Stimulation du nerf vague et acouphène

Foramen jugulaire

Avant-Propos :

Cet article aura pour unique but de traiter le sujet sur la Stimulation du Nerf vague, dans le cadre d’une recherche d’un traitement efficace aux personnes souffrant d’acouphènes chroniques ou non, bilatéraux ou non et quelque soit le type de son subjectif perçu en abordant dans la mesure du possible, les détails et outils nécessaires à la compréhension de cette étude.

Il se peut que cette section contienne des informations inexactes ou vague et fera donc l’objet de mises à jours aussi régulière que possible et sera corrigé afin de rester le plus précis qu’il soit, en rapport avec les sources étudiés et récoltés, et aux contenus qu’il proposera à titre informatif pour tous.

Vous prenez donc connaissance de cet article comme une ébauche et que par conséquent vous vous engagez à ne pas critiquer et/ou discréditer l’auteur de l’article, ni les médecins, cliniciens, scientifiques et/ou personnels soignants du monde médical à l’origine de cette recherche, ainsi que les intervenants dans les commentaires de cet article.

Vous êtes en revanche, convié à venir poser des questions, participer à la rédaction et à l’amélioration de l’article, communiquer vos impressions & appréhensions en lien avec son contenu et ainsi créer un climat d’entraides dans le respect de chacun, l’accès à l’information, pour ensuite tenter de mettre concrètement en oeuvre des moyens pour d’une part informer la population acouphénique de l’existence de cette recherche, d’autre part alerter et encourager l’opinion médicale en essayer de faire introduire des premiers traitement expérimentaux sur le sujet en France et en Europe.

Avant de commencer à rentrer dans le vif du sujet nous allons brièvement rappeler ce qu’est le nerf vague, qu’elle est sa fonction. Ensuite nous verrons en quoi le stimuler peut-il justement espérer atténuer voir faire disparaître les acouphènes.

Qu’est-ce que le Nerf Vague ?

Nous allons donc commencer par un petit cours d’anatomie humaine. Le nerf vague appelé également nerf pneumogastrique est la 10ème paire du nerf crânien parmi les 12 qui le composent. Il se compose de 2 fibres nerveuses traversant une partie de notre corps, l’une à droite très courte, l’autre à gauche très longue qui se prolonge en plusieurs petits filets nerveux connectés à différents organes à travers le corps.

Le nerf vague, commence à apparaître depuis les substances grises dispersé ça et là dans la substance blanche (tissu) de l’encéphale (cerveau). Le nerf quitte ensuite la boite crânienne par le biais du foramen jugulaire (trou situé à l’arrière de l’intérieur du crâne).

Foramen jugulaire
Sur ce schéma, le foramen jugulaire est représenté par le trou situé entre le rocher et l’os occipital dont il est traversé par le veine jugulaire interne (en bleu).

Il va ensuite descendre dans le cou dans la zone de la gaine carotidienne (en arrière de la veine jugulaire et de l’artère carotidienne) il va ensuite se prolonger dans l’œsophage, continuer dans le médiastin (zone de la région thoracique se situant entre les deux poumons) avant de passer dans le diaphragme (tissu musculaire servant de séparation entre la région thoracique [poumon] de la région du ventre) avant de terminer sa course dans l’abdomen, le tout en répartissant plusieurs petits filaments nerveux chacuns connectés aux viscères de l’abdomen, de la cage thoracique, à l’ensemble de la zone laryngo-pharyngien (foie, estomac, cœur, poumon, etc.), où ils va se retrouver entremêlé avec les filaments du nerf vague droit dans certaines régions donnant naissance à un réseau nerveux vaste et complexe.

A l’intérieur du nerf vague en lui même nous retrouvons aussi un nerf que l’on appelle nerf récurent, il est mixte dans ses capacités, c’est à dire qu’il assure à la fois des fonctions motrices et sensitives, le nerf récurrent innerve les cordes vocales.

Nerf vague
Sur ce schéma, on peut voir les différentes régions du corps traversé par le nerf vague en nerf principale (grosse artère jaunes), puis en prolongement de filaments nerveux (petites artères jaunes).

Quelle est la fonction du Nerf Vague ?

La fonction principale du Nerf Vague est végétative, c’est à dire qu’il va assurer l’automatisme ainsi que l’autonomie des organes auxquels il est connecté.
La fonction végétative va donc concerner le coeur ainsi que les différents vaisseaux qu’il va gérer comprenant :

  • Les glandes surrénales
  • Le pancréas
  • La thyroïde
  • Les glandes endocriniennes
  • L’appareil trachéo-broncho-pulmonaire
  • L’appareil digestif

Cependant il dispose également des fonctions motrices, assurant l’innervation du voile du palais en intervenant dans la déglutition. Il possède une action motrice sur le pharynx comprenant les transmissions des sensibilités :

  • Du Larynx
  • Du Pharynx
  • De l’Épiglotte
  • Du voile de la base de la Langue

Lorsque le Nerf Vague ou Nerf Pneumogastrique est stimulé il secrète une substance chimique l’on appelle acétylcholine qui joue un rôle de neurotransmetteur, cette sécrétion est effectué par une variété de cellule nerveuses (neurone). Son rôle est donc de permettre le passage de l’influx nerveux dont la conduction se fait grâce à une zone de contact (synapse, fente synaptique) situés entre deux cellules (neurones).
Cette stimulation déclenche alors les effets suivants :

  • Un ralentissement de la fréquence des battements du cœur
  • Une diminution du calibre des bronches
  • Un renforcement de la contraction des muscles lisses (muscle autonome) du tube digestif
  • Une augmentation de la sécrétion de la salive et des sucs digestifs
  • Diminution de la tension artérielle (fonction hypotensive)
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La question de la Stimulation du Nerf Vague

Microtransponder

La société médicale MicroTransponder issu de l’Université de Dallas au Texas (UTD) en 2007 dont l’un de ses fondateurs le Docteur Larry Cauller ambitionne de créer une entreprise qui comprendrait des neurosingénieurs & cliniciens collaborant avec des étudiants universitaires & partenaires dans le but d’innover dans la recherche sur des dispositifs neurologiques, capable d’apporter des solutions thérapeutiques au profit des patients.

La société va donc se concentrer principalement sur des recherches en neurostimulation pour trouver un traitement contre l’acouphène, mais également aussi des traitements sur le rééducation du cerveau auprès de patients ayant subit un AVC.

Une première étude sur un modèle animal

En 2010, l’Acouphène touche 20 % des 40 % de vétérans militaires Américains revenus des différents conflits des coins du globe, ainsi que 10 % de la population Américaine âgé de plus de 65 ans, l’Administration des Vétérans consacre plus de 1 milliard de dollars de dépenses en prestations d’invalidités dû à l’Acouphène.

L’institut National pour la Santé NIH (National Instutes of Health) décide alors de verser à la firme de l’Université de Dallas une somme de 1,7 million de dollars, le Docteur Michael Kilgard décidé d’utiliser quelques 448 000 dollars de cette subvention afin de prolonger la recherche sur 2 ans. L’objectif était d’accumuler suffisamment de données utilisant la Stimulation du Nerf Vague pour traiter les acouphènes chez des sujets humains aux Etats-Unis, sachant que ce type de traitement à déjà été testé précédemment chez l’homme avec succès contre la dépression et certaines formes d’épilepsies (environ 90 000 patients ont bénéficié de ce traitement.)

Stimulation du nerf vague
Le Dr. Michael Kilgard (à gauche) à utilisé quelques 448 000 dollars sur les 1,7 million de subvention sur 2 ans afin de continuer à tester si la stimulation du nerf vague peut entraîner le cerveau à ignorer les signaux nerveux qui simulent les tonalités de l’Acouphène.

Une partie des fonds sera au final reversé au Docteur Michael Kilgard afin qu’il puisse continuer ses recherches pratiques de son côté avec un fil externe (traitement moins invasif) dans son laboratoire tandis que le reste reviendra à MicroTransponder pour faire progresser la recherche. Pour Will Rosellini PDG de la firme, l’objectif ultime est de développer un système injectable par une seringue afin d’être le moins invasif possible, cependant beaucoup de pallier doivent être franchit avant d’en arriver là. Une fois que des donnés suffisantes auront été recueilli auprès des rats, les premiers tests pourront commencer sur l’Homme.

Les résultats du traitement sur le rat

6 mois plus tard les premiers résultats tombent et sont plus que satisfaisant, le traitement de la stimulation du nerf vague chez le rat à été un succès total ouvrant alors la voie d’une perspective du traitement sur l’homme.

Les chercheurs ont émit l’hypothèse que lors d’un traumatisme sonore, les cellules ciliées détruites ne pouvant plus transmettre l’information au cortex auditif, celui-ci ne percevant plus la fréquence détruite va alors par compensation créer l’Acouphène. En clair, trop de neurones seraient dédiés à la même fréquence sonore, les rendant alors probablement plus sensibles.

