En avril ne te découvre pas d’un fil. Surtout pas.

Quand avril ne tient qu’à un fil

16 avril 2003

Journée calme et tension palpable.

Ce n’est pas tous les soirs, plus particulièrement depuis quelques années, que l’Olympique de Marseille a l’occasion d’investir le Stade de France. Mais avant d’y penser, encore faudra-t-il ce soir se débarrasser du vautour monégasque et mon voisin de bureau, Marseillais de son Etat, sait bien que la partie sera acharnée.

Il vient de s’enchaîner au Cryptage pour un an et me propose de célébrer ça devant un bon repas et quelques bières de supérette au sein de son humble demeure, sise quartier Notre-Dame-de-Lorette.

Nous voilà donc parti chez lui, où nous rejoint un de ses amis. J’avais maintes fois entendu parler du « Gump », ancien sociétaire de ma boîte actuelle. Celui-ci se caractérise par un besoin de sommeil réduit à son plus strict minimum, mais surtout par la qualité de l’herbe qu’il fait pousser dans le moindre repli de son manteau. Il faut bien reconnaître que sa réputation est loin d’être usurpée. Je sombre littéralement et décide pour me donner bonne contenance de me river à l’écran, derrière lequel nos joueurs au maillot immaculé paraissent bien pâles face à l’envahisseur venu du Rocher.

Je n’ai aucunement l’intention de dormir sur place.

Mon équilibre sera certainement rétabli d’ici quelques minutes.

Peut-être un peu plus.

Malheureusement il n’en est rien et à l’entracte je rampe vers les toilettes, honteux et dépité, afin de me dépoudrer le nez. Au Vélodrome c’est la débâcle et sur ces entrefaites j’annonce à mes hôtes que je regagne mes pénates. Je m’y effondre, terrassé par la défaite et les effluves magiques.

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