Mon parcours d’acouphénique débutant

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    free

    Membre
    2 juillet 2014 à 14 h 08 min

    Wehn, tes mots sont toujours plein de douceur, de sagesse, et de vérité.
    Ils me font un grand bien au cœur et je t’en remercie très sincèrement.
    On sent que tu as aussi beaucoup souffert et que tu en es sortie grandie, il y a beaucoup de maturité dans tes paroles, beaucoup de recul, et beaucoup de compassion, c’est vraiment rare et ce genre de qualités me rend généralement méfiant, mais dans ton cas, on sent que c’est vrai, tu es vraie, et c’est vraiment réconfortant de rencontrer (même virtuellement) des gens comme toi.

    Tu as tout à fait raison sur toute la ligne, il ne faut pas se décourager, et petit à petit, apprendre à accepter ce nouvel état. Beaucoup y arrivent, à priori de ce qu’on peut lire, seule une minorité trouve que leurs acouphènes affectent particulièrement leur vie, alors pourquoi en ferions nous parti ? Comme je l’ai dis d’ailleurs, depuis que je parle de mes acouphènes, je découvre beaucoup de personnes autour de moi qui en ont eu ou qui en ont, et certaines dont je ne l’avais jamais soupçonné. Ma tante en a eu pendant 3 mois puis ils sont partis, mon oncle pendant 6 mois, puis ils sont partis. Un de mes meilleurs amis qui est guitariste en a depuis de nombreuses années, il s’y est habitué et selon ses mots, l’oublie tellement la plupart du temps qu’il ne sait même plus qu’ils sont là.
    Alors oui, il faut continuer à chercher, essayer, mais aussi apprendre petit à petit à accepter. Et qui sait, peut-être un jour on trouvera un remède, si ça ne disparaît pas avant.

    Estelle, surtout reprend courage. J’imagine à peine à quel point cela peut être difficile, moi qui en souffre depuis 1 mois à peine, mais vraiment il faut garder espoir. J’ai lu dans beaucoup de forums que bien des personnes s’y font, même si parfois cela doit prendre des années.
    C’est une bonne chose que tu aies pris rendez-vous à l’Imerta, tiens nous au courant.
    Il n’existe pas vraiment de compléments anti-glutamate, mais il existe des compléments qui peuvent interférer sur les récepteurs NMDA en inhibant l’action du glutamate, comme le magensium, le zinc, la taurine ou encore dans des trucs un peu plus spéciaux la vinpocetine, la gastrodine, le PQQ. Ce sont tous ceux que je teste, en plus des B1, B3 et B12 indispensable.
    Il y a aussi l’Huperzine A, assez en vogue en ce moment, le kudzu qu’a cité Quentino…

    Aucun n’a démontré vraiment d’efficacité formelle, mais peut-être qu’en les combinant, on peut espérer une action synergique ? C’est un peu de la cuisine, mais bon, ça peut valoir le coup d’essayer.

    Aussi, je te conseilles vraiment de te mettre à la méditation. Je n’ai aucune preuve non plus que ça marche, pour l’instant, ce n’est qu’une ferme conviction, mais de tout ce que je peux lire ou entendre, ça ne peut être que bénéfique.
    Le MBSR semble bien marcher, tu peux te procurer le CD de méditation de 108 leçons de pleine conscience, essayer d’en faire 10 à 20 min par jour (c’est ce que je fais depuis 2 semaines, et déjà je commence à sentir des changements, tout en nuance, mais présents quand même) :
    http://www.amazon.fr/M%C3%A9diter-le%C3%A7ons-pleine-conscience-inclus/dp/2501068297

    C’est certain qu’à terme, on y gagnera beaucoup, et sans doute cela dépassera le simple cadre de nos acouphènes.

    Quentino, il me semble en effet que les cellules ciliées soient responsables au début, mais qu’après, ce sont les neurones du cerveau qui perpétuent ce signal.
    Dans tous les cas, je suis complètement d’accord avec toi, apprendre à se connaitre et à « maitriser » son mental peut être puissant. La force de l’esprit est supérieure à tout, sinon il n’y aurait pas d’effets placebo, et si l’effet placebo peut soigner un acouphène dans les études, alors on peut y arriver aussi.
    Donc oui, la méditation est une excellente chose, pourvu qu’on arrive à le faire de manière régulière et continue sur le long terme.

