Acouphène et suicide



  • Acouphène et suicide

     lulu68 updated 11 months, 2 weeks ago 8 Members · 20 Posts
  • patrick57

    Member
    17 décembre 2018 at 7 h 06 min

    Bonjour à tous,

    Voici un sujet sur lequel, je n’ai lu que peu de choses.

    N’y a-t-il que moi qui en suis à devenir dingue et à envisager de me mettre une balle dans la tête?

  • fontevraud

    Member
    17 décembre 2018 at 9 h 32 min

    Bonjour,

    Sujet délicat… L’année dernière à la même période, je me disais le soir, avant de m’assommer avec un somnifère, que cela ne serait pas un drame si je ne me réveillais pas le lendemain… Alors, oui, je pense que la plupart des acouphèniques ont aspiré à un moment ou à un autre au silence définitif. Mais avant, comme je le dis dans un autre poste, soigne tes crises d’angoisses avec des anxiolytiques costaudx (c-à-d avec des benzodiazépines). Avec un peu de chance, ils peuvent même atténuer la puissance de tes acs (je penses au Rivotril qui chez moi fonctionne assez bien…).

  • claire

    Member
    17 décembre 2018 at 9 h 36 min

    Bonjour,

    Non tu n’es pas le seul j’ai été un diner très bruyant vendredi (pour le travail). Depuis mon niveau d’hyperacousie est tellement insupportable j’ai eu envie de me jeter sous un pont tout le week end.
    Heureusement le xanax existe….

  • patrick57

    Member
    17 décembre 2018 at 10 h 02 min

    Bonjour Curly et Claire,

    Merci pour vos réponses.

    En fait, les benzo j’en ai sous forme de somnifère, j’en prends le soir avec de la mélatonine pour dormir.

    Malheureusement, je ne peux pas en prendre trop car d’une part, j’ai vu quelque part que le sevrage des benzio pouvait également entraîner des acouphènes. En plus, en ce qui me concerne, j’associe les acouphènes à la prise d’un médicament (Lévitra) qui n’est autre qu’une espèce de Viagra. Le truc c’est que je prends ça depuis 15 ans de manière plus ou moins épisodique (jusqu’à être entré dans une relation sérieuse et sereine qui m’enlève la pression et là, j’en ai plus besoin). Là, j’en ai pris en buvant de l’alcool et en ayant un niveau de stress très élevé pour diverses raisons. C’est pour cette raison que les médecins estiment qu’il est assez peu probable qu’un médicaments pris depuis des années sans ce type d’effet secondaire (bien qu’indiqué dans la notice comme “peu fréquent” de 1 à 10 personnes sur 1000) là d’un coup à lui tout seul puisse être à l’origine de mes acouphènes.

    Pour en revenir au antidépresseurs, le problème c’est qu’en effets secondaires on retrouve la baisse de la libido et en plus ça peut mettre un peu patrac. Le problème c’est que je suis plutôt dans une phase de ma vie ou on ne veut pas encore me “priver” de sexualité… et là angoisse! Non seulement c’est un médicament pour l’érection qui (selon moi) m’a créé ces acs et en plus je rajouterai un anxio ou anti dep qui potentiellement bousillerait ma libido… Cruel dilemme. Ah oui et pour couronner le tout, je suis en préavis de départ au boulot car je commence dans une nouvelle entreprise en janvier… et il va me falloir être opérationnel.

    En ce qui me concerne, je pense à me suicider presqu’à chaque instant de ma vie en cherchatn à relativiser et à me dire que voilà elle a un début, elle a une fin… et que j’ai pris ce que j’avais à prendre, que maintenant il ne me reste plus qu’à appuyer sur la détente… mais dans les faits, c’est pas si évident d’appuyer sur la détente car, je pense qu’on a toujours un espoir!