Ils ont débuté par un premier groupe sain en commençant une stimulation du nerf vague mesurant d’abord la réaction des neurones sur une fréquence de 4 kilohertz au tout début, avant de continuer sur une répétition de 300 stimulations journalières à l’exposition d’un son d’une tonalité de 19 kilohertz, ceci dans le but d’augmenter la plasticité des neurones de la fréquence de la tonalité utilisé, afin d’en créer le double pour remplacer les fréquences déficientes théoriquement. Au bout de 20 jours le résultat à été couronné de succès puisque en moyenne, 70 % des neurones des rats ont répondu à la sonorité des 19 kilohertz (dédoublement des neurones dû à la plasticité cérébrale), faisant réduire la perception du son de 4 kilohertz à un niveau plus faible qu’ils ne l’étaient au début de la thérapie.

Ils ont ensuite continué sur un second groupe cette fois-ci auxquels à été exposé à des niveaux sonores élevées afin de provoquer un Acouphène. Ils ne pouvaient alors détecter une fréquence sonore proche de celle de leurs Acouphènes et ne pouvaient donc pas réagir aux stimuli de la fréquence déficiente. Le succès est encore au rendez-vous et ce en un laps de temps très court (seulement 10 jours), les rats ont de nouveau été capable de réentendre la fréquence perdue.

Expérience nerf vague
Schéma de l’expérience réalisée. Des rats sont soumis à un bruit intense (exposure to intense noise) pour provoquer des acouphènes (tinnitus). Ces rats sont ensuite soumis à une fréquence (tone, en bleu), à une stimulation du nerf vague (vagus nerve stimulation, en rouge) ou aux deux simultanément. Seule la troisième solution est efficace pour éliminer les acouphènes (no tinnitus) et rétablir une activité neuronalee normale. © Nature

Trois mois après la thérapie, l’effet est toujours perçu sur les rats qui détectent la fréquence qui leurs étaient manquantes au départ, ce qui amène à la conclusion que la thérapie peut être bien efficace sur le court et moyen terme. Les détails complet de l’étude ont été publiés dans la revue scientifique Nature le 12 Janvier 2011.

Navzer Engineer
“Cette méthode peu invasive sur la génération de la plasticité neuronale nous permet de manipuler avec précision les circuits du cerveau” à déclaré le Docteur Navzer Engineer.
Michael Kilgard
“La clé est qu’à l’inverse de précédents traitements, nous ne masquons pas les Acouphènes, nous ne les cachons pas. Nous éliminons la source des Acouphènes” à déclaré le Docteur Michael Kilgard.
MicroTransponder
MicroTransponder, une société de dispositifs médicaux spécialisé en neurosciences fondée par l’Universitaire de Dallas le Docteur Will Rosellini (au centre), qui a découvert que les sons accouplés à la stimulation du nerf vague à permis d’éliminer l’Acouphène chez le rat.

L’étude pilote sur l’homme

MicroTransponder et le Docteur Michael Kilgard ont en collaboration avec des confrères Belges décidé de la mise en oeuvre d’un protocole pour la réalisation de la première série de test du traitement par la stimulation du nerf vague chez l’homme dans l’espoir de soigner l’Acouphène. Cette première recherche est conduite à une échelle réduite sur 10 individus volontaires au CHU d’Antwerp. Avant le début des test, le Docteur Michael Kilgard s’est voulu montré rassurant en déclarant que : “Moins de la moitié des traitements qui sont efficaces chez les animaux sont couronnés de succès lorsqu’ils sont conduit sur l’homme”. Quand on sait que l’étude précédente sur les rats indiquait que plus de 70 % présentaient des résultats positifs il y a de quoi avoir une confiance supplémentaire quand à cette première série.

Sven Vanneste
Docteur Sven Vanneste Un des nombreux chercheurs sur le traitement de l’Acouphène par la Stimulation du Nerf Vague

Cette étude de septembre 2013 fait donc suite à l’étude précédente datant du 12 janvier 2011, soit après 2 ans et 8 mois d’attentes. Les premiers résultats sont tombés le 21 Novembre 2013 dans un article parut sur le site de l’Université de Dallas, il semblerait qu’effectivement pour cette première série de test, la stimulation du nerf vague chez l’homme dans le but d’obtenir un traitement de l’Acouphène soit efficace !

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Les résultats se décomposent comme suit : 5 des 10 patients ayant vécu au moins 1 an avec des acouphènes et suivit la thérapie pendant 4 semaines (durée totale de cette première série) ont montré des résultats significatifs et stable 2 mois après le traitement avec une réduction en moyenne de 26 décibel dans la perception et une réduction de 44 % sur l’impact qu’il produit dans la vie quotidienne pour 3 des 10 patients. L’innocuité de la thérapie après implantation en raison de 2h30 de traitement par jour accouplé à un générateur de son externe (visite à la clinique obligatoire & suivi) n’a pas montré d’effets secondaires indésirables. En ce qui concerne les 5 autres patients pour qui il n’y a pas eu d’améliorations, ils étaient tous sous un traitement médical au moment de la thérapie pour divers problèmes de santé.

Électrode de stimulation sur le nerf vague
Pour l’étude, une électrode de stimulation a été implanté directement sur le nerf vague de 10 personnes souffrants d’acouphènes. Ils ont reçu 2 heures 30 de traitement quotidien pendant 20 jours (hors week-end).

En quoi consiste la stimulation du Nerf Vague ? Comment se déroule t-elle ?

Comme nous avons survolé le sujet ci et là, nous allons faire un résumé sur quoi porte la Stimulation du Nerf Vague. C’est une opération chirurgicale qui consiste en l’implantation d’une électrode, rattaché au nerf vague par un fil en plomb qui est directement relié sous la peau au neurostimulateur (placé sous la peau en dessous de la clavicule) qui se chargera de transmettre les informations à l’électrode à tel moment et à quel intensité il doit donner des petits coups de stimuli afin d’activer le nerf vague pendant le traitement. Cela sera la toute première étude qui verra l’implantation d’un stimulateur interne, le sujet pourra donc suivre le traitement à son domicile, contrairement à l’étude précédente où le stimulateur était externe, nécessitant une visite journalière à la clinique.

Neurostimulateur
Le Neurostimulateur connecté au Système Serinity qui sera chargé de transmettre les ordre d’impulsions électrique à l’électrode rattaché au Nerf Vague afin de le stimuler.

Au moment de la thérapie, un casque audio et un ordinateur portable équipé du système Serinity seront fournit au patient afin qu’il puisse bénéficier de la thérapie à raison de 2h30 par jour et ce pour une durée d’environ 12 mois minimum, voir plus car il va s’agir d’une étude sur le long terme.

Stimulation du nerf vague et de l'audition
Le patient verra son Nerf Vague (en jaune) stimulé via l’électrode (lead) grâce à l’IPG à raison de 2h30 par jour pendant une durée indéterminé sur le long terme. Il recevra en complément des fréquences de tonalités différentes (grave, médium, aigu) via le port d’un casque relié à un ordinateur portable utilisant le système Serinity pour reprogrammer la plasticité cérébrale depuis le Cortex Audif (en vert) afin de supprimer définitivement l’Acouphène perçu.

Le neurostimulateur étant directement implantable il ne nécessitera donc pas d’être connecté par câble à un stimulateur externe. Il disposera d’un système wifi qui sera automatiquement activité via le programme Système Serinity depuis l’ordinateur portable. Le sujet aura comme contrainte de rester à proximité le temps du traitement quotidien.

Neurostimulateur implanté
Le Neurostimulateur implanté sera activable à distance via à un équipement spécifique utilisant la technologie du Wifi au moment du lancement de la thérapie par la biais du Système Serinity via l’ordinateur portable.
Serenity
Le Système Serinity est un programme développé par MicroTransponder pour répondre spécialement au besoin du patient en vue de traiter son Acouphène. Il permet dans un premier temps d’activer le neurostimulateur implanté afin de pouvoir envoyer des fréquences d’impulsions à l’électrode afin de stimuler le Nerf Vague. Dans un second temps il enverra des tonalités différentes sur diverses fréquences au patient via un ordinateur portable par le biais d’un casque d’écoute clinique. Dans un troisième et dernier temps, il récoltera en temps réel les résultats de la thérapie du jour et diverses statistiques qui serviront ensuite de base de données auprès de MicroTransponder.
thérapie contre les acouphènes
Le patient pourra s’installer confortablement sur un fauteuil et s’occuper à lire un livre ou un magazine pendant qu’il recevra sa thérapie quotidienne (2 heures et 30 minutes).