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    estelle

    Membre
    2 juillet 2014 à 15 h 30 min

    Merci Quentino, Free et Wehn pour les infos, je vais regarder les compléments alimentaires de plus près. J’ai reçu ce matin le magnésium Treonate, pour une cure d’un mois, je vous tiendrai au courant … Et bien sûr je vous donnerai les résultats de mon traitement à l’imerta ( 10 jours de stimulations magnétiques transcrâniennes) et un rdv avec un Docteur qui j’espère me donnera de précieux conseils.

    Difficile de garder espoir quand l’intensité est forte, je peux comprendre cependant qu’on arrive à les oublier quand l’intensité est plus basse, car cela m’arrive parfois, dans les bons jours ! Mais quand la sirène est là, je perds espoir, comme tous les soirs au coucher d’ailleurs … et les réveils sont pires…

    Pour la méditation, je pense aussi que c’est une bonne démarche. Je suis actuellement une thérapie basée sur l’hypnose et je pense que le fonctionnement s’en rapproche beaucoup. J’espère que nous en aurons tous les bénéfices …

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    quentino

    Membre
    2 juillet 2014 à 16 h 20 min

    Comme je te comprends estelle! La journée ils sont plutot bien masqués par le bruit ambiant ( sauf fond sonore pas assez « chargé », mais le soir c’est dur! Comme si on tournait le bouton du volume!

    En plus de la relaxation je fais du sport ( pour mieux dormir, et m’endormir plus vite) et je me suis acheté une petite fontaine a eau ! Le bruit du moteur ( pas terrible la qualité du produit) me fait une diversion pour m’endormir ( je songe tout de même a m’acheter une prise spéciale qui coupe après un certain délai : le silence quand on dort c’est pas mal je pense)

    Je ne sais pas a quoi sont dus tes acouphènes, mais il ne faut jamais se dire que c’est pour la vie! Même quand c’est du au bruit ça peut partir!!

    Personnellement malgré ma perte auditive limitée je compte bien essayé de me faire appareillé, ne serait ce qu’avec un bruiteur : ça aussi ça peut réorienter le cerveau.

    Attention : moi aussi j’ai des moments de détresse. Ça vient pas par magie.

    Mais il faut se dire qu’il n’y a pas de problèmes : que des solutions.

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    free

    Membre
    2 juillet 2014 à 16 h 53 min

    Un mois me semble bien court pour espérer quelque chose, à mon avis, il faut facilement 3 mois si ça doit faire effet, mais tu peux déjà voir sur un mois.

    Oui je te comprends totalement, tu sais, la première semaine quand mes acouphènes ont commencé, j’en était malade de désespoir, j’en ai pleuré… Puis, j’ai remonté la pente, et quand la deuxième oreille a commencé à siffler, c’était rebelote. Ensuite, ils ont commencé à baisser, à nouveau l’espoir, et Lundi, sirène hurlantes, re au fond du trou.
    Alors je pense vraiment qu’il faut prendre les choses comme elles viennent, ne pas se focaliser dessus, il y a des bons et des moins bons moments, c’est comme ça.

    Le Dr Peignard, spécialiste des thérapies cognitives, m’a dit que des chercheurs avaient estimés les acouphènes aux alentours de 20-25dB, alors que certains se plaignent de les avoir bien plus. Moi même Lundi lors de mon acouphénomètre, j’ai estimé mes acouphènes du jour à 45 dB à 11700 Hz. Alors, comment peut on percevoir un son à 45dB quand il n’en fait que 20 ? Je pense que la perception joue pour beaucoup, c’est pour ça que les thérapies cognitives fonctionnent : elles n’agissent en rien sur les symptômes objectifs, uniquement sur la perception subjective, et pourtant dans une majorité de cas, l’intensité des acouphènes baisse de manière significative. Et au final, c’est ce qui compte non, notre perception subjective ?
    C’est pourquoi je pense que les forums sont à double tranchant, d’un côté c’est bien d’en parler, de se sentir moins seul, et de se réconforter, mais d’un autre, ça participe à la focalisation et la « victimisation ».
    Tous mes amis qui ont des acouphènes ont appris à vivre avec, parce qu’ils sont juste passé à autre chose, et je pense que c’est ce qu’on doit essayer de faire.
    Selon le Dr Peignard toujours, il y a des profils psychologiques type de personnes qui focalisent particulièrement plus dessus, il s’agit de personnes qui ont des tendances à l’anxiété, sont perfectionnistes, avec le soucis du détail, parfois obsessionnel, une volonté permanente de maîtriser les événements et mêmes les sentiments, et une certaine exigence envers soi-même et les autres.
    Je dois dire que ça me correspond tout à fait, j’ai toujours été très perfectionniste, et très exigeant, envers moi-même et les autres, alors je pense que ça ne joue pas en notre faveur.
    A un moment, il faut apprendre à « lâcher prise », pour que la plasticité neuronale joue en notre faveur, et pas contre nous. C’est certainement plus facile à dire qu’à faire, mais on n’a pas le choix !

