Le cerveau a besoin de silence



  • Le cerveau a besoin de silence

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    oreillemalade

    Organisateur
    20 juillet 2019 Ă  12 h 13 min

    Le cerveau a besoin de silence pour se rĂ©gĂ©nĂ©rer. Intuitivement nous le savions tous depuis longtemps, mais c’est dĂ©sormais confirmĂ© par la science. Michel Le Van Quyen en a fait un livre, paru en mars 2019, Cerveau et silence.

    France Inter y a consacré un article. Extraits :

    Deux minutes de silence par jour suffisent Ă  ralentir les battements cardiaques. Avec Michel Le Van Quyen, analyse des besoins du cerveau en silence pour sa rĂ©gĂ©nĂ©ration. […]

     

    La maniĂšre dont le cerveau Ă©vacue les toxines a Ă©tĂ© dĂ©couverte en 2012 par la chercheuse amĂ©ricaine Maiken Nedergaard. Elle a appelĂ© ce systĂšme, le systĂšme “glymphatique” en rĂ©fĂ©rence aux cellules gliales (qui forment l’environnement des neurones).

     

    Cellules qui par le biais du liquide cephalo-rachidien Ă©vacuent ces fameuses toxines. Elle a donc dĂ©couvert que l’évacuation Ă©tait plus efficace lorsque l’on se repose (en particulier pendant le sommeil, d’oĂč le fait que l’on “rĂ©cupĂšre” pendant cette phase). […]

     

    Il fait par ailleurs rĂ©fĂ©rence Ă  la chercheuse Gloria Mark qui a Ă©tudiĂ© les “open space”. Les conclusions sont alarmantes. La concentration des salariĂ©s sur une tĂąche est en moyenne de 11 minutes (avant d’ĂȘtre interrompus par une autre tĂąche). Par la suite ils auront besoin d’environ 25 minutes pour de nouveau se concentrer sur la tĂąche.

    L’accumulation de ces interruptions constitue ce que les psychologues appellent une surcharge cognitive […] sentiment qui peut aller jusqu’à la douleur physique.

    Source : Pourquoi notre cerveau a besoin de silence ?

    Michel Le Van Quyen dirige un groupe de recherche Ă  l’Institut du cerveau et de la moelle Ă©piniĂšre (ICM) Ă  l’HĂŽpital de la PitiĂ©-SalpĂȘtriĂšre, Ă  Paris. ÉlĂšve de Francisco Varela, il s’attache depuis une dizaine d’annĂ©es Ă  mieux comprendre l’Ă©pilepsie, en particulier grĂące Ă  la technique du “neurofeedback”.

    Septembre 2017 : Michel Le Van Quyen se réveille frappé de paralysie. Surmenage, diagnostique-t-on, avant de prescrire un repos absolu.

     

    Au dĂ©but, cette inaction lui pĂšse, puis la surprise se produit : le silence dans lequel il est plongĂ© lui fait du bien et l’aide Ă  surmonter la maladie. Il dĂ©cide alors de mener l’enquĂȘte.

     

    Nous en avions l’intuition, les neurosciences l’expliquent dĂ©sormais : lorsque nous favorisons le silence acoustique, mais aussi attentionnel, visuel ou mĂ©ditatif, notre cerveau bascule dans un Ă©tat trĂšs particulier. C’est cette dĂ©connexion qui l’aide Ă  se rĂ©gĂ©nĂ©rer, Ă  Ă©vacuer les toxines conduisant aux maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives. Mieux : le silence sous toutes ses formes est bĂ©nĂ©fique pour la crĂ©ativitĂ©, la mĂ©morisation, voire la construction de notre “moi”.

     

    Si les grandes sagesses d’Orient et d’Occident l’ont dĂ©jĂ  compris, aujourd’hui la science atteste des stupĂ©fiants pouvoirs du silence : Ă  nous de nous en emparer.

     

    Personnellement ça me parle totalement.. J’ai d’ailleurs mon cƓur qui bat vite, voire trĂšs vite, en permanence, depuis l’apparition des mes acouphĂšnes en 2003. Ce qui, n’en doutons pas, contribue Ă  alimenter les acouphĂšnes. Cercle vicieux…

    Faites-vous le mĂȘme constat ?

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    winterhascome

    Membre
    20 juillet 2019 Ă  14 h 30 min

    Je pense qu’il faut alterner les phases activitĂ©/repos, et que ces phases soient inscrites dans des limites d’intensitĂ©. Ça c’est l’idĂ©al.

    On survalorise le bruit et la stimulation en gĂ©nĂ©ral, et en rĂ©action les alternatifs vont survaloriser la mĂ©ditation et le bien-ĂȘtre lĂ©nifiant.