Début de la seconde étude

En Mars 2014, la société à décidé de passer à la vitesse supérieure comme prévue depuis quelques mois. Suite aux résultats positifs de la précédente étude pilote sur l’homme mais trop courte cependant, MicroTransponder à ouvert par le biais de son site l’accès d’une page web qui donnera approximativement les détails de cette seconde recherche qui se verra beaucoup plus grande sur l’échelle humaine, elle sera cette fois-ci répartit sur 4 centres hospitaliers différents au travers des Etats-Unis.

A la fin de cette page web se trouvera un formulaire d’inscription soit en tant que candidat voulant participer à l’étude pour ceux et celles qui seront volontaires. Ou un formulaire d’inscription à la newsletter afin de se tenir au courant des résultats et des avancés de la recherche dans le domaine de la Stimulation du Nerf Vague si le sujet ne remplit pas tous les critères d’éligibilité de participation et/ou parce qu’il n’aura simplement pas souhaité y prendre part.

Voici un bref condensé de ce que vous y trouverez, si vous souhaitez avoir les détails complet vous pourrez retrouver un lien de téléchargement du fichier en format PDF traduit intégralement en français un peu plus bas dans l’article.

Pour participer à l’étude il faudra :

  • Remplir un formulaire de consentement
  • Remplir un questionnaire d’appréciation, d’humeur sur la perception des Acouphènes avant (l’implantation), avant-pendant-après la thérapie et ce plusieurs fois par jour puis ensuite par espacement de plus plus en grand au fil des semaines, mois,… (en plus des compléments recueillis par le Système Serinity lors des séances de thérapie à domicile)
  • Prendre en compte les informations sur le déroulement de l’opération lors de l’implantation de l’électrode et du NeuroStimulateur
  • Effectuer des visites ponctuels au centre chargé de l’étude que vous aurez choisi, puis de plus en plus espacé au fur et à mesure du temps.
  • Passer des tests cliniques et des examens biologiques plusieurs fois par jour avant (implantation) puis avant-pendant et après la thérapie puis de plus en plus espacé au fur et à mesure du temps (en complément des informations recueillis par le Système Serinity et les Questionnaires d’appréciation, d’humeur, etc.)
  • Prendre en compte le déroulement complet de la thérapie, comment utiliser le Système Serinity, ce qu’il faut faire et ne pas faire pendant le traitement
  • Prendre note des différents critères d’éligibilités
A lire aussi :  L’Usine Nouvelle

Pour accéder au programme complet de la page web traduite intégralement en Français, cliquez ici :

Etude clinique sur la stimulation du nerf vague pour le traitement de l’acouphène

Une thérapie enfin viable et efficace ?

En attendant les résultats sur cette seconde étude, et même si pour l’instant les retombés positifs sont peu nombreux, il y a un grand espoir et fort à parier qu’il pourrait à ce jour s’agir de la meilleure solution qui sera mise à disposition de ceux qui souffrent de cette maladie.

Le journal scientifique local “Breakthroughs” dans un article publié le 19 Février 2014 va dans ce sens en reprenant les propos du Docteur Sven Vanneste :

Aujourd’hui, il n’y a pas de remède pour traiter l’Acouphène, seulement des traitements pour soulager les symptômes. Certaines personnes sont aidés avec des appareils auditifs, d’autres avec la thérapie par le son, certains avec des anti-dépresseurs, d’autres même avec la méditation. Mais aucun de ces traitements ne soigne l’Acouphène, ils attaquent seulement les symptômes. Pendant longtemps les gens pensaient que l’acouphène était un vrai problème d’oreille, mais il s’agit réellement d’un problème cérébrale. Car le cerveau tente de remplacer les fréquences qui ne sont plus entendu – de sorte que le bruit aigu soit comme un fantôme de l’audition déficiente. Pour changer l’Acouphène vous devez changer l’activité dans le cerveau en stoppant la surcompensation. Une des façons de le faire et de stimuler le nerf situé dans le coup, nommée le Nerf Vague.

De plus en plus de journaux, principalement Anglais se mettent à relayer l’information au quatre coins du monde, qui tend à montrer que le sujet devient de plus en plus sérieux (sauf en France) et à passer un cap dans la lutte contre ces cancers psychiques, jusqu’alors incurable. Le journal Britannique “The Indepedent” dans un article publié le 25 Juillet 2014 relate des propos de Michael Kilgard recueillis par le journal “The New Scientist” :

Je pense qu’une version de ce traitement sera ouvert au grand public dès la mi-2015.

En conclusion, gageons que ce traitement puisse enfin être le traitement miracle que nous Acouphéniques du monde entier attendons depuis si longtemps, et surtout qu’en cas de succès effectif, qu’il puisse d’une part ouvrir une nouvelle voie dans la recherche au niveau de la stimulation du Nerf Vague en planchant sur une combinaison d’un médicament stimulateur (moins invasif que l’implant d’une électrode et d’un neurostimulateur) combiné à une thérapie sonique sur différentes fréquences, d’autres part à l’accès rapide de ce traitement au grand publique, et surtout un accès rapide dans le monde et principalement en France où la grande majorité du corps médical (Médecin, ORL, Clinicien, etc.) ancré dans leurs idées préconçu que l’Acouphène ne serait qu’une simple gêne, affectant réellement une infime minorité de personnes, qu’il n’y a pas de vrai problème, se traduisant alors donc plus par un problème psy (croyance du tout stresse) que par un problème physiologique, que la prise en charge d’une recherche d’un traitement est une perte de temps et d’argent, auxquels seul les thérapies de masquage et/ou de sophrologie (réduction du stresse causé par l’Acouphène mais jamais l’intensité de l’Acouphène lui même) sont les seuls thérapies et vérités universelles en guise de traitement.

Affaire à suivre…

Article rédigé par @randal
(avec l’approbation de Laurent Matignon aka @admin)
pour le site Oreille Malade

Sources & Annexes utilisées pour la rédaction de l’article

Anatomie et Fonctionnement du Nerf Vague :

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Nerf_vague
  • http://sante.lefigaro.fr/sante/organe/nerf-vague/quest-ce-que-cest
  • http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/nerf-pneumogastrique/symptomes

Etude de la stimulation du Nerf Vague et les effets sur l’Acouphène :

  • http://www.microtransponder.com/ (Site officiel de la société MicroTransponder responsable du projet)
  • http://www.utdallas.edu/news/2010/8/9-4791_NIH-Grant-Supports-Profs-Search-for-Tinnitus-Cure_article.html
  • http://www.utdallas.edu/ (Le site officiel de l’Université de Dallas au Texas)

Etude & Résultats chez le modèle animal – le rat :

  • http://www.utdallas.edu/news/2011/1/13-8021_Findings-Show-Promise-in-Battle-Against-Tinnitus_article.html
  • http://www.nature.com/nature/journal/v470/n7332/full/nature09656.html (Site de la publication détaillé de l’étude et des résultats)
  • http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-acouphegravenes-une-question-de-nerf-vague-_4795_lirelasuite.htm#lirelasuite (Article Français du site Santelog)
  • http://www.20minutes.fr/sante/651980-20110112-sante-stimuler-nerf-cou-offre-espoir-guerir-acouphenes (Article sur le site du journal 20 minutes)
  • http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-acouphenes-espoir-traitement-reorganisation-cerveau-27306/ (Article sur le site Futura-Sciences)

Etude pilote et premiers résultats sur l’homme :

  • http://www.utdallas.edu/news/2013/11/21-27531_Clinical-Trial-Brings-Positive-Results-for-Tinnitu_story-wide.html

Seconde Etude sur l’homme à plus grande échelle et première estimation d’un traitement ouvert au grand publique à court-moyen terme :

  • http://www.utdallas.edu/~sxv140030/clinical_trial/ (Site d’inscription pour la seconde étude, détails complète de la thérapie)
  • http://www.newscientist.com/article/mg22329794.000-nerve-implant-retrains-your-brain-to-stop-tinnitus.html#.VFdPAsmoGbF (Article sur le site de The New Scientist)
  • http://bionews-tx.com/news/2014/07/25/microtransponder-develops-vagus-nerve-stimulating-system-to-treat-tinnitus/ (Article sur le site de Bio New Texas)
  • http://www.mixmag.net/news/device-could-retrain-brain-to-reduce-tinnitus (Article sur le site de Mixmag)
  • http://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/new-audio-treatment-could-cure-tinnitus-by-remodelling-the-brain-9628951.html (Article sur le site du journal The Independent)
  • http://breakthroughs.kera.org/tinnitus/ (Article sur le site du journal scientifique local “Breakthroughs”)
  • http://www.nyteknik.se/nyheter/innovation/article3838703.ece (Article sur le site d’un journal Suédois)

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Responses

    1. Bonjour der-kerkovian,
      J’ai vu des témoignages filmés de personnes (peut être les avez vous deja vu) parlant d’un médecin israélien qui leur a permis de retrouver une vie sereine ,car ce médecin sait comment soigner le symptôme…
      Ce médecin traite ses patients au cas par cas, en leur accordant tout le temps nécessaire à la compréhension de leur pathologie, et en leur prescrivant un traitement sur le long terme qui les soigne considérablement apparement…
      Je crois sincèrement que ces témoignages sont sérieux, et parle du Dr Shemesh, qui exerce à Tel-Aviv.
      En espérant que ces infos puissent vous aider..