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    quentino

    Membre
    2 juillet 2014 à 17 h 20 min

    Rien a ajouter. Je me reconnais aussi dans ce portrait, et dans le coté anxieux. Il faut passer un cap…

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    admin

    Organisateur
    2 juillet 2014 à 18 h 36 min

    @free

    Tous mes amis qui ont des acouphènes ont appris à vivre avec, parce qu’ils sont juste passé à autre chose, et je pense que c’est ce qu’on doit essayer de faire. Selon le Dr Peignard […]

    Pour avoir pas mal discuté avec le Dr Peignard, son discours est cohérent, c’est une bonne chose – et c’est déjà énorme par rapport à d’autres 😉 – mais il me semble qu’il y a toujours là le signe d’une incompréhension fondamentale, que je ne m’explique pas, sauf par une formule du type « nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ».

    Par exemple, si une personne A et une personne B sont myopes – hypothèse d’école : aucun verre correcteur n’existe évidemment -, et que la personne A a un dixième à chaque oeil tandis que la personne B a neuf dixième à un oeil et dix sur dix à l’autre, personne de sensé ne dira qu’ils ont « la même chose ». Personne ne dira à la personne A « regardez, la personne B vit très bien avec sa myopie, il faut que vous arriviez vous aussi à passer à autre chose ! ». Personne. Car quelqu’un qui dirait ça déclencherait évidemment moqueries et/ou quolibets.

    Dans le cas des acouphènes en revanche, c’est très différent. C’est même tout le contraire. Si une personne A entend un sifflement aussi fort qu’un aéroport toute la journée, que le son n’est jamais masqué même en cas de fort bruit ambiant, que ses oreilles sont bouchées, qu’elle ne supporte pas le moindre bruit etc. et une personne B entend un léger sifflement dans le silence quasi-total, au moment de s’endormir, la norme veut que l’on considère qu’ils ont la même chose. Très exactement la même chose.

    D’où vient alors cette incapacité à comprendre, cet aveuglement dirais-je, dans le cas des acouphènes ?

    Dans mon cas, durant les trois premières semaines, je n’entendais mes acouphènes que le matin au réveil et le soir au moment de m’endormir. Je les ai aussi entendus dans une salle de cinéma, le film étant TRÈS silencieux. On pouvait parler de gêne. Rien de bien méchant. Très facile dans ce cas de passer à autre chose. C’est l’affaire de quelques semaines ou de quelques mois.

    Mais par la suite… soudainement, un matin au réveil… Ça n’avait tout simplement RIEN à voir.

    Ce serait comme comparer un rhume et un cancer en phase terminale.

    Tant que la médecine persistera, dans le cas des acouphènes, à mettre A et B dans le même sac, j’ai bien peur qu’aucun traitement « sérieux » ne puisse voir le jour… Et qu’on continuera de chercher la réponse du côté « profil psy particulier ». Jusqu’à ce que, à mesure que la recherche avance (si lentement…), on découvre que cette explication est très « légère ». J’imagine que la médecine en matière d’acouphènes en est encore au stade de l’adolescence, d’une certaine façon… Le gros « A » collé derrière et le sentiment de tout savoir, de tout contrôler, d’avoir le Monde à ses pieds.

    Tiens, ça me fait penser à un article que j’ai lu récemment… Qui tend à montrer que la majorité des « problèmes psy » sont directement liés à une inflammation – et qu’il y a erreur à chercher des « similarités psy » entre les cas de dépression etc.

