Influence de la musique sur le cerveau et les comportements violents

Minh Dung Louis Nghiem et la “culture tam-tam”

Minh Dung Louis Nghiem est un médecin et un écrivain franco-vietnamien. Il est ancien interne des hÎpitaux de Paris.

Il a écrit différents ouvrages :

  • Musique, Intelligence et PersonnalitĂ©, Godefroy de Bouillon, 1999
  • La violence des jeunes et le cerveau reptilien, Éditions de Paris, 2002
  • Le patinage sur glace, Éditions de Paris, 2004
  • La RoyautĂ© primitive : Le modĂšle asiatique, Éditions de Paris, 2004
  • La dĂ©sinformation autour du satanisme, Atelier Fol’Fer, 2005
  • Les arts et l’équilibre mental, Éditions de Paris, 2006
  • Cannibalisme rĂ©volutionnaire, Éditions de Paris, 2008
  • Les dĂ©mons de l’archaĂŻsme & le dĂ©veloppement humain, Via Romana, 2009

Voici un texte dans lequel il nous explique sa vision de l’influence de la musique sur le cerveau et les comportements violents :

Musique, intelligence et personnalitĂ©…

Tout le monde croit que « la musique adoucit les moeurs », que c’est un « art mineur », un divertissement mondain etc. Rares sont ceux qui savent qu’elle peut rendre les gens violents, les transformant en sauvages, et enfin que le progrĂšs technique peut avoir des effets nĂ©fastes sur nos enfants !
Dans cet article, nous ne traiterons pas des effets pervers de la tĂ©lĂ©vision sur l’esprit des jeunes, car ce sujet a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©[1]. DĂšs les annĂ©es 1980, certains jeunes « font du cinĂ©ma » et parlent en « photo langage » (sic), ils raisonnent « par images » suivant la « mentalitĂ© primitive », Ă©tudiĂ©e au dĂ©but de ce siĂšcle, par Levy-Bruhl. L’abus de la tĂ©lĂ©vision, et sans doute aussi du cinĂ©ma ou de la BD – soit de tout ce qui stimule les mĂ©canismes du raisonnement analogique du cerveau – risque d’arrĂȘter la maturation mentale des enfants.
Nous avons publiĂ© les rĂ©sultats d’une enquĂȘte sur les effets de diffĂ©rentes musiques sur le cerveau des enfants. Ils montrent que les « musiques jeunes » Ă  base de tam-tam qui peuvent mener Ă  la transe sont susceptibles d’arrĂȘter la formation de l’intelligence et de la personnalitĂ© de l’homme. Inversement, la musique baroque permet une meilleure intĂ©gration dans la civilisation occidentale, grĂ©co-latine et judĂ©o-chrĂ©tienne[2].

Comment fonctionne le cerveau ?

Depuis les annĂ©es 1960-1970, grĂące Ă  l’Ă©tude des cas d’Ă©pileptiques ayant subi une commissurotomie[3] (afin d’empĂȘcher la propagation des ondes Ă©lectriques et de prĂ©venir ainsi la gĂ©nĂ©ralisation des crises d’Ă©pilepsie, rebelle au traitement mĂ©dical de l’Ă©poque), on sait que l’homme dispose de deux cerveaux :

§ Le cerveau gauche, « intellectuel », siÚge de la conscience

(facultĂ© de percevoir et de reconnaĂźtre le monde grĂące Ă  sa capacitĂ© d’analyse, de conceptualisation et de symbolisation, enfin de « raisonnement digital et numĂ©rique », par association de circuits de neurones, de propositions, de concepts, comme lorsqu’on compte sur ses doigts).

§ Le cerveau droit, « Ă©motionnel », siĂšge de l’inconscient

ou facultĂ© de comprendre par intuition et donc de percevoir et apprĂ©hender globalement l’allure gĂ©nĂ©rale des choses, leur aspect agrĂ©able ou nuisible, les impressions, les images. C’est donc le cerveau du raisonnement analogique par image, de la sensibilitĂ©, des Ă©motions (colĂšre, terreur), de l’humeur (joie, plaisir, dĂ©goĂ»t, tristesse), de l’imagination, de la rĂȘverie, de la crĂ©ativitĂ©.
Il faudrait encore ajouter le « cerveau reptilien » dĂ©couvert par le neurochirurgien Mac Lean dans les annĂ©es 1950. Faisant partie fonctionnellement du cerveau droit, il contient le centre de l’agressivitĂ© (instinct de tuer), le centre de la jouissance (centre hĂ©donique), le centre de la sexualitĂ©. Il contrĂŽle les Ă©motions, l’humeur et les fonctions vĂ©gĂ©tatives (tempĂ©rature et constantes biologiques du corps, rythme cardiaque etc.).

Les types de cerveaux selon la maturation.