    2. moi c est pareil; ça fait 4ANS et demi que ça siffle depuis un énorme traumatisme sonor; je ne tiendrai pas une année de plus ; de grace essayer de nous soulager c est pire que la gestapo

    3. Bonjour
      Je ne suis pas surprise par cet article en effet des interventions en réflexologie ( interventions réelles et pas charlatanisme et il faut bien faire la différence ) sur le nerf vague donnent de très bons résultats.

  1. Waouh je cite ci-dessus 2 termes importants qui amènent un vif intérêt, car quelques-uns d’entre nous feront certainement partie de ces fameux 30% – malheureusement :
    – le lien avec le cerveau, et pas nécessairement l’oreille
    – la France n’a bizarrement pas énormément relayé l’information.

    Déjà c’est un vrai espoir de pouvoir peut-être un jour de bénéficier de cette thérapie, qu’elle fasse peut-être des petits, et qui sait de voir nos acouphènes respectifs disparaître si ce n’est espérer au moins un vrai apaisement non pas de simple soulagement (largement insuffisant pour un acouphène chronique) mais par une diminution du symptôme.

    Mais je me pose un tas de questions.
    je n’exposerai pas ici toutes ces questions, mais en tant que malade – souffrant – j’aimerais au moins une nette amélioration dans notre pays, au niveau institutionnel comme au niveau médical :
    – reconnaissance du problème qui, même s’il est difficilement reconnu, a souvent de fâcheuses conséquences en termes social et d’emploi. Et – le plus important – au niveau du sérieux médical, entre autres vraie collaboration entre ORL et neurologues et vraie prise en charge (s’agissant de cerveau et oreille)..
    – recherche de la cause possible de l’acouphène – chez le malade (causes différentes d’un malade à l’autre).
    – est-ce que les audiogrammes sont adaptés à la situation, est-ce que les acouphéniques doivent avoir une perte auditive pour être un peu “plus” pris au sérieux ?

    Et par conséquent est-ce qu’il pourrait être envisagé de vrais suivis médicaux, limiter le stress du malade qui non seulement sera de moins en moins réceptifptif aux fameux “habituez-vous” et “rien à faire”, et dont l’acouphène augmente avec le stress (petit rappel : l’objectif d’une consultation= soin et non augmentation…).

    En tout cas les essais sur le nerf vague sont prometteurs, je m’étonne encore que notre cher pays ne s’en soit pas beaucoup fait l’écho (…), tout comme – entre autres – les essais de régénération cellulaire engagés en été 2014 ?
    J’espère que le message passera et que la lutte contre la notre maladie a de beaux jours devant elle.

    ESPOIR

  2. Ça fait longtemps que la France est bassinée avec ces discours se rapportant toujours à l’oreille. Peut-être certains cas mais pas tous loin de là.
    c’est certainement pour ça que le pays n’a pas énormément colporté cette possibilité : ça contredit toutes leurs façons de croire, dire… Et surtout faire, au détriment des malades !
    alors soit on ouvre le champ de vision et on accepte qu’il y a des possibilités que les causes des acs soient variées – soit on continue comme avant et on fonce droit le mur.
    autre possibilité on remet tout à plat. Comme de toute façon les modèles existants n’ont pas permis d’énormes avancées (…), c’est que forcément on se trompait. En ne cherchant pas au bon endroit et en faisant “double jeu” 🙂

    TOUT L’INTERET EST LA LUTTE CONTRE LA MALADIE QUITTE À ABANDONNER LES MODELES DU PASSÉ

    1. @jcguillot Merci pour ta contribution et relayer le débat sur la question d’une véritable prise en charge qui n’a pas encore émergé en France. Si l’information n’est pas encore apparu c’est parce que disons que nous avons une réputation de conservateur, et que l’on va s’appuyer uniquement dur comme fer (jusqu’à ce que ça finisse par éclater au grand jour, mais pour combien de temps ?) sur des idées préconçues et que c’est la seule voie alors que les autres pays alentours notamment anglo-saxons envisage une nouvelle approche que le simple anti-dépresseur + psychothérapie, etc. Cela va donc prendre beaucoup de temps avant qu’on ne décide de changer de méthodes, c’est pour ça que j’envisage de plus en plus un traitement à l’étranger, je ne vais pas attendre, pardon je devrais plutôt dire souffrir encore des années juste pour engraisser les poches de soit-disant médecin voulant notre bien…
      Quoi qu’il en soit, si tu as des questions sur l’article ou sur le traitement en lui même, n’hésite pas à me les poser car je vais rentrer en contact avec ces équipes. N’hésite vraiment pas si tu en as, cette article à aussi été rédigé en partie pour ça 😉

      1. Les anti dép et autres “thérapies” ne sont que des pansements. Non qu’on ne puisse s’en passer car il faut bien vivre avec en essayant d’atténuer mais honnêtement – si on met un pansement pour limiter l’hémorragie celle-ci n’est pas résolue.

        ce n’est pas pour dire mais c’est loin de rejoindre le fameux “principe de précaution” attribué au pays car qui dit précaution dit “éviter” et certainement pas “essayer de imiter les dégâts à l’aveugle sans se préoccuper ni du fond du problème au risque en plus d’ignorer le malade et sa souffrance” – quand bien même le fameux “limiter” est largement insuffisant pour certains cas.
        Et faire avaler constamment des médicaments sans savoir pourquoi on les administre, je ne vois pas où est le principe de précaution. Je me demande d’ailleurs l’impact économique que ça a sur notre pays, surtout qu’il a bizarrement la réputation d’être un gros consommateurs d’anti depresseurs et autres somnifères.

  3. La stimulation du nerf vague dans d’autre application est t’elle déjà épprouvé ?
    Parce que j’avoue que je suis pas serein à l’idée de faire cette opération … même si je suis désormais prêt à tout …

    1. @Marmotte Salut, comme dit dans l’article, la stimulation du nerf vague à déjà été testé précédemment chez l’homme pour traiter la dépression et certaines formes d’épilepsies (environ 90 000 patients ont bénéficié de ce traitement dans le monde, y compris en France pour ces deux pathologies) et avec succès ! 😉

          1. Oui @lolie, il y a longtemps, dans un centre anti-douleurs, ils suspectaient une névralgie mais le traitement n’a rien donné (Neurontin si mes souvenirs sont bons).

          2. Même au delà des antiépileptiques en cachet …. Je veux dire … La stimulation du nerf vague est déjà utilisé pour soigner Epilepsie … L’aut63 est développer sur la base du trobalt (anti épileptique )…

            J’ai commencé à prendre du gaba car j’ai lu que des “expériences ont montré que l’acouphène est en corrélation avec des niveaux faibles du neurotransmetteur inhibiteur GABA (acide gamma – aminobutyrique), mais pas avec les changements dans les neurotransmetteurs excitateurs. Il a démontré que les deux médicaments qui augmentent le niveau de GABA ont éliminés l’acouphène chez le rat.”

            Et vous savez quoi ??? le GABA est prescrit entre autre contre les crises d’épilepsie … C’est plus un hasard à longue !!!! Trop de coïncidences, je suis que la solution est par là ..

            Sinon j’ai attaqué une réorganisation cortical pour ceux que ça intéresse … Si cela fonctionne (40% de chances) je devrais plus avoir d’acouphènes dans 6 mois 1 an .. On verra … Je bourrine sur la thérapie sonic, ça soulage ponctuellement

  4. L’epilepsie et l’ac ont de sacrés points communs quoi qu’on en dise !
    ça ne fera pas les affaires de ceux qui prônent depuis toujours que les acs sont causés par les oreilles.
    ni quand ils refugieront derrière le stress – l’approche psychosomatique. Parce qu’il faudra s’intéresser aux vraies causes physiologiques, les lésions du cerveau rien d’autre.

    VivementVivement l’évolution des mentalités.

    1. Ah mais je pense aussi qu’il y a de très nombreux points communs avec l’épilepsie 🙂
      Ceci dit, la cause d’origine lorsqu’on a subi un traumatisme sonore (cause la plus répandue d’apparition des acouphènes) est bien la lésion de l’oreille interne. Après, c’est un peu comme dans les gnomes voleurs de slips de South Park, la médecine ne sait pas trop ce qui se passe donc elle saute l’étape en question et va direct à la case suivante : le stress.

