Témoignage perso



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    ?s=1&d=https%3A%2F%2Fwww.oreille malade.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2020%2F05%2Favatar Anonyme mis à jour Il y a 2 années, 11 mois 5 Membres · 10 Messages
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    fontevraud

    Membre
    18 octobre 2017 à 11 h 51 min

    Bonjour,

    Je voudrais adresser un témoignage qui j’espère donnera un peu d’espoir aux acouphéniques dont les symptômes sont similaires aux miens. Il y a tant de témoignages anxiogènes sur le net que je trouve important d’apporter aussi un retour lorsque les choses s’arrangent.

    Petite présentation. Je suis un homme, la grosse quarantaine (mais plutôt sportif), sans problème de santé particulier, ayant toujours eu une certaine sensibilité aux sons aigus et une légère tendance à l’insomnie. Un soir d’octobre, apparait soudainement un bruit aigu à l’oreille droite doublée d’une vague impression d’oreille bouchée. Cela m’arrive rarement, mais jusqu’à ce jour, le symptôme passe en 2 ou 3 secondes. Mais là, nada, le bruit et bien là. Et il reste. Je pense tout de suite à un bouchon d’oreille, donc lavage d’oreille au Cérulyse… Pas d’amélioration. Je comprends rapidement que je suis dans la merde… et que viens de chopper un acouphène. Je connais le sujet, ayant eu une amie acouphénique et hyperacousique.

    Mon acouphène se traduit par un son continu et aigu comparable à un sifflement, sans changement d’intensité. Inaudible ou quasi inaudible dans une ambiance sonore normale (rue, travail, conversation) mais perceptible, de façon diffuse si je me focalise ou que je « l’écoute ». Il est audible dans le calme, il devient envahissant dans le silence en position couché. Dans le silence, l’acouphène est difficilement perceptible si masqué par un bruit d’ambiance (eau qui coule, pluie, bruit d’un ordinateur allumé) et « disparait à l’écoute » de bruit blanc.

    Ce beau jour d’octobre, le ciel me tombe donc sur la tête. Moi qui ne dors que dans le calme absolu, et qui de manière générale déteste les bruits (je ne suis pas sonophobe, mais pas loin) il m’est évidemment impossible de dormir. Même sous somnifère (Zolpidem), je dors cette première nuit (et les suivantes) à peine 2 heures. Au « réveil », évidemment, cette saloperie est toujours là. Le moral en chute libre, je passe mes premières nuits d’insomnies à essayer de rationaliser et de comprendre pourquoi j’ai ce sifflement (trauma sonore, rhume, manque de vitamines, choc psychologique)…

    Je prends RDV avec mon médecin traitant en urgence. Le diagnostic après l’auscultation est d’une banalité affligeante : trompe d’Eustache droite bouchée, prescription d’un vasoconstricteur nasal (Derinox) et d’un antihistaminique. Etrangement, je constate une franche baisse de l’acouphène dans l’après-midi et la soirée, mais il ne s’agit là que d’un effet placebo. Le sifflement est toujours là.

    Je passe les 3 jours suivants dans un état d’anxiété croissant, entretenu par ce que je peux lire ici ou là sur le net et par une fatigue induite par des nuits sous somnifères ne dépassant pas les 3 ou 4 heures de sommeil hypnotique. Outre l’acouphène, mon problème est surtout la fatigue chronique qui s’installe, car mon état nerveux rend inutile mes tentatives de dormir avec un fond sonore… Mes proches (femme, enfant) me soutiennent comme ils peuvent mais sans vraiment comprendre ce qui m’arrive. Par ailleurs, je n’ai plus aucun appétit.

    La consultation avec l’ORL de quartier donne le diagnostic suivant : acouphène subjectif unilatéral sans cause déterminée. L’audiogramme ne détecte pas de perte auditive. J’aurais même le droit au classique « vous avez une très bonne audition pour un homme de votre âge ». L’ORL ne me cache pas qu’il n’a pas de solution… Une rapide discussion me fait comprendre qu’il estime que les corticoïdes, les vasodilatateurs et autres ne servent à rien dans mon cas. Il me fait néanmoins une prescription d’anxiolytiques (Xanax).

