Mesurer vous même l’intensité de vos Acouphènes



  • Mesurer vous même l’intensité de vos Acouphènes

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    fontevraud

    Membre
    14 mai 2018 à 10 h 53 min

    Pour la mesure de la “puissance” des acs, les ORL parlent bien a priori de 20 dB au dessus du seuil de l’audition. Mais sur le coup c’est compliqué comme définition… La méthode “randal”, que nous avons tous pratiqué, n’est pas non plus la panacée dans le sens ou elle ne mesure pas l’intensité de l’acouphène, mais l’intensité nécessaire pour qu’une onde sonore le couvre. C’est d’ailleurs la même chose pour les audiométries diverses et variées : ce sont des méthodes empiriques qui comparent des choux (un signal interne non repérable par autrui) et des carottes (un signal externe quantifiable).

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    titileterrible

    Membre
    14 mai 2018 à 14 h 58 min

    @curly c’est quoi la méthode “randal” ?

    Sinon, je me suis un peu renseigné sur les méthodes d’évaluation psychoacoustique de l’acouphène ds la littérature scientifique.On parle de sa ‘sonie’, ou “intensité perçue”. En fait, on mesure l’intensité de l’acouphène en DB SL (SL pour Sensation Level). Le dB SL représente la différence d’intensité entre le seuil auditif à une fréquence donnée (mesuré en dB) et l’intensité perçue de l’acouphène.

    Plusieurs études ont démontré que cette intensité subjective était inférieure à 15 dB SL au-dessus de seuil auditif. (Martines et al., 2010; Newman et al., 1994; Tyler & Conrad-Armes, 1983a).

    La reproductibilité de cette mesure a montré de bons résultats entre les sessions avec une méthode par choix forcé avec une variabilité inférieure à 5 dB. (Fournier & Hébert, 2013; Henry, Flick, Gilbert, Ellingson, & Fausti, 1999; Henry et al., 2009; Henry, Rheinsburg, & Ellingson, 2004; Mitchell et al., 1993; Nageris et al., 2010; Roberts et al., 2008).

    Toutefois certaines études ont observé beaucoup plus de variabilité posant ainsi la question de la validité de cette mesure dans le diagnostic. (Burns, 1984; Henry, Rheinsburg, Owens, & Ellingson, 2006; Penner & Bilger, 1992)

    Pour moi, le problème est qu’en utilisant ces méthodologies on parle de valeurs ‘relatives’ et non de valeurs ‘absolues’. Il y a donc intrinsèquement un problème de reproductibilité.
    Et oui, étant totalement variables d’un individu à un autre, ces mesures peuvent difficilement donner lieu à une approche statistique pertinente.

    Toutefois, le paradoxe est que ce qui nous intéresse le plus (enfin moi…), ce n’est pas de faire une étude statistique sur une population donnée, mais c’est plutôt de corréler l’intensité de MON acouphène avec MON niveau de gène, et de mesurer de manière objective sa variabilité dans le temps et en fonction de paramètres exogènes (extérieurs à mon corps) qui ‘eux’ sont invariables et facilement reproductibles. Vous me suivez ?

    Et puis, ce qui nous pose problème, c’est pas l’acouphène en lui-même, mais c’est le parasitage qu’il provoque dans la preception de notre environnement sonore, le silence absolu n’existant pas… Donc mesurer l’acouphène tout seul à partir du seuil auditif sans tenir compte de l’environnement sonore n’as pour moi pas absolument aucun sens…

    De plus, il n’y as pas 1 seuil auditif constant pour un individu, mais autant que de fréquences audibles et ce chiffre est à multiplier par deux (on a deux oreilles) !!!
    Entre 0 et 16000 Hertz, il y a 16000 seuils auditifs possibles, avec des trous à des fréquences intermédiaires. Genre je suis parfait à 6, 7 et 8000 Hertz, audiogramme parfait pour l’ORL, mais l’examen n’explorant que des multiples de 1000, il a loupé un trou de -15DB à 6750 Hertz sur une plage de 100 Hertz et à l’inverse une crête de +20 DB a 7430 Hrz sur une plage de 75 Hertz…

    Avec les courbes de Gauss et les lissages, ça réduit un peu la variabilité, mais quand même, le nombres de seuils auditifs à prendre en compte est rédhibitoire pour faire des extrapolations précises dans la mesure d’un acouphène, d’autant plus qu’on ne tiens pas compte des phénomènes de résonances sur des multiples de fréquence (les pianistes et les guitaristes comprendront)…

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    fontevraud

    Membre
    14 mai 2018 à 15 h 29 min

    Ce que j’appelle la méthode randal, c’est la méthode décrite par le forumeur en début de topic 😉

    Donc, tes différentes recherches nous donnent l’origine du fameux postulat des acouphènes qui ne dépassent pas de 15-20 dB du seuil d’audition. Ces résultats m’étonnent quand même… 15, 20 ou même 30 dB SL me paraissent des valeurs faibles aux regard de témoignages que j’ai pu lire ici et là. Le type qui a des acs suffisamment forts pour ne pas pouvoir suivre une conversation normale faute d’entendre ce qui ce dit ne pourra jamais avaler que ces acs ne dépasse pas 15-20 dB SL. Pour un individu à l’audition normale, comment un niveau d’acouphène subjectif (ressenti) de 15 décibels pourrait couvrir une onde sonore quantifiable (disons à 50 décibels)… Il y a quelque chose que je ne comprends pas !!!

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    titileterrible

    Membre
    14 mai 2018 à 15 h 35 min

    10) Dans la catégorie level mettez le chiffre qui se rapproche le plus de votre perception que vous avez cherché auparavant sur Youtube.