      1. Pour ma part, mes acouphènes sont apparus lors de la contraction du chikungunya en juin 2014. Je n’ai pas subi de traumatisme sonore comme la plupart d’entre vous. Mais la voie des nombreux points communs avec l’épilepsie évoquée par Jcguillot et Admin me laisse pensive surtout quand on fait des vertiges paroxystiques bénins.
        Mon fils a fait des malaises vaguaux suite à une exposition intensément prolongée aux jeux vidéos. Malaises qui sont plus impressionnants pour les autres et non pour le sujet car il ne se souvient de rien quand il reprend conscience.
        Suite à cela, maman inquiète, l’emmène en urgence à l’hôpital. Une batterie d’analyses lui sont prodiguées. Résultat après surveillance de l’activité cérébrale, on lui détermine des malaises vaguaux. Ceux-ci ressemblent à l’épilepsie sans en être une.
        Mon métiers m’amène à être plus de 10 h devant mon PC chaque jour. Est-ce que mon état pourrait être une cause à effet ? Réflexion intéressante.

  5. Comment dire mmm.. je ne pense pas que mon ac soit apparu à cause d’un choc sonore.
    chocs sonores après, peut-être.

    En tout cas je reste perspersuadé que choc sonore = perte de cc = entendre différemment l’ac qui lui comble le “vide” généré par l’hypo.
    mais en toute logique dans certains cas, entre autres ceux où l’ac avait démarré sans perte auditive, l”ac était déjà là avant. Avant qu’on se rende compte de sa présence. Entendre l’ac (percevoir) ne signifie pas apparition.
    c’est “juste une occasion spéciale qui permet de se focaliser dessus, l’entendre mieux. Un moment de profonde solitude, une dépression par exemple.

    1. Personnellement je ne pense pas, et je rejoins @jcguillot : à mon avis, le choc émotionnel ne provoque pas l’acouphène (il n’en est pas la cause), il s’agit simplement d’un facteur qui va permettre à l’acouphène d’être perçu (ou perçu plus fortement), alors même que l’acouphène était peut-être présent depuis longtemps.

      Le souci c’est que si on comment ce que je pense être un “abus de langage” on donne raison aux tenants du tout-psychologique, et donc on leur donne notre bénédiction pour refuser la recherche d’un traitement (de la véritable cause des acouphènes). Déjà qu’ils occupent 99% du terrain médiatique…

  6. Bien dit @admin et comme diraient certains mieux vaudrait combattre l’hémorragie plutôt que de mettre des pansements 🙂

    Le tout psychologique est une propagande mensongère et qui de plus ne suffit pas du tout à effacer les cicatrices de ceux qui souffrent le +.
    mensongère d’autant plus que les uns et les autres se renvoient la balle pour ne pas s’occuper du problème !

  7. Par contre je ne suis pas physicien mais c’est tellement évident que le nerf trijumeau soit plutôt un transmetteur des émotions qu’un générateur d’acs – possible pour certains acs bien sûr mais ça crève les yeux que ce qui pourra être découvert de ce côté ne permette pas de résoudre les acouphènes parce qu’on n’en tirera – s’il y a des possibilités – que des traitements symptômatiques.

    peut-être que ça apportera un + pour les acs “légers” mais pas pour les cas les + lourds !.

  8. @marmotte Je dirais également qu’en complément l’antiépileptique “trobalt ” est connu chez nous par la dénomination de “Rétigabine “, à priori ça serait (à ma connaissance) le seul antiépileptique qui puisse vraiment avoir un effet positif et réel, car j’ai lu sur beaucoup de forum américain et sur un forum français qu’il est drastique en terme d’efficacité pour faire baisser les acouphènes à un niveau très bas à défaut de ne pas les faire disparaitre, cependant il entraine avec lui des problèmes conséquents :
    – Le premier problème est qu’on doit prendre la plus haute dose pour voir ces effets se produire (ou moins selon les personnes, mais je pense que pour la globalité ça sera à forte dose) et qu’on ne peux pas le prendre sur le long terme car il à des effets secondaires dévastateurs comme la modification pigmentaire des tissus oculaires (comprendre perte de vue irréversible), modifications de la peau, des ongles et des lèvres.
    – Le second problème est que cet antiépileptique est très difficile à trouver en France, il existe certainement des pharmacies qui en vendent ça et là, mais vraiment très peu le mette à disposition, je ne sais pas lesquels par contre.
    – Le troisième problème et non des moindres, étant donné la dangerosité des effets secondaires qui pourrait devenir permanent il faudrait convaincre le médecin traitant, l’ORL ou un neurologue de s’en faire prescrire et ça vu la mentalité ultraconservatrice que l’on garde depuis des siècles en France, c’est pas gagné !

    Ensuite ce qui m’amène à dire @jcguillot et @admin que je vous rejoins à 100 % qu’il y a un lien entre acouphène et épilepsie, que leurs corrélation n’est plus à prouver d’où tout l’intérêt pour l’étude de la stimulation du nerf vague qui était traité justement pour certaines formes d’épilepsie avant d’être actuellement à l’étude pour l’Acouphène justement 🙂

    1. @randal c’est bien pour ça qu’il développe l’aut63 … pour qu’on puisse bénéficier des avec plus (moins) de conséquence … et aussi pour qu’il puisse s’en foutre plein les poches naturellement

  9. Le Rivotril soulage à long terme , il faut commencer par deux gouttes et augmenter peu à peu . Quand on trouve la bonne dose ( j’en suis à 4gouttes trois fois par jour ) cela aide pas mal à supporter les acouphènes.
    Surtout ne pas arrêter quand on a une amélioration car alors tout est à recommencer . Au début quelques effets secondaires , envies de dormir , nausées , vertiges . Un suivi neurologique est souhaitable.
    Il est vrai aussi qu’il est bon d’éviter le stress , pas toujours évident hélas.
    La France a pris du retard dans tous les domaines , le manque d’argent dit-on ?
    Je remarque cependant que pas mal de boutiques d’appareillages pour mal entendants ‘ont fleuri ‘ ces derniers temps un peu partout avec publicités mensongères . Ces dernières prétendent couvrir les acouphènes ou du moins leurrer le cerveau par les nouveaux sons retrouvés.
    C’est lamentable de berner ainsi des gens en souffrance permanente.

  10. Moi j’aimerais savoir quand pourrons nous avoir ce service au Québec , j’aimerais tellement en guérir , car depuis 9 ans l’acouphène et la méniere me ruine la vie et je sais bien qu’il y a pire , mais j’aimerais tellement en guérir !!! En tout cas MERCI pour c’est recherche et espere que bientôt le plus de gens possible en guérirons !! MERCI !! MERCI !!! TELLEMENT !!!!

  11. Bonjour,

    J’ai beaucoup souffert de mes acouphènes quand ça a commencé il a 16 ans de ça. J’en suis même arrivé à un point ou j’aurais accepté la mort sans problème, plutôt que de continuer à souffrir ainsi. Mais j’ai décidé de me prendre en main et de cesser de percevoir ce bruit comme mon pire ennemi… et voici la chose que j’ai décidé de faire et ça a fait toute la différence dans ma vie… J’ai décidé d’avoir une conversation avec mes acouphènes, le soir au coucher. J’ai commencé à traiter ce bruit comme un ami bavard avec qui j’avais des discussions sur tout et rien… et bien, croyez-le ou non, le simple fait de ne plus percevoir ces bruits comme une menace pour ma vie, mais plutôt comme un ami, à fait toute la différence. Les acouphènes ont diminués et mon anxiété face à ceux-ci c’est totalement estompée.

    J’ai encore des acouphènes à ce jour, mais je les ai apprivoisé! Je dors avec un ventilateur dans le corridor et celui-ci me permet de masquer ceux-ci en grande partie, mais l’important, c’est que je ne souffre plus et que ça ne fait plus parti de mon quotidien!

    Bon courage à vous tous qui souffrez, mais il faut savoir que la souffrance et la peur que vous associez à tout ça, c’est dans votre tête que ça se passe et il vous revient à vous de trouver une façon de rebalancer vos perceptions face à cette situation.

    1. Bonsoir Patrick,

      Personnellement, aucun ventilateur ne masque mes acouphènes malheureusement… En réalité, ce genre de bruit les augmente, mais je pense que c’est lié à l’hyperacousie. Après avoir essayé en vain de masquer mes acouphènes pendant des années, je n’essaie plus, je me suis habitué à dormir dans le silence. Au moins, ils ne sont pas renforcés par les bruits extérieurs…

      C’est sûr que la souffrance et la peur sont dans la tête, puisque le cerveau s’y trouve… Si on ouvre le ventre de quelqu’un avec un coup de sabre, sa souffrance sera aussi dans sa tête 😉 Blague à part, même avec les tripes à l’air, on peut atténuer la douleur ressentie en forçant la personne à penser à autre chose. Même intuitivement, je pense que l’Homme le sait depuis longtemps, et l’a beaucoup pratiqué sur les champs de bataille par exemple. Je pense que nous sommes tous d’accord là-dessus, on peut essayer de faire diversion pour “tromper” le cerveau.

