L’open space m’a tuer – ou « dans l’open space, tout le monde vous entendra crier »

L’open space m’a tuer, c’est le titre d’un livre de Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, paru aux éditions Hachette Littérature.

Extrait issu du site officiel de l’ouvrage :

« Dring, c’est la sonnerie insupportable de Gary. “Fais chier ! Il nous a encore laissé son portable allumé. Le mec ringard qui se la joue décalé. » Dix minutes après. Même sonnerie, même musique nasillarde : c’est la messagerie qui rappelle. Jérôme se lève.
– J’en peux plus. Je le coupe, sinon, je vais péter une durite.
– Ouais ! T’as raison, mets-le en veilleuse. Moi, si je le chope, son bidule, je l’éclate contre le mur, ajoute Bruno.
[…]
Quinze mètres plus loin, Sonia et Gary ont improvisé une conf call avec le tél mis sur haut-parleur posé sur un coin de table. Le volume global a augmenté. C’est l’effet “cocktail-party” : tout le monde se met à parler plus fort pour se faire entendre. »

Xavier de Mazenod constate, sur le site Adverbe, que « l’open space c’est le bruit, le dérangement, la dépersonnalisation, le contraire du travail collaboratif. Vous avez déjà essayé de tenir une réunion au milieu de 50, ou même 20 personnes ? Or, le travail collaboratif c’est la réunion, la confrontation des idées, l’échange en permanence. »

Alain d’Iribarne, directeur de recherche au CNRS et responsable scientifique de l’observatoire de la qualité de vie au bureau Actinéo, a été interrogé par Laure Daussy pour Le Figaro, à l’occasion d’un colloqué consacré à la vie en open space :

« C’est moins l’open space que l’organisation du travail qui créé du stress chez les salariés. Le travail est de plus en plus exigeant, avec toujours plus de performance et de rapidité exigée. L’open space risque simplement d’être un facteur supplémentaire de stress. »

… et le bruit un facteur supplémentaire de stress. Et l’hyperacousie est un facteur supplémentaire de sensibilité au bruit. Et le stress est un facteur supplémentaire de non-habituation aux acouphènes (discours officiel ORL).

A lire aussi :  L’eau et les cinq sens : Senseauriel

Le bonheur de la vie en open space pour un hyperacousique, avec tout ça, qu’est-ce que ça peut donner ?
Un petit coup d’œil et d’oreille sur le trailer de Sounds Like de Brad Anderson, dans la série Masters of Horror. Et que ça saute !

Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil.

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Réponses

  1. Au Japon, les employés de bureaux sont agglutinés à quatre, cinq voir six autour de la même table qui leur sert de bureau – les locaux sont surchargés car il y a un cruel manque de place. Pourquoi ça marche au Japon et pas en France? La réponse serait: la discipline et le respect de l’autre!