    Un scientifique y dit d’ailleurs que là où la psychanalyse obtenait difficilement des succès très relatifs au bout de plusieurs années, la prise d’aspirine (en complément d’autres médicaments) conduit à des résultats supérieurs mais surtout… en quelques semaines, pas en quelques années ! Dans le cas des acouphènes, il ne fait guère de doute que la science fera des découvertes similaires dans les années ou les décennies à venir. J’espère que je verrai ça de mon vivant, mais pour cela il faudrait que les chercheurs qui reconnaissent que personne ne comprend à peu près rien sur les acouphènes soient plus nombreux et plus influents. C’est pas gagné.

    Je précise que je ne rejette nullement l’approche psy. Il ne me semble pas absurde de penser que pour quelqu’un qui aime la musique, par exemple, avoir des acouphènes et/ou de l’hyperacousie est EN GÉNÉRAL plus difficile à vivre que pour quelqu’un chez qui l’audition ne remplit qu’un rôle « utilitaire ». Il m’est arrivé de le constater, et ça ne me paraît pas dingue. Il ne me semble pas idiot non plus – là c’est une hypothèse que j’ai posée moi-même hein, juste ça 😉 ) de penser que quelqu’un qui dispose d’un univers intérieur riche (introverti) vivra plus difficilement les acouphènes que quelqu’un d’extraverti, et qu’à l’inverse le second risque de plus mal supporter l’hyperacousie. On sait d’ailleurs que pour ce qui est des acouphènes chez les surdoués il y a de vraies particularités.

    Mais un cuisiner, amoureux de son métier, qui perd en partie l’usage du goût ou de l’odorat sera certainement plus « affecté » que son voisin pour lequel la cuisine se résume juste à bouffer pour alimenter son corps en énergie. C’est parfaitement logique. Mais ça ne doit pas dispenser de réfléchir à la question en profondeur, et de se contenter de chercher des similarités psy entre les cuisiniers qui rencontrent un tel problème. Ce cuisiner va aller voir un médecin, et celui-ci va lui dire d’aller voir un psy, de lâcher-prise ? Peut-être, mais pas uniquement ! Or, dans les acouphènes, il n’y a que ça. Pour le reste, c’est le désert total.

    Alors oui, profils psy différents etc. Comme dans toutes les maladies, comme dans tous les problèmes de santé en général, comme pour tout. Mais il faudrait comprendre qu’A et B peuvent être extrêmement différents. Or la démarche scientifique de base suppose l’emploi de formules du type « toute chose étant égale par ailleurs. »

    Pourquoi n’est-ce pas le cas dès qu’il s’agit des acouphènes ? Il serait temps que la médecine passe un cap.

    Ah, un dernier point @free, tu dis :

    Le Dr Peignard, spécialiste des thérapies cognitives, m’a dit que des chercheurs avaient estimés les acouphènes aux alentours de 20-25dB.

    C’est amusant parce que quand j’ai suivi ma TCC avec le Dr Peignard fin 2003, il affirmait que des chercheurs avaient estimé que les acouphènes étaient aux alentours de 10dB – et plutôt 5dB chez de nombreuses personnes -, et que dans des cas exceptionnels ils pouvaient attendre 15dB, jamais plus. Et là il parle de 20-25dB…

    Pour rappel, l’intensité perçue double tous les 3dB. Je te laisse faire le calcul pour passer de 10dB à 20dB, ou de 15dB à 25dB, au choix 😉 Je constate donc qu’il y a un peu de chemin qui a été parcouru en dix ans, c’est déjà pas mal 🙂

    Et comme je l’ai dit dans un autre sujet, il y a dix ans les spécialistes estimaient que 5 à 10% des acouphéniques vivaient mal leurs acouphènes, grand maximum. Aujourd’hui – sauf évidemment dans le cas de ceux qui récitent la même leçon depuis longtemps -, suite à des études plus nombreuses et un peu plus fiables, ils parlent plutôt de 20% environ. Là encore, il y un signe encourageant de meilleure compréhension du sujet. Mais les barrières sont encore bien présentes. Et ils continuent pour la plupart à penser « A = B », ce qui rend vain tout raisonnement ultérieur.