      Après, quoiqu’en disent certains, c’est plus ou moins facile selon la sévérité des symptômes. Quand on a des acouphènes que l’on entend du matin au soir et du soir au matin, que rien ne peut couvrir, de l’hyperacousie, des maux de tête même dans le silence total… Dur dur. Je suis persuadé que dans le fond vous avez raison, et j’ai parfois rêvé qu’on puisse me faire un lavage de cerveau et m’endormir pendant un an. A mon réveil, il y a de bonnes chances que mes symptômes aient disparu 🙂 Malheureusement ce n’est pas possible, et j’avoue avoir du mal à me dire “j’ai mal à la tête tout le temps, c’est super, quelle chance j’ai, c’est une richesse, je vais converser avec ma douleur, chouette !”.

      Mais ne vous méprenez pas, je comprends votre propos ! Je suis heureux que vous alliez mieux et je vous remercie d’avoir pris la peine de poster ces quelques lignes d’espoir.

      1. Pour votre information ; au plus gros de mes acouphènes, j’avais développé un ouïe qui était tellement sensible que le simple fait de glisser mes doigts sur une feuille de papier me déchirait le tympan. Je ne sais pas si c’est ce que vous nommez l’hyperacousie, mais c’était excessivement pénible. J’avais l’impression que tout le monde criais autour de moi et je pouvais entendre le cillement d’une télévision même quand elle était dans une pièce fermée à l’autre bout de la maison.

        Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque je souffrait de mes acouphènes, je sais que je passais un temps fou à les écouter. Et il faut faire la distinction entre l’écoute et entendre… c’est très différent.

        Alors à travers les conseils que je vous ai donné, j’ai fini par désensibiliser mon ouïe, et donc, mes acouphènes.

        Tout est une question de volonté et de détermination dans la vie. Si on choisi de dire qu’on est malade et qu’on va souffrir toute sa vie, c’est exactement ce qui va se passer.

        Bonne chance à tous!

        1. Je crois qu’on peut parler d’hyperacousie en effet, oui, et même d’hyperacousie sévère a priori. Après, peut-être était-elle sélective (sur certains fréquences uniquement) ou non, mais peu importe. Encore une fois je comprends l’idée, toujours est-il que je ne pense pas que ce soit aussi “simple” que ça. L’ouïe a toujours été très importante pour moi, j’ai une oreille très musicale et la musique a toujours été d’une importance capitale dans ma vie. L’ouïe était le sens qui me procurait le plus de joie dans ma vie (et de loin). J’adorais écouter, pas uniquement la musique, mais aussi les sons de la nature, et aussi… le silence.

          Alors peut-être que depuis toujours j’ “écoute”, et que je ne sais pas simplement “entendre”. Et comme la musique reste ce que j’aime le plus au monde, peut-être que je ne saurai jamais accorder une simple fonction utilitaire à l’audition. Je n’ai jamais considéré les acouphènes comme une menace, je n’en ai jamais eu peur, mais il est indéniable que pour moi ce sont des parasites. Difficile de considérer positivement quelque chose qui vient dégrader ce que l’on apprécie le plus dans la vie. C’est un peu comme si je préférais écouter ma musique sur une vieille cassette usée enregistrée via une station FM mal captée, le tout via une mini-chaîne achetée 30 euros chez Leader Price, plutôt que sur un vinyl ou un CD lus sur une chaîne haut de gamme. Je ne dis pas que c’est impossible, mais avouez que ce n’est pas naturel, c’est même complètement à l’envers 😉

          C’est un peu comme si un peintre ou un photographe se mettait non seulement à voir subitement extrêmement flou, mais aussi que ses yeux lui faisaient tout le temps mal à avoir envie de les arracher. On pourrait toujours lui dire qu’il vaudrait mieux pour lui considérer que c’est super que ce soit arrivé dans sa vie – et c’est vrai, ce serait mieux ! Mais c’est un peu “paradoxal”, non ? Si ma vie c’était la vue ou l’odorat, peut-être que ce serait infiniment plus simple. Nous sommes tous différents.

          Je ne suis justement pas du tout d’accord avec vous sur la fin de votre propos. Non seulement les avancées de la science ont montré que c’est faux (je pense en particulier à la dépression, mais pas uniquement), mais cela culpabilise la personne. Il y a certains pseudo thérapeutes qui jouent sur cette idée fausse d’ailleurs, et qui font beaucoup de mal autour d’eux. En plus, vous y ajoutez une sorte de déterminisme absolu de la pensée. Ce n’est certes pas une idée totalement fausse (la puissance de la pensée est indéniable), mais la réalité est infiniment plus complexe que cela. Ce genre de croyance m’étonne toujours, même si j’ai compris il y a longtemps qu’il y a derrière une besoin de se rassurer en se pensant maître de tout, en croyant que l’on peut tout contrôler, quoiqu’il advienne. J’avais d’ailleurs écrit il y a deux ans un billet sur cette illusion du “quand on veut on peut“.

        2. Pour compléter et préciser mon propos sur la dépression, les études menées depuis quelques années montrent l’inverse de ce que vous avancez : les personnes qui ont le plus de mal à sortir d’une dépression sur le long terme sont précisément celles… qui ont le plus de volonté et de détermination ! Autrement dit, face à une telle maladie, il est préférable de ne pas avoir “trop” de détermination ou de volonté, sous peine de ne jamais la vaincre.

          Intuitivement, de nombreux médecins pensaient le contraire (sans forcément l’avouer) et restaient sur l’idée la plus simple (le “triomphe de la volonté”, idée ô combien rassurante pour tout le monde), ces études ont donc fait l’effet d’un électrochoc au sein du milieu psy. La littérature est abondante sur le sujet. La mode du “lâcher prise” vient en partie de cette prise de conscience que la volonté et la détermination non seulement ne sont pas la réponse à tout, mais qu’elles peuvent même être franchement contre-productives.

          1. en fait je ne me retrouve pas “tout à fait” dans vos propos, peut-être que j’ai mal saisi,
            car il faut savoir accepter le mal que l’on subit, mais aussi garder une certaine part d’espoir qui est justement cette détermination à ne pas croire qu’il faut totalement baisser les bras. En somme lâcher du lest, accepter mais pas renoncer totalement !
            mon cas est peut-être différent n’empêche que la volonté est le seul moteur qui nous fera aller de l’avant. en positivant. Depuis que je suis rentré dans ce combat “mental”, justement je stresse bizarrement… beaucoup moins.

            C’est par contre une histoire de différence entre patients et praticiens, car un praticien qui baisse les bras n’est à mon avis pas un “bon” praticien.
            Je pense d’ailleurs pareil pour n’importe quelle association de malades, car si elle baisse les bras elle peut plier bagage (…).

            Si on veut que nos soucis disparaissent un jour, pour de bon, il faut qu’un minimum d’élan nous fasse aller de l’avant.
            Car un “non malade” se doit de persévérer. et ne pas dire qu’il n’y a rien à faire.

            Je suis passé par cette étape, en tant que souffrant n’écoutant que ces “pontes” débiter leurs … cette pseudo croyance qu’il n’y aurait soi-disant rien à faire. rumeur colportée par certains (trop nombreux) de nos “soignants” qui d’ailleurs se basent sur une ignorance quasi complète du problème ; ignorance qu’on leur avait inculquée à l’école, et qu’ils n’ont jamais remise en question.

            Je reste désormais convaincu qu’à l’inverse il faut garder cette lueur d’espoir. Par contre effectivement je confirme, avoir une lueur d’espoir, ou partir sur un espoir utopique, puis abandonner, peut nous mener au désespoir (à la dépression).

            L’espoir, si on ne veut pas retomber de haut, n’est pas de croire qu’il y aura forcément une solution possible à tous les cas, mais qu’avec des efforts il y aura des améliorations possibles, voire guérisons, au moins pour certaines personnes.
            et actuellement il n’y a pas énormément de solutions, certes. mais demain ? la science ne progresse-t-elle pas ? n’y a-t-il jamais eu de grandes découvertes (d’ailleurs par hasard) ?

            Déjà rien qu’une chose ne peut que nous apporter espoir, et celle-ci est tout à fait possible : reconnaître nos problèmes tels qu’il sont. C’est déjà un début de solution : s’en préoccuper et soulager le plus gros du fardeau.
            Ensuite quand le problème est reconnu on concentre son énergie sur la vraie facette du problème et pas – comme depuis pas mal d’années hélas, surtout en France- essayer de négliger le problème et gaspiller l’énergie à refuser son existence et se voiler la face ou tourner autour du pot.

            ça dépend bien sûr des personnes, de leur force de caractère. Tout le monde ne peut probablement pas.
            En tout cas si on veut avancer il faudra que certaines personnes sortent des sentiers battus.