Il convient de rappeler le schĂ©ma de l’Ă©volution cĂ©rĂ©brale au cours de la maturation de l’homme, qui s’effectue d’une part suivant le dĂ©veloppement en fonction de l’Ăąge et d’autre part selon la complexitĂ© de la civilisation. On peut dire en substance que tout au long de sa croissance et de sa maturation, l’enfant apprend Ă  connaĂźtre et reconnaĂźtre, en organisant sa mĂ©moire et sa sensibilitĂ© d’abord, et ensuite sa facultĂ© d’analyse et de comparaison.
En Europe, grĂące Ă  l’Ă©ducation, c’est-Ă -dire l’initiation aux usages et aux arts – ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, le bien, le mal, le beau, le laid, etc. – il forme ses goĂ»ts et ses aspirations, (fondĂ©s directement ou indirectement sur le christianisme), en structurant son cerveau droit. L’instruction, en organisant le cerveau gauche, favorise le sens de l’analyse, de la conceptualisation – ce qui est typiquement latin ; les peuples germaniques prĂ©fĂšrent l’empirisme – et enfin le sens critique.
A mesure que la raison de l’enfant se dĂ©veloppe, la maĂźtrise de ses Ă©motions s’affirme et sa personnalitĂ© se stabilise. Ainsi, si il l’Ăąge de 2 a 3 ans, lors de la « crise du moi », l’enfant reste encore un ĂȘtre instable et violent (passant du coq a l’Ăąne, d’une image Ă  l’autre), faisant usage surtout de son cerveau droit, de la « mentalitĂ© primitive » de LĂ©vy-Bruhl, Ă  l’Ăąge de raison de l’Eglise Catholique, vers 10- 12 ans, il devient un ĂȘtre raisonnable, du moins s’il a reçu une bonne Ă©ducation europĂ©enne. Il a alors des sentiments conformes Ă  l’Ă©thique de la sociĂ©tĂ© de ses parents, il est capable de contrĂŽler ses Ă©motions et ses sentiments, de penser par concepts et de raisonner de maniĂšre hypothĂ©tico-dĂ©ductive, ce qui dĂ©note la prĂ©dominance du cerveau gauche, but de l’instruction de l’Ă©cole occidentale. On y reviendra.
L’Ă©volution de la civilisation affecte elle aussi la maturation du cerveau humain. La civilisation comprend les moyens (techniques, lois, institutions, arts etc.) permettant la rĂ©alisation de la culture des hommes : leur vision du monde, leurs aspirations. Le professeur Changeux, du CollĂšge de France, a pu affirmer qu’elle est la mĂ©moire extra-cĂ©rĂ©brale de l’homme. Bref, dans les cas heureux, elle encadre le dĂ©veloppement cĂ©rĂ©bral des populations.
L’Ă©volution spontanĂ©e du cerveau mĂšne Ă  ce que LĂ©vi-Strauss, de l’AcadĂ©mie française, nomme, « la pensĂ©e sauvage », c’est-Ă -dire la pensĂ©e vierge, non spĂ©cialisĂ©e, non modifiĂ©e par une instruction particuliĂšre cherchant Ă  favoriser une fonction mentale spĂ©ciale, par exemple le sens critique ou la conceptualisation comme dans l’Ă©cole française idĂ©ale.
Cette « pensĂ©e sauvage » s’observe chez les primitifs de tous les temps et chez les EuropĂ©ens jusqu’au XVIĂšme siĂšcle. Nous avons remarquĂ© qu’elle s’accompagne de la personnalitĂ© « hystĂ©rique » dĂ©crite par les mĂ©diĂ©vistes tels que J. Huizinga, Marc Bloc et les explorateurs depuis le XVIĂšme siĂšcle : en contraste avec leur apparence athlĂ©tique, les « sauvages » – les ethnologues disent aujourd’hui : primitifs[4] – ont un tempĂ©rament fragile : abattement facile, cruautĂ©, violence, crise de « pĂąmoison », Ă©motivitĂ© excessive, instabilitĂ© des sentiments, de la volontĂ©, tendance Ă  la transe, Ă  l’illusion, Ă  l’hallucination etc. Aussi, pour ĂȘtre complet, il faudrait appeler « mentalitĂ© sauvage » l’association de la pensĂ©e sauvage Ă  la personnalitĂ© hystĂ©rique, qui serait la personnalitĂ© naturelle de l’homme.
Quoi qu’il en soit, l’absence d’Ă©ducation produit la mentalitĂ© sauvage. Quand on vous demande d’ĂȘtre naturel, ce n’est pas qu’on veuille vous voir sauvage, bien au contraire, c’est qu’on vous souhaite d’ĂȘtre encore mieux Ă©duquĂ© ! c’est que l’Ă©ducation sert principalement Ă  freiner le cerveau reptilien.
En France, au XIĂšme et au XIIĂšme siĂšcles, on inventa la rhĂ©torique du comportement sexuel, et l’amour courtois civilisa la sexualitĂ© de l’homme en la contrĂŽlant. La religion chrĂ©tienne, religion de l’amour et de la misĂ©ricorde, essayait pĂ©niblement de bloquer le centre de l’agressivitĂ©, de la cruautĂ© et de la violence, de supprimer les tendances naturelles Ă  l’envi, la jalousie et Ă  la haine stimulĂ©es par les idĂ©ologies fondĂ©es sur l’Ă©galitarisme. Les difficultĂ©s rencontrĂ©es dans cette lutte confuse entre le Bien et le Mal n’ont pas empĂȘchĂ© les pays judĂ©o-chrĂ©tiens d’ĂȘtre les seuls, au XXĂšme siĂšcle, Ă  renoncer Ă  la cruautĂ© officielle (peine de mort, tortures, mutilation etc.), du moins en principe, dans leurs lois.

MĂ©canisme de l’action de la musique sur l’homme.