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    free

    Membre
    2 juillet 2014 à 20 h 23 min

    Salut admin.

    Bon, tu m’as grave stressé avec ton histoire d’acouphènes qui passent d’un extrême à l’autre du jour au lendemain, je savais que j’aurais pas du venir sur ces forums haha !
    Non sérieusement en plus, c’est flippant…
    Depuis, c’est redescendu où c’est toujours aussi fort ?
    Comment s’est passé ta TCC ? Est-ce que ça t’a été utile ?
    Oui, je ne me souviens plus à vrai dire s’il avait dit 20 ou 25dB, mais il disait que c’était un grand maximum dans tous les cas.
    Apparemment, j’ai lu qu’il en avait des acouphènes depuis plus de 25 ans, mais que ça ne le dérangeait nullement. Mais comme tu dis, impossible de comparer Pierre avec Paul.

    Je suis d’accord avec toi sur tout ça, moi même la perception change énormément entre un jour où un autre et plusieurs moments de la journée, et je suis aussi d’accord que ce qui m’a le plus dépité, c’est de voir à quel point il y a peu de recherches et à quel point ça n’intéresse pas les chercheurs.
    Un autre point un peu semblable et qui me concerne depuis longue date sont les corps flottants dans les yeux. J’arrive à vivre avec, c’est juste pénible devant un écran d’ordinateur (sachant que j’y passe mes journées lol), mais ça pour le coup, 0 recherche en cours, 0 étude, ça n’intéresse personne, les ORL considèrent que c’est bénin, il n’existe 0 traitement à part une chirurgie qui a plus de risques que de bénéfices qu’on fait en cas d’extrême nécessité, et pourtant là aussi il y a de grandes variations dans les profils des corps flottants, certains vivant avec des ombres noires leur bouchant la moitié de la vue dans l’oeil en permanence !
    C’est terrible ces maladies, qui impactent si sévèrement la qualité de vie, mais que la médecine délaisse parce qu’elle considère que c’est bénin, pas de pronostic vital en jeu, pas d’intérêt…
    Je me mets à rêver que plus ça va aller, plus la technologie va évoluer, plus les recherches vont aller vite, mais dans tous les cas, c’est toujours très long de mettre une nouvelle molécule sur le marché, et comme là en plus il n’y a plus rien de prometteur dans les tuyaux, ben autant dire que c’est pas pour de suite !

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    admin

    Organisateur
    3 juillet 2014 à 8 h 01 min

    Ce n’était pas le but évidemment ! 😀

    En fait la vraie question ce serait plutôt : pourquoi cela a-t-il augmenté aussi brutalement ? Sur ce point je n’ai eu aucune réponse claire, ce qui montre d’ailleurs aussi que la médecine n’y comprend vraiment pas grand chose. Disons que très probablement c’est un mélange entre la panique – panique due essentiellement au fait que j’ai compris la veille que j’avais risqué ma vie des dizaines et des dizaines de fois, vu que j’assistais à un très grand nombre de concerts, sans avoir le moindre début de conscience du danger, que j’ai appris que les traumatismes sonores étaient extrêmement nombreux alors que personne n’en parle… et panique due au fait que j’ai compris qu’il aurait pu m’arriver bien pire, bien pire que ce que j’avais ce jour là évidemment – et la prise de Trivastal. Quant à savoir lequel des deux est le plus en cause, c’est une autre histoire…

    Ton histoire de corps flottant me fait penser à quelque chose ! J’ai des corps flottants. Mais ils ne me gênent pas du tout. Je dois y penser une poignée de fois dans l’année, et surtout seulement quelques minutes à chaque fois. Puis je passe à autre chose. Pourtant j’en ai pas mal. Je m’en rends compte quand je regarde par exemple un grand ciel bleu. Ça n’a d’ailleurs rien d’étonnant vu qu’il me semble que les personnes très myopes (c’est mon cas) ont généralement pas mal de corps flottants. Donc selon la théorie du « profil psy obsessionnel perfectionniste etc. »… Pourquoi donc suis-je à ce point indifférent à mes corps flottants, tout en étant très affecté par mes acouphènes / hyperacousie / douleurs / oreilles bouchées…? Je pose la question hein 😉 En fait, j’en ai pas tant que ça… C’est ça la première raison. Ils sont tout de même peu nombreux, et ils ne sont pas noirs foncés ou clignotants ou autre. Dans le cas des acouphènes, on dirait « ah mais on s’en fout que tu en aies un ou 63466546, on s’en fout qu’ils soient petits ou gros, sombres ou lumineux, A = B, ce sont les mêmes mécanismes qui sont en jeu ! ». Avec ça on est bien avancé.