    Je ressorts de la consultation le moral à zéro… Je n’ai jamais pris d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs et globalement je ne crois pas en ce genre de solution. J’ai l’impression d’être au début du long le chemin de croix que tous m’ont décrit, à base de corps médical dépassé, de course aux spécialistes, de recherche de la solution miracle… Bref, je prends acte que ma qualité de vie actuelle n’est déjà plus qu’un souvenir et que les prochains mois/années vont être à la fois longs et pénibles.

    Je vais néanmoins achetez mon Xanax. La première prise, un soir, ne change rien. Le demain, je remarque d’une part que l’appétit revient, et que d’autre part, l’acouphène disparait en ambiance normale ou calme pendant environ 4 heures. L’acouphène n’est plus perceptible sauf si je me focalise en mettant un doigt dans l’oreille. L’effet reste cependant limité sur le niveau d’anxiété général, mais je me dis que c’est déjà çà. Un silence artificiel ponctuel vaut mieux que pas de silence du tout. Je dors toujours mal et toujours en m’assommant au Zolpidem.

    Après quelques jours de traitement aux anxiolytiques, je constate un soir que je ne perçois plus mon acouphène, alors que compte tenu de l’heure de ma dernière prise, le Xanax ne devrait plus faire d’effet. Ce soir là, j’ai la tête qui bourdonne de fatigue, j’ai même l’impression d’avoir des hallucinations auditives, car je perçois des bruits de grésillements électriques… Mais ces bruits ne viennent pas de mes oreilles, ils sont en quelques sortes internes. Et puis, ils n’ont rien à voir avec mon sifflement habituel. Grosse crise d’angoisse… Voilà que ma béquille chimique me rend dingue.

    N’ayant pas envie de subir cela… Double dose de Zolpidem, puis dodo.

    Cette même nuit, je me réveille vers 3 heures du mat, la bouche pâteuse, la tête dans le cul, mais je constate que quelque chose ne vas pas. Tout est calme. Pas de sifflement. Je passe une heure à écouter le silence… Rien. Ce rien m’empêche de me rendormir… Le lendemain, au travail, je passe ma journée à guetter le retour de mon acouphène, je suis perclus de fatigue après presque 10 jours de non-sommeil et de stress, mais il est bien parti.

    Aujourd’hui, il n’est pas revenu. Inutile de vous dire que je touche du bois et que je vis (un peu) dans la crainte de son retour. Je n’ai d’ailleurs pas (encore) retrouvé un cycle de sommeil normal, et suis vaguement parano vis-à-vis des bruits soudains ou trop forts.

    Je sais bien que chaque cas est unique, non-transposable et que mes conclusions sont nécessairement biaisées pas mon expérience. Mais je voulais témoigner pour ceux qui ont un acouphène comme le mien, c’est-à-dire non consécutifs à un trauma sonore et sans perte d’audition : la piste psy (au sens large) est probablement la bonne et le recours aux camisoles chimiques peuvent être une solution pour interrompre le cercle infernal.

    Je vous souhaites à tous bonne chance, car les quelques jours d’enfer que je viens de vivre, qui plus est avec un acouphène loin d’être violent, m’ont vraiment ouvert les yeux sur ce que beaucoup peuvent subir au quotidien.

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    alenema

    Membre
    18 octobre 2017 à 19 h 26 min

    Bonsoir tout d’abord merci pour ton témoignage il est vrai que ton parcours a été très éprouvant heureusement qu’il n’a duré que peu de temps j’ai moi-même un acouphènes son perte d’audition et on ne connaît pas la cause ça fait 4 mois maintenant que j’ai ça j’essaye d’en faire abstraction de ne pas y penser j’avais aussi des anti anxiolytiques pour dormir mais je suis tombée enceinte et j’ai du les arrêter à vrai dire ça ne me manque pas vraiment mais c’est vrai que parfois se dire qu’on va rester avec ce sifflement a vie est très éprouvant c’est sympa de voir qu’il y a des personnes qui s’en sortent après ton sifflement a duré plus de temps que les témoignages d’ un sifflement qui disparaît après de longues périodes sont assez rares …

