“Le racisme tue.” Indignez-vous. Puis réfléchissez.

Traquons les racistes. Jusque dans les chiottes.

J’ai reçu à l’instant sur mon adresse mail perso le message suivant d’un certain Fred L., qui se présente comme un “Citoyen français”.

Bonjour,

Vous ne pouvez pas ignorer que Marine Le Pen est en tête dans les sondages d’opinion depuis quelques jours.

Je vous rappelle qu’il y a en France 6 000 000 de musulmans dont la majorité sont citoyens français. Aujourd’hui on les isole, les stigmatise, les discrimine, les ghettoïse.

Et moi ça me révolte ! C’est IN-SU-POR-TABLE ! Et il temps d’en finir avec cela !

Les musulmans, comme les juifs, ont le droit de vivre en France comme les autres.

Je vous rappelle qu’on est dans une République laïque. Il ne doit pas y avoir de discrimination en fonction de la religion, de l’éducation, du statut social…

Alors assez ! Basta ! Ca suffit !

Où tout cela va nous conduire ? Comme il y a 60 ans en arrière. Va-t-on mettre bientôt en France un croissant jaune sur la poitrine des musulmans ?

Assez avec ça !  Il faut en finir avec ce racisme et les racistes comme Marine Le Pen ou Eric Zemmour – invité comme une pop star par les dignitaires de l’UMP.

Qu’on se le dise :  Marine Le Pen est une raciste. Zemmour est un raciste condamné.  Et le racisme tue !

Aussi, faites comme moi, indignez-vous, envoyez ce courriel – ou un autre – à vos relations, amis, parents, blogeurs,  journaux,… et organisons, dès que possible, dans chaque ville, chaque village, via facebook ou autre, des apéros géants « NON AU RACISME » afin de monter à nos dirigeants et à la face du monde que la France n’est pas un pays de racistes.

Fred L.
Citoyen français [avec numéro de téléphone portable et mail perso à la clef, rien que ça…]

Ne penses-tu pas un seul instant, cher Fred L., que ton message de haine et d’intolérance, qui stigmatise et discrimine une grande partie de la population française, m’est insupportable ? Toi qui viens me hurler à la face, par une douce fin d’après-midi hivernale, ces quelques lignes sans avoir pris la peine de t’essuyer les pieds avant d’entrer ? Tu n’as pas trouvé la sonnette on dirait !

Que veut dire “il est temps d’en finir avec ça” ? Que signifie “il est temps d’en finir avec les racistes” ?

Que va-t-on faire des  plus de 25% de Français, si l’on en croit les récents sondages, qui expriment leur intention d’éventuellement voter pour Marine Le Pen lors de la prochaine présidentielle ? Sans compter qu’il faudrait y ajouter, d’ailleurs, les 15% environ de l’extrême gauche, point étonnamment omis dans ce mail, soit 35 à 40% de Français qui “pensent mal”.

Qu’est donc cette façon de mettre dans le même sac, avant sans doute de le lester de béton et de le couler en Méditerranée, Marine Le Pen et Eric Zemmour ? Marine Le Pen est une raciste et, pire encore, Eric Zemmour un raciste condamné ? Je réclame la peine de mort ! Evacuons les à Madagascar ! Et s’il sont trop nombreux, nous les enverrons à l’Est dans des usines de rééducation par le travail manuel !

Ton cerveau ramolli n’est sans doute pas habitué à la contradiction.Mais vivre en démocratie, c’est justement accepter le débat. Quand donc admettrons-nous à nouveau ce qui n’est qu’un évidence : le racisme n’est pas un délit mais une opinion, contrairement à ce qu’assène le jouasse Mélenchon qui se félicite de voir la France s’enfoncer toujours plus dans la judiciarisation de son Opinion ?

Fred L., je ne serais pas étonné de savoir que tu fais sans doute partie de ceux qui s’extasient de tout ce qui vient de l’étranger justement parce que cela vient de l’étranger. Ta xénophilie érigée en système est tout sauf un humanisme : c’est un racisme qui ne dit pas son nom, un racisme qui ne s’assume pas, un racisme d’épicerie Bio.

Tout sauf de l’anti-racisme. Rien de moins qu’un alter-racisme.

La furie avec laquelle tu appelles le Peuple à se lever contre le racisme et, encore une fois, les racistes, me fait penser à ces foules qui investissent les maisons et crient vengeance en réclamant de planter la tête de l’Ennemi au bout d’une pique. Une surcompensation du doute ? Peut-être. Une incapacité à concevoir l’Autre ? Assurément.

J’ose espérer que nos Politiques, de tout bord, sont encore capables de résister à la poussée d’hormones et de rebrancher le cerveau pour se poser la seule bonne question : pourquoi 40% des Français affirment se retrouver dans les extrêmes actuellement ? Pourquoi. Avant de se demander comment il faut y “remédier”.

Cela suppose une prise de responsabilité face à des réactions bien plus vives et violentes que ton mail par ailleurs, je l’avoue, bien insignifiant. Certains sujets ne peuvent plus être abordés sans la peur au ventre. C’est terrifiant.

Mais j’ose encore croire que c’est à cela que servent “nos” élus. Et “nos” journalistes.

Tu te réjouis de la condamnation d’un Zemmour qui prend le risque, professionnellement mais aussi et surtout médiatiquement, d’exprimer des propos qui s’écartent franchement de la Doxa officielle. Ne ferais-tu pas mieux de remballer tes hauts-le-coeur et de l’écouter ? Au moins une fois ?

Je ne te demande pas de le comprendre, mais au moins d’essayer. Ensuite, tu pourras retourner boire un verre avec tes amis et cracher ta haine des ces racistes que tu croises un peu partour, les vieux cons de fachons et les chemises brunes de ton enfance. Eric Zemmour est peut-être raciste. Mais il est intelligent et éduqué. Il tient des raisonnements. C’est le cas de nombreuses autres personnes. Il faut parvenir à surmonter son dégoût pour se farcir à la chaîne du Zemmour, du (ou de la) Le Pen, du Mélenchon et du Besancenot, du Bayrou et du Sarko, du Caroline Fourest, du Philippe Chalmin ou du Bernard Maris. Du Royal ou du Madelin. Du lard ou du cochon.

A lire aussi :  Faites péter la pétition anti-pétards

Il faut parvenir à cesser un instant le ronronnement ordurier de ses neurones imbéciles, le temps de se plonger dans un article, fût-ce-t-il du Figaro ou de Libé, de Rue 89 ou d’Atlantico, du Canard enchaîné ou de Minute (liste volontairement non exhaustive).

Je préférerai toujours quelqu’un qui ose avoir raison tout seul que raison ensemble, pour reprendre là certains propos d’un Emmanuelli des grands soirs.

Tu parles de racisme. Mais, après tout, qu’importe si ce racisme est constructif ? Comprendre par là : permet d’éviter d’aboutir à toutes les horreurs que tu évoques. Tu dis que le racisme tue mais, encore une fois, l’apologie systématisée de la différence n’est-elle pas destructrice par essence ?

“Le métis est le nouvel aryen”, nous dit Zemmour. Il y a la matière à réflexion. Pas nécessaire matière à agression.

J’ai vu cette semaine sur un statut Facebook d’un de mes contacts quelqu’un s’extasier devant la phrase suivante :
“Yeah au square on m’appelle Fouiny baby mais pour toi je reste Laouni weld bladi, Boom Boom les keufs viennent me lever.”

Que l’on trouve cela amusant, soit. Mais que l’on trouve ça grandiose… Je ne vais pas traquer les personnes de mauvais goûts jusque dans les chiottes mais est-ce leur rendre service que de s’extasier de concert sur des bourdonnements de mouche ? Qui donc osera leur dire qu’un élève moyen de collège est capable d’aligner ces quelques mots ? Qui aura le courage de leur dire qu’afficher ainsi son indigence sur son profil Facebook ferme irrémédiablement de nombreuses portes ? Qui leur dira que discriminer fait partir de la vie parce que discriminer, c’est choisir ?

La racisme, ou prétendu racisme, procède exactement de la même logique. Words are like bullets, comme on pouvait l’entendre dans un épisode de South Park. Alors on se tait. Surtout ne pas parler des problèmes. Et si on ferme les yeux, ils disparaîtront.

Alors on regarde monter les votes des extrêmes en s’indignant : ces gens sont racistes, ils ne sont pas comme nous, ce sont des monstres, il faut les combattre sans relâche.

Hitler avait les pieds fourchus et une queue de diablotin, Staline mangeait les enfants et John Galliano les chiens et les ornithorynques.

Et toi, Fred L. ? Un enfant de la Génération Canal + (qui n’est rien moins qu’un TF1 à l’envers – même merde, public différent), j’imagine ?

(Dessin signé Konk, un dessin d’extrême droite… hé oui, Fred L., ils font les mêmes dessins qu’à l’extrême gauche…)

________________________

Mise à jour du 11 mars.

Réponse de Fred L. ( qui communique à chaque fois sous son vrai nom, d’ailleurs…) à mon billet ci-dessus.

Bonjour,

Je te remercie pour la publication de mon courriel. Je ne reviendrai pas sur ton « commentaire » réflexe, instinctif et basique. Je préfère élever le débat et agir pour faire échouer les logiques populistes émergentes générées par ces dignitaires politiques médiatisés et guignols (Copé, Novelli, Estrosi, Ciotti,..), possédés par l’ambition, aveuglé par les calculs électoraux et le pouvoir, débordés par le présent, incapables de projeter un avenir, juste capables d’acclamer comme une pop star un raciste condamné (Zemmour). Leur panique camouflée, leur course aux canots de sauvetage déguisée en ricanantes provocations, leurs trépignements («on a quand même bien le droit de dire ce qu’on veut chez nous, na») : quelle image pour la jeunesse de Tunis ou du Caire ! Si toutefois cette jeunesse nous regarde, ce qui semble de moins en moins probable. Le légalisme de la jeune révolution tunisienne, sa décision d’élire une constituante ! Et pendant ce temps, nos benalistes rassis à nous, acclamant un raciste condamné !