La musique agit par la mĂ©lodie, l’harmonie, la masse orchestrale et le rythme.

1) La mélodie,

ou suite des tonalitĂ©s (tons, notes) ou air de la chanson, est perçue par le cerveau droit qui peut concevoir un plaisir esthĂ©tique, agissant sur l’humeur et conditionnant, semble-t-il, la sensibilitĂ© d’un peuple. Jusqu’au XVIIIĂšme siĂšcle, la France a Ă©tĂ© rĂ©putĂ©e championne dans le domaine de la mĂ©lodie. Depuis son goĂ»t musical est discutĂ©…

2) La dominante harmonique,

dĂ©pendant des relations entre les sons aigus et les sons graves, leur codification, dans le contrepoint, permet de combiner plusieurs mĂ©lodies ensemble en produisant un effet agrĂ©able pour la sensibilitĂ© europĂ©enne (musique baroque). La partie harmonique de la musique est perçue par la fonction analytique du cerveau gauche ; elle provoque l’Ă©veil et elle est rĂ©putĂ©e dĂ©velopper l’intellect, en augmentant le Q.I. (quotient intellectuel).

3) La masse orchestrale,

ou puissance sonore des instruments de musique. La loi reconnaĂźt que les sons sont dangereux pour l’oreille au-dessus de 85 dĂ©cibels. Or l’Ă©coute des « musiques jeunes » et des « musiques nouvelles » se fait souvent dans une ambiance sonore de plus de 120 dĂ©cibels (concerts rock, discothĂšques, baladeurs). Aussi la surditĂ© (en gĂ©nĂ©ral partielle) est-elle en croissance continue dans les pays occidentaux malgrĂ© les mises en garde du corps mĂ©dical. Car on a rĂ©ussi Ă  inculquer aux gens que la jeunesse idĂ©ale doit aimer le bruit et la violence.

4) Le rythme,

ou suite pĂ©riodique combinant des Ă©lĂ©ments longs et des Ă©lĂ©ments courts (notes blanches et noires ou mouvements de danse). On peut le produire soit avec des battements du tam-tam ou de tout autre instrument de percussion de la batterie ou encore par le synthĂ©tiseur qui imite ces instruments de percussion – ces procĂ©dĂ©s simplistes rythment les musiques dites « jeunes », « nouvelles » ou « modernes » – soit par la combinaison tonale et harmonique des sons provenant de plusieurs instruments de musique (violons, trompettes et harpe par exemple). Ce dernier type de rythme, obtenu sans intervention d’aucun instrument de percussion, est celui de la musique europĂ©enne par excellence.
Seule une oreille exercĂ©e peut reconnaĂźtre et percevoir le rythme europĂ©en. Aussi, la plupart du temps, nos « jeunes » Ă©duquĂ©s – si l’on peut dire – par les mĂ©dias ne l’entendent pas et s’endorment littĂ©ralement en Ă©coutant de la musique classique ! comme si leur cerveau gauche Ă©tait privĂ© de la fonction d’analyse tonale et harmonique et ne recevait aucune information (stimulation) Ă  partir d’une composante rythmique complexe.

L’excitation par le tam-tam : la transe.

La musique est faite de composantes acoustiques : celles-ci sont des quantitĂ©s d’Ă©nergie qui dĂ©clenchent des puisions Ă©lectriques dans l’oreille interne
Elles se propagent vers le cerveau sous la forme de trains d’ondes parfaitement identifiĂ©s par les appareils des ingĂ©nieurs du son.
Ces trains d’ondes empruntent diffĂ©rents circuits nerveux pour ĂȘtre analysĂ©s, identifiĂ©s, comparĂ©s etc. Leur passage dĂ©polarise ces circuits qui ensuite se restaurent pour pouvoir recueillir les ondes suivantes. Si la frĂ©quence est trop grande, certains circuits n’ont pas le temps de rĂ©cupĂ©rer avant l’arrivĂ©e de nouvelles ondes, aussi leur conduction finit par se bloquer : c’est la tĂ©tanisation.
Il s’ensuit que certaines parties du cerveau (les organes servant Ă  la perception fine des sons, par exemple) se coupent du monde extĂ©rieur, qui cesse d’ĂȘtre perçu et reconnu. Pendant ce temps oĂč la perception est comme suspendue, annihilĂ©e, le cerveau droit Ă©motionnel continue Ă  ĂȘtre stimulĂ© par certains battements (qui sont des informations plus grossiĂšres) dont les voies de conduction restent, elles, actives. Bref, la transe serait un Ă©tat de conscience altĂ©rĂ©e oĂč le cerveau intellectuel est perturbĂ© puisque coupĂ© du monde extĂ©rieur et le cerveau Ă©motionnel excitĂ© au maximum.
Cet Ă©tat peut aboutir Ă  l’orgasme avec stimulation du centre hĂ©donique et sĂ©crĂ©tion d’encĂ©phalines et d’endorphines ; d’oĂč l’insensibilitĂ© Ă  la brĂ»lure et aux blessures par armes blanches (cf. sorciers ou mĂ©diums marchant sur la braise et se transperçant le corps). Il est souvent suivi d’un oubli total de la crise. C’est d’autant plus grave que, pendant la transe, l’individu peut se livrer Ă  des actes de violence, des « crimes des foules » (cf. effet de groupe).
Les rythmes trop lents apaisent et endorment. Les rythmes moyennement rapides, accompagnant une belle mĂ©lodie, excitent, produisant plaisir et joie (rythme des danses europĂ©ennes avec de 40 Ă  70 mesures par minute). Au-delĂ  de 90 Ă  100 temps forts par minute, comme dans les danses afro, la musique excite et exalte – si toutefois on est suffisamment africanisĂ© pour l’aimer – au point de produire la transe. Mais il semble bien qu’il faut pour cela avoir un tempĂ©rament qui y prĂ©dispose, la « personnalitĂ© hystĂ©rique ».
La transe s’observe :

1) Lors des sĂ©ances d’audition du tam-tam.