    Là je vois pas de quel chiffre parle Randal ! Plus je relis sa méthode, plus j’ai l’impression qu’il manque un gros quelque chose. Il parle de quoi là ? Le niveau de volume du navigateur ? de l’ordinateur ? de l’entrée youtube ? des hauts parleurs externes ??

    Imaginons une entrée carte-son réglée à 5 avec un master volume-windows réglé a 50%, une sortie casque a 30% en volume de confort et un son youtube réglé à 40%, le tout pour écouter un 1000 Hertz, je vois pas comment avec ces données on peu calculer un DB a l’aide d’un formulaire en ligne sans mesurer physiquement la pression du son propagé…

    J’ai loupé une marche ?

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    titileterrible

    Membre
    14 mai 2018 à 15 h 52 min

    @curly

    Imaginons que quelqu’un te parles avec une timbre moyen à 4000 Hertz en moyenne et des pics a 7/8000 Hertz quand il prononce des consonnes aigues comme de les S, le shhh, ect… le volume d’une conversation moyenne est de 50 Hertz.

    Mais ton acouphène est lui dans les 10000 Hertz (suraigu) bien que très faible au dessus de ton seuil d’audition. Et bien l’oreille humaine est parfaitement capable de distinguer plusieurs sons d’intensité et de volumes différents en même temps.

    Pour te donner une image, la voix de ton interlocuteur c’est une salade de 50 pommes (voyelles à 4000 Hertz) et de cerises (consonnes à 8000 Hertz) avec 15 bananes jaunes (Acouphènes à 1000 Hertz) en même temps. Et bien le rouge ne masquera que le rouge et jamais le jaune…

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    titileterrible

    Membre
    14 mai 2018 à 15 h 54 min

    Correction: le volume d’une conversation moyenne est de 50 DB pas 50 Hertz…

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    fontevraud

    Membre
    14 mai 2018 à 16 h 20 min

    D’accord… Donc, un ac même surpuissant ne masque que sa fréquence. Ce qui vaut dire au passage que les malheureux qui ont plusieurs gros acs, sur des fréquences différentes, sont susceptibles de voir une grande partie de leur spectre auditif parasité… C’est intéressant.

    Mais cela ne m’explique toujours pas comment on justifie une puissance relative aussi faible d’un ac. Par exemple, il apparait que j’ai un ac de 5dB au dessus du seuil de l’audition (qui est lui aussi à 5 dB) sur la fréquence des 1000 Hertz (c’est ce que me dit mon audiométrie). Je suis donc sensé avoir un déficit d’audition sur cette fréquence de 5dB (chose dont je me rends évidemment pas compte, 5 DB étant rien du tout). Imaginons que cet ac soit de 15 dB, limite maximum selon certaines études. Cela voudrais dire que j’attendrais toujours les sons couvrant cette séquence de 1 000 htz à partir du moment ou le volume du son serait supérieur à 20 dB. Suivant ce raisonnement, si mon ac couvrent les sons sur cette fréquence de 1000 hz lors d’une conversation normale, cela veut nécessairement dire qu’il est d’au moins 45 dB, non ?

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    titileterrible

    Membre
    14 mai 2018 à 19 h 11 min

    Je pense que ton raisonnement est bon. Toutefois, les sons ‘pur’ n’existants pas ou quasiment pas dans la nature, je pense qu’on assiste plus a un phénomène de “saillance” de l’acouphène à cause de son étroitesse de bande (ex de 950 à 1050 Hertz, proche d’un son pur) et du fait que c’est un son continu avec une pression et une tonalité continue qui laisse une grosse empreinte corticale.

    Quand on entend une sirène longtemps, même faiblement, quand elle s’arrêtes on continue à la percevoir comme une empreinte qui met du temps à se résorber..

    Alors qu’une voix, le spectre est beaucoup plus large qu’un acouphène. Donc il est moins saillant et laisse une empreinte beaucoup plus “diffuse” et moins persistante parce que c’est un son beaucoup plus complexe et plus difficile à analyser donc à mémoriser. D’où la différence de perception entre l’acc et la voix à volume égal et l’effet de contraste qui en résulte.

    Moi je vois çà comme l’empreinte d’un objet contondant: A masse égale, plus la force de pénétration est concentrée sur une faible surface, plus ce sera tranchant et ca laissera des cicatrices (persistance)…

    A mon avis cela doit dépendre aussi de la tonalité dominante de la voix de l’interlocuteur. Par exemple 1000 hertz c’est un peu en dessous du timbre médian d’une voix masculine (dans une clef de sol, le ‘la’ de la première octave est calé à 440 Mhz).

    Pour se rendre compte des différentes fréquences que couvre une voix et de leurs volumes respectifs, il existe une très bonne application sur Android qui s’appelle Sound Analyser App.

    Non seulement c’est un sonomètre qui mesure les DB comme beaucoup d’autres, mais en plus cette app permet de visualiser le spectre sonore de 25 a 16000 en temps réel avec des bandes d’1/3 d’octave.

    Si on veux tester différentes fréquences tonales de 25 à 15000 hertz, un bon outil pour PC est téléchargeable ici: http://zyl.pestermom.com/projects/software/tinnituscr.html

    Il suffit de décompresser le dossier et d’ouvrir le fichier index.html avec un navigateur (attention, cela ne fonctionne que sous Firefox… oubliez Chrome ou IE)

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    orion

    Membre
    14 mai 2018 à 20 h 31 min

    Je ne comprends pas l’intérêt de mesurer un acouphène, qui est un signal je rappelle, et non pas la cause.

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    fontevraud

    Membre
    15 mai 2018 à 8 h 03 min

    @ titi

    Merci pour ces liens 🙂

    @ Orion

    C’est quand même utile pour ceux voulant s’appareiller…


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