    Sinon, pour répondre à ta question, oui c’est heureusement redescendu, mais jamais, très loin s’en faut, au niveau de ce que c’était durant les trois premières semaines. Et ça n’évolue plus depuis plusieurs années.

    Franchement, la TCC… Bof quoi. La seule chose que cela m’a réellement apporté de manière incontestable c’est de dissocier douleur et danger, ce qui ne va pas de soi lorsque l’on souffre d’hyperacousie sévère. Pour le reste, je suis perplexe. Nous étions trois à suivre la même séance. Un a arrêté en cours de route, considérant que cela ne lui apportait rien. L’autre est resté jusqu’au bout, comme moi, mais cela ne semble pas lui avoir apporté quoi que ce soit. D’ailleurs je l’ai revu plusieurs années après, et il n’allait pas mieux du tout. Zéro amélioration. Une des grandes différences entre lui et moi c’est qu’il souffrait aussi de phonophobie. J’imagine que ça peut avoir son importance.

    Mais certains disent que ça les ai aidés. Ceci dit, il sont très minoritaires parmi les personnes que j’ai rencontrées depuis 2003. Mais cela n’est pas illogique, puisque je n’ai certainement pas croiser toutes celles qui ont vu leur situation s’améliorer 😉 Je dis simplement que le discours du type « le nombre de ceux qui ne guérissent pas est infime » ne me semblent pas cadrer avec la réalité. Au fond, cela relève plus d’un discours commercial, ce qui n’a rien de péjoratif dans ma bouche compte-tenu du métier que je fais 🙂

    En toute honnêteté, je pense qu’une TCC ou une TRT sont certainement parmi les thérapies les plus efficaces, ou disons les moins inefficaces, en matière d’acouphènes, mais qu’elles ne doivent être envisagée qu’une fois les principales causes organiques écartées. Cela fait partie des points que j’ai fortement regrettés à l’époque. J’ai dit à plusieurs reprises au docteur Peignard que j’avais horriblement mal même dans le silence complet, ce qui n’était pas le cas des autres personnes que je croisais et qui ne cadrait pas avec son explication de type « peur du bruit ». Il n’a jamais apporté de réponse. Cela devait partir tout seul grâce à la relaxation. Au final, ce n’est qu’après plus d’un an d’immense souffrance que j’ai consulté un dentiste… et le port de la gouttière a très nettement diminué mes douleurs en l’espace de deux semaines environ ! Et les acouphènes et l’hyperacousie ont également baissé suite au port de la gouttière. Que de temps perdu entre temps, que de souffrance terrible et « inutile »…

    Il nous a naturellement parlé de ses acouphènes. Mais effectivement cela ne veut rien dire. J’ai rencontré une jeune femme un jour qui est quasiment aveugle d’un oeil (aucune correction n’est possible). Je me serais mal vu lui expliquer que moi j’avais des problèmes de vue depuis tout petit et que ça ne me gênait pas.

    C’est terrible ces maladies, qui impactent si sévèrement la qualité de vie, mais que la médecine délaisse parce qu’elle considère que c’est bénin, pas de pronostic vital en jeu, pas d’intérêt…

    Le cas des brûlures d’estomac est parlant. Les médecins disant à tout le monde « c’est le stress ». On envoyait les plus atteints faire des TCC, voire le psy, faire de la sophrologie… Cela aidait certains naturellement. Et puis un jour, il n’y a pas si longtemps, on a découvert quand dans environ 90% des cas (!) ces brûlures étaient dues à la présence d’une bactérie (Helicobacter pylori). Sans surprise cependant, le stress venait souvent se rajouter à cela (avoir mal quelque part a tendance à stresser il paraît). D’où la conclusion erronée « la cause est le stress ». Heureusement pour les personnes qui en souffrent qu’une découverte a été faite depuis, sinon beaucoup hanteraient encore les cabinets et s’entendraient dire « c’est le stress, rentrez chez vous »…

    Là encore, cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter le mental. Récemment j’ai lu le cas d’une femme qui souffrait d’un ulcère que rien ne pouvait soulager. Les médecins ont réussi à le faire disparaître en lui faisant imaginer mentalement qu’elle appliquait un pansement à cet endroit. Au bout de quelques semaines, elle n’avait plus d’ulcère (ou si peu, à vérifier).