§ Cérémonies chez les primitifs,

mais cela pourrait aussi se produire dans nos messes rock ou blues !

§ Audition de musique tam-tam ou analogue (rock, rap, techno etc.).

Certes, dans le bon jazz, il n’y a pas de batterie : la musique est « syncopĂ©e » (avec un son Ă©mis Ă  un temps faible pour se continuer au temps fort suivant avec une allure saccadĂ©e imitant le tam-tam).
C’est d’ailleurs au cours d’une audition publique de jazz, dans les annĂ©es 1920 qu’on a vu pour la premiĂšre fois en France des auditeurs se battre et casser chaises et fauteuils !

2) Lors des rassemblements de « Jeunes ».

§ « Manifs » politiques, syndicales et autres assemblées.

§ Rassemblements sportifs (hooliganisme).

Ici le dĂ©sordre vient de ce que l’on appelle « l’effet de groupe », mis en Ă©vidence d’abord chez les animaux (puisque l’homme a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©, Ă  tort, comme un animal raisonnable, donc guidĂ© par la raison !). En effet, les entomologistes, spĂ©cialistes des insectes, ont constatĂ© que le fait de vivre en bande modifie la forme, la couleur et le comportement des sauterelles. Ensuite on a observĂ© que des mammifĂšres (bisons, gazelles, Ă©cureuils etc.), habituellement craintifs Ă  l’Ă©tat isolĂ©, deviennent indiffĂ©rents au danger et Ă  la souffrance en troupeaux de centaines de milliers, voire de millions d’individus ; ils courent alors tout droit pour mourir Ă©crasĂ©s contre une falaise ou noyĂ©s dans la mer.
L’effet de groupe, qui rĂ©sulterait de l’intensitĂ© des excitations rĂ©ciproques, semble se retrouver aussi chez l’homme. Car on peut approuver, dans les assemblĂ©es politiques et syndicales dominĂ©es par des agitateurs, des motions qu’on dĂ©sapprouve ensuite en retrouvant la solitude et ses esprits. Cela se voit couramment dans les pĂ©riodes troublĂ©es, comme par exemple en mai 68.
Ces Ă©tats de conscience altĂ©rĂ©e bien connus des agitateurs politiques et des meneurs de « manifs » peuvent ĂȘtre identifiĂ©s Ă  la transe observĂ©e chez les amateurs de tam-tam saccageant les salles de concert, et mĂȘme peut-ĂȘtre chez le loubard sur le point de commettre un acte de violence.
L’auteur se souvient d’avoir entendu, pendant son internat, un psychiatre affirmer, certes en plaisantant, que le sadique jouit (orgasme) pendant son crime. Et l’on sait que la transe aboutit Ă  l’orgasme.
Les non-mĂ©decins qui s’intĂ©ressent Ă  ces Ă©tats de conscience altĂ©rĂ©e veulent Ă  la diffĂ©rence des mĂ©decins, faire la distinction entre la transe et l’extase. Pour les sciences humaines, la transe s’accompagne d’agitation et de tremblements avec obnubilation de la conscience tandis que l’extase, qui caractĂ©rise les chamans et les saints de toutes les religions, se manifeste par le calme, la sĂ©rĂ©nitĂ© et la sur-conscience, une conscience ayant des dimension impĂ©nĂ©trables pour le vulgaire. L’extase (ecstasy en anglais) serait accessible aux pratiquants des « expĂ©riences psychĂ©dĂ©liques » (c’est-Ă -dire expĂ©rience montrant des manifestations de l’Ăąme) produites par l’absorption du LSD, de la mescaline, de cactus ou de champignons hallucinogĂšnes.
Ce sont surtout les adeptes du New Age et des technos parades et les gay qui adoptent avec enthousiasme ce point de vue et demandent la « libéralisation de la drogue » !
Pour trancher : faut-il hospitaliser pour bilan neurologique un saint en mĂ©ditation ? L’examen des droguĂ©s semble suffisant car on sait, depuis au moins vingt ans, que les utilisateurs de LSD peuvent avoir des hallucinations de annĂ©es aprĂšs avoir arrĂȘtĂ© les prises de drogue (ce qui prouve que les molĂ©cules de LSD continuent Ă  survivre et Ă  agir au niveau des rĂ©cepteurs cĂ©rĂ©braux). Nul droguĂ© « sur-conscient » n’est devenu un homme supĂ©rieur, n’a fait de dĂ©couverte en neurosciences (et pourtant certains professeurs de psychologie et d’anthropologie de l’universitĂ© de Los Angeles Ă©taient de ces « sur-conscients »), mais combien ont pu se blesser ou se tuer pour s’ĂȘtre vu pousser des ailes, et avoir voulu imiter Superman s’envolant par la fenĂȘtre !
Finalement les notions de sur-conscience et d’expĂ©riences psychĂ©dĂ©liques semblent ĂȘtre des arguments publicitaires en faveur de lit vente libre de la drogue, trĂšs Ă  la mode dans les mĂ©dias en AmĂ©rique dans les annĂ©es 1970, et ici dans les annĂ©es 1990 – soit avec vingt ans de retard !