    En tout cas bon courage à vous deux et à tout le monde d’ailleurs! Le ire dans tout ça c’est que même avant d’avoir des acouphènes y a encore un mois de ça, je me disais que ça doit être horrible pour les gens qui vivent ça… je ne savais pas que j’expérimenterai moi-même très peu de temps après!

  • fontevraud

    Member
    17 décembre 2018 at 11 h 33 min

    Tu sais, avec les acs, ca ne sert à rien d’avoir des certitudes ou des idées toutes faites. Tu pars du principe que c’est ton médoc pour bander qui est à l’origine de tes acs… Mais pour autant que tu le saches, c’est peut-être complétement faux. Tu as peur des effets secondaires des médocs vis-à-vis d’une augmentation de tes acs… La aussi, c’est des idées toutes faites, dans le sens ou mis à part quelques médocs précis (anticancéreux notamment), c’est quand même très rares et ne survient qu’après utilisation massive ou prolongée. Quand aux effets sur la libido, franchement, qu’est ce que tu en a à foutre… Quand on est au bord du suicide, la baise, c’est pas vraiment une priorité. Perso, je te conseillerais de prendre les choses dans l’ordre. Et la première chose à faire, c’est de traiter ton anxiété. Et avec des médocs adaptés (un hypnotique pour dormir comme l’Imovane n’est pas un anxiolytique par exemple).

  • ikem

    Member
    17 décembre 2018 at 11 h 33 min

    C’est justement tellement stupide les acouphènes qu’il ne faut pas leur donner l’importance qu’ils ne méritent pas.

    Il y a toujours des espoirs avec la recherche, même si c’est lent.

    Il y a une chose qui est sûr, c’est que le début est une période très difficile, peut-être la plus dure, le temps aide à coup sûr mais il faut passer le cap des premier temps et bien que de temps en temps il y aie des rechutes, elles seront généralement passagère même si au départ tu n’y croiras pas. Il me semble que c’est fabrice qui a été dans le même cas que toi (pour le motif de ses acouphènes) et maintenant il va mieux, donc pourquoi pas toi.

    Fais des choses que tu aimes et qui te focaliseront ailleurs que sur ton acouphène, ça parait simpliste dit comme ça mais ça marche, un peu, beaucoup, pas assez, mais assez souvent suffisamment.
    Dors c’est important, pense à des solutions comme l’appareillage et aller voir un psychologue peut-être.

    Éventuellement, prends contacts et va consulter des médecins de l’AFREPA de ta région, ce sont des équipes pluridisciplinaire avec tout un tas de spécialistes (orl, neurologue, psychologue, audioprothésiste…) qui travaillent en synergie et qui sont spécialisés dans les acouphènes/hyperacousie/surdité/etc…
    https://www.afrepa.org/

    Il y a aussi Coopacou dans le même genre mais je connais moins.
    https://acouphene.care/

    Évite peut-être de te mettre dans un état trop anxiogène pour ça, comme trop consulter le net, bien que se renseigner c’est important, surtout le soir avant de dormir ça aide pas. Pense que sur le net tu y verras beaucoup moins ceux qui ont pu régler leurs problèmes que ceux qui sont en plein dedans. On est tous pareil, pour se plaindre on est présent, pour dire que tout va bien, il n’y a plus personne, ne tire donc pas de conclusion si tu ne vois pas suffisamment à ton goût de témoignages de personnes qui ont pu régler plus au moins leur problème.

    Il y a tout un tas de membres ici que tu ne vois plus actif depuis parfois seulement quelques semaines ou mois, et quand parfois ils resurgissent c’est pour dire que ça va mieux et qu’ils ont trouvé des solutions pour y faire fasse, même si le problème n’est pas complétement régler pour autant.

    Courage, c’est un moment difficile à passer, mais ça va passer, on est derrière toi !