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    estelle

    Membre
    3 juillet 2014 à 8 h 35 min

    Bonjour, @quentino je ne connais pas la cause de mes acouphènes, il y a peut-être plusieurs causes, une période de très grande fatigue, des rdv sur une longue période chez le dentiste et une mâchoire en mauvaise état … Oui à 19 ans je comprends combien cela doit être difficile à admettre, mais tu sembles vouloir te battre jusqu’au bout …Ce sera ta force ! A 40 ans, j’ai déjà beaucoup de mal à accepter ce mal …
    C’est très bien de croire en la méditation. Au début j’étais sceptique mais il faut bien avancer…Je porte aussi une gouttière, depuis 1 semaine, que je n’ai pas portée avant car j’avais beaucoup de mal à la supporter en plus des insomnies. Mais quand je lis l’expérience de Laurent, je me dis qu’il faut insister. J’aurais peut-être tendance à serrer les dents la nuit ce qui abîme ma mâchoire et provoquerait des acouphènes ou du moins n’arrangerait pas les choses, car selon les orl un problème de mâchoire n’apporte pas des sifflements si aigus que les miens …

    @free, c’est tous les jours que je pleure hélas ! Difficile de ne pas focaliser dessus quand le bruit du quotidien de couvre pas les sifflements (sauf certains jours qui sont trop rares) mais j’y travaille comme toi …J’espère que tu ne vivras pas ce fameux lundi trop souvent. S’habituer à des sifflements qui sont changeants ne sont pas chose facile …

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    parle-moi-vrai-sinon-tais-toi

    Membre
    6 juillet 2014 à 22 h 47 min

    Salut Free ^-^

    Du fond de mon cœur, je te remercie…
    Je te remercie pour la sincérité de tes mots, et pour la douceur de ton âme à mon égard…

    Tu ressens de la sincérité dans mes mots Free, et je ressens cette même sincérité dans tes mots aussi… Et tu as raison… le fait de pouvoir ressentir cette douce sincérité… fait du bien au cœur… surtout quand notre cœur vit tous les jours, dans un corps malade, rempli de douleurs que seuls nous, pouvons amèrement ressentir et comprendre…
    Je te remercie vraiment pour ta sincère sympathie. Parce que même à distance, une vraie sympathie, reste vraie… Est-ce que la distance enlève à la sincérité quelque chose ? Bien au contraire, la sincérité, surpasse tout…
    Toutes les barrières qui existent dans la vie humaine… la sincérité, est capable à elle-seule, de toutes les enlever les unes après les autres…

    Mais c’est vrai, qu’il est vraiment très difficile, de détecter si une personne, à notre égard, est vraiment sincère ou non… Je n’ai pas de solution pour savoir…
    Je laisse juste mon cœur être touché…, Et si mon cœur est touché, je me dis alors que certainement, la personne à au moins su dire, ce que j’avais besoin d’entendre… Et si cette personne, réussit à dire les mots que moi-même j’aurais dis… alors là… ça veut vraiment dire que, des maux communs, des expériences communes, des sentiments communs, quelque part… nous unissent… Et nous permettent de nous comprendre un maximum…

    Toute notre vie nous attendons que des gens nous ressemble… et que nous, nous leur ressemblions…
    Pour que par nos ressemblances, nous ne nous sentions plus seuls dans notre compréhension des choses de la vie. Toute notre vie, nous recherchons cette tendresse sincère et cette compassion humaine. Et à chaque fois que nous la trouvons, nous remercions celui ou celle qui pour un instant, nous l’a gratuitement, donné… Et qui pour un instant dans notre vie, nous à permis, d’un peu souffler et nous reposer l’âme et l’esprit et le cœur, même dans notre corps meurtri et malade…

    Reçois-donc en échange Free, mon affection ,et mon respect réel !