Culture tam-tam, drogue et gauchisme.

Il est impossible, lorsqu’on parle de « musiques jeunes », de passer sous silence le problĂšme de la drogue et la philosophie du gauchisme.
Autrefois, en France, la danse populaire comportait des musiques communes Ă  tous les pays d’Europe (valse, polka, marche, quadrille), des musiques considĂ©rĂ©es comme folkloriques ou provinciales (tango, pasodoble, mazurka, bourrĂ©e). Rumba, samba, biguine, blues et jazz, musiques afro inventĂ©es par les noirs d’AmĂ©rique et des Antilles, Ă©taient parfaitement admises dans la bonne sociĂ©tĂ©. Brusquement, en une dizaine d’annĂ©es (de 1960 Ă  1970), on dĂ©cida d’Ă©liminer les musiques populaires europĂ©ennes et de les remplacer par les « musiques jeunes » Ă  base de tam-tam.
La France ne danse plus, elle trĂ©pigne ! Ce dĂ©tournement de la sensibilitĂ© populaire s’explique.
En effet, dans les annĂ©es 1950-1960 est nĂ© aux États-Unis d’AmĂ©rique le mouvement hippy, dit « de la contre-culture » – c’est-Ă -dire s’opposant Ă  la culture traditionnelle et se dĂ©veloppant Ă  cĂŽtĂ© d’elle. Il a pour objet la lutte pour la « libĂ©ration sexuelle » – d’abord, et ensuite la libĂ©ration de toutes les minoritĂ©s : AmĂ©rindiens, Noirs, homosexuels, etc. – et aussi pour le droit de vendre et de consommer de la drogue.
On a alors affirmĂ© que la musique rock Ă©tait le vĂ©hicule des slogans de l’idĂ©ologie du mouvement contestataire. Or en AmĂ©rique tout est bon pour faire de l’argent, et les mouvements politique ou religieux finissent toujours par devenir le moyen de gagner des dollars, et le succĂšs attire toujours des gangsters, des mafieux, des financiers, et mĂȘme des politiciens !
Le rock est arrivĂ© en France dans les annĂ©es 1960 avec le mouvement gauchiste (libĂ©ral, en amĂ©ricain). Le gauchisme rĂ©sulte de la synthĂšse du marxisme, du freudisme (psychanalyse) et du behaviorisme (Watson et Dewey en sont les papes). Cette idĂ©ologie sĂ©vissait dans les milieux trotskiste, maoĂŻstes, communistes rĂ©volutionnaire et dans les facultĂ©s des sciences humaines. Elle peut se rĂ©sumer en un seul article : « il est interdit d’interdire ». DĂ©sormais, il n’y a plus de Bien ni de Mal, mais seulement des plaisirs sensuels. Leurs contraires, les inconvĂ©nients, les « bavures » seront vite rĂ©pares grĂące Ă  l’argent et aux progrĂšs techniques… Il est alors naturel que la drogue et les perversitĂ©s de toutes sortes fourmillent dans les milieux de la culture rock, de la culture rap, de la culture techno, enfin de la culture tam-tam – surtout si cela rapporte.
Si dans les annĂ©es 1950-1970, le rock Ă©tait a base de mĂ©lodies populaires anglaises rĂ©activĂ©es par le tam-tam, trĂšs vite, vers 1980-1990, le mouvement contestataire amĂ©ricain se transforma en mouvement d’ « afro-centrisme » (afin de favoriser l’ « intĂ©gration » des Noirs amĂ©ricains). Les « musiques jeunes » (c’est leur nouvelle appellation dans les mĂ©dias) se simplifiĂšrent alors dans leur composition, avec une accentuation de la dominante rythmique : d’oĂč la naissance du rap des « gens de couleur », « indansable » pour les Blancs, « trop empotĂ©s » !
Enfin, au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, les dirigeants du « showbiz » ont compris que les « jeunes » attirĂ©s par ce genre de culture avaient des goĂ»ts simplissimes et ne recherchaient en rĂ©alitĂ© que l’excitation, et au besoin par la drogue. On s’Ă©tait aperçu que l’ivresse, l’euphorie, l’exaltation, voire l’orgasme de la transe ou de la drogue constituaient leur bonheur suprĂȘme.
D’oĂč l’invention de la techno et autres « musiques nouvelles », qui ne sont que bruit rythmĂ© par le tam-tam et ou les cymbales. Comme l’homme « moyen » des pays de vieille civilisation a une personnalitĂ© trop structurĂ©e pour tomber en transe, dans les « rave parties » (de : to rave, dĂ©lirer), qui sont de vĂ©ritables sabbats modernes tolĂ©rĂ©s par nos gouvernements (mais pour quelles raisons ?), il est prĂ©vu une « facilitation » par prise d’ecstasy, drogue dĂ©mocratique et relativement bon marchĂ©.
Le mouvement contestataire soixante-huitard qui devait nous libĂ©rer de tous les tabous et des « sĂ©quelles des anciens rĂ©gimes », c’est-Ă -dire de la civilisation mĂȘme, a conduit tout naturellement Ă  la culture « tam-tam – drogue », en l’espace d’une gĂ©nĂ©ration. On s’aperçoit alors qu’il fait partie du mondialisme, dont le but est de crĂ©er un gouvernement mondial jacobin, centralisĂ©, dirigĂ© dictatorialement par des financiers. Une fois dĂ©truites, toutes les nations et leurs civilisations, seront remplacĂ©es par une population homogĂ©nĂ©isĂ©e de consommateurs standardisĂ©s jouissant d’une seule « culture » fabriquĂ©e par le « showbiz » amĂ©ricain, et caractĂ©risĂ©e par le tam-tam, les Mac Do, le jean, le volapĂŒk – et bien sĂ»r, la drogue.

