licence 4 pour le bruit

Les bars/restaurants sont obligés d’avoir une licence pour pouvoir vendre de l’alcool : la licence IV. Je propose qu’une licence soit également obligatoire pour les établissements qui souhaitent diffuser de la musique à un volume supérieur ou égal au seuil de dangerosité (80 dB).

Cette licence est juste, car il est normal que les pratiques dangereuses soient sur-taxées ; comme c’est le cas de la vente de cigarettes et d’alcool fort.
On peut imaginer plusieurs licences, dont le prix augmenterait avec la dangerosité du volume sonore. Par exemple, entre 80 et 85 dB, cette licence serait à un prix abordable, entre 110 et 115 dB, le prix serait dissuasif.

L’idée est de lutter contre la généralisation de la musique assourdissante dans les bars/cinémas. Le que bruit constitue un problème de santé publique majeur aujourd’hui, cette licence permettrait de lutter contre les l’apparition de problèmes liés à l’oreille à cause du bruit, ainsi que les nuisances sonores pour le voisinage.

Réponses

  1. Je ne suis pas favorable à une taxe supplémentaire (c’est mon côté libéral 😉 ) mais l’idée est excellente : elle permettrait d’indiquer au vu et au su de tous les mondes qu’il y a un risque et de pouvoir mesurer ce risque. Dans un premier temps, les gens crieraient tous au scandale car ils penseraient qu’on veut les empêcher de faire la fête etc. Mais ce serait justement l’occasion d’expliquer les dangers de la musique amplifiée au grand public (donc, rappelons-le, 99% ignore tout des risques).

    La simple présence d’un décibelmètre ne suffit pas et peut même se révéler contre-productive car certaines personnes se disent “on mesure le bruit pour le voisinage” (ce qui n’est pas faux puisque la seule loi française en la matière est, rappelons-le, une loi de voisinage et non une loi de santé publique !) ou encore “on mesure le bruit donc je suis en sécurité”. Classer les établissements permettrait d’indiquer “ici, vous êtes en danger” et obligerait les professionnels de l’amusement public à se responsabiliser un minimum.

    1. yep ! Et rappelons qu’en temps de crise les gens se serrent la ceinture sur tout, sauf sur l’alcool et la cigarette ! Donc surtaxer les bars/boites qui diffusent de la musique à un niveau dangereux assurerait une rentrée d’argent pour l’Etat, sans pour autant que la consommation dans les lieux d’amusement diminue.

      La licence IV a été mise en place à une époque où l’alcool représentait un problème de santé publique (-et sociale). Il faut maintenant s’atteler à ce nouveau problème de santé publique qu’est le bruit !