  • acoudur

    Member
    17 décembre 2018 at 13 h 12 min

    C est vrai que c est un sujet tabou y a 200000 tentatives pour 10000 suicidés sans compter ceux qui sont encore plus handicapés après s étre loupé et c eux qui finissent a hp et en ressorte encore plus brisé………..faut tenir le coup j ai lu un livre récement que je conseil d une tyranie a l amitié sur les acouphènes j suis sur que pour certain sa peux marcher un livre qui améne a d autres livres

  • patrick57

    Member
    17 décembre 2018 at 13 h 29 min

    Bonjour à vous 2!

    Merci pour les liens Ikem. Malheureusement, le plus proche centre de chez moi est à Paris. Ce qui m’emmerde au plus au point c’est le fait que cet acouphène est encore un problème supplémentaire à gérer pour moi. J’avais des problèmes d’érection… c’est déjà pas une mince affaire à régler! Et là en plus, je me retrouve avec des acouphènes qui d’autant plus sont une merde à calmer et le côté potentiellement à cause du médicament qui me permet de gérer le premier. Mine de rien les bourdonnements arrivent de 0.001 à 1% des gens (c’est vraiment indiqué dans la notice). Le dernier ORL m’a dit prenez vos médocs et vous verrez bien si vos acouphènes augmentent ou non. J’avais envie de lui répondre “et si c’est effectivement à cause de ce médoc que j’ai mes acouphènes actuels qui manifestement ne passent pas et que je reprends le médoc qui me colle des acouphènes encore plus fort et irréversibles, on fera quoi?” Je pense qu’il aurait eu du mal à répondre.

    Après avec Fabrice ce qui m’inquiète c’est que ça fait quand même un an qu’il galère, aujourd’hui encore il porte un masqueur d’acouphènes plusieurs heures par jour, ils ne sont pas passés et enfin il n’a plus jamais repris un médoc contre les troubles de l’érection. Du coup, effectivement il ne sait pas si c’est à cause du médoc ou non et d’ailleurs il aurait peut-être continué sans que ça ne s’aggrave et il n’aurait quand même jamais su si c’était à cause de ça. Au final, je me demande qu’elle est désormais sa vie sexuelle sans cette béquille… et c’est ça qui m’inquiète.

    Et oui , en effet on pourrait penser qu’on s’en fout de la libido quand on est au bord du suicide. Mais pour moi, la sexualité a une importance démesurée, elle participe à mon bien être et c’est même paradoxalement cette importance démesurée que je lui donne qui est à l’origine de mes troubles d’anxiété de la performance… Cercle vicieux!

    Enfin, dernier point et pas des moindres. Il y a quelques années suite à une séparation, j’ai commencé à prendre des Benzodiazepine pour dormir…. Depuis, je n’ai plus jamais réussi à m’en passer complétement. Je pouvais les arrêter quelques mois, mais au moindre truc, je les reprenais et pas plus tard qu’aujourd’hui, je lisais un article qui indiquait que les Benzo (c’est pas indiqué dans la notice) pouvaient être à l’origine d’acouphènes au moment du sevrage et là, je me suis dit comme c’est marrant… j’en avais pris aussi (Havlane) y a 3 semaines, cette nuit ou les acouphènes ont commencé et effectivement, ça fait environ 1 mois que j’essaye de m’en “sevrer” en diminuant et le lendemain quand ça va moins bien, je remonte la dose, puis je la re-baisse le jour suivant. Alors bien que je pense quand même plus à Lévitra qu’au somnifère si toutefois l’acouphène est en effet du au médoc, mais quand même je ne peux m’empêcher de faire un lien potentiel (voire même la somme des 2 médocs)… Voilà pourquoi, j’ai du mal à accepter de franchir le pas de l’antidépresseur.

    Je prenais aussi du Millepertuis, mais quand j’ai lu dans la notice que potentiellement cela pouvait annihiler les effets de nombreux médicaments, je me suis dis encore allez stop!