            RECONNAISSANCE – le reste suivra son cours

          2. Je réagissais simplement à la phrase “tout est une question de volonté et de détermination dans la vie “, qui est une idée simpliste mais surtout fausse : non, il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l’obtenir, et c’est encore plus vrai dans le domaine de la santé (cf en particulier comme je l’indiquais les nombreux travaux menés ces dernières années autour du fonctionnement de la dépression).

  12. Dsl admin je me suis peut-être mal exprimé,
    effectivement rien ne tombe du ciel par une simple pensée par contre il faut lire dans ceci 2 points, très importants pour moi :
    – déjà ne pas vouloir ni espérer c’est donner peu de chance à l’ESPOIR. Et l’inverse d’e espérer c’est désespérer.
    -2ème argument tout auaussi important : c’est la volonté collective qui fait avancer les choses.
    effectivement tout seul dans son coin c’est presque utopique. Par contre comme chacun apporte sa pierre à l’édifice, qu’il soit malade, soignant ou décideur, c’est l’édifice qui grandira.

    Pour la lutte contre ll’acouphène c’est un édifice. Sacré édifice !
    mais sans conviction il n’avancera pas.

    Donc mieux vaut positiver pour remonter la pente que l’inverse, car ce qui est plus important que l’endroit où nous sommes est la direction qu’on prend.

  13. J’ai commencé à adopter une attitude sur les sons. Un son n’est ni bon ni mauvais, c’est seulement sa perception dont nous en avons qui change tout. Les acouphènes sont désagréables et ont une influence sur le système limbique. Seule une stabilisation de l’humeur permet d’épaissir l’hippocampe qui régule l’humeur.

    1. Exact mieux vaut avoir une certaine philosophie sur ces sons et la façon de les gérer,
      Que de les prendre totalement en “pleine face” ce qui alimente uniquement le négatif.

      En somme philosopher quand on est dans nos cas, c’est positiver ce qui nous aide à mieux affronter les moments difficiles.

  14. Je crois que j’arrive à apprécier les minutes de quasi-silence. Sans m’y accrocher et les minutes de forts acouphènes qui ne dureront pas éternellement. Je ne m’accroche ni à l’un ni à l’autre.

  15. On est le 7 juin … Selon pubmed l’étude final de Serenity System est terminé …
    Je n’ai trouvé aucune nouvelle qui conclue sur la fin de l’étude …ni sur son efficacité ni sur son inefficacité …

    Est ce que quelqu’un ici aurait des nouvelles à apporter ?

  16. Sur le site http://www.microtransponder.com/?page_id=736 pas de nouvelles, ni sur leur autre lien.
    Ce n’est pas décourageant tant qu’il n’y a pas de mauvaise nouvelle, à priori les responsables seraient peut-être en train de voir la suite.

    En tout cas pas de nouvelles bonnes nouvelles dit-on.
    Et mets-toi à leur place, si leurs essais ont été couronnés de succès plus ils font languir plus ils récoltent.
    c’est commercial tout ça : imagine tout ce petit monde qui bave d’impatience…

  17. Je souhaiterais que soit établi un questionnaire très complet par les professionnels et les acouphéniques et qu’il soit mis à la disposition de chacun. Ceux qui souffrent pourraient y répondre puisqu’il y a encore beaucoup de questions pour lesquelles la réponse est encore assez incertaine. Par exemple les acouphènes sont-ils apparus après un traumatisme sonore ? leur localisation est-elle dans l’oreille ou dans le cerveau, l’intensité change-t’elle au cours de la journée,, davantage le matin ou le soir, plusieurs sons se superposent-ils

    1. Bonsoir,
      La première fois que j’ai entendu brutalement des bruits stridents à mon oreille gauche , j’ai sursauté de peur , de douleur et surtout d’une grande incompréhension quand à ces bruits . J’ai passé une journée terrible avant d’aller à l’hôpital , de plus j’avais des vertiges terribles , je me tenais aux murs afin de ne pas tomber . Arrivée aux urgences , l’on m’a branché une perfusion de ‘ Tanganil cela a duré 5heures ! Je tiens à vous signaler que ce médicament est aujourd’hui interdit , j’ai dormi à l’hôpital mes vertiges se sont calmés , les bruits aussi et ce jusqu’au lendemain . J’ai regagné mon domicile assez confiante , d’autant que j’avais une batterie d’examens à effectuer dans ce même hôpital . Vous avez tous eu ces examens je pense lors de vos visites chez un ORL.
      Mise à part une baisse d’audition et le conseil de porter un appareil ( que j’ai rapporté au bout de trois mois )
      mes bruits étaient démultipliés malgré les nombreux réglages , je n’entendais du coup plus grand chose lors des conversations , j’avais des maux de tête et plus question d’écouter de la musique..
      Ensuite sont arrivées les questions : Avez-vous subi un choc , , opération, soins dentaires ,etc …
      Qui n’a pas eu de chocs divers dans sa vie ? J’en ai eu pas mal en ce qui me concerne . Donc on recommence IRM , prise de sang , scanner de la mâchoire , radios des sinus , entretiens divers avec un psy , neurologue et autres visites chez plusieurs ORL qui m’ont prescrits pour la plupart des séances de kiné , sophrologie et pourquoi pas de yoga aussi .et puis nous avons parlé de dépression possible , ben voyons j’étais en plein marasme . L’on a aussi imaginé un empoisonnement ( lors d’une opération de la vésicule biliaire , j’ai failli perdre la vie ) j’ai eu une septicémie , soins intensifs et coma . Le voila le choc que l’on cherchait .
      Pour finir , je suis suivie par un ORL dans un hôpital parisien ,inscrite dans un protocole afin de bénéficier d’une puce à l’oreille qui me permettrait de ne plus avoir de vertiges ( cela a fonctionné pour certains patients ) je ne crois plus en rien . J’ai tout arrêté , trouvé mes remèdes toute seule en me ‘ promenant sur les forums.
      RIVOTRIL j’en suis à six gouttes + deux TEMESTA d’un mg chacun . Cela va faire quatre ans que je vis ainsi avec mes acouphènes , des hauts et des bas et certains jours , du pur bonheur le silence total ..
      J’ai retiré la Wifi de mon ordinateur , plus de portable ou très peu , en cas d’urgence.
      En parcourant le forum , j’ai lu des choses effrayantes , des douleurs insupportables que beaucoup d’entre vous subissent , j’en ai pleuré parfois car certain étaient très jeunes encore . Je pense beaucoup à eux et je souhaite sincèrement qu’ils sortent de ces véritables tornades que sont parfois les acouphènes.
      Patience, espoir et courage pour nous toutes et tous..

      1. @Macha
        tu écris ” Cela va faire quatre ans que je vis ainsi avec mes acouphènes , des hauts et des bas et certains jours , du pur bonheur le silence total ..”
        le silence total… quelle énigme tu soulèves ici…
        depuis l’appartion de mon acouphène gauche devenu central il y a six sept ans ; jamais ces bruits n’ont arreté ! sauf .. au tout début de mon appareillage j’ai eu un court moment de véritable soulagement qui a duré une quinzaine de jours et j’y ai cru du reste à ce ” petit ” miracle.
        Depuis un an c’est terminé , classé … et , graduellement , j’ai le sentiment de déscendre une marche , surtout au réveil ..alors là cest l’enfer car ça crie littéralement..ça crie des deux côtés .
        Puis le volume baisse peu à peu..mais à la fin de journée suis hs..
        Que se passe t’il la nuit ? mystère et pourquoi et grace à quelle cause tes acouphènes disparraissent complétement pour ensuite revenir ? quel mystère .

        Courage Macha ,

  18. Bonjour Loulou et merci pour ton message ,
    Mystère dis-tu ? Vaste question restée sans réponse hélas , j’apprécie en tous cas ces moments de répit , je ne réalise pas non plus le pourquoi de la chose , je note parfois ce que j’ai mangé midi et soir , les remèdes ( en général toujours les mêmes que je prends ) , peut-être le glissement d’un oreiller dans mon lit ? Un mauvais rêve aussi . Bref allez savoir pourquoi , le fait est là , je me réveille certaines jours sans aucun bruit , je me dis alors , c’est terminé , adieux acouphènes et merci mon dieu . Aujourd’hui c’est grillons en folie dans mon oreille gauche , pas la joie pour moi .
    Je vais penser à autre chose , lire écrire , faire du ménage , surtout pas téléphoner c’est l’horreur .
    C’est au jour le jour , demain peut-être ce sera du silence pourquoi pas. Mon mari me dit toujours , cela partira comme c’est venu . Ben voyons on peut rêver et espérer pourquoi pas .

    Merci Guy et de même pour , le courage.nous en avons besoin .