    Et pour finir, oui, faisons tout notre possible, pour rendre nos acouphènes le moins handicapent possible… le plus vivable possible… Et ceci, sans jamais oublier, que malheureusement, il y a aussi des personnes, qui malgré toute leur bonne foi… tous leur efforts de tous les jours… tous leur espoirs… n’ont pas les mêmes « chances » que nous, de ne pas avoir des acouphènes handicapant au plus haut point… Et comme le dis très justement Admin, personnes ne doit être pris au même cas… Parce qu’en effet, certains n’ont pas des maux aussi douloureux que d’autres… aussi amères que d’autres… Et parfois, quand les maux sont amères au plus haut point, ils détruisent l’être et le transforme… en amertume vivante…
    C’est ainsi que j’étais il y a quelque temps… Un être amère vivant…
    Mes douleurs m’avaient mis au plus haut degré de l’horreur… J’ai dû alors choisir entre, vivre amère, ou vivre autrement.
    J’ai d’abord vécu amère… haïssant tous mensonges d’ordre médicale et par la même, haïssant ceux que je ressentais gratuitement malhonnête à mon égard. Aujourd’hui, je ne manque nullement de haine pour toutes ces choses, j’en ai toujours autant, et ne m’en cache pas. Mais, mon regard est différent sur un point, le seul point qui me permet de vivre dans le positif et le courage, et la dignité humaine, est de savoir que mes parents que j’aime et qui m’aiment à un point, où il n’y a pas de mots humain pour l’exprimer, ne désirent en aucun cas, que je gâche la vie qu’ils m’ont donné par amour éternel…
    En aucun cas… Jamais… Et d’aucune sorte. Et ce, jusqu’à ma mort.

    C’est l’amour qui nous donne des forces…
    C’est l’amour qui nous fortifie, nous vivifie, et nous mènent vers les bons choix dans la vie…
    Et c’est pourquoi, c’est uniquement par amour, que je continue de vivre ma vie…
    Et dès lors je le sais déjà, Je suis née dans l’amour, Je vis dans l’amour, Je mourrais donc dans l’amour.

    Certes, nous sommes rares, nous autres qui reconnaissons cet état de vie en pleine connaissance de cause, Mais en vérité, nous sommes nombreux à avoir un tel amour les uns pour les autres, sans le savoir. Ce sont seulement les égoïsmes et les orgueils de la vie qui nous séparent les uns des autres Free, Parce que dans nos derniers moments de vie, lorsque nous sentons que la mort va venir nous emporter, subitement, nous ressentons beaucoup de compassion et de tendresse… d’amour vrai… pour tous ceux que nous aimons, et que nous laisserons seuls, sans nous, à notre mort… C’est alors pour eux que nos dernières larmes tombent… Nos dernières pensées, nos derniers désires ne vont donc pas pour nous-mêmes… mais bien pour ceux que nous aimons…

    Mais ce n’est qu’au derniers instants que nous tombons enfin les masques de l’orgueil et de l’égoïsme… Alors que si nous les tombions plus souvent, tous les jours par exemple… nous nous libèrerions de tant de tristesses inutiles… Nous nous libèrerions nous-mêmes, ainsi que ceux que nous aimons… pour certitude.

    Alors par amour fraternel, Free, je te souhaite que ce mal que tu as aujourd’hui, ne soit qu’un mal éphémère, comme ceux des membres de ta famille (et il y a de grandes chances pour que ce soit le cas au vue de tes antécédents familiaux !!) et que dans ta vie, tu sois heureux jusqu’à la fin, toi et les tiens ! Et que tu rendent beaucoup de « biomans » heureux d’aller dans ton magasin Bio quand l’heure viendra !! ^-^ Vive le Bio !!

    Et si l’on se rencontrent encore ici Free, saches que tu es toujours le bienvenu dans mon cœur et dans les pensées… ^-^

    Prends bien soin de toi et de ceux que tu aimes… car sans eux, dans le fond, nos vies ne sont rien…
    Profite de chaque instant avec eux, comme d’un trésor précieux que l’on ne peut jamais retrouver si on le perd… jamais…
    Alors oui, profites-en et prends en grandement soin jusqu’à la fin… de tous ce qui a de la valeur à tes yeux…

    Fraternellement,
    Wehn

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