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    Anonyme

    Membre
    19 octobre 2017 à 11 h 58 min

    J’envie votre chance, je voudrais bien, que mon acouphène parte en vacances…

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    hey-man

    Membre
    20 octobre 2017 à 14 h 13 min

    Comment savoir d’où ça venait et comment c’est parti …
    Avec les anxiolytiques / hypnotiques, tu as peut-être stoppé net l’installation chronique de la chose. Car il est possible qu’un acouphène pseudo-chronique devienne chronique à cause de notre hyper focalisation dessus.
    Pour ma part, j’ai eu acouphène et hyperacousie en même temps. Et l’hyperacousie m’a énormément gêné dans l’habituation/acceptation.
    Aujourd’hui, l’hyperacousie s’est un peu calmé, ce qui a également un peu calmé l’acouphène.
    Je garde un peu tout mais en un peu moins fort qu’au début il y a 7 mois.
    L’habituation fait que j’arrive à dormir avec ces sifflements sans médicaments.
    J’ai également la sensation d’oreille qui vibre en réaction aux sons perçus, et je n’entends pas les sons comme avant. J’ai tj l’impression que les sons sont un peu déformé, “métallique”.
    Le vrai problème c’est le diagnostic. De savoir d’où ça vient. Même en cas de perte d’audition, cela ne suffit pas comme justification. Car je connais un gars malentendant qui n’a rien à part malentendre et qui ne s’appareille pas non plus.
    Je crois de plus en plus à des causes multi-factorielles. Les thérapies pour les acouphènes chroniques seront probablement toujours une sorte de pack, avec différentes choses à faire en plus d’un medoc, d’un implant, ou que sais-je.
    En ça je ne crois pas à la solution miracles car il faut déjà appliquer bcp de choses et voir s’il y a des améliorations.
    C’est à chacun de nous de connaître son problème, de faire des expériences pour tenter de savoir ce que l’on a, comment ça réagit etc. Et tenir bon en gardant la foi que notre organisme peut de lui-même faire bcp et que la science peut aussi progresser dans la recherche. Ne pas oublier non plus les médecines étrangères, notamment chinoise et indienne (Ayurvéda), ainsi que celles plus étonnantes avec des psychotropes comme l’ayahuasca ou l’iboga.

    Merci d’avoir pris le temps d’écrire ton témoignage de manière aussi soigné.

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    fontevraud

    Membre
    20 octobre 2017 à 16 h 07 min

    Bonjour,

    En effet, je ne comprends pas d’où c’est venu ni pourquoi c’est parti. Cela dit, je ne lâche pas l’affaire dans le sens ou j’aimerais avoir un début d’explication. Lors de ma crise, j’ai pris un RDV à l’institut ORL de Falguière. Même si le symptôme n’est plus là , je compte honorer le RDV histoire de faire un bilan (audiogramme précis, check up des possibles interactions alimentaires ou médicamenteuses par exemple…). Ca servira probablement à rien (sinon à me délester de 150 €), mais je voudrais avoir l’avis d’un “spécialiste”, même si a priori il n’aura rien à me vendre…

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    Anonyme

    Membre
    20 octobre 2017 à 18 h 08 min

    J’avais une surdité de transmission avant mon opération, qui a fragilisée mon oreille et dans laquelle résonne des acouphènes, suite à mon “trauma sonore”, je n’avais pas d’acouphènes avant cette opération, pour moi l’acouphène résulte toujours d’une fragilisation de notre corps et d’un évènement traumatique, auquel notre cerveau n’a pas eu le temps de s’habituer.

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    orion

    Membre
    20 octobre 2017 à 20 h 04 min

    Bonsoir @curly,

    merci pour votre témoignage.

    J’ai une question :
    vous parlez du mois d’octobre. Mais octobre de quelle année, sans indiscrétion ?

    Cdlt

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    fontevraud

    Membre
    21 octobre 2017 à 6 h 19 min

    Octobre de cette année… C’est tout récent.

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    orion

    Membre
    22 octobre 2017 à 14 h 22 min

    Ah oui. Très court.
    J’espère que ce passage ne restera qu’un passage, un petit mauvais souvenir.

    Votre témoignage peut aider les personnes (qui passeraient par ici) qui ont un acouphène très récent.

    Pour comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter.

    Je connais principalement (dans la vraie vie) des personnes qui ont eu un acouphène très passager
    ou qui ont un acouphène peu invalidant.

    Maintenant, n’y pensez plus. Et faites attention à votre audition (comme tout le monde devrait le faire). 😉

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    Anonyme

    Membre
    22 octobre 2017 à 17 h 40 min

    Je propose de garder ce sujet, comme un sujet fil rouge, où les personnes parlent de cas de disparition, diminution, ou d’habituation personnels ou non des acouphènes et de l’hyperacousie, vous en pensez quoi?


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