  19. Merci pour ces précisions! j’aimerais aussi ajouter que dans d’autres cas, les acouphènes sont liés à la perte d’audition liée à l’âge ou presbyacousie, à l’exposition à des niveaux de bruit (ou de musique) élevés, à une accumulation de cérumen ou à une otospongiose de l’oreille moyenne. L’acouphène reste néanmoins en grande partie un mystère, et ses traitements ou thérapies, comme la thérapie acoustique d’habituation, ne sont pas toujours efficaces. Sinon pour en savoir plus sur les acouphènes, cette page en parle: http://acouphene.confort-domicile.com/

  20. comment se fait il que la stimulation de ce nerf vague déjà utilisé apparemment en France pour pour traiter ,l’épilepsie ou autre pathologies du cerveau , ne soit pas utilisé par les chercheurs ou ORL de notre pays , du moins pour tenter , si ce n’est réussir, par cette approche à améliorer l’état d’un acouphènique ?

    en ce qui concerne l’habituation , effectivement j’ai connu cette phase pendant pas mal d’années , mais le signal acouphénique que j’avais à l’époque ,était faible au début donc très supportable , puis après une chirurgie à violemment augmenté , avec habituation malgré tout .
    Mais une constante était toujours présente à ces moments là et je pense cruciale : l’acouphène était unilatéral et stable ,même puissance , même fréquence et surtout pas mêlé avec de l’hyperacousie

    Aujourd’hui pour ma part l’acouphène et maintenant bilatéral , variable en sonorité du très fort à très très fort avec hyperacousie provoquant augmentation , de plus les acouphènes sont différents dans leurs natures entre une oreille et l’autre
    à ce niveau de versatilité du symptôme et malgré une grande expérience de vie sous acouphènes ,,l’habituation et impossible et là, l’hypnose , la sophro etc ….ne peuvent qu’ être impuissantes .. le mental complètement submergé par les signaux devient complètement soumis à ce dictat , et finit par limiter, gravement toute volonté d’entreprise et même toute réflexion devient difficile

  21. Bonjour! Je tombe par hasard sur ce forum via Facebook et il me prend l’envie de vous faire partager mon fardeau qui est aussi le vôtre! Sapeur pompier professionnel depuis 25 ans, j’ai subi un accident de type barotraumatique en plongée lors d’un entraînement il y a 15 ans. Suite à cette compression de l’oreille interne j’ai donc perdu les aigus sur l’oreille gauche et hérité d’un superbe acouphène qu’il m’a fallu tant bien que mal essayer d’apprivoiser! La vie de relation me permet de le masquer durant la journée mais les moments de repos n’en sont pas vraiment… la prise en charge de cet accident de service fût à la hauteur de la visibilité des séquelles, c’est à dire un petit 4% d’invalidité qui équivaut à ” rien “, ni prise en charge d’un éventuel traitement, ni prise en charge de la souffrance psychique et autres magnétiseurs que j’ai pu engraisser! Également chanteur, la gène accasionnée est conséquente et après avoir lu l’article sur le nerf vague je me rends bien compte que cet espoir n’est pas pour moi, du moins pour le moment car trop actif pour rester 2h30 par jour sur un canapé avec un casque sur les oreilles… bien que non croyant, je prie malgré tout pour qu’une solution moins invasive voit le jour et surtout arrive à percer la porte du profit de notre chère science Française!

  22. Tout laisse à croire que le traitement par stimulation du nerf vague comporte de réels espoirs. Reste à espérer que ce protocole soit mis en œuvre en France. J ai fait le protocole AM 101, croyez moi, ça s été une galère mémorable. On est pas au top sur ce plan là.
    Mais pour ce qui est de la stimulation du nerf vague , à suivre de près …

  23. Une étude test sera très prochainement lancé en Europe : “The company, which has completed clinical studies, recently announced a $5.5 million round of funding (planned to be used to launch the product in Europe) and now have a paper published in the journal Stroke.”
    Le lien de l’article datant du 31 décembre 2015 : http://medcitynews.com/2015/12/microtransponder-developing-neurostimulation-technology-to-treat-tinnitus-and-stroke-victims/
    Il ne faut pas perdre espoir, les recherches continus et avancent même si elles ne se voit pas au premier coup d’œil ou qu’elle soient peu médiatisé ! Courage à tous et restez à l’écoute !

  24. Bonjour,
    Suite à une surdité subite de l’oreille gauche, survenue en avril 2016, je perçois un acouphène depuis.
    Il “semblerait” que j’ai celui-ci depuis longtemps, sans m’en rendre compte.
    Au début, l’ORL m’a prescrit du pericetam 1200mg (4 le matin, 4 le soir) sur une période de 3 mois; un anti-depresseur, un antiviral, de la cortisone et le pericetam pendant la première semaine.
    Resultat : retour de l’ouïe à la normale moins 10 décibels au bout de 2mois, mais perception plus importante de l’acouphène.
    L’Orl m’a alors prescrit du Tavonin 120mg, 1 gelule, par jour (j’en ai pris 2 : 1 le matin et 1 le soir) pendant 3 mois.
    Resultat : rien de changer.
    La notice prévoit en fait, un traitement sur 12 semaines, avec arrêt d’une semaine, puis recommencer 12 semaines.
    Pour se procurer du Tavonin, je dois avoir une ordonnance médicale.
    Mon médecin traitant m’a conseillé d’arrêter ce traitement, et de m’ abituer au bruit.
    Je pense plutôt me tourner vers le Ginko Biloba en gélules, que l’on peut se procurer sans ordonnance chez le pharmacien.
    Il n’est pas considérer comme un médicament, mais comme un complément alimentaire.
    Je verrai le resultat dans 3 mois.
    Bien à vous tous.
    YDL.

  25. bonjour,
    Empoisonnement thérapeutique par injection d’Hydrocortancyl = acouphènes

    Je souffre d’acouphène intense depuis l’année 2001 ( depuis 15 ans) jour et nuit sans jamais d’arrêt ni de diminution.
    cela s’est produit suite une infiltration d’Hydrocortancyl au niveau des vertèbres dorsales L4/ L5, ayant été mal faite provoquant une brèche dans la dure-mère.
    Le rhumatologue ne m’ayant pas prévenu des conséquences possibles telles que :très grosses migraines, grosse augmentation de la tension etc… je me suis retrouvée dès le lendemain avec 21 de tension, énormes maux de tête, gonflement de l’artère carotide du cou côté droit, vertiges, sensation de mort éminente………

    Au bout de 3 jours de terrible souffrance et bien que mon médecin traitant n’est pu trouver la raison, j’ai demandé d’aller à l’hôpital, le CHU à trouver de suite que c’était une brèche dans la dure-mère.
    J’ai eu des soins immédiatement et la tension a baissé lentement, mais au bout de 24h je me suis plains de bruits de clapets dans l’oreille droite. et des acouphènes sont arrivés aussitôt.
    le service du CHU avait diagnostiqué une dilatation d’une veine.

    Pour mon cas les acouphènes sont la cause de l’empoisonnement thérapeutique par l’injection d’Hydrocortancyl dans la dure-mère qui a pénétré jusqu’au cerveau.

    Je précise que depuis 15 ans je vis avec, ces acouphènes ont toujours la même force, le même bruit strident, jour et nuit sans jamais un arrêt, j’en suis épuisée.
    .
    ma question que je me pose est ce guérissable car mon cas est différent des autres acouphènes
    merci.

  26. Bonjour,
    Cela fait 3 mois que je prends du Gingo Biloba en gélules 3 fois par jour.
    Resultat : aucune amélioration du côté des acouphènes, sauf disparition progressive des petites varices aux jambes.
    Suite à l’IRM que j’ai enfin passé, sur mon insistance, on a découvert que j’avais fait un AVC, il y a plus de 6 mois.
    Je ne m’en suis même pas rendu compte quand cela c’est produit.
    Toujours est il que je suis allé voir un neurologue qui me soigne pour cet AVC ???
    Celui-ci à regarder aux veines du cou, car parfois, dans certaines positions de la tête, j’entends les battements de mon cœur dans l’oreille gauche.
    J’avais déjà cette perception depuis de longues années.
    Il m’envoie maintenant chez le cardiologue, car selon lui, ma tension est juste à la limite “14/7.5”.
    J’ai toujours eu cette tension.
    Bon, je doute, mais alors un gros doute que ce soit “un probleme cardiaque” qui soit à l’origine des acouphènes.
    Ils sont apparus avec ma surdité brusque et ce n’est que sur une seule oreille.
    Un test cardiaque à 65 ans est normal de le faire.
    Dans quelques semaines, je vais recommencer à prendre de la Betalistine , car ce médicament atténuait fortement les acouphenes.
    D’après l’ORL, cela est prescrit pour les personnes atteintes de vertige….
    Je lui ai rétorque : le Piracetam est bien, lui, prescrit pour les epilileptiques….
    No comment.
    J’ai la grosse impression que tous ces médecins sont de gros charlatans.
    Je vais essayer de trouver un Medecin qui soit plus ouvert aux techniques modernes.
    YDL