mSync

  • Publié par orion le 17 juillet 2018 à 21 h 20 min

    En consultant ce charmant site que je découvre, j’ai vu qu’existait une thérapie multimodale qui s’appelle mSync.

    Je n’ai pas encore lu (c’est dur, en anglais !), mais ça m’a l’air de ressembler à la thérapie de Shore.

    Ça concerne l’hyperacousie ! 🙂

    Je ne sais pas où en sont les essais, si c’est abandonné ou pas.

    orion a répondu il y a 5 années, 11 mois 4 Membres · 12 Réponses
  • 12 Réponses
  • winterhascome

    Membre
    17 juillet 2018 à 22 h 06 min

    Super merci, je vais lire ça. Ça à l’air fameux. Je ne vois pas pourquoi ça serait abandonné, mais en tout cas on devrait pouvoir y puiser de nouvelles infos et précisions. Et à première vue ça à l’air effectivement proche des postulats de Shore.

  • orion

    Membre
    17 juillet 2018 à 22 h 17 min

    Oui, elle est citée. Tzounopoulos aussi.
    J’ai l’impression que c’est une action plus « large » que celle de la thérapie de Shore.

    Le site que j’ai mis en lien au début est intéressant. Par exemple, il y a toute la réflexion sur les protections auditives pour l’hyperacousie (earplug) avec des exemples et des références d’études.
    [lien supprimé car le contenu n’est plus disponible]

  • winterhascome

    Membre
    18 juillet 2018 à 16 h 46 min

    Je n’ai pas analysé les méthodes et résultats dans le détail, mais effectivement l’idée est de prendre l’esprit de la thérapie de Shore, de la SMT, de la stimulation du nerf vague… ce genre de chose que l’on subsumera sous la notion de neuromodulation. A savoir, agir sur l’activité des neurones par le biais de produits chimiques ou de stimulations électriques.

    L’étude indique que les stimulations multimodales ont des effets réels, importants et assez précis, mais variés sur de multiples zones neurologiques et cérébrales. Autrement dit, en modélisant les parcours neurologiques des différentes affections, on peut, par le biais de stimulations multimodales, moduler et distordre la physiologie des neurones, les rendre plus ou moins excitables.

    C’est donc une application du principe de Shore qui promet une extension très large : dépression, acouphènes, hyperacousie, douleurs chroniques, membres fantômes, Parkinson, etc.
    En plus, les stimulations multimodales permettent d’atteindre les zones cibles sans avoir besoin de chirurgie invasive (pour placer des électrodes).

    Ici, ils parlent de l’audition et des acs, sur la base d’expérimentation animale. La différence c’est qu’il mettent en avant une zone jusqu’ici peut étudiée, le colliculus inférieur. On ne sait pas trop pourquoi, mais ils précisent que ce noyaux est relié aux NCD. Ils ont vu que les acs activent le colliculus, mais comme il est sur la chaine oreille-cortex c’est pas étonnant. Je pensais que le colliculus était dédié à la localisation du son…

    Autre idée : les réglages (durée des stimulations, intermèdes, ordre, etc.) donnent des résultats différents en fonction des noyaux observés. Si les résultats sont assez massifs, il n’empêche qu’ils indiquent que le patient pourrait lui-même régler plus finement les paramètres en fonction des résultats subjectifs obtenu…

    Leurs hypothèses de base, qui est encore à vérifier est :

    – Les réseaux de neurones dysfonctionnels dans les pathologies peuvent être activés ou inhibés par la stimulation multimodale
    – Tout ou partie de ces réseaux peuvent être atteint par ce type de stimulation de manière non invasive.
    – le timing des stimulations va avoir des effets différents sur les cibles
    – a force de répétition, on peut induire une reconfiguration à long terme des seuils d’excitabilité en quoi consistera le traitement

    Ils citent la littérature scientifique sur le sujet, un peu tout sans vraiment prioriser, du coup ils ne disent pas comment ils pensent que cela agit au niveau cellulaire. Mais comme ils citent Tzounopoulos, on peut penser qu’ils ont en tête, s’agissant des acs, des équilibre membranaires dus aux canaux potassiques.