Tiens, Laurent, puisqu’on parle de la belle France, de la France éternelle, ouverte sur l’horizon. Pendant qu’il n’est bruit que de Zemmour, les éditions Robert Laffont viennent de rééditer le Camp des saints, de l’écrivain d’extrême droite Jean Raspail. Le livre a été publié en 1973. Son thème ? Un million d’Indiens miséreux, à bord d’une flottille hors d’âge, s’échouent sur la Côte d’Azur. Qu’en faire ? Les accueillir ? Les empêcher de débarquer, arme à la main ? Le véritable sujet du livre n’est pas l’invasion elle-même. C’est la capitulation des élites politiques et médiatiques françaises devant cette invasion. Ils rêveraient de tirer dans le tas, mais n’osent pas. Leur lâcheté, leur déballonnement, devant ce qu’on n’appelait pas encore, en 1973, la bien-pensance tiers-mondiste (mais le concept était déjà là) les paralysent. La médiatisation du livre a été limitée : quelques articles et interviews dans le Figaro Magazine et Valeurs actuelles. Même Copé n’a pas osé inviter Raspail (mais ça viendra peut-être). Le livre est pourtant un grand succès : 5 000 exemplaires ont été vendus en février. Jean Raspail, en outre, a participé à une grande émission de télévision, Ce soir ou jamais, animée sur France 3 par Frédéric Taddeï. Très bien. Il est tout à fait légitime que la télévision publique reçoive tout le monde, même les écrivains racistes, tant qu’ils n’ont pas été condamnés. Sauf que l’animateur, Taddeï, a soigneusement omis de prononcer un mot : «racisme», justement. «Sulfureux», «controversé» : pour présenter le livre, Taddeï s’est soigneusement limité à ces adjectifs, qui évitent de prendre parti et de s’engager. Le Camp des saints est pourtant un livre raciste. Odieusement raciste. Si Frédéric Taddeï l’a vraiment lu, il ne peut le qualifier autrement. Exemples ? Ils fourmillent. Les naufragés de Jean Raspail puent, et l’écrivain insiste longuement sur cette puanteur. Pas un seul, dans ce million d’Indiens, n’est doté par le romancier d’un visage humain, ou de réactions humaines. C’est une masse grouillante, informe et menaçante. Noirs et Arabes, jetés sur les routes par la débâcle française devant cette invasion pacifique, ne sont que des délinquants et des violeurs. Il a beau être édité par l’honorable maison Robert Laffont, c’est un livre raciste – ce qui ne lui retire pas ses qualités littéraires, et notamment sa perverse puissance d’évocation. En considérant cet accueil critique intimidé, aujourd’hui, du Camp des saints, comment ne pas repenser à l’accueil critique de Bagatelles pour un massacre, l’immonde pamphlet antisémite de Céline, tel que le relatait récemment André Derval, dans un recueil passionnant (1) ? Céline le publie en 1937. Au comble de l’embarras, la «grande presse» fait silence. La presse d’extrême droite exulte. Rien que de très normal. Et il se trouve, dans les revues littéraires, des critiques pour exalter le style de l’oeuvre, en faisant mine de ne pas voir son contenu.

Jean Raspail était une sorte de Zemmour des années 70. Comme Zemmour, d’ailleurs, il faut le voir faire patte de velours, sur les plateaux. Un croisé, lui ? Pas du tout ! Que va-t-on imaginer ? Un humble romancier, simplement, qui entendait, en 1973, «poser un problème». Si la masse miséreuse déferle sur
nous, «qu’est-ce qu’on fait ?» Oui, que faire de ces gens qui, hélas, hélas, «ne sont pas de notre type ethnique» ? Pour répondre d’avance à une question piège, il ne faudrait pas déduire de ce qui précède un appel à l’interdiction du Camp de saints. Mais il faut l’appeler par son nom : un livre raciste. Il faut désigner les
éditions Robert Laffont comme ce qu’elles sont : l’éditeur d’un livre raciste. Un livre raciste littérairement intéressant, sans doute ; sociologiquement, historiquement intéressant, tout ce qu’on voudra, mais raciste. Et toxique. Rééditez-le tant que vous voudrez, invitez l’auteur tant que vous voudrez, mais ayez le courage d’apposer un bandeau, «attention, contenu raciste». Ou bien «le racisme tue». Comme sur les paquets de cigarettes, que la liberté interdit aussi d’interdire.

Salut  à Toi.


Bonjour,

Je te remercie pour la publication de mon courriel. Je ne reviendrai pas sur ton « commentaire » réflexe, instinctif et basique. Je préfère élever le débat et agir pour faire échouer les logiques populistes émergentes générées par ces dignitaires politiques médiatisés et guignols (Copé, Novelli, Estrosi, Ciotti,..), possédés par l’ambition, aveuglé par les calculs électoraux et le pouvoir, débordés par le présent, incapables de projeter un avenir, juste capables d’acclamer comme une pop star un raciste condamné (Zemmour). Leur panique camouflée, leur course aux canots de sauvetage déguisée en ricanantes provocations, leurs trépignements («on a quand même bien le droit de dire ce qu’on veut chez nous, na») : quelle image pour la jeunesse de Tunis ou du Caire ! Si toutefois cette jeunesse nous regarde, ce qui semble de moins en moins probable. Le légalisme de la jeune révolution tunisienne, sa décision d’élire une constituante ! Et pendant ce temps, nos benalistes rassis à nous, acclamant un raciste condamné !

Tiens, Laurent, puisqu’on parle de la belle France, de la France éternelle, ouverte sur l’horizon. Pendant qu’il n’est bruit que de Zemmour, les éditions Robert Laffont viennent de rééditer le Camp des saints, de l’écrivain d’extrême droite Jean Raspail. Le livre a été publié en 1973. Son thème ? Un million d’Indiens miséreux, à bord d’une flottille hors d’âge, s’échouent sur la Côte d’Azur. Qu’en faire ? Les accueillir ? Les empêcher de débarquer, arme à la main ? Le véritable sujet du livre n’est pas l’invasion elle-même. C’est la capitulation des élites politiques et médiatiques françaises devant cette invasion. Ils rêveraient de tirer dans le tas, mais n’osent pas. Leur lâcheté, leur déballonnement, devant ce qu’on n’appelait pas encore, en 1973, la bien-pensance tiers-mondiste (mais le concept était déjà là) les paralysent. La médiatisation du livre a été limitée : quelques articles et interviews dans le Figaro Magazine et Valeurs actuelles. Même Copé n’a pas osé inviter Raspail (mais ça viendra peut-être). Le livre est pourtant un grand succès : 5 000 exemplaires ont été vendus en février. Jean Raspail, en outre, a participé à une grande émission de télévision, Ce soir ou jamais, animée sur France 3 par Frédéric Taddeï. Très bien. Il est tout à fait légitime que la télévision publique reçoive tout le monde, même les écrivains racistes, tant qu’ils n’ont pas été condamnés. Sauf que l’animateur, Taddeï, a soigneusement omis de prononcer un mot : «racisme», justement. «Sulfureux», «controversé» : pour présenter le livre, Taddeï s’est soigneusement limité à ces adjectifs, qui évitent de prendre parti et de s’engager. Le Camp des saints est pourtant un livre raciste. Odieusement raciste. Si Frédéric Taddeï l’a vraiment lu, il ne peut le qualifier autrement. Exemples ? Ils fourmillent. Les naufragés de Jean Raspail puent, et l’écrivain insiste longuement sur cette puanteur. Pas un seul, dans ce million d’Indiens, n’est doté par le romancier d’un visage humain, ou de réactions humaines. C’est une masse grouillante, informe et menaçante. Noirs et Arabes, jetés sur les routes par la débâcle française devant cette invasion pacifique, ne sont que des délinquants et des violeurs. Il a beau être édité par l’honorable maison Robert Laffont, c’est un livre raciste – ce qui ne lui retire pas ses qualités littéraires, et notamment sa perverse puissance d’évocation. En considérant cet accueil critique intimidé, aujourd’hui, du Camp des saints, comment ne pas repenser à l’accueil critique de Bagatelles pour un massacre, l’immonde pamphlet antisémite de Céline, tel que le relatait récemment André Derval, dans un recueil passionnant (1) ? Céline le publie en 1937. Au comble de l’embarras, la «grande presse» fait silence. La presse d’extrême droite exulte. Rien que de très normal. Et il se trouve, dans les revues littéraires, des critiques pour exalter le style de l’oeuvre, en faisant mine de ne pas voir son contenu.

Jean Raspail était une sorte de Zemmour des années 70. Comme Zemmour, d’ailleurs, il faut le voir faire patte de velours, sur les plateaux. Un croisé, lui ? Pas du tout ! Que va-t-on imaginer ? Un humble romancier, simplement, qui entendait, en 1973, «poser un problème». Si la masse miséreuse déferle sur

nous, «qu’est-ce qu’on fait ?» Oui, que faire de ces gens qui, hélas, hélas, «ne sont pas de notre type ethnique» ? Pour répondre d’avance à une question piège, il ne faudrait pas déduire de ce qui précède un appel à l’interdiction du Camp de saints. Mais il faut l’appeler par son nom : un livre raciste. Il faut désigner les

éditions Robert Laffont comme ce qu’elles sont : l’éditeur d’un livre raciste. Un livre raciste littérairement intéressant, sans doute ; sociologiquement, historiquement intéressant, tout ce qu’on voudra, mais raciste. Et toxique. Rééditez-le tant que vous voudrez, invitez l’auteur tant que vous voudrez, mais ayez le courage d’apposer un bandeau, «attention, contenu raciste». Ou bien «le racisme tue». Comme sur les paquets de cigarettes, que la liberté interdit aussi d’interdire.

Salut  à Toi.

Admettons. Et qui donc va décider de ce qui est raciste et de ce qui ne l’est pas ?

A lire aussi :  Refonte en boucle d'Oreille malade

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Mise à jour du 14 mars.

Nouveau message de Fred L. ( qui visiblement cherche à travailler sa notoriété sur le web…) :

Bonjour Laurent,

Un peu de lecture…

A quoi sert-il  de parler des « racines » d’un pays, comme le fait le Président de la république et toute la droite,  sinon à donner, implicitement  ou explicitement, à ceux qui s’y rattachent  un droit de propriété sur le pays, ou au moins une priorité sur les autres ?

En particulier, parler de racines chrétiennes  voudrait-il  dire  qu’il convient de donner aux chrétiens la propriété de la France ou au moins  une priorité sur les  autres citoyens ?  Mais quelle priorité ? Et si  un chrétien devient athée ou musulman  ou bouddhiste, perdrait il ces privilèges ? Absurde.