Conséquences de la culture tam-tam.

Depuis les annĂ©es 1970, partout en France, dans les magasins, les marchĂ©s, les piscines, les patinoires, les Ă©coles, sur les ondes hertziennes, on n’entend que les battements du tam-tam afro-amĂ©ricain. La valse, musique française traditionnelle, a disparu. La musique, comme les arts en gĂ©nĂ©ral, et la religion forment la sensibilitĂ© d’un peuple, en lui structurant le cerveau droit. Or, selon le peintre Georges Mathieu, de l’AcadĂ©mie des Beaux-Arts, depuis 1930 on n’a cessĂ© de dĂ©molir peinture, architecture et sculpture[6]. Cette action des artistes « modernes » et « contemporains » a Ă©tĂ© encouragĂ©e par le Parti Communiste et son porte-parole Gramsci dans l’intention de dĂ©sorienter les gens[7].
Nous sommes depuis peu sous un gouvernement non pas laĂŻc, mais rĂ©solument athĂ©e, selon les dĂ©clarations de ses dirigeants. Aussi, de tous cĂŽtĂ©s, on cherche Ă  rĂ©duire l’Eglise Catholique au rang des sectes (Moon, Krishna, scientologie etc.). Ce qui veut dire qu‘on cherche Ă  faire l’ablation du cerveau droit de la France. En fait, cette opĂ©ration chirurgicale sera impossible.
Ce qui est faisable, c’est la dĂ©structuration du cerveau droit pour le ramener au cerveau sauvage. Il nous faut rappeler ici que, selon les ethnologues, le sauvage est un ancien civilisĂ© qui a perdu sa civilisation, sa « mĂ©moire extra-cĂ©rĂ©brale », alors que le primitif, lui, a sa propre civilisation, sans doute analogue Ă  celle de nos ancĂȘtres des temps trĂšs anciens, mais figĂ©e dans une certaine Ă©tape de dĂ©veloppement. Le primitif a des tabous et donc une morale.
Le sauvage, lui, n’a aucun scrupule, aucun prĂ©jugĂ©. Il jouit d’une libertĂ© totale, mĂȘme celle de vous dĂ©pouiller de vos biens selon son bon plaisir et sa force ou de vous tuer sans raison. Cette espĂšce humaine existe bien puisqu’un certain palĂ©ontologue l’appelle « homo necans » (necare, en latin, veut dire tuer), descendant de l’homo sapiens : il est fils du ProgrĂšs.
Or les deux cerveaux droit et gauche travaillent en synergie : on raisonne bien en fonction de son instruction (cerveau gauche), mais aussi de son Ă©ducation, de son coeur (cerveau droit). La dĂ©structuration du cerveau droit retentira donc inĂ©luctablement sur la mentalitĂ©, sur l’intellect, sur le niveau scientifique et donc sur le niveau de vie d’un peuple… On voit bien que la France commence Ă  manquer de cadres compĂ©tents.
Certains esprits politiquement incorrects se demandent si nos records de chĂŽmage ne rĂ©sultent pas de l’incompĂ©tence de nos populations ; on n’ose pas encore dire que c’est dĂ» Ă  l’« ensauvagement » des hommes. Le taux d’illettrisme, un des plus forts du monde, laisse quand mĂȘme penser que le Q.I. (quotient intellectuel) de la France a fortement baissĂ©.
Bien sĂ»r, la responsabilitĂ© des « mĂ©thodes globales de lecture » et l’incompĂ©tence des enseignants sont Ă©videntes. Mais, il semble bien qu’on doit prendre aussi en considĂ©ration les dĂ©fauts intellectuels des Ă©lĂšves : il est certain que les sauvages ou ensauvagĂ©s ne s’adaptent pas facilement au monde moderne, qui est fondĂ© sur le progrĂšs technique, et exige une certaine discipline de comportement et de pensĂ©e, trĂšs difficile a acquĂ©rir : les EuropĂ©ens ont mis environ quatre siĂšcles pour y arriver.
Nous ne sommes pas seul Ă  penser que les jeunes gĂ©nĂ©rations sont soumises Ă  une politique d’ensauvagement : la tĂ©lĂ©vision et les contre-cultures fabriquent des barbares, telle est la conclusion d’une Ă©tude sociologique dite au professeur Harouel[8]. Notre enquĂȘte relative aux effets de la musique tam-tam sur les enfants, avec l’aide des neurosciences, qui aboutit Ă  la mĂȘme conclusion, le confirme : l’idĂ©ologie gauchiste, en « effaçant les sĂ©quelles des ancien rĂ©gimes » (sic !) – la grammaire, l’orthographe, la musique europĂ©enne, la peinture, la gastronomie, enfin tous les arts traditionnels, la morale et la religion chrĂ©tienne – nous transforme en sauvages !
Une fois qu’on aura dĂ©truit tout ce qui fait la civilisation, on se trouvera Ă©videmment en pleine sauvagerie. Les preuves de cette sauvagerie sont fournies par l’accroissement des actes de violence, par l’apparition des zones de non-droit dans les pays de culture tam-tam, dont la sensibilitĂ© des populations est rĂ©glĂ©e par le showbiz amĂ©ricain.
Sur le plan individuel, le diagnostic de sauvagerie se fait sur la constatation de la rĂ©apparition de la personnalitĂ© hystĂ©rique. Il s’agit de sujets excessivement nerveux et bruyants, se tenant difficilement en place, et qui, dans les crises de colĂšre ou de dĂ©sespoir, se roulent par terre, broutant le tapis, grinçant des dents, mordant l’entourage comme Guillaume, duc de Normandie (1027-1087) et bien d’autres personnages du Moyen Age. Ils sont capables de violence et de cruautĂ© envers les hommes et les bĂȘtes, ce qui montre que leur cerveau reptilien fonctionne en toute libertĂ©, sans le frein des tabous de la civilisation.
Les faits divers des journaux sont remplis de ces turpitudes.
D’autre part, on sait que la personnalitĂ© hystĂ©rique est fragile, sujette Ă  des accĂšs d’abattement ; ce qui explique sans doute l‘augmentation du taux de suicide chez les jeunes, en particulier les jeunes adeptes de la culture tam-tam… [É]