  • patrick57

    Member
    17 décembre 2018 at 13 h 36 min

    @acoudur, nos réponses se sont croisés. Oui en effet, quand j’étais plus jeune là encore pour des raisons de fragilité psycho, j’en ai fait des tentatives (j’ai même sauté d’un pont), je me suis bien amoché, j’ai failli y passer plusieurs fois et pourtant 15 ans plus tard, je suis encore là. Cette fois-ci, je pense que j’opterai pour le fusil de chasse directement placé sur le coeur… avec un peu de chance, je serai dans les 10000 “réussis”!

    Je me suis demandé si j’étais anormal de penser au suicide pour des acouphènes, et manifestement, je ne suis pas le seul à devenir fou:

    http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/souffrant-acouphenes-et-depressif-il-poignarde-sa-compagne-et-se-suicide

    Alors certes, c’est sûrement une fragilité psychologique…

  • fontevraud

    Member
    17 décembre 2018 at 16 h 15 min

    @ Patrick

    Merci pour tes explications… Je comprends mieux la situation.

    Après, que tes acs ait été déclenchés par tes médocs, par un stress ou par la conjonction de 10 autres facteurs, le fait est qu’elles sont là et que tu zn baves. Quand cela m’est arrivée, j’ai aussi cherché le pourquoi (sans le trouver évidemment), mais j’ai surtout cherché par tous les moyens à faire baiser ou supporter ces horreurs… J’ai, comme la plupart d’entre nous, essayé les techniques douces (sophro, compléments alimentaires), les techniques dures (médocs divers et variés, en passant par la gamme des anti-épileptiques de Coopacou), les différents placébos, etc etc… Et dans mon cas, cela a fini par fonctionner. Je te conseille encore une fois, avant le fusil de chasse, d’avoir cet objectif : supporter ou faire diminuer l’insupportable. Et là, il n’y a en fait que 3 solutions : la méthode Coué (TCC, sophro, etc), les médicaments ou l’appareillage lorsque possible.

    Par ailleurs, après plus d’un an de galère, de rdv médicaux, de participation à des forums et de recherche perso (ils y a des dizaines de thèse en médecine/pharmacologie sur le sujet) , je peux quand même tirer une conclusion empirique qui j’espère de te rassurera un peu : les acs non réactifs et sans hyperacousie associée ne sont pas sensés s’aggraver. Au contraire, ils ont tendance à diminuer naturellement avec le temps, un peu comme une blessure qui mets beaucoup de temps à cicatriser… Une sortie du tunnel est donc envisageable 😉

  • patrick57

    Member
    17 décembre 2018 at 19 h 30 min

    Hello Curly,

    Déjà merci encore pour tes réponses. Effectivement le fusil de chasse, parfois (quand le sèche-cheveux est en route à côté de moi :)), je me dis que je ne suis pas pressé, je peux attendre quelques jours ou semaines en attendant de voir si je peux les supporter ou pas ces acs. C’est vrai que l’inverse est moins évident :).
    Par contre mes acouphènes ne sont (Putain, je croise les doigts !!!) pas encore accompagnés d’hyperacousie, en revanche, je ne sais pas ce que tu entends pas « réactif » si c’est le fait qu’ils n’ont pas toujours la même intensité et bien dans mon cas ils sont pas toujours pareils. Pour le moment, j’entends toujours le même son, mais parfois plus fort qu’à d’autres moments.
    Le comble dans tout ce merdier c’est que j’ai toujours fait particulièrement attention à mon audition depuis qu’à l’âge de 20 ans un médecin du travail a noté une très légère baisse. Il a pris un temps de fou pour me sensibiliser et m’a convaincu de faire particulièrement attention. J’ai quasi 35 ans aujourd’hui et ça fait 15 ans que je n’ai plus mis la musique forte dans ma bagnole, que je n’ai quasi plus été en boîte et que même quand j’y allais si la musique était trop agressive, j’en sortais immédiatement, 15 ans que je ne perce plus un trou avec une perceuse sans casque de protection, 15 ans que je fais des audiogrammes chez l’ORL tous les 3 ans. 15 ans également que je mettais des bouchons d’oreille en moto et même quadn à l’époque, je tapais au marteau piqueur, je mettais des boule quies + un casque anti-bruit… C’est te dire à quel point j’y tenais à mon audition !