D’abord, quand commencent les racines de la France ? Au   paléolithique, quand on identifie les premières populations sur le territoire de ce qui devint ensuite la France ?  En  481, quand  un roi Franc, Clovis, la conquiert ? Ou encore en 1190 quand la France prend ce nom   ?

Ensuite,  de  quels peuples sont issus les Français d’aujourd’hui   ? Toute cette page ne suffirait pas à nommer les Vandales, les Burgondes, des Alains,  les Suèves, les Bituriges, les Arvernes, les Eduens, les Ambarres, les Carnutes et les autres Aulerques qui y ont fait souche. Sans compter, plus tard, des Normands, des Anglais, et tant d’autres.

Enfin,   quelles religions se sont succédées  sur son territoire ?  Là encore, il faudrait des pages pour nommer les innombrables variantes de religions  celtes, gauloises, grecques, romaines, juives,  qui  se sont succédés ou ont cohabité sur notre territoire avant  l’arrivée des innombrables variantes du  christianisme. Et même, dans certaines parties de la France d’aujourd’hui, connues alors sous le nom de Septimanie,  des musulmans y ont fait souche au  8ème siècle,  avant que la chrétienté n’y soit vraiment dominante. Et  si les premiers  rois de ce qui devient bien plus tard la  France ont choisi, au 5ème siècle,  de devenir chrétiens, l’héritage d’un pays laïc  ne se réduit pas à la religion  d’un roi (qui a  d’ailleurs choisi de devenir chrétien  après 15 ans de règne,  surtout pour des raisons politiques, soucieux de l’alliance avec la puissante famille de sa deuxième épouse, Clotilde).

Ceci  n’est pas propre à la France : si on cherchait  les racines d’autres pays, on aurait les mêmes surprises : l’Angleterre porte le  nom d’un peuple allemand ; l’Allemagne porte le nom de trois peuples différents,  suivant la langue dans laquelle on la nomme ;  la Russie porte un nom qui désigne un  peuple qu’on nomme ailleurs les Vikings.

Il ne faut donc pas jouer avec les mots : la droite   ne nous parle des racines  que pour nous  dire qu’elle refuse les fruits.

Cela ne veut pas dire, évidemment, qu’il faille rejeter l’héritage chrétien ; ou  plutôt, dans le cas de la France,    l’héritage catholique. Car la présence, dominante, de l’église catholique,  du 9ème au 18ème siècle,  en France, fille ainée de l’Eglise, a façonné une grande partie des valeurs de ce pays, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, en lui inculquant des idéaux  de grandeur et de charité. Pour le pire, en y imposant une intolérance qui en  chassa juifs et protestants, et freina le développement intellectuel, scientifique et économique  du pays. Rien  ne me dit plus de la tristesse de cet héritage que la révocation de l’Edit  de Nantes ; rien ne m’en  dit plus la grandeur   qu’une aube de printemps  dans la basilique de Vézelay.

Mais mettre en avant, comme le fait la droite aujourd’hui, l’héritage chrétien  du pays, comme mesure de l’identité du pays,  c’est exclure ceux qui ne se reconnaissent  pas dans cette foi. Et même  exclure ceux qui, chrétiens, ne veulent pas confondre leur foi et  leur citoyenneté. C’est d’abord une petite manœuvre pour exclure les musulmans. C’est aussi une dérisoire  manigance pour minimiser le formidable héritage des Lumières, qui commencent d’ailleurs en France  au 12ème siècle, avec l’arrivée, par des traducteurs juifs,  de textes musulmans porteurs de la pensée grecque.

C’est de tout cela qu’il faut être fier. C’est cela qui fait la grandeur de ce pays.

Une culture, une religion, une nation  ne peut survivre si elle  se préoccupe d’exclure plutôt que de séduire. Sa légitimité ne doit pas se limiter à revendiquer une place dans l’Histoire ;  elle  doit  aussi chercher à se faire  une place dans l’avenir.

Aussi, au  lieu de débattre de l’héritage laissé par une religion, on devrait plutôt parler de  la façon dont   notre pays,  (nourri,  entre autres,  du fait religieux), pourra  répondre aux grandes questions de l’avenir et attirer ceux qui le construiront.

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Réponses

  1. Des racistes, il y en a parmi toutes les races, je crois qu’il faille avoir le courage de l’admettre et de le dire. Que faites vous de ceux qui traitent les français de souche des “sous chiens” ? Moi, je n’aime pas être traitée de sous chien tout comme je ne traiterai jamais personne autrement que je voudrais qu’on me traite. Par contre il y a une race que j’ai du mal à accepter, ce sont les tire au flancs, et il y en a parmi toutes les races. 😕

  2. Fred L. serait-il Daniel Schneidermann ? 😉
    Jean Raspail, ou le splendide malentendu

    “Le Camp des saints vient d’être réédité aujourd’hui, précédé d’une préface de Raspail lui-même, intitulée Big Other. C’est un texte très dur, très musclé mais pas raciste, quoiqu’en disent certain, en particulier Daniel Schneidermann qui le compare à Bagatelle pour un massacre et demande, en grand libéral qu’il est, qu’on fasse figurer sur la couverture un tampon « Attention, contenu raciste ».”

    Je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises : libéral je suis, libéral je resterai. Fred L. et Daniel Schneidermann, allez donc imposer vos avis à qui vous voulez mais svp, ne salissez pas tout ce que vous touchez…

    Autre papier intéressant, à lire sur Causeur.fr, sous la plume d’Elisabeth Lévy :
    C’est moi, la peste brune ?
    Avec en filigrane toujours cette question lancinante : “peut-on avoir d’autres idées que les vôtres sans être un salaud ou un idiot ?”

  3. Laurent, dans ta réponse à Fred L, tu as raison quand tu dis que chacun est libre de penser ce qu’il veut.

    Par contre tu me surprend beaucoup car c’est la première fois que je vois quelqu’un défendre ouvertement le racisme. je n’avais jamais vu ça.
    J’ai toujours vu les racistes nier leur racisme car ils en avaient honte.

    Mais comme tu le dis très justement, on a le droit de penser librement.

    Par contre tu te trompes lourdement quand tu dis que le racisme est une opinion. C’est faux. Le racisme n’est certainement pas une opinion; c’est un délit. Il est même sévèrement sanctionné par la loi. Que tu le veuilles ou non. A mon sens, tu es même dans l’illégalité avec ce que tu as écrit.

    Moi je juge les gens d’après leurs qualités morales et non en fonction de leurs couleurs ou de leurs origines.
    Un type qui a commis un délit, on s’en fiche qu’il soit noir, jaune, anglais, juif, musulmans, polonais ou américain. Il faut le juger par rapport à ses actes.

    Il faut quand même aussi rappeler que l’immense majorité (95%) des musulmans français ou non, qui habitent en France ne sont pas des délinquants mais des gens sérieux. Ne trouves-tu pas injuste de jeter l’opprobre sur 95% parce à cause des 5% restants?

    Par contre, il est vrai qu’il faut lutter contre l’immigration clandestine et incontrôlée. Réclamer des papiers pour tous les sans-papiers n’est pas rationnel car une fois que tous les sans papiers seront régularisés, ça en appellera d’autres et il y aura le même nombre de nouveaux sans papiers qui demanderont à être régularisés.

    Cela dit, n’en déplaise au racistes, la France a toujours accueilli et accueillera toujours des étrangers. Et heureusement car sans l’immigration notre taux de fécondité serait de 0,5. Nous serions un peuple en voie d’extinction. Chasser tous les étrangers ou français d’origine étrangère, ne garder que les bons français de souche (les vrais de vrais) et les forcer à faire des enfants pour atteindre un taux de fécondité de 2,1 et assurer le renouvellement de notre population mis aussi le paiement des retraites ne me parait ni intelligent ni même réalisable.

    Et franchement ne trouves-tu pas risible de dire que Coluche, yves Montant, Laurence Ferrari, Nicolas Sarkozy, Michel Picoli, Zinedine Zidane, Louis de Funes, Lino Ventura, Djamel, Karembeu, Josiane Balasko, Yannick Noah, Gael Monfils, Camelia Jordana, Amel Bent, Da Silva, Leni escudero, rachida Dati, Fadela Amara, Mouss Diouf, Azouz Begag, Max Gallo, Abderrahmane Dahmane, Kofi yamgnane,
    Dieudonné, Omar, Guy-Manuel de Homem-Christo (chanteur du groupe Daft punk), Maria de Medeiros, axel poniatowski, Rachid Tahar djibril Cissé et tous les autres millions de français d’origine étrangère sont tout aussi français que toi Laurent.
    La France leur appartient autant qu’à toi. Et heureusement.
    Soutenir le contraire serait raciste et risible.

    1. “C’est la première fois que je vois quelqu’un défendre ouvertement le racisme. je n’avais jamais vu ça. J’ai toujours vu les racistes nier leur racisme car ils en avaient honte.” :
      Alex, il est inexact de dire que je défends pas le racisme. Je dis simplement, pour reprendre là encore une formule de Eric Zemmour, qu’on a le droit d’être raciste.
      Ce qui me surprend personnellement c’est que visiblement, en me lisant, tu conclus que je suis un raciste qui s’assume. C’est dommage… Ce n’est pas le message que j’essayais modestement de faire passer.

      “Tu te trompes lourdement quand tu dis que le racisme est une opinion. C’est faux. Le racisme n’est certainement pas une opinion; c’est un délit. Il est même sévèrement sanctionné par la loi.” :
      J’en ai conscience et c’est bien un regret sur cet état de fait que j’exprime. Encore une fois, je pense simplement que le prétendu remède est pire que le mal et qu’en amenant tout sur le terrain de la loi on ne fait qu’entretenir le racisme que l’on prétend combattre.

      “Moi je juge les gens d’après leurs qualités morales et non en fonction de leurs couleurs ou de leurs origines.” :
      Moi aussi. Du moins je fais tout mon possible et j’y tiens plus que tout. Ceci dit, tu ne peux nier que nous avons, TOUS, des préjugés. Nous sommes tous, dans une certaine mesure, racistes, sexistes, homophobes et j’en passe. Comprendre par là que nous nous construisons dès notre naissance sur des préjugés (regarde le festival de clichés qu’on nous sert sur les Japonais ces derniers jours) et que, à mon sens, la meilleure façon de les “combattre” est précisément d’en avoir conscience et non de les “interdire”. C’est un peu comme tous ces gens qui prétendent que la pub n’a aucun effet sur eux : je pense qu’on devient moins malléable face à la pub à partir du moment où l’on comprend et accepte qu’elle a un effet sur nous. L’objectivité n’existe pas, nous sommes chacun une somme infinie de subjectivités.