Comment faire pour prĂ©venir l’ensauvagement des enfants ?

C’est trĂšs difficile, hĂ©las. Il faudrait assumer soi-mĂȘme la responsabilitĂ© et l’Ă©ducation de ses propres enfants.
ComplĂštement ? Ce n’est plus possible, d’une part parce que les deux parents travaillent par nĂ©cessitĂ©, et d’autre part parce que l’Éducation nationale et tout ce qui est « culturel » ou « cultureux » (mĂ©dias, associations etc.) sont infiltrĂ©s et noyautĂ©s par les gauchistes.
On supprimera tout ce qui est manifestement empoisonnĂ© : radio, tĂ©lĂ©vision, musique tam-tam, manifestations politiques ou culturelles… mais on donnera des antidotes : l’Ă©ducation religieuse traditionnelle (c’est encore possible, aprĂšs toutefois enquĂȘte personnelle, car l’habit ne fait plus toujours le moine) et surtout une Ă©ducation artistique aussi Ă©tendue que possible : leçons de musique ou de danse classique, audition de concerts, d’opĂ©ras, et enfin l’Ă©coute de la musique classique et europĂ©enne qui n’est pas plus chĂšre que celle de la musique tam-tam.
Il faut surtout s’intĂ©resser Ă  ses propres enfants, les Ă©couter et rĂ©pondre spĂ©cialement Ă  chacun d’eux, Ă  titre individuel, en conversation privĂ©e en tĂȘte-Ă -tĂȘte, leur donnant ainsi les meilleures leçons sur la dĂ©sinformation du « monde moderne », les meilleures leçons de sagesse et de maturitĂ©.
Le Bien et le Mal, comme le Beau et le Laid, s’apprennent aussi, et en famille. La famille demeure le meilleur instrument d’Ă©ducation, c’est Ă  dire de l’initiation aux usages et aux croyances, donc de la transmission de la sensibilitĂ© et des goĂ»ts d’une nation.
Docteur Minh Dung NGHIEM
Ancien interne des hĂŽpitaux de Paris.
Ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Paris.
TrouvĂ© sur http://voxdei2.free.fr/infos Point Final – Informations chrĂ©tiennes et eschatologiques au quotidien.
[1] Jean-Marie Albertini, La pĂ©dagogie n’est plus ce qu’elle sera, Seuil, Paris, 1992.
.
[2] Minh Dung Nghiem, Musique, intelligence et personnalité, ed. Godefroy de Bouillon, Paris, 1999.
.
[3] Sectionnement de la commissure, c’est Ă  dire des fibres nerveuses reliant les deux lobes cĂ©rĂ©braux.
.
[4] Sur la distinction entre sauvage et primitif, cf. infra, conséquences de la culture tam-tam.
[Cette inhibition du cerveau reptilien est fondĂ©e sur les tabous, interdits arbitraires qui, en contrĂŽlant la sexualitĂ©, ont permis la fondation de la famille – instrument idĂ©al de l’Ă©ducation des enfants ; en attĂ©nuant l’agressivitĂ©, ils ont rendu possible la vie sociale et enfin, en limitant la recherche du plaisir sensuel (en freinant le centre hĂ©donique), donnĂ© aux hommes du temps pour d’autres occupations tout aussi intĂ©ressantes (se cultiver par exemple).
Le tabou consiste Ă  interdire un comportement ou un contact apparemment naturel (Cf. le DĂ©calogue par exemple), en faisant croire que toute infraction entraĂźnerait une punition immĂ©diate : la mort subite ! (dans l’Ancien testament, Oza fut foudroyĂ© au moment mĂȘme oĂč il touchait l’Arche d’Alliance chancelante afin de l’empĂȘcher de tomber). Salomon Reinach, qui a donnĂ© cette interprĂ©tation du tabou, a citĂ© de nombreux exemples tirĂ©s de l’observation des PolynĂ©siens au XIXĂšme siĂšcle. C’est par hasard, par chance ou par rĂ©vĂ©lation que les tabous choisis se sont finalement montrĂ©s profitables pour le groupe humain qui les a adoptĂ©s. Sinon, les lois de la sĂ©lection naturelle se chargent de l’Ă©liminer au profit d’autres groupes mieux inspirĂ©s. Ce n’est que par la suite que l’on dĂ»t imaginer des chĂątiments, lorsque la foi dans la puissance du sacrilĂšge eut diminuĂ©, et inventer des explications mythologiques pour le justifier. Ces crĂ©ations, logiques mais partant de l’irrationnel et de l’imagination sont Ă  la source de la mythologie, des poĂšmes, des chants, de la morale, et donc des arts, de la civilisation.]
.
[6] Georges Mathieu, Le massacre de la sensibilité, éd. Odilon Media, Paris, 1996.
.
[7] Cf. François-Marie Algoud et Désiré Dutonnerre La peste et le choléra, Marx, Hitler et leurs héritiers, éd. de Chiré, B.P. 1, 86190 Chiré-en-Montreuil.
.
[8] Jean-Louis Harouel, Culture et contre-cultures, Ă©d. Presses Universitaires, Paris, 1994.
A lire aussi :  Neurodon 2008

