et comme je sais pertinemment que Patricia ne manquera pas d’orner son cou de cette parure à chacune de nos prochaines – et fréquentes – visites familiales&#8230;</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Pour Patricia, je dois choisir quelque chose qui ne paie pas de mine, mais qui joue en ma faveur. Quelque chose qui lui montre que je suis sensible à sa beauté, comme on peut l’être face à une œuvre d’art. De manière contemplative, mais désintéressée. On regarde mais on ne touche pas. Délicat. Je ne m’imagine pas une seconde lui offrir une robe sexy ou un petit haut moulant : trop banal, et surtout déplacé. J’opte finalement, à moitié satisfait, pour un fin bracelet-montre, dans l’idée qu’à chaque fois qu’elle consultera l’heure&#8230;</span></p>
<p><span style="color:#000099;">Veille de Noël. Le 24 décembre. Un mardi. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Direction Amplier. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Mes mains sont moites. </span></p>
<p><span style="color:#000099;">Le chauffage de la Supercinq comme à l’habitude est mal réglé.</span></div>
<p>Un article par Oreille malade, <a href="http://www.oreille-malade.com">traitement acouphènes</A></p>]]></content:encoded>
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