      “Il faut quand même aussi rappeler que l’immense majorité (95%) des musulmans français ou non, qui habitent en France ne sont pas des délinquants mais des gens sérieux. Ne trouves-tu pas injuste de jeter l’opprobre sur 95% parce à cause des 5% restants?” :
      Bien entendu. J’espère que tu ne penses pas que j’ai fait ça dans mon billet, si ?… Là n’était pas, mais alors pas du tout mon intention.
      Mais mon propos est toujours le même : ce n’est ni en interdisant le racisme ni en glorifiant son prétendu opposé (l’anti-racisme, ou la xénophilie béate) qu’on le combattra. Je pense que les gars qui font South Park sont bien plus utiles lorsqu’ils présentent un Cartman qui défend son droit au racisme tel un droit inaliénable. Car si nous ne sommes certainement pas tous des Juifs Allemands, nous avons tous quelque chose en nous de Cartman. 😉
      Et sans faire de la psychologie de PMU, je ne pense pas que nier et/ou refouler ce petit Cartman au fond de nous aille dans le sens espéré.

      “Et franchement ne trouves-tu pas risible de dire que Coluche [etc.] et tous les autres millions de français d’origine étrangère sont tout aussi français que toi Laurent.” :
      Evidemment qu’ils sont tout aussi français que moi. Le degré de “franchiosité” (dédicace à Ségo) n’est d’ailleurs pas sujet à débat pour ma part : on est Français ou on ne l’est pas. J’ai horreur de la logique binaire en général mais là ça fonctionne plutôt bien…

      “La France leur appartient autant qu’à toi. Et heureusement.
      Soutenir le contraire serait raciste et risible.” :
      Raciste, peut-être. Risible, certainement. Mais, justement, n’a-t-on pas le DROIT d’être un gros beauf crétin inculte et stupide (par exemple) ? Plus que le droit au racisme, je défends le droit de chacun à la stupidité ! 😉 Et le droit à chacun de se construire en confrontant les points de vue, aussi stupides soient-ils, non en suivant aveuglément la route tracée par le Guide Suprême et Rue89.

  4. je pense, mon ami, que tu ne réussiras pas à ouvrir le débat que tu cherches à ouvrir. Tu dis, “on pourrait se demander si”, “il faudrait comprendre pourquoi”, “il y a matière à réflexion”, “peut-être pourrait-on envisager d’expliquer” etc… et on te répondra toujours “non, le racisme c’est mal”.
    Tu sous-estimes ce que levi-strauss, lacan, foucault, finkielkraut et d’autres ont appelé la part d’inconscient structural: En gros, je récite ce que j’ai appris dans mon sommeil, c’est-à-dire dans la société et les “valeurs” qu’elle met en avant à un instant t. Je crois que c’est moi qui parle quand je dis “Zemmour = Hitler”, alors qu’en fait c’est la structure. Il y a comme un mécanisme de défense du social contre le local, du groupe contre l’individu, du corps contre le virus. Le corps social occidental version post colonisation et post nazisme tendance mondialisation a produit spontanément des millions d'”anticorps” (c’est à dire des nains intellectuels avec une grille de lecture préremplie façon déclaration de ressources de la CAF) prêts à prendre les armes dès qu’une bactérie entre dans la circulation sanguine. On siffle Zemmour, Finkielkraut sur les plateaux télé, on ne veut pas trop de Marine Le Pen à l’antenne, on s’extasie devant le slam des cités pour préserver la “structure”. Ce n’est pas un phénomène rationnel, mais inconscient. Zemmour est le vilain et en plus il est le diable. Il se dissimule sous une cape de justicier pour infecter le corps social. Et les anticorps réagissent immédiatement pour répondre au schéma du France 2011 qui nous injecte par intraveineuse depuis les bancs du CM1 le programme à la mode. c’est ce que Freud appellerait le retour du refoulé: on purge l’histoire occidentale de ses maux et de ses plaies (les intolérances du christianisme, les génocides des minorités, le colonialisme et ses dérives, les injustices sociales et les guerres nationalistes) et on procède (toujours Freud) à “l’inversion normative”: le racisme était la norme, il devient la lèpre absolue, le blanc chrétien nationaliste était le modèle, il devient la caricature du mal, l’immigré, l’étranger, étaient les loups sanguinaires ennemis de la civilisation, ils deviennent les hôtes de marque sans qui rien n’est possible, des conditions de civilisation.

  5. Je suis d’accord avec toi pour dire qu’il peut y avoir des excès dans l’anti racisme. Certains propos sont taxés de racistes parce qu’ils ont commis la faute d’analyser la situation.
    Ce que Zemmour a dit n’est pas faux mais ce n’est pas pour ça qu’il a été condamné. Le problème c’est qu’en disant cela publiquement dans les médias, il stigmatise ipso facto tout la partie de la population qu’il a désignée, qu’elle soit trafiquante de drogue ou non. Et c’est pour ça qu’il a été condamné. C’est une incitation à la haine raciale.
    C’est dommage car c’est un excellent journaliste qui, je le pense, n’est pas raciste. Il est bien plus intéressant que des bien pensants bien hypocrites.

    Force est de constater que tu te contredis quand tu dis que tu n’es pas raciste mais que tu déplores que le racisme ne puisse pas être une opinion comme une autre ou que l’on ne puisse pas être raciste sans être attaqué.
    Le racisme au même titre que la pédophilie ou le proxénétisme est condamnable. Ca ne peut pas être une opinion acceptable.
    Le racisme c’est le rejet et la haine de l’autre uniquement parce qu’il est différent ou qu’il est d’un autre pays; sans autre grief aucun. Autant dire que c’est absurde.
    Si, comme tu le dis, c’est une réaction humaine, elle doit être réprimée car elle ne mène à rien de bon. Il suffit de s’intéresser à l’histoire pour le constater.
    Légitimer le racisme c’est comme légitimer la pédophilie et de ce fait autoriser des propos publics tels que:
    ” Les danois sont un peuple inférieur à nous, je les hais, etc …”
    Le rejet de l’autre peut être une pulsion humaine, ça ne la légitime pas pour autant; elle est négative et nous devons la réprimer et la combattre.

    Nous traversons une passe difficile; il faut lutter contre les vrais problèmes et chercher de vraies solutions plutôt que de rechercher des boucs émissaires qui vont servir d’exutoire à nos angoisses et nos peurs.

    Je précise que je n’ai rien contre nos amis danois, bien au contraire; c’était juste pour donner un exemple 😉

  6. “Le racisme c’est le rejet et la haine de l’autre uniquement parce qu’il est différent ou qu’il est d’un autre pays; sans autre grief aucun. Autant dire que c’est absurde”

    Ce que je conteste et remplace par “Le racisme, exacerbation aveugle de la tendance NATURELLE de l’être humain à se méfier de l’étranger et de ses coutumes (chaque culture, chaque religion, chaque langue est prédatrice et a son propre instinct de territorialité), est le RESULTAT possible d’une confrontation mal préparée, mal vécue, mal ressentie, mal comprise, mal encadrée mal tout ce qu’on veut entre deux personnes ou deux groupes de personnes de cultures différentes.” Le racisme des gens qui votent Le Pen n’est pas un chèque en blanc ou une pétition de principe contre les noirs, les arabes, les jaunes, les verts ou les bleus en général. Il n’est ni sans grief, ni absurde et, surtout, il n’est pas définitif.
    Jean-Paul du 93 va dire “je vote Le Pen parce que je n’en peux plus de ces gosses d’africains qui squattent les cages d’escalier”, il a donc un grief: on le dérange dans son hall d’immeuble. Cela correspond à une réalité sociale, ce n’est donc pas absurde. Paul peut réfléchir à la question et changer d’avis, ou bien la situation peut évoluer en bien, par exemple il peut être muté à Juan Les Pins et laisser derrière lui les HLMS taggés et les concerts de rap improvisés sous ses fenêtres au son de “nik la police” et “gaulois sales fils de putes vercingétorix on t’encule”. Il sera alors plus tranquille pour méditer en slip de bain les leçons fleuries de l’humanisme des Lumières, qui, soit dit en passant, en plaçant la Raison au sommet de la pyramide et en assignant à la France Europe la mission de raisonner/civiliser le monde, a posé les bases d’une justification morale de la colonisation.
    Bref, tout peut changer, le racisme n’est pas dans ses gênes.

    Zemmour n’incite à rien du tout, il EXPRIME le point de vue de Jean-Paul et d’autres dans son genre, qui n’ont pas l’occasion de l’ouvrir parce qu’on préfère avoir sur les plateaux télé Grand Corps malade, Joey Starr et Lady Gaga. La frustration de Jean-Paul est donc quelque peu atténuée. C’est un moindre mal en attendant des jours meilleurs, où les remarques désobligeantes sur les immigrés ne trouveront plus d’écho dans la société, non pas parce que la vilaine molécule du vilain racisme aura été extraite de force par les gentils docteurs de la pensée saine et moderne, mais parce qu’elles n’auront plus de réalité sociale visible sur lesquelles s’accrocher.

  7. Déjà, commence par avoir la décence de dire ” pour moi” ou “je pense que” . Car là tu viens d’exposer tes idées comme s’il s’agissait de la vérité universelle. Ce qui n’est pas le cas. Loin de là et heureusement.

    Tu es en train de tout mélanger. Si c’est involontaire c’est de l’ignorance; si c’est volontaire c’est de la malhonnêteté.

    1) Ta définition du racisme est bien gentille mais c’est la tienne et non la véritable définition. Un peu de culture ne te fera pas de mal; je vais te donner la VRAIE définition du racisme.
    Racisme: qui croit à la hiérarchie des races, est hostiles aux autres groupes ethniques qu’il considère comme inférieur.
    On est loin de TES histoires de ” exacerbation aveugle de la tendance NATURELLE de l’être humain à se méfier de l’étranger et de ses coutumes (chaque culture, chaque religion, chaque langue est prédatrice et a son propre instinct de territorialité), est le RESULTAT possible d’une confrontation mal préparée, mal vécue, mal ressentie, mal etc …”.