    Le drame des acs c’est qu’on est privĂ©, ou quasi privĂ© de l’accĂšs au silence auditif. Il faut donc faire des efforts inouĂŻs pour se reposer : paradoxe qui parfois Ă©puise encore plus.

    Sinon, juste pour vous conseiller de vous intĂ©resser Ă  Fransciso Varela dont il est question dans cet article. ThĂ©oricien de l’autopoiĂšse, de la cognition incarnĂ©e et, en partie, du domaine de recherche de la vie artificielle. 😉

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    orion

    Membre
    20 juillet 2019 Ă  16 h 10 min

    Pour ce qui concerne l’open-space, je suis sĂ»re que ça a participĂ© Ă  rĂ©activer mon hyperacousie. Ce n’est pas le seul facteur, la surditĂ© est la cause. Mais

    Je me souviens que j’en bavais. J’ai passĂ© 22 ans dans des open-spaces. J’ai vu rĂ©apparaĂźtre l’hyperacousie progressivement, une fatigue psychique par rapport au bruit. 9h par jour Ă  entendre ce brouhaha, toutes ces informations dans tous les sens, ĂȘtre dĂ©rangĂ©e continument. Pas de repos.
    Il y a aussi le dĂ©rangement visuel, dirais-je. Le manque d’intimitĂ©, aussi.
    Comme en plus mon appartement est bruyant. Bim !

    J’avais lu un ORL dire qu’un open-space pouvait provoquer de l’hyper. LondĂ©ro, peut-ĂȘtre. Je ne sais plus.

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    orion

    Membre
    20 juillet 2019 Ă  16 h 27 min

    Et je rajouterais : les transports en communs (2h40) avant et aprùs l’open-space. C’est bruyant et brouhahant.

    La «surcharge cognitive» a du donc opérer.
    Sans utiliser ce terme, j’en avais parlĂ© Ă  la spychologue. Une saturation d’informations sonores, dont la majeure partie n’a aucun intĂ©rĂȘt pour le travail et sur le plan personnel, mais le cerveau traite ses informations. C’est son boulot. Et le pĂ©pĂšre sature un jour oĂč l’on est plus fatiguĂ©e.

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    orion

    Membre
    20 juillet 2019 Ă  16 h 31 min

    Oui, c’est encore moi, j’ai oubliĂ© :
    @admin :
    J’ai d’ailleurs mon cƓur qui bat vite, voire trùs vite, en permanence, depuis l’apparition des mes acouphùnes en 2003. Ce qui, n’en doutons pas, contribue à alimenter les acouphùnes.
    Tu en as parlĂ© Ă  un medecin ? Pratiques-tu la relaxation ? Car il faut calmer ce cƓur, tu dois ĂȘtre fatiguĂ© en continu.

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    oreillemalade

    Organisateur
    20 juillet 2019 Ă  21 h 06 min

    J’ai essayĂ© la relaxation oui mais honnĂȘtement avec tout ce bruit je n’y arrive pas vraiment, et je ne sais pas comment font ceux qui rĂ©ussissent 😉

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    orion

    Membre
    20 juillet 2019 Ă  21 h 47 min

    On y rĂ©ussit grĂące Ă  la relaxation. 😉

    Je ne sais pas quel type de relaxation tu as essayĂ©. J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ©, je pratique le yoga.
    Mais, je l’ai dĂ©jĂ  Ă©crit plusieurs fois, je considĂšre qu’il faut ĂȘtre trĂšs pragmatique, c’est Ă  dire appliquer au quotidien, trĂšs concrĂštement des techniques pas compliquĂ©es. Autrement il y a une dĂ©connexion entre la relaxation et l’exposition au bruit.
    Par exemple, au lieu de considĂ©rer qu’une sĂ©ance de yoga une fois par semaine, c’est bien, j’applique la respiration profonde Ă  l’arrache dans les situations bruyantes (avant ou pendant ou aprĂšs). N’importe oĂč, hein !

    Voici la respiration profonde expliquée au yoga :

    Je fais ça debout ou assise, n’importe oĂč. Pas besoin de mettre les mains oĂč il dit, ça, c’est pour apprendre.
    Et, de nature trĂšs anxieuse, je constate que ça me dĂ©tend. C’est fait pour, ça libĂšre le diaphragme. 🙂

    Lors de bruit, je sens mon corps qui se crispe. Et le fait de bien respirer profondĂ©ment volontairement, ça le dĂ©crispe. Ça n’enlĂšve pas le bruit, ça n’enlĂšve pas les acs, ça calme.

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    oreillemalade

    Organisateur
    21 juillet 2019 Ă  11 h 16 min

    OK, merci pour ces prĂ©cisions, je vais rĂ©essayer… 😉

    Je souffre d’une inhibition latente cognitive peu active, j’imagine que ça n’aide pas.


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