  • winterhascome

    Membre
    18 juillet 2018 à 16 h 47 min

    Bref, tout cela est fort encourageant et créatif. j’ai l’impression qui se confirme, la recherche a bien démarré.

  • orion

    Membre
    18 juillet 2018 à 17 h 27 min

    La différence c’est qu’il mettent en avant une zone jusqu’ici peut étudiée, le colliculus inférieur. On ne sait pas trop pourquoi, mais ils précisent que ce noyaux est relié aux NCD. Ils ont vu que les acs activent le colliculus, mais comme il est sur la chaine oreille-cortex c’est pas étonnant. Je pensais que le colliculus était dédié à la localisation du son…

    Régulièrement, une zone est mise en avant pour expliquer les acs. Juste avant l’operculum 3, j’avais entendu parlé d’une zone dont j’ai oublié le nom et qui expliquait à coup sûr les acs.
    À la fin, ça me donne l’impression d’avoir tout le cerveau qui déconne. 🙂

  • orion

    Membre
    18 juillet 2018 à 18 h 09 min

    Le précunéus !
    Ça m’est enfin revenu. 🙂

  • triba

    Membre
    18 juillet 2018 à 18 h 45 min

    @ Orion,
    Je pense que concernant le precuneus, ses aptitudes sont plus ou moins développées selon les gens. Raison pour laquelle, il existe des gens stressés et qui entendront mieux leurs acs parce le filtre est moins opérant et d’autres plus zen.
    Je ne pense pas que le precuneus puisse déconner

  • blendman

    Membre
    18 juillet 2018 à 20 h 30 min

    Salut

    Beaucoup pour toutes ces informations.

    Peut on espérer enfin que la recherche et la connaissance progresse concernant les acouphènes et l’hyperacousie et que bientôt une veritable therapie, abordable et pas trop cher sera disponible ?
    Ou ce sont juste des théories pour le moment, et il faudra encore des années avant que cela n’aboutisse ?

    Allez, quoi, des bonnes nouvelles ? 🙂

  • orion

    Membre
    19 juillet 2018 à 18 h 03 min

    C’est difficile de répondre.

    Mais, déjà, regarde, je pense que personne ici n’était au courant de ces essais mSync.
    Il existe peut-être des recherches dont nous ne sommes pas au courant et qui iront vite.

    Je ne sais pas. Microtransponder m’a l’air bien prometteur, mais ils sont contraints de bien cadenasser la sécurité de leur protocole (chirurgique). Et ça prend du temps.

    Le truc que je ne trouve pas normal, c’est le manque de prise en charge pour les patients les plus touchés, maintenant. Il devrait exister des centres spécialisés de repos auditif et de soutien.

    Tiens, puisque je te cause :), je viens de voir que mon audioprothésiste se déplaçait à domicile sur ordonnance.
    Je tenais à te donner cette information, il existe peut-être d’autres audiopros qui font ça.

  • orion

    Membre
    20 juillet 2018 à 12 h 36 min

    Sur le site hyperacusisfocus.org, ils parlent de la thérapie avec des appareils électroniques pour l’hyperacousie sévère. Elle a été testée plusieurs fois sur des hypers sévères.
    Le gros bénéfice de cet appareillage, comme je te l’ai déjà expliqué, c’est qu’il n’y a plus d’appréhension des bruits, donc plus d’anxiété. Il n’y a aucun risque de traumatisme sonore. Apparemment, si je comprends le texte, on peut aussi régler la gène des résonances en parlant et mangeant. Par ailleurs, pendant que l’appareil est «ouvert» progressivement au fil des mois, on peut y joindre une thérapie sonore modérée.
    Bon, m’est avis que ça doit être réalisé par un audiopro chevronné !

    (D’autres approches sont aussi abordées sur cette page.)

    Seulement, comme disait un participant au forum Oreille Malade, nous sommes dans un pays sous-développé.

    Pour moi, un hyperacousique sévère devrait-être appareillé et suivi à domicile à un prix abordable.

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