    Ta définition est légèrement taillée sur mesure pour cadrer avec tes idées. C’est le moins qu’on puisse dire….

    En fait tu as carrément remplacé la définition du racisme par TES idées. Pourquoi se gêner. Tant qu’à faire autant éjecter la réalité et imposer la sienne. Pourquoi s’encombrer de rigueur dans son raisonnement? Hein?

    Donc rappelle-toi bien tes histoires ta “tendance NATURELLE à se méfier des étrangers” et tes histoires selon lesquelles les cultures sont prédatrices c’est toi qui le pense. Tu as une légère tendance à prendre ton cas pour une généralité. L’égocentrisme est à l’individu ce que l’ethnocentrisme est à une nation un peuple ou une ethnie. Cette tendance à croire qu’on est au centre…

    2) Contrairement à toi ( ou à tes Paul et Jean-paul) lorsque je suis dérangé par des gens qui encombrent mon entrée, par de la musique rap etc … je vais agir contre les problèmes (plaintes, associations de défense, procès, etc …) au lieu de beugler “je suis raciste et j’ai le droit”.

    En fait, tu mélanges racisme et insécurité.

    Un raciste rejette les étrangers SANS AUTRE GRIEF que celui de la couleur, la race la culture ou la religion (je le répète c’est absurde, être noir ou grec n’est pas une faute blâmable).

    Toi tu viens greffer l’incivilité là-dessus or c’est autre chose ça.

    Moi je suis “raciste” envers, le vol, l’incivilité, le manque de respect, le trafic de drogue, etc …

    Je ne suis pas raciste envers les autres langues, cultures ou religions.

    Toi tu fais l’amalgame entre racisme et insécurité afin de justifier ton racisme (en utilisant le prétexte de l’insécurité).

    Le racisme c’est rejeter l’autre parce qu’il est indifférent, parce qu’il n’a pas la même couleur parce qu’il est étranger.
    Ca n’a absolument rien à voir avec l’incivilité ou l’insécurité.

    Toi tu viens y greffer des histoires d’incivilité (rap, tags, etc …).
    Ca c’est autre chose. Et ça, on est tous d’accord pour dire qu’on est contre l’incivilité.

    3) J’ai habité 8 ans en région parisienne à Grigny et à Evry. Ce sont deux zones très sensibles. J’avais des voisins noirs (guadeloupéens) maghrébins et français. Je n’ai jamais eu de tags sur mon immeuble. Par contre à l’entrée de l’immeuble il y avait parfois des regroupements de jeunes. Je vais te décevoir mais ils étaient français (pas de chance).

    A lire ton post caricatural, on a l’impression que tous les noirs et tous les arabes posent des problèmes d’incivilité. Là encore, désolé de te le dire mais c’est loin d’être le cas. Mon collègue de travail était d’origine maghrébine, il éduquait bien ses enfants et ces derniers n’étaient pas des délinquants…

    Les problèmes de ton Paul et de ton Jean-Paul existent; c’est certain. Mais pour les résoudre, est-ce une bonne solution de dire légaliser le racisme? Non. N’est-ce pas plus intelligent de mettre en place une pétition pour la création d’un centre social (par exemple) où ces “gosses d’africains” come tu dis puisse se regrouper plutôt que de beugler ” je haie les africains!”.

    Donc je le répète, il faut proposer de VRAIES solutions pour résoudre les problèmes et s’y attaquer courageusement au lieu de se recroqueviller dans une attitude de rejet ou jouer au gros dur “viril” (tu parles d’une virilité!) qui ne met pas de slip de bain à fleurs (c’est pour les filles ça hein?) pour méditer les leçons d’humanisme (c’est pour les tapettes ça hein?). La virilité qui s’appuie sur la misère sociale est pathétique plutôt qu’autre chose.

    Et c’est facile de jouer au durs quand on est confortablement installé confortablement bien au chaud du bon côté de la Méditerranée et qu’on n’est pas en train de crever de l’autre côté. Mais chacun pour sa gueule hein?

    1. Bonjour, donc, puisque le débat devient, comme il arrive malheureusement souvent, personnel. Je pense, donc, que tu n’as pas compris certaines choses ou encore, comme il arrive souvent sur ce genre de terrains qui semblent obliger les protagonistes à choisir entre la pancarte jaune “je suis gentil, fin, cultivé, ouvert et antiraciste” et la pancarte verte “je suis méchant, bête, simpliste et caricatural”, que tu n’as pas voulu les comprendre.
      Prenons tout point par point:
      ARGUMENT 1: “Déjà, commence par avoir la décence de dire » pour moi » ou « je pense que » . Car là tu viens d’exposer tes idées comme s’il s’agissait de la vérité universelle. Ce qui n’est pas le cas. Loin de là et heureusement.”
      L’argument est connu et je passerai vite dessus. Si j’avais dit, “le racisme, c’est horrible et il faut combattre la méchanceté partout parce que c’est mal”, on ne m’aurait pas reproché de commencer par “je pense que” puisque tout le monde ne pouvait qu’être d’accord. Je constate d’ailleurs que le protagoniste à la pancarte jaune ne s’embarrasse pas de tant de lourdeurs de style. Derrière son “je vais te donner la VRAIE définition du racisme” pointe non pas le “je pense que” qu’il prône apparemment mais le “tout le monde sait que” de l’omniscient du savoir.

      ARGUMENT 2: “Ta définition du racisme est bien gentille mais c’est la tienne et non la véritable définition. Un peu de culture ne te fera pas de mal; je vais te donner la VRAIE définition du racisme.”
      S’ensuit: “Racisme: qui croit à la hiérarchie des races, est hostile aux autres groupes ethniques qu’il considère comme inférieur”.
      On admire ici le rhétoricien. Avoir de la culture, c’est donc savoir ouvrir une page de dictionnaire à la lettre C. La définition du racisme par le Larousse ne fait aucun doute, c’est son application pratique à la sociologie actuelle du vote dit xénophobe ou raciste qui pose problème. Marine Le Pen est dite raciste et derrière elle les 15 à 20% d’électeurs qu’elle représente. Sont-ils tous convaincus, ces électeurs, que le togolais, le camerounais ou l’antillais sont des descendants du singe bonobo qu’il faut mettre dans une cage afin de procéder à des séances d’anatomie comparée? D’après cette définition, ils le sont. Ou alors ils ne sont pas racistes et ce débat est sans objet. le “racisme” du 18ème ou du 19ème siècle, tel qu’il apparaît ici où là dans les romans de Balzac par exemple, ne recouvre plus (selon moi, d’après moi, d’après mon opinion, selon mon point de vue…) la réalité sémantique de ce qui recouvre aujourd’hui les comportements ou opinions dites “racistes”. Il y a eu, ce qui est fréquent, un glissement du terme hors de sa “boîte” initiale. Le raciste FN Jean-Marie Le Pen n’est pas le raciste SS Heinrich Himmler.
      Pour qu’il y ait rigueur dans le raisonnement, il faut déjà qu’il y ait raisonnement. L’ouverture d’un dictionnaire à la page C ne tiendra jamais lieu de cours de lexicologie, d’histoire de la sémantique et d’étude des phénomènes de connotation.

      ARGUMENT 3: Contrairement à toi ( ou à tes Paul et Jean-paul) lorsque je suis dérangé par des gens qui encombrent mon entrée, par de la musique rap etc … je vais agir contre les problèmes (plaintes, associations de défense, procès, etc …) au lieu de beugler « je suis raciste et j’ai le droit ». En fait, tu mélanges racisme et insécurité.

      Le but de mettre en scène un personnage fictif comme mon cher Jean-Paul est de le doter d’une représentativité, même partielle, et d’élaborer sur ce qu’il peut croire ou ressentir. Si j’avais voulu dire “j’en ai marre des africains dans mon hall”, j’aurais dit “j’en ai marre des africains dans mon hall” et non pas “Jean-Paul en a marre des africains dans son hall”. Il ne s’agit pas de moi, ou de mon opinion personnelle sur la présence ou non d’africains dans mon immeuble, mais d’imaginer un scénario possible parmi mille autres de la montée des tensions dans certains quartiers (le FN ayant souvent fait de gros scores dans ces quartiers). Il ne s’agit pas de savoir ce que toi, pancarte jaune, ou moi, pancarte verte, ferions dans ce cas-là mais de comprendre pourquoi d’autres, justement, sont tentés de laisser parler leurs penchants “racistes” quand ils font face à ce que tu appelles de “l’insécurité”.

      ARGUMENT 3 BIS: “Toi tu fais l’amalgame entre racisme et insécurité afin de justifier ton racisme (en utilisant le prétexte de l’insécurité). ”
      Qu’on vienne m’expliquer où il est dit, dans mon intervention, que je suis raciste. Tu donnes sans le vouloir raison à Zemmour qui dit que cette chasse aux sorcières tourne à une séance puérile de 1,2,3 soleil. “Je t’ai vu, t’as bougé, t’es raciste”. Est suspecté de racisme
      toute personne qui ne marche pas les yeux fermés dans les plate-bandes de l’idéologie anti-raciste. Vous devriez vendre des T-shirts fluo pour vous reconnaître entre vous dans le métro.

      ARGUMENT 4 “J’ai habité 8 ans en région parisienne à Grigny et à Evry. Ce sont deux zones très sensibles. J’avais des voisins noirs (guadeloupéens) maghrébins et français. Je n’ai jamais eu de tags sur mon immeuble. Par contre à l’entrée de l’immeuble il y avait parfois des regroupements de jeunes. Je vais te décevoir mais ils étaient français (pas de chance).”
      Fantastique. Que dirais-tu si Gisèle (elle existe, celle-là) venait te voir en disant “J’ai loué pendant trois ans mon studio à des sénégalais et à chaque fois j’ai eu des problèmes (retard de loyer, dégradations). Par contre ma voisine Francine a loué à des bretons et elle n’a jamais eu d’embêtements. Je vais vous décevoir, mais eux, ils étaient français (pas de chance)”. Tu dirais: argument creux vide et irrecevable et tu aurais raison.