Articles liés

RĂ©ponses

  1. Sans ĂȘtre spĂ©cialiste de la question on peut aisĂ©ment prĂ©ciser qu’il ne suffit pas d’Ă©couter des musiques au delĂ  de 90 ou 100 bpm pour ĂȘtre qualifiĂ© “d’hystĂ©rique”. Cet article est dans l’exagĂ©ration totale, sans aucune preuve empirique. En l’Ă©ducation religieuse comme solution Ă  tout ça… On touche le fond !

  2. Monsieur,
    Pour Ă©crire sur un sujet il faudrait avant tout se renseigner un peu avant d’assĂ©ner des dĂ©finitions totalement fantasques (cf votre paragraphe sur ‘la dominante harmonique’) dĂ©montrant juste que vous ne maĂźtrisez pas votre sujet.
    L’harmonie et le contrepoint sont deux choses bien distinctes.
    Commencez donc peut-ĂȘtre par vous renseignez, prendre conseil auprĂšs de gens qui connaissent le sujet, avant d’Ă©crire.
    Je n’aborde mĂȘme pas la question des ‘analyses’ et ‘conclusions’ que vous portez, les dĂ©finitions Ă©tant dĂ©jĂ  plus que douteuses.
    Cordialement,

    1. Monsieur,

      Pour donner son avis sur un article il faudrait avant tout le lire :
      comme indiquĂ© dĂšs le dĂ©but, c’est un papier de Minh Dung Louis Nghiem, mĂ©decin et Ă©crivain franco-vietnamien, ancien interne des hĂŽpitaux de Paris.
      Je n’en suis donc pas l’auteur – j’en aurais Ă©tĂ© bien incapable.

      Ceci Ă©tant rappelĂ©, il est fort possible qu’il ne maĂźtrise pas son sujet 😉

      Cordialement

    2. Bonjour, il ne s’agit pas de maitrise du sujet musical, mais de l’analyse des effets psychologiques et physiologique de tel ou tel genre musical sur le comportement humain.
      Nombre de psychologues, psychiatres, psychotérapeutes on validé ces théories.
      Peu importe qu’il ne soit pas au fait des diffĂ©rences entre l’harmonie et le contrepoint, ce qui importe est la rĂ©alitĂ© factuelle rĂ©sultante.
      Ce mĂ©decin n’a aucunement une position “lĂ©onine” en la matiĂšre et admet parfaitement la contradiction, mais son argumentaire est basĂ© sur une rĂ©alitĂ© OBSERVABLE (notamment chez les jeunes).

      Si le sujet humain ne suffit pas Ă  “prouver” par l’expĂ©rience les faits parce que la tendance est Ă  tout relativiser, on peut trĂšs bien mener l’expĂ©rience auprĂšs d’animaux domestiques (ce qui a Ă©tĂ© fait chez des bovins) et on observe bien un comportement agressif ou apaisĂ© selon le type de musique.
      Certes l’Ă©ducation religieuse n’est pas en soi la solution, mais elle vĂ©hicule des valeurs propres Ă  mener l’auditeur de musique vers l’apaisement (musique non anxiogĂšne).
      Je pourrai argumenter au delĂ  de cette diatribe succincte, mais il s’agissait pour ma part de rendre hommage Ă  ce mĂ©decin d’origine Ă©trangĂšre (non europĂ©enne) qui pourrait aisĂ©ment ĂȘtre un exemple pour ceux qui forcent les portes de la France sans y ĂȘtre invitĂ©s d’une part et sans ressentir d’affinitĂ© avec la culture europĂ©enne.

      Cordialement