Être surdouĂ© et vivre avec des acouphĂšnes et de l’hyperacousie

Einstein, un surdoué qui n'avait ni acouphÚne ni hyperacousie ?

Einstein, un surdouĂ© qui n'avait ni acouphĂšne ni hyperacousie ?J’ai rĂ©cemment eu quelques Ă©changes par mails avec un praticien français spĂ©cialisĂ© dans le domaine des acouphĂšnes. Alors que depuis dix ans il m’a toujours Ă©tĂ© dit et redit que tout le monde fonctionne de la mĂȘme façon face aux acouphĂšnes et Ă  l’hyperacousie, voilĂ  que j’apprends que ce n’est pas tout Ă  fait vrai ! En fait, les rĂšgles sont mĂȘme en quelque sorte “inversĂ©es” pour une petite partie de la population : les surdouĂ©s.

J’ai pensĂ© que cela pourrait intĂ©resser certains d’entre vous. Statistiquement, on estime que la population totale compte environ 2,2 % de surdouĂ©s. Sachant que nous venons de passer le cap des 1000 membres inscrits sur Oreille malade, cela veut dire qu’il y a environ 22 surdouĂ©s au sein de la communautĂ©. En tout cas une vingtaine. C’est dĂ©jĂ  pas mal ! (MAJ 2017 : pour info il existe un nouveau site de rencontre surdouĂ©)

Pour ceux-ci, la fameuse habituation qui, selon les ORL, est un phĂ©nomĂšne qui se met en place pour tout le monde, est bien plus difficile – voire illusoire.

Pourquoi vivre avec des acouphĂšnes et de l’hyperacousie est plus difficile pour un surdouĂ©

Voici quelques Ă©lĂ©ments d’explication :

Etre surdouĂ© c’est, semble-t-il, devoir faire avec deux particularitĂ©s essentielles : une inhibition cognitive latente peu active et un mode de pensĂ©e en arborescences continues.

  • L’inhibition cognitive latente trĂšs active supprime des informations sensorielles pour, au maximum, faciliter la prise de conscience d’une seule d’entre elles. Le surdouĂ© est confrontĂ© Ă  une multitude d’informations sensorielles conscientes simultanĂ©es. Le processus en cause est neurologique. InĂ©vitable. Si les perceptions d’un mode sont exacerbĂ©es, comme en cas d’hyperacousie, Ă  la multitude d’informations qui sont conscientes s’ajoute une information envahissante : c’est du sur-surbooking sensoriel. Pour en sortir il nous faut trouver des moyens pour optimiser cette aptitude plurisensorielle dans un sens qui, d’une part laisse moins de place Ă  la perception auditive dĂ©formĂ©e, et d’autre part pourrait ĂȘtre utile en soi.

Pour ce premier point, dĂ©velopper un savoir-faire mĂ©ditatif a du sens concernant la substitution d’un mĂ©canisme volontaire Ă  un mĂ©canisme automatique peu opĂ©rant.

  • Un mode de pensĂ©e en arborescences continues Ă©chappe au sens de la cohĂ©rence commune. Elle va poser un problĂšme de communication, de transmission, d’Ă©changes. Par contre, c’est un mode de pensĂ©e hypercrĂ©atif. Ca veut dire que les objectifs de vie doivent tenir compte de l’avantage et de l’inconvĂ©nient de cet Ă©tat d’ĂȘtre. Il nous faut inventer une maniĂšre d’ĂȘtre crĂ©atif, inventif, crĂ©er des trucs et les montrer sans se perdre dans des explications improbables.

LĂ  aussi l’apprentissage d’une posture d’observation avec une attention flottante Ă  partir d’une conscience de soi exacerbĂ©e peut amĂ©liorer la capacitĂ© Ă  exploiter les potentialitĂ©s des productions mentales.

Qu’est-ce que ça vous inspire ?

A lire aussi :  Apostrophez moi, par pitiĂ© !

Article de Laurent Matignon, consultant SEO / webmarketing.

Crédit photo : Einstein, par Thierry Ehrmann

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Caroline Franc a des acouphĂšnes

La cĂ©lĂšbre journaliste et blogueuse Caroline Franc, Ă©galement connue sous la signature Caroline Desages, souffre d’acouphĂšnes depuis quelques mois. C’est ce que l’on apprend sur son blog “PensĂ©es by Caro”, dans un billet datĂ© du 15 dĂ©cembre 2015. Elle y raconte trĂšs clairement Ă  quel point elle Ă©prouve des difficultĂ©s Ă  penser Ă  cause de ses acouphĂšnes.

RĂ©ponses

  1. Il faut ĂȘtre surdouĂ© pour comprendre l’article ? Je plaisante… C’est juste une façon diffĂ©rente de dire que l’attention joue un rĂŽle dans la perception de l’acouphĂšne. Etre surdouĂ© (on dit aussi dyssynchrone) ne veut pas dire ĂȘtre en capacitĂ© d’utiliser son intelligence (par dĂ©finition intelligere = lier entre). Cela me fait penser aux autistes asperger et Ă  l’autisme en gĂ©nĂ©ral ou la capacitĂ© Ă  s’extraire d’une attention focale est absente. (attention, je ne dis pas que les acouphĂšnes sont un signe d’autisme !)
    “Une attention flottante Ă  partir d’une conscience de soi exacerbĂ©e” est ce qui est enseignĂ© depuis des millĂ©naires dans les techniques de mĂ©ditations d’origine diverses, reprises aujourd’hui par les sophrologues et autres praticiens mindfulness. Attention aux effets de mode. Ces concepts sont bien connus de certaines professions paramĂ©dicales, comme les psychomotriciens, spĂ©cialistes de l’abord corporel en thĂ©rapie, et certains psychologues.
    Pour finir, pourrait-on avoir la source de mystĂ©rieux praticien français ? 😉