      ARGUMENT 5: “Donc je le répète, il faut proposer de VRAIES solutions pour résoudre les problèmes et s’y attaquer courageusement au lieu de se recroqueviller dans une attitude de rejet ou jouer au gros dur « viril » (tu parles d’une virilité!) qui ne met pas de slip de bain à fleurs (c’est pour les filles ça hein?) pour méditer les leçons d’humanisme (c’est pour les tapettes ça hein?). La virilité qui s’appuie sur la misère sociale est pathétique plutôt qu’autre chose.Et c’est facile de jouer au durs quand on est confortablement installé confortablement bien au chaud du bon côté de la Méditerranée et qu’on n’est pas en train de crever de l’autre côté. Mais chacun pour sa gueule hein?”
      J’avoue humblement que je n’ai strictement rien compris à cet enchaînement de phrases. Avis au lecteur neutre, donc.

      1. et je viens de m’apercevoir avec étonnement que je commence le mot « racisme » par la lettre C, qui devient donc le Cacisme. Sur ce, bonne nuit, nous reprendrons ce passionnant débat plus tard.

  8. Tiens, pour alimenter un peu ce passionnant débat, voici un petit tweet lu à l’instant :
    @TwinsHoodRats :
    “Les asiatiques sont les plus belles suivis de trés près par les Arabes Puis Les “Blanche” et ensuite les Africaines le reste elles sont guez”

    Intrigué, je suis allé voir le compte de @TwinsHoodRats, alias Myna_Da_HeartBreaka. Elle se présente ainsi sur son compte Twitter:
    “Made every nigga want an Arabian chick . Négrophile Jusqu’a dead ; Amoureuse des Z & Antillais 230E5E1E”

    Question simple : est-elle raciste ? (argumentation souhaitée évidemment…)

    Autre tweet, même question :
    @Lauraa_Brown :
    “Question pour les hommes vous preferez les beurettes, renoi, tisme or les white ?”

  9. ” Zemmour n’incite à rien du tout, il EXPRIME le point de vue de Jean-Paul et d’autres dans son genre, qui n’ont pas l’occasion de l’ouvrir ”

    Et voilà, tu recommences à parler comme si citait la vérité universelle. Il faut dire:
    ” POUR MOI ou JE PENSE que Zemmour n’incite etc …”

    C’est tellement vrai ce que tu dis que Zemmour à été condamné pour … incitation à la haine raciale. Je sais que c’est dur mais il faut que tu fasses un effort pour arrêter de prendre ton cas pour une généralité ou parler comme si tu citais la vérité universelle.
    Tant qu’a faire tu aurais dû dire:
    ” Zemmour n’incite à rien du tout, il EXPRIME le point de vue de tous les français”
    Quitte à s’en foutre de la rigueur dans la pensée autant y aller carrément.

    2)
    ” parce qu’on préfère avoir sur les plateaux télé Grand Corps malade, Joey Starr et Lady Gaga.”

    Ben oui, c’est dur à admettre mais c’est ce que les français aiment. A moins que la TV programme ces gens contre les goûts des français? Vu les enjeux liés à l’audimat, c’est impossible.
    En tout cas, ça montre bien que ton Paul et ton Jean-Paul sont très loin d’être représentatifs de ce que sont véritablement les français. Tant mieux. Et merci pour cet argument éloquent (présence de Grand corps malade, Lady Gaga etc … à la TV)

    Moi j’ai surtout l’impression que tu te caches derrière ce Paul et ce Jean-Paul. C’est absurde et même lâche. Il faut avoir le courage d’assumer ses idées.

    Mais si tu es frustré par le goût des français qui plébiscitent Lady Gaga ou Grand corps malade, ne reste pas dans cet état de frustration fais quelque chose. Crée par exemple une association qui milite pour le retour de Mireille Mathieu dans les primes; qu’elle puisse chanter Maurice Chevalier avec son inimitable talent.

  10. « Les asiatiques sont les plus belles suivis de trés près par les Arabes Puis Les « Blanche » et ensuite les Africaines le reste elles sont guez »

    Ben je dois t’avouer qu’à première vue j’ai rien à dire là-dessus, ça m’inspire pas grand chose…

    Si vraiment tu veux un avis, j’ai l’impression qu’il s’agit de propos raz les paquerettes d’ados pas bien fut fut. C’est des conneries sans importance. C’est pas bien grave d’être léger dans ses propos.
    Si tu y vois du racisme , je te rassure c’est surtout du n’importe quoi d’ado.

    Si tu y vois quelque chose de sérieux, c’est une occasion de dire que la prévention contre le racisme (s’il y a du racisme là-dedans) doit se faire tôt dans les écoles. Il faut lutter contre ce fléau sous toutes ses formes. Le racisme monte les uns contre les autres et donc crée ou augmente l’insécurité.

  11. Pour te remercier d’avoir mes messages Laurent, je vais te dire une chose: tu as raison sur plusieurs points. Oui il y a des racailles, oui ils y a des merdeux qui dérangent les gens sérieux, oui il y a des trafiquants de drogue.
    J’ai encore regarder, pas plus tard qu’hier soir sur la 10, un reportage sur le travail de la BAC. Ces gars de la BAC font un travail formidable.
    A un moment, il y avait une bande de voyous (du quartier des tarterêts à Corbeil) armée de barres de fer et de couteau qui s’apprétait à faire une descente dans la cité voisine ennemie (cité des pyramides à Evry). La BAC les a repérés. Les CRS sont intervenus et les ont coincés puis regroupés dans un bus afin de les réacheminer vers chez eux. Juste au moment où le bus allait partir, un voyou en a profité pour envoyer un coup de pied en plein thorax d’un policier.
    Par chance, les policiers, ont réussi a stopper le bus et à attraper l’individu violent pour le menoter et l’incarcérer. J’étais très content car on avait vraiment envie de le baffer.

    A un autre moment les policiers de la BAC, ont mené une grande opération qu’ils ont appelé “ajax” et qui consistait à démanteler tout un réseu de traffic de canabis et à incarcérer les dealers.

    Lorsqu’ils terminaient le travail avec plusieurs individus menotés au sol, plusieurs habitants de la cité se réjouissaient de ce travail, ils étaient noirs. Ils disaient:
    ” on en a marre de ces types, c’est bien que ça se termine mais on a peur car ça risque de recommencer”

    Parmi les policiers, il y avait une policière qui avec beaucoup de charisme et de professionalisme affrontait les voyous, leur faisait des clé de bras et les menotait.
    Aun moment, un voyou a essayé de lui mettre un coup de tête, elle l’a esquivé puis lui a mis plusieursclaques pendants que son collègue le menotait.
    Le voyou (je peux t’assurer qu’il était blanc)lui a dit:
    ” t’es qu’une sale africaine etc…’

    Ensuite le journaliste a demandé à la policière (qui était noire):
    – Ca vous touche quand vous entendez des choses comme ça?”
    – Oui forcément mais on passe dessus.

    Ce que je veux te dire en te racontant cela c’est que tu te trompes de combat. Il ne s’agit pas des blancs contre les noirs.

    Il s’agit d’une lutte de tous (ensemble) contre les voyous.

    Au lieu de beugler ” je hais les africains” et de monter les uns contre les autres il faut agir en proposant de VRAIES solutions: répressions, prisons, prévention, intégration, contrôle stricte de l’immigration, alphabétisation, éducation, instruction, formation, accompagnement, suivi, tutorat, actions sociales, centres sociaux, réinsertion, sanctions, travaux d’intérêt généraux, incarcérations, police de proximité, créations d’emplois, créations de zones franches, service civile, instruction civique, sélection, internats d’excellence, diplômes, promotion, etc …et même expulsions.

    Il y a certes beaucoup d’échecs là-dedans mais aussi beaucoup de réussites.

    Franchement est-ce que dire: “oui au racisme” c’est une solution?

    Je le rappelle encore une fois, parmi les arabes et les noirs qui vivent en France, l’immense majorité sont des gens qui travaillent ou qui cherchent un emploi.
    C’est absurde de scotcher au front de tous ces gens l’étiquette “délinquant” ou “trafiquant de drogue”.

  12. réponse simple de l’ordinateur booléen antiraciste version Hal 2001 Odyssée de l’espace:
    « Les asiatiques sont les plus belles suivis de trés près par les Arabes Puis Les « Blanche » et ensuite les Africaines le reste elles sont guez »
    n’est pas raciste.
    « Les blanches sont les plus belles suivis de trés près par les Arabes Puis Les « asiatiques » et ensuite les Africaines le reste elles sont guez » est raciste.

    Je me souviens d’une colo de vacances où on demandait à un mec s’il avait déjà fait l’amour avec une “black”. Il avait répondu qu’il ne “kiffait” pas trop les “noires”. Plus personne ne lui a parlé ce soir-là. J’ai sagement répondu moi-même que je n’avais jamais essayé. Et mon pote Eugène Tchakounté a alors dit qu'”avec une blanche il y avait “pas moyen de se faire sucer correctement” et que les “doudous, c’était autre chose”. Et les gens ont balancé en choeur “ouais, tope-la man, faudra leur faire voir ce que c’est à nos cailles”.
    ça répond à a question?

    1. C’est du racisme anti blanc; c’est horrible, je suis blanc et je sais ce que c’est: discriminations, blagues, insultes.

      Le racisme anti blanc est d’autant plus dur à vivre qu’il n’existe pas officiellement. Notre souffrance n’est donc pas reconnue

      Je suis d’accord avec toi c’est honteux.

  13. Comme disait Giraudoux, la guerre de Troie, autrement dit le vrai débat, n’aura pas lieu. Pourquoi? Pour plusieurs raisons.

    Débattre suppose être capable de comprendre une proposition intellectuelle dépassant la table de trois. L’obsession est une chose, l’incapacité chronique à LIRE ce qui est écrit et à REBONDIR en conséquence en est une autre.

    Si un locuteur alpha dit que “Zemmour exprime le point de vue d’un certain nombre de français”, c’est qu’il est conscient que Zemmour n’exprime pas le point de vue “de tous les français”, sinon il aurait dit “Zemmour exprime le point de vue de tous les français”. Le locuteur Bêta qui répond au locuteur alpha doit donc ajuster sa réponse en conséquence, sinon le débat n’avance pas.
    Par ailleurs, dire à quelqu’un “Et voilà, tu recommences à parler comme si citait la vérité universelle” et ajouter derrière sans complexe “Il faut dire POUR MOI ou JE PENSE que Zemmour n’incite etc” est une rupture de la chaîne logique interne. C’est un classique de la non-pensée de la gauche Petit Poney mais j’y reviendrai.

    Mais ce problème est mineur. Plus intéressant est “Mais si tu es frustré par le goût des français qui plébiscitent Lady Gaga ou Grand corps malade, ne reste pas dans cet état de frustration fais quelque chose. Crée par exemple une association qui milite pour le retour de Mireille Mathieu dans les primes; qu’elle puisse chanter Maurice Chevalier avec son inimitable talent.”
    Le lecteur attentif du débat aura compris que mon intention était d’élever le débat au-dessus de la sphère personnelle (on apprend à faire ça en seconde, il me semble) et de lancer une première passerelle possible sur les conséquences du décalage entre les opinions communément défendues sur les plateaux télé par des stars du show business, majoritairement proches de la pensée de gauche Petit Poney, et la vie quotidienne de certaines personnes dont les rancoeurs, les frustrations et difficultés quotidiennes sont évidemment toutes autres que de faire rimer “cité” avec “ciné” ou de se remaquiller à la hâte pendant le trajet en limousine de l’hôtel Excelsior au plateau de chez Ruquier. La suite du raisonnement était: un Zemmour porte la contradiction à ces gens-là, et il offre donc une fenêtre à ceux, et ils existent, qui en ont jusque là de se farcir le même discours prémâché depuis dix ans, à savoir: la guerre c’est mal, le racisme c’est mal, la grippe c’est mal etc… Et la conclusion du raisonnement était: si Zemmour peut clouer le bec à un certain nombre d’entre eux grâce à une facilité oratoire et des références qu’ils n’ont pas, nos frustrés du samedi soir peuvent se sentir moins seuls, à défaut d’autre chose.

  14. Vient maintenant le vrai problème, le coeur du débat. La question soulevée par l’hôte de ce site était: peut-on faire avec la xénophobie, l’accepter comme une composante parmi d’autres du paysage social et politique, comme une émanation certes négative mais après tout réelle d’une certaine forme de lecture des choses? doit-on le laisser parler, quitte à lui apporter la contradiction, ou lui clouer le bec? Faut-il, comme le pensent certains, mettre le couvercle sur la marmite pour ne pas voir que l’eau déborde, ou n’est-il pas plus intelligent et constructif de se demander pourquoi l’eau déborde et d’agir en conséquence?

    A cela, la gauche Petit Poney a répondu et continuera de répondre: le xénophobe pense mal, ou mieux encore ne pense pas et il faut laisser aux esprits éclairés, chantres de la tolérance et du vrai discours progressiste, le soin d’occuper le champs politique et médiatique. Pour le Petit Poney de gauche, le xénophobe est indéfendable et avec lui tous les quidams qui, sommés de choisir entre blanc et noir, entre raciste et pas raciste, entre ouvert et fermé, entre le camp de bons et le camps des méchants, se seraient mis en tête de faire fonctionner leurs neurones et de déficeler la pelote de laine autrement qu’avec les gros ciseaux magiques de la pensée binaire.

    De cela, le Petit Poney de gauche ne veut pas. On ne démêle pas le sentiment raciste, on le jette au feu la tête la première et on sort dans la rue avec sa dépouille consumée en chantant aux airs du “no passaran” de la génération Skyrock M6 Zouk Machine.
    Dites au Petit Poney “certains se sentent frustrés par ce qu’ils voient à la télévision, vitrine d’un certain parisianisme” et il vous répondra: “TU es frustré par ce que TU vois à la télévision”. Autrement dit, indifférent qu’il est aux termes du débat, il préfère concentrer son attaque sur le débattant et lui faire dire ce qu’il n’a pas dit ou, selon ses propres termes, pas eu le courage de dire. Dans le match de football qu’il a décidé de jouer mano à mano, il ne veut pas d’un arbitre, d’un juge de touche ou d’un commentateur, il veut en face de lui un maillot, un représentant du “camp d’en face”. Il ne t’accepte sur le terrain qu’à la condition expresse que tu joues le bête soldat romain et que lui joue Astérix.
    A défaut de savoir lire correctement le texte qui lui est proposé, il a appris à lire entre les lignes. Il décode, déchiffre, dépouille le raisonnement d’autrui de toutes ses aspérités dialectiques et n’en retient que la substantifique moelle. Le raciste, comme le diable, avance masqué. Coupons-lui la parole avant qu’il ne commence son entreprise de séduction. Attaquons vite et fort sur le coup d’envoi. Ainsi, il n’y aura pas de match et le résultat perdra son caractère d’incertitude.

    Mais je n’en veux pas au petit poney. Comment le pourrais-je? Qu’étais-je à 16 ou 20 ans? Un pur produit de la convention. Un clone pacifié de l’altermondialisme naissant, un mage de la platitude et des phrases toute faites comme “je suis raciste contre la connerie”, “Le Pen est une ordure” ou “CRS = SS”. Et malgré ça, malgré les implacables sermons, jour après jour, des moralisateurs à la petite semaine, je ne suis pas devenu raciste par réaction. Moi, non. D’autres, oui. Et c’est à eux qu’il faut s’adresser. Pas à moi.

    1. Pounouf, j’ai bien lu tous tes posts. Je ne sais pas si tu en as conscience mais, dans tes réponses, tu es en train d’incarner le raisonnement binaire que tu condamnes tant.

      J’ai critiqué à plusieurs reprises l’antiracisme pour sa nature sectaire, j’ai concédé à Laurent le fait que plusieurs de ces critiques étaient justes.
      Et toi, tu as totalement tronqué ces aspects de mes propos afin de plaquer ton discours déjà tout fait, tout préparé, sur le raisonnement binaire de la “gauche petite Poney” qui n’admet pas la contradiction, la réflexion et le débat.
      Le prêt-à-penser c’est confortable, ça épate les autres mais ça fini par se voir.
      C’est quand même drôle de voir un type qui critique l’absence de réflexion et le fait qu’on ne lise pas ce qu’il écrit et qui, dans sa réponse, fait exactement cela.

      En tout cas, merci pounouf, grâce à toi , j’ai appris que:

      – Tu étais un intellectuel avec lequel je ne suis pas digne de discuter car, je ne suis qu’un “Petit Poney de gauche” qui n’a même pas le niveau seconde incapable qu’il est, “de LIRE ce qui est écrit et à REBONDIR en conséquence” et “d’ajuster sa pensée”, rompu aux “classiques de la non pensée ” etc etc ….

      – Les antiracistes ne font pas fonctionner leur neurones contrairement aux gens comme toi.
      Avec la pensée binaire des “Petits Poneys de gauche”, on ne peut qu’être antiraciste sinon c’est qu’on est raciste.

      – Pour les antiraciste, les xénophobes pensent mal alors qu’en fait, c’est l’inverse, c’est la “gauche petit poney” qui est spécialiste de la pensée binaire et de la non pensée.

      Tout ça pour en arriver à du: c’est celui qui la dit qui l’est.

      Heureusement que les petites gens dont on ne s’occupe pas “des rancoeurs, des frustrations et difficultés quotidiennes” ont des défenseurs comme toi ou bien mieux encore: Zemmour.

      Tu es très tendance. Tu n’inventes rien, tu ne fais que répéter du zemour, du finkielkraut et autres soral . Tu as bien appris tes leçons.

      Avec les désormais habituelles opposition parisianisme et petites gens dont on ne s’occupe pas ou caricaturisation et ridiculisation de la pensée opposée qui est forcément “Gauche Petit Poney”, humaniste, positiviste, droit-de-l’hommiste, sectaire, binaire, etc …

      Il ne manque plus qu’un petit pamphlet anti-féministe et anti-gay et tu auras déployé ta magnifique panoplie idéologique très à la mode du parfait petit nouveau réac.

      Tes contradicteurs ne sont pas décidément pas dignes de débattre avec toi.

      Pounouf, contrairement à ce que font croire tes modèles idéologiques, il n’y a rien de nouveau, dans ce qu’ils disent.
      Nihil novi sub sole. Ce que tu dis, ou plutôt ce que Zemmour dit, n’est que le retour cyclique d’un mouvement réactionnaire et ultra conservateur qui resurgit toujours dans les périodes de crises et de doutes. Ca, par contre, je suis sûr que Zemmour l’a mieux compris que toi.En 1940 tu aurais été Pétainiste et en 1890, anti-dreyfusard.

  15. Pendant ce temps, que se passe-t-il Rue 89 ?
    Le programme du Front national est fasciste : « No pasarán ! »
    Par Nestor Romero | Ancien enseignant

    Papier qui se conclut ainsi :
    “Malgré mon peu de sympathie pour la stalinienne que fut Dolores Ibarruri dite La Pasionaria je lui reconnais son sens de la formule et je crois qu’il est opportun aujourd’hui, alors que le fascisme menace, de lui emprunter, pour le faire vivre, son célèbre : « No pasarán ! »”

    Alors, tous ensemble, hurlons « No pasarán ! ». Ça ne mange pas de pain.

    _____________________
    Mise à jour du 19 mars :
    Immigration : parlons clairement pour réconcilier la société française !
    Nora Bera
    “Le Ministre de l’Intérieur a traduit un sentiment qui est hélas partagé par certains français ; ce sentiment bien que profondément injuste n’en demeure pas moins une réalité. Pourquoi nier ce fait de société ? Pourquoi au nom de la dictature impuissante du politiquement-correct qui nous a été infligée depuis des décennies par une gauche lénifiante et irresponsable continuer cette politique de l’autruche qui ne mène nulle part ?”

    ______________________
    Mise à jour du 23 mars :
    Et si l’on s’occupait de l’extrême gauche !
    Yves Thréard (Le Figaro)
    “Il est urgent de dire qu’à l’autre extrême de l’échiquier politique, les partis et leurs représentants ne sont pas plus fréquentables. On s’est à tort habitué à leur présence dans le paysage politique, à côté d’un PS qui ne rechigne pas à compter sur eux, à les présenter comme des alliés. Pourtant, le décryptage de leurs discours et postures est souvent effrayant.”

    Sophia Aram, chroniqueuse sur France Inter, assimile les électeurs du FN à de “gros cons”
    “J’ai retenu une chose sur laquelle tout le monde semble d’accord. Il faudrait arrêter de culpabiliser les personnes qui votent FN. Il faudrait cesser le genre de raccourcis qui consiste à dire que les électeurs du Front national ne sont que des gros cons. Au contraire j’aurais tendance à penser qu’avec les gros cons quand il y en a un, ça va c’est quand ils sont plusieurs que ça pose problème”.”

    Gros cons ? par franceinter

  16. Etienne Liebig (RMC) : « Les électeurs du FN sont des cons ! »
    RMC, Les Grandes Gueules, 24/03/11
    Liebig by jeublan6

    Voter front national, une connerie
    “S. Aram a totalement raison, et les causes sont limpides. Dans le marché politique tel qu’il existe aujourd’hui, l’acheteur xénophobe va se servir en xénophobie chez le meilleur des dealers. Le reste est une histoire de “gros cons”.”

    Marine Le Pen met le CSA dans l’embarras
    “Le CSA attend une saisine officielle du Front national dont les électeurs ont été traités de « gros cons » par Sophia Aram, sur France Inter. Pourtant, le conseil n’a pas besoin de recevoir une plainte pour se saisir. Peut-on traiter les électeurs du Front national de « gros cons » sur une radio publique comme France Inter ?”

    « Gros cons, petite conne » : Guy Carlier Vs Sophia Aram
    Douche Froide – Europe 1 – 25/03/11
    Réponse de Guy Carlier à la chronique de Sophia Aram :
    “Dupont Lajoie est devenu Mouloud Lajoie.”

    Gros cons, petite conne par Europe1fr

    Jamel Debbouze refuse de participer à l’émission de Laurent Ruquier “On n’est pas couché” diffusée sur France 2.
    Pour l’humoriste, Eric Zemmour ne devrait pas être présent sur les plateaux télévisés. “Il ne faut pas qu’il fasse de la télé parce que c’est dangereux d’entendre ce genre de discours. Il est spectaculaire, il n’a aucune idéologie, je suis sûr qu’il ne pense pas ce qu’il dit : c’est juste un imbécile qui touche des piges”

    L’alibi des valeurs républicaines
    (par Malika Sorel, sur son blog)
    “Je n’ai pas très bien compris ce que signifiait « front républicain ». Comment pourrait-il au demeurant en exister un sans respect des valeurs républicaines ? Et un front pour faire barrage à quoi, exactement ? Au souhait des Français de voir leurs problèmes enfin reconnus et pris en considération par ceux qu’ils élisent ? C’est bien la moindre des choses dans une démocratie ! À moins que nous ne soyons déjà plus dans une véritable démocratie, et que les élites ne représentent plus qu’elles-mêmes et leurs intérêts particuliers. Si c’est le Front National qui les angoisse, alors la solution est fort simple : que les gouvernants mettent en œuvre, dès à présent, les actions concrètes qui s’imposent pour répondre aux peurs justifiées des citoyens, au lieu de vouloir pousser les problèmes sous le tapis.”

    Le métissage : un tabou français
    Quelle place pour les métis dans la France «black blanc beur» ? C’est la question que pose Fabrice Olivet dans son ouvrage La Question métisse (1000 et une nuits) dont nous publions ici quelques extraits.
    “Je vis dans un pays qui se bouche les oreilles, qui se bande les yeux, comme s’il savait par avance que les histoires d’Arabes, de Noirs, de Juifs allaient forcément lui être comptées en débit. La France est probablement le pays qui a œuvré le plus pour bâtir un monde sans frontières, sans races et sans religions ! Et nous baissons la tête comme des coupables ?

    Chti : la blague qui dérape
    “« Il s’agit d’une blague estudiantine , poursuit l’équipe du Chti 2011. Nous en reconnaissons le potentiel mauvais ton et présentons nos excuses à l’ensemble des personnes qui ont pu être choquées. » De quoi s’agit-il ? D’un défi lancé au lecteur : se rendre dans le quartier lillois de Wazemmes au milieu de la nuit muni d’un iPhone et d’un iPad et ressortir avec. Un gag potache déplacé, en somme. […] La polémique a également pris ailleurs sur le Web, avec le billet sur Lepost.fr ou des commentaires sur la page Facebook du Chti. Tout en condamnant « toute tentative de récupération » politique, les rédacteurs du Chti se défendent d’avoir fait « allusion à des origines sociales, ethniques ou religieuses ».”
    Puisse ce non-événement permettre aux nombreux étudiants de l’Edhec membres du lobby boboïste de se rendre compte que dans une société telle que certains nous préparent, rire devient un crime. Avoir mauvais goût également. Autrement dit, ne pas avoir un goût conforme à la Norme En Vigueur.
    Le communiqué du Chti

    Sexe et violence, ces informulés du racisme que le FN manipule
    Par Fabrice Olivet, sur Rue89
    “Le procès d’Eric Zemmour et les sondages favorables à Marine Le Pen ont remis en selle notre plus vieil ennemi, cette chose qui paraît-il sommeille dans un cerveau que les neurologues qualifient de reptilien, appelons-le reptile cervical. […] Le métissage comme outil de reconquête. Comment lutter contre le reptile cervical ? C’est tout simple, il faut proposer à Marine Le Pen un gendre Dioula, un petit-fils aux traits wolofs, le mélange de son ADN celtique avec celui d’un descendant des montagnards kabyles.”
    Un terrifiant papier de propagande que nous sert une nouvelle fois Rue89. “Métissez-vous, frères racistes, vous n’en deviendrez que meilleurs.” Un brillant exemple de l’alter-racisme moderne. Glaçant.

  17. Les délices de la chasse aux réacs
    par Julien Winock sur Atlantico
    Anti-réac : un produit rassurant
    Le produit est rassurant, il sent bon l’antiracisme des années Mitterrand. Ce temps béni où l’on célébrait le respect des différences, l’abolition des frontières et l’avènement d’un multiculturalisme sympa où chacun apprenait à tolérer son voisin. C’est bien connu, moins un produit a démontré son efficacité et plus il faut être généreux sur la dose… ”

    Les surprises de la discrimination à l’embauche
    Quand les employeurs discriminent les Français de souche
    par Florentin Piffard sur Causeur.fr
    “Sous nos cieux vastes et cléments, il est un préjugé bien établi selon lequel les préjugés, c’est mal. Si ces fameux préjugés venaient à disparaitre tout à coup, les neuf dixièmes de la production littéraire, cinématographique et même blogosphérique françaises disparaîtraient avec eux. […] Ah, la France ! Ce beau pays où chacun est convaincu que son voisin est xénophobe mais que lui-même ne l’est pas. Le xénophobe, c’est toujours l’autre. Quand je dis l’autre pour le coup, c’est avec un tout petit a, celui qu’on affuble d’un bob Ricard, le beauf qui est décidément toujours de souche, notre prochain quoi, notre insupportablement proche prochain. Celui que les Evangiles nous intiment d’aimer comme soi-même, et ça n’est pas drôle tous les jours. […] le peuple français, qui se fantasme xénophobe, est de fait xénophile, au moins pour ce qui concerne l’accès emploi. Ce qui n’est pas, dans le contexte actuel, un point de détail.
    Au fait, qui se propose pour saisir la Halde ?”

  18. Nora Berra c’est la nouvelle arabe de service du gouvernement, après Rachida Dati ou azouz begag; il en faut toujours un. Ils sont extrêmement utiles et pas ben difficiles à acheter. Il suffit de leur faire miroiter un petit porte feuille et il bave et sont prêts à servir leur maître.
    Et eux, ils ne s’encombrent pas d’humanisme, de droit-de-l’hommisme de républicanismes et autres futilités complètement inutiles à leur ascension.

    Débat sur la place d’identité nationale, débat sur la place de l’islam qui stigmatise leurs compatriotes musulmans, Propos racistes des ministres, adoption d’une pargie de la politique du front national etc…
    Toutcela ne pose aucun problème à Berra qui reste étrangement insensible à cela ou se confine dans la mauvaise foi ou l’aveuglement.
    Il n’est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
    Mais il est tout à fait logique quelque chose qui pourrait leur faire perdre le plat de lentilles qu’on leur a mis sous le nez.
    Rien de plus pathétique qu’un juda vendu.

    D’autres ont le courage de dire non malgré les avantages qu’on leur propose pour les acheter et crédibiliser une politique de front national.

    C’est ainsi qu’Abderrahmane Dahmane pour avoir eu le courage de critiqué le débat sur la laïcité et l’islam a été limogé. Il a un peu plus d’honneur et de dignité que berra ou dati. Et surtout il montre qu’il n’était pés sectaire et voulait faire avacer les choses en entrant dans un gouvernement UMP.
    Il voulait faire avancer les choses mais ne voulait pas être un arabe de service de plus comme dati ou berra ou begag.

    Le plus risible c’est que les dati , berra et auyres begags ont bénéficié des aides sociales, (bourses, allocations familiales et autres primes) et de la politique socialiste à l’époque de Mitterrand. Quand le RPR passait les aides sociales chutaient très nettement.

    Et aujourd’hui ils viennent cracher sur le PS parce que c’est ce qui leur permet de poursuivre leur ascension. Sans se rendre compte qu’ils sont pathétiquement manipulés arrivistes sans scrupules ni états d’âmes ou cas de conscience qu’ils sont.

    En ce qui me concerne n’en déplaise à Pounouf qui pour déblatérer ses leçons s’empresse de me coller l’étiquette “de gauche” je ne suis ni socialiste ni même de gauche.

    Je me sens plus proche d’une Marine Le Pen qui propose ses solutions ( mêmes si ce ne sont pas du tout les miennes) pour s’attéquer à un problème que d’un anarchiste ou un militant NPA ou un partisant du PS toujours favorable à l’accueil de nouveau émigrés et à la régularisation des sans papiers mais toujours très discrets voire mutique lorsque qu’on leur demande comment on améliore la situation des quartiers de relégation en y entassant continûement de nouveaux arrivants illégaux condamnés à la misère et à la promiscuité, et comment on protège de l’insécurité les classes populaires qui en sont les premières victimes.

  19. Alex: “En 1940 tu aurais été Pétainiste et en 1890, anti-dreyfusard.”

    Et en 1982, à la coupe du monde, j’aurais été pour l’Italie ou pour l’Allemagne?