    Mais, je peux te demander depuis combien de temps es-tu acouphénique ? Ce qui t’es arrivé et qu’est-ce qui a marché pour toi pour leur réduction ou disparition ?

  • winterhascome

    Member
    17 décembre 2018 at 22 h 38 min

    @patrick57

    Bien sûr,à mon avis beaucoup d’acouphéniens et d’hyperacousiques ont pensé ou pensent à se suicider. Quoi de plus normal? N’avons-nous pas les meilleures raisons du monde? Ce mal est une forme de torture, dans la mesure où cela ne s’arrête jamais. Comme toutes les douleurs chroniques.

    Le truc c’est que pour certains il y a des variations (baisse et hausse) de l’intensité, de la tonalité, de la gène; il y a les traitements que l’on n’a pas encore fait mais qui sont dangereux ou probablement pas efficaces bien qu’ils fonctionnent parfois (rivotril); il y a les traitements en cours d’expérimentation (SMT, Mutebutton, etc.); il y a ce qu’ils appellent habituation; il y a la famille… plein de, bonnes je sais pas, mais des raisons de garder espoir.

    Reste que le corps à des limites et je comprends l’idée de ne pas savoir si l’on peut tenir quelques jours, ou quelques semaines de plus. Les acs nous font perdre du terrain. Moi ça a précipité des trucs, comme la chute de mon couple. Normal, sans acs on a un fonctionnement, des bonheurs et des difficultés comme tout un chacun, donc des mécanismes de compensation et d’équilibration. Les acs perturbent cela en profondeur. Les équilibres se rompent.

    Oui un destin, c’est à dire que nous avons de toute éternité une part qui nous est attribuée, en bien et en mal. Et peut-être a-t-on vécu tout le bien. Ou pire, le hasard :voilà la roue a tourné pour nous, et l’hiver est là, comme promis.

    Enfin, moi personnellement, les antidépresseurs j’en ai déjà pris et j’en reprendrai quand ce sera nécessaire. Tant pis pour la libido, d’autant que ça ne m’a jamais atteint la libido. Tu sais ces effets secondaires très rares, il n’est pas certain que la cause en soit le médicament, il s’agit d’une corrélation très rare et pas d’une causalité avérée. Il se peut que le type a pris des AD et qu’il a en même temps bouffé trop de gluten (ou je sais pas quoi) et que du coup il a eu un bouton qui lui a poussé aux fesses. Il déclare ça à son médecin, qui le redéclare au labo qui doit ensuite mettre dans la notice : rare bouton aux fesses. Mais c’est peut-être pas l’AD mais le gluten…

    Et puis si jamais tu as des anxiétés de performance sexuelles, dis toi que les acs vont quand même diminuer encore tes feux, donc faut bouger. Il est des positions intenables. Si j’étais toi, j’arrêterai les situations qui sont stressantes et j’irai au salon de massage, là au moins que tu bandes ou pas c’est pas un problème, les masseuses s’en foutent parait-il, elles font leur truc c’est payé à la durée,pas à la performance du client (cette réflexion n’est pas de moi mais de Houellebecq dans les particules élémentaires, le héros prenant du lithium!).

  • fontevraud

    Member
    17 décembre 2018 at 22 h 57 min

    Un ac réactif, c’est un ac qui augmente franchement lorsqu’il est confronté à des bruits forts ou soutenus. Que tes acs évoluent suivant ton humeur ou ton état de fatigue, c’est normal. Mais si ils augmentent en proportion du bruit ambiant, alors là tu as des acs réactifs.