    1. “C’est juste une façon diffĂ©rente de dire que l’attention joue un rĂŽle dans la perception de l’acouphĂšne.” : non, il me semble que ce n’est pas simplement ça 😉 Parce que ceci on l’a tous compris et personne ne le remet en cause. Ou alors il faut passer Ă  l’Ă©tape suivante : dĂ©finir l’attention, dĂ©finir la perception.

      Pour le surdouĂ©, faire le tri est beaucoup plus compliquĂ©, voire quasiment impossible. Il me semble important de le dire car le surdouĂ© pourrait passer toute sa vie Ă  attendre que le processus d’habituation se mette en place, en vain ! Parce qu’on ne lui a jamais rien dit d’autre que “ça marche pour tout le monde”. Il y a une vraie diffĂ©rence de fonctionnement neurologique, donc la thĂ©orie de l’habituation, qui a Ă©tĂ© fabriquĂ©e pour les autres 98% de la population, ne peut pas ĂȘtre reprise en l’Ă©tat pour les surdouĂ©s.

      Pour le nom du praticien, je ne pense pas que ça apporte quelque chose au propos, si ? Sinon je l’aurais indiquĂ© mais le texte me semble trĂšs gĂ©nĂ©ral donc cette information ne me semble pas utile. Mais si vous insistez, peut-ĂȘtre que… 😉

      1. Le nom du praticien m’importe peu, c’est juste les thĂ©ories auxquelles il fait rĂ©fĂ©rence qui m’intĂ©ressent. Neuro-psychologie ? Pour les “surdouĂ©s”, oui, peut ĂȘtre, bien que cette notion demande Ă  ĂȘtre dĂ©finie.

        “inhibition cognitive latente peu active”, ce qui indiquerait que la relaxation ou les approches corporelles seraient plus effectives pour ces sujets ?

        1. En fait, c’est presque l’inverse, dans le sens oĂč elles semblent plus difficiles Ă  mettre en place pour eux.

          Une des raisons tient au fameux “lĂącher prise”. Pour faire simple : une personne lambda qui parvient lĂącher prise va se dĂ©tendre, un surdouĂ© qui lĂąche prise risque de se retrouver assailli de pensĂ©es, de sensations, d’Ă©motions etc. ce qui aboutira Ă  l’inverse de l’effet recherchĂ© – et Ă  l’inverse de ce qui se passe chez une personne lambda.

        1. En fait, ĂȘtre surdouĂ© n’est pas forcĂ©ment un avantage – le terme est clairement impropre. Un surdouĂ©, c’est avant tout quelqu’un dont le cerveau fonctionne diffĂ©remment. Et Ă  partir du moment oĂč quelqu’un est trĂšs diffĂ©rent de la grande majoritĂ© des gens, cela peut devenir un handicap. Par exemple, mesurer 2m50 ça peut ĂȘtre utile si tu jours au basket, mais au quotidien ce ne doit pas ĂȘtre facile Ă  vivre 😉

          Une fois ceci dit, oui, il semble que les acouphĂšnes sont particuliĂšrement handicapants pour les surdouĂ©s, mais aussi qu’il est trĂšs difficile pour eux de s’en “dĂ©barrasser”.

    1. Je pense qu’il faut voir ça dans l’ “autre sens” : le surdouĂ©, contrairement Ă  une personne lambda chez laquelle l’habituation doit normalement se mettre en place, n’a peut-ĂȘtre pas d’autre solution pour espĂ©rer Ă©chapper aux acouphĂšnes et Ă  l’hyperacousie que de recourir Ă  la mĂ©ditation (mindfulness…). Bien entendu, j’imagine cela n’aide pas pour s’y mettre et qu’il doit falloir passer un cap…

      Tu as déjà essayé la méditation ?

      1. Un surdouĂ© est quelqu’un qui Ă©prouve le besoin de beaucoup rĂ©flĂ©chir, de crĂ©er, d’innover. Dans ce contexte, le fait de se sentir perturbĂ© par une acouphĂšne peut devenir un vrai handicap. Plus que pour un individu lambda qui n’a pas besoin de mobiliser autant de facultĂ©s intellectuelles.

  2. L’habituation n’est ps une thĂ©rapie ni mĂȘme une solution, c’est l’absence de solutions.

    Le mot habituation est une pirouette verbale des ORL pour Ă©viter de reconnaĂźtre qu’ils n’ont rien a proposer.

    Les ORL sont impuissants donc ils disent qu’on s’y habitue en prĂ©sentant cela comme une thĂ©rapie nommĂ©e: habituation.

    L’habituation, c’est vivre avec ses acouphĂšnes et se rĂ©signer Ă  cette souffrance permanente ( bruit plus ou moins agressif et Ă©levĂ© dans les oreilles en permanence) parce que la mĂ©decine est impuissante.

    Les ORL ont une autre façon de prĂ©senter l’habituation; ils disent que c’est le fruit d’un travail psychologique ou sