Un médicament qui rend fou : Requip

Maladie de Parkinson : “Ce médicament m’a rendu fou”

Didier Jambart, rendu accro aux jeux, délinquant et sexuellement déviant par son traitement contre la maladie de Parkinson, attaque le laboratoire GSK.

Didier Jambart, marié, père de deux enfants, était un homme sans histoire. Conseiller municipal et responsable d’une association sportive dans sa petite ville d’Indre, en Loire-Atlantique, employé comme cadre dans un établissement de la Marine nationale, il était « honorablement connu ». Et un de ces voisins à qui l’on confie, l’été venu, la surveillance du lotissement. « J’ai tout perdu », dit-il d’une voix lente et grave. « On n’a plus d’amis ou de fréquentations, on vit tous les quatre, on ne sort plus. » La vie de Didier a basculé lorsqu’on lui a diagnostiqué une maladie de Parkinson, en 2003. Il a alors 44 ans.

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Maladie de Parkinson : “Ce médicament m’a rendu fou”

Tout cela a priori à cause d’un médicament : Requip…

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Méamédica, un Vidal participatif. Alors que l’Autorité française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) est accusée d’avoir réagi tardivement aux dangers du Mediator, un nouveau site internet, Méamédica, propose de « soutenir le patient » en consultant notes et avis des internautes sur les médicaments.

Réponses

  1. Un papier dans l’Express aujourd’hui sur le Requip :
    Accro au sexe et au jeu, il accuse son médicament, le Requip
    “Didier Jambart, atteint de la maladie de Parkinson, aurait développé une addiction au sexe et au jeu provoquée par son traitement.
    “C’était comme un Kärcher dans la tête, je n’étais plus maître de rien”.
    Didier Jambart affirme avoir commis huit tentatives de suicide.
    Les troubles ont cessé après l’arrêt du traitement en 2005, non sans avoir provoqué un “traumatisme psychologique majeur résultant directement des épisodes d’hypersexualité et de jeu pathologiques“, selon les avocats du plaignant, qui s’appuient sur plusieurs expertises.”

    Un autre papier, dans 20 Minutes, sur le Sifrol, un cousin du Requip :
    Le Sifrol «a complètement transformé» son mari
    “Cet ouvrier de 45 ans commence à jouer sur Internet, et, surtout, à devenir «hypersexuel». «Je passais ma vie au lit pour le satisfaire, mais ça ne lui suffisait pas», raconte Dominique. «Il couchait à droite et à gauche, il s’exhibait sur Internet devant des femmes… J’ai même acquis la conviction qu’il se prostituait.»
    […] L’addiction au jeu et au sexe avaient pourtant été spécifiée dans le Vidal, le «dictionnaire du médicament», en 2005 et 2008, selon le laboratoire qui le commercialise. «Nos visiteurs médicaux en parlaient aussi aux médecins… Après, tout médicament a ses effets secondaires. Nous faisons en sorte que son bénéfice soit supérieur au risque.»”

    Dans La Dépêche :
    Accro au sexe à cause d’un médicament ?
    “l’Afssaps a détecté une centaine de cas similaires.” (!)

    France Soir :
    Exclusif – Médicaments : Un traitement pervers ?
    “Atteint de Parkinson, un retraité assigne des médecins et des labos. Des prescriptions seraient à l’origine d’attouchements commis sur sa petite-fille. […] Pis : la prolongation de la prescription accroît la sexualité démultipliée du retraité. Incapable de se dominer, il écume moult sites pornographiques. Fort d’une libido démesurée, il entame en décembre 2010 un échange d’e-mails salaces avec sa petite-fille, 11 ans. Le caractère sexuel des mots est sans équivoque. Décontenancée, la préadolescente tait cependant les messages graveleux. La famille ne soupçonne rien malgré les récriminations de la grand-mère assiégée par la fringale de son conjoint… Sa déviance sexuelle culmine lorsqu’il pratique, à Noël, des attouchements sur sa petite-fille.”

  2. Ça vient de tomber :
    “Le tribunal de Nantes a donné raison aujourd’hui à Didier Jambart, un homme de 51 ans atteint de la maladie de Parkinson, qui demandait réparation au laboratoire GSK fabriquant un médicament contre cette maladie dont les effets secondaires l’avaient rendu accro au sexe et au jeu.
    Le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), fabricant du Requip, a été condamné par la chambre civile du tribunal de grande instance à verser 117.000 euros à M. Jambart ainsi que 11.315 euros à la CPAM, selon le jugement lu par les avocats du plaignant. M. Jambart réclamait 450.000 euros.”
    Source: AFP