    J’ai un ac unilatéral (droit) depuis 15 mois environ. Assez fort au début (environ 5 sur l’échelle de France acouphène) il s’est atténué au fils des mois jusqu’à ne représenter aujourd’hui qu’une gène agaçante dans le silence (je dirais moins de 1 sur l’échelle de France-acouphène). Il est toujours là, mais il ne revient sur le devant de la scène lorsque je suis fatigué, ou parfois le soir, mais ce n’est pas systématique… J’ai eu énormément de mal au début, car d’une part j’ai toujours eu une excellent audition et une saint horreur du bruit, et d’autre part une sorte de phobie des acouphènes (comme certaine personne, j’avais de temps à autre des pics d’acouphène qui duraient quelques secondes et je me suis toujours dit que cela devait être infernal d’avoir de tels sons dans la tête…). Or, un jour, bingo, un ac violent qui s’installe… Qui part au bout d’une semaine, mais qui revient quelques jours après…

    Ce qui a marché pour moi : dans un premier temps, le Xanax, qui avait un effet direct sur l’intensité du phénomène. Malheureusement, j’ai assez vite développée une tolérance, puis des effets secondaires. Je suis alors passé au Rivotril, que j’ai eu la chance de bien supporter et qui a été d’une efficacité sans appel. Pendant des mois, j’ai maintenu mon ac et l’anxiété qu’il induisait à distance avec le Rivotril, puis j’ai baisé les doses petit à petit. Avec le temps, quelques changements dans mes habitudes (moins de sport, protection des oreilles lorsque nécessaire, un peu moins d’alcool) mon ac a baissé par pallier. Je ne m’estime pas tiré d’affaire (avec les problème d’oreille, tout est possible), mais je suis passé du stade de l’anxiété généralisée avec crise de panique au léger agacement en une grosse année. Si je prends mon exemple, que j’ai retrouvé assez souvent via mes discussions, je pense que lorsque les acs ne sont pas dû à une cause évidente (chimiothérapie, trauma sonore, fracture du rocher et autres horreurs), le plus souvent ils se résorbent avec le temps, le travail d’habituation voire un peu de chimie lorsque c’est possible et que cela fonctionne.

  • winterhascome

    Member
    17 décembre 2018 at 23 h 44 min

    @curly

    Tu as de la chance, si dire cela a un sens, mais pour nous autres ça en a ! Ton histoire fait trop plaisir, non dans la survenue de l’ac, mais dans la manière dont il s’est calmé.

  • patrick57

    Member
    18 décembre 2018 at 9 h 55 min

    @Wintehascome

    Je comprends mieux ton avatar et ton pseudo aussi du coup ! Je suis bien d’accord avec toi sur le fait que c’est une torture du fait que c’est permanent, mais aussi, je dirais que pour d’autres douleurs chroniques, parfois il y a des médicaments pour les calmer.
    Quant au Rivotril, je crois qu’il est indiqué dans la notice des médocs que je prends pour l’érection qu’il ne faut pas le prendre en même temps. Du coup, voilà pourquoi, je ne veux pas en prendre. Je sais que je peux paraître dingue, mais j’en ai marre des médicaments. J’en ai bouffé beaucoup trop ces derniers temps, je remets sur l’un d’eux mes acs et c’est pour ça que j’ai tendance à ne vraiment plus vouloir en prendre et même… Je rêve, j’ai l’espoir que je vais pouvoir les reprendre ces cachetons pour bander dans quelques semaines ou mois… Honnêtement, je me rattache à ça, je ne peux pas concevoir une vie sans sexe ou plutôt une vie sans sexe de ma faute. Paradoxalement, si je suis en couple avec une nana qui pour diverses raisons ne peut pas avoir une vie sexuelle « classique », je pense que je pourrai m’y faire. Je pense même que c’est ma principale source d’angoisse à l’heure où j’écris, je me dis que je pourrais même m’habituer à ces acs… mais si je ne peux plus baiser car ça augmenterait ou créerait des acs violent chez moi, là c’est vraiment plus problèmatique.

