La psychiatrie nous ment

C’est du moins le propos de Jean-Sylvestre THEPENIER, qu’il développe dans un site qu’il a consacré à la lutte contre les abus de la psychiatrie.

Il a raconté son histoire dans un livre paru en 1993, Je suis vivant ou “la drogue pas question“.

Mais je le laisse se présenter lui-même :Ancien toxicomane, j’ai malheureusement touché à toutes les drogues et j’ai été enfermé en psychiatrie 25 fois dans les années 70, soit 3 ans pour désintoxication (soigné par cure de sommeil, camisole de force, médicaments divers et variés) sans aucun résultat.

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Les seuls effets que j’ai pu avoir de cette période est une furieuse envie de me suicider (due à la prise de certains médicaments). Ils me rendaient dépressif et ce n’est que lorsque je les arrêtais que j’avais de nouveau envie de vivre. Interné, en service fermé, à sainte Anne à l’époque du docteur LOO (psychiatre) j’ai compris ce que l’on me faisait. Les psychiatres et psychologues me gardaient là sans savoir quoi faire de moi (en six mois à cette époque je n’ai vu qu’une fois le psychiatre et cinq minutes, pas plus). En pyjama toute la journée (uniforme de l’établissement) nous ne faisions rien d’autre que fumer, prendre des médicaments et chercher à nous enfuir (pour les plus résistants) ou être attaché avec une camisole de force si nous n’étions pas contents, ce qui était mon cas. Je suis allé aussi dans d’autres hôpitaux comme l’hôpital nord à Marseille, Cadillac à Bordeaux, Villejuif à Paris (où le psychiatre Olivenstein m’a enfermé dans une cellule capitonné après m’avoir donné des médicaments, qui me donnèrent l’impression que mon cou allait se casser, vous imaginez l’angoisse !) et d’autres dont j’ai oublié le nom. Peut-être qu’à l’époque il n’y avait pas grand chose pour aider un toxicomane à se sortir de la drogue.

Ce dont je suis sûr c’est que la psychiatrie n’a fait que me rendre les choses plus difficiles et que malgré tout des gens et des associations œuvraient de toutes leurs forces pour faire que des paumés comme je l’étais à ce moment là puisse VIVRE et je les remercie. La psychiatrie n’a rien retiré de ses expériences et continue à maltraiter les gens et surtout à se croire indispensable.

Ne pas faire son auto-critique.

A lire aussi :  Association de défense des victimes de troubles du voisinage

Ne jamais douter.

Être convaincu de pouvoir tout résoudre.

C’est en substance les raisons qui m’ont poussé à ne plus voir le psychiatre que j’ai fréquenté pendant plus de deux ans.

Je le vois toujours une fois par mois, mais uniquement pour des prescriptions de médicaments.

C’est bien suffisant.

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Réponses

  1. Récemment, j’ai eu de très graves problèmes avec ma maman. On croyait qu’elle devenait folle, hallucinations terribles, délire paranoïde violent… Ils voulaient l’envoyer en psychiatrie. Heureusement un toubib plus éclairé a soupçonné un médicament qu’elle prenait depuis un an, pour la maladie de Parkinson. En fait ce médicament l’empoisonnait petit à petit. Le médicament a été supprimé et DU JOUR AU LENDEMAIN, NOUS AVONS RETROUVE NOTRE MERE EXACTEMENT COMME AVANT. Je n’ose imaginer ce qu’elle serait devenue en cellule capitonnée…
    Hier une amie m’appelle. Sa fille adolescente a des “troubles bipolaires” ; c’est ce que dit le psy et il lui a prescrit une tonne de pilules “à vie”. J’ai conseillé à mon amie d’être très prudente. Les troubles bipolaires, c’est très à la mode en ce moment ! Alors prudence !

  2. Merci de consulter mon site, d´en parler et de le diffuser le plus largement possible Remerciements. Bien à vous, Etienne * j´admire votre courage

  3. Bonjour le message qui a été écrit par moi n’a jamais dit que je voyais le psychiatre une fois par mois pour des médicaments car c’est faux. Depuis plus de 30 ans je ne vois plus ces gens là. la personne qui a reprit mon discourt a tronqué mes dires.

    Cordialement

    jean-Sylvestre Thépénier