    « Reste que le corps à des limites et je comprends l’idée de ne pas savoir si l’on peut tenir quelques jours, ou quelques semaines de plus. Les acs nous font perdre du terrain. Moi ça a précipité des trucs, comme la chute de mon couple. Normal, sans acs on a un fonctionnement, des bonheurs et des difficultés comme tout un chacun, donc des mécanismes de compensation et d’équilibration. Les acs perturbent cela en profondeur. Les équilibres se rompent. »

    Sur cette partie ci-dessus, voilà un bon point commun qu’on a ! Je viens également de me séparer de la nana avec laquelle j’étais car, j’étais devenu odieux avec elle. Je ne pouvais plus prendre de médocs pour baiser, donc moins bonne qualité de la sexualité. Mais, jusque-là, elle s’en fichait un peu. Moi en revanche, j’en faisais une maladie… en plus les acouphènes me rendaient dingues, anxieux et nerveux, ce qui n’a pas aidé… On finissait par se prendre très violemment la tête, ce qui dans une relation récente conduit bien souvent à la rupture. Ce qu’elle a fait.

    « Oui un destin, c’est à dire que nous avons de toute éternité une part qui nous est attribuée, en bien et en mal. Et peut-être a-t-on vécu tout le bien. Ou pire, le hasard :voilà la roue a tourné pour nous, et l’hiver est là, comme promis. »

    Encore un truc ci-dessus où on a la même vision de la vie. Mais putain, je pensais vraiment avoir eu mon lot d’emmerdes dans la vie et pensais que OK, maintenant je pouvais enfin avoir droit à un peu de « bonheur ».

    Je comprends ton point de vue sur les AD et je suis bien obligé de reconnaître que oui, on ne sait pas toujours dans quelles conditions sont arrivés les effets secondaires. Le prob c’est que je ne pourrai jamais savoir si en prenant cette merde, je ne vais pas aussi avoir un comportement à côté incompatible avec sans le savoir.

    Après certes l’anxiété de la performance sexuelle et acouphènes ne font pas bon ménage, c’est sans doute encore pire quand tu viens de t’avaler une pilule « dite magique » que tu supposes t’avoir collé ces ac. Mais pour le moment, je n’ai plus de copine, donc plus d’anxiété. En revanche, si j’ai une baisse de libido avec ou sans copine ça va m’inquiéter 🙂
    Massage, déjà essayé, mais je n’aime pas trop me faire masser en dehors de ma copine dans mon lit 🙂

    Et toi Winterhascome (avec un peu de chance un jour summerwillcome), quelle est l’intensité de tes acs et comment les as-tu chopé ?

    @curly

    Merci pour la définition des acs réactifs.

    Bon nous aussi on a un point commun, le fait qu’on faisait particulièrement attention à notre audition et qu’on avait conscience avant même de développer des acs de la misère que ça devait être. Moi aussi, j’adorais le calme et il m’arrivait de m’enfermer dans ma piaule, de tout éteindre, juste pour profiter du silence absolu !
    J’ai comme toi commencé à baisser ma conso d’alcool, jusqu’à avant-hier, je picolais à mort pour essayer d’oublier… Hier, je me suis dit, allez stop l’alcool, stop les médocs, quelques jours de repos pour au moins essayer de respirer.

    J’espère être comme toi et j’aimerais bien que oui les acs de causes identifiées se résorbent avec le temps. Mon médecin pense aussi qu’en cas d’effets secondaires ça devrait finir par s’estomper… en même temps, Fabrice sur un autre poste ça ne s’est jamais estompé. Donc oui ça fait flipper !

    En tout cas, croisons les doigts pour vous pour moi et pour tout le monde d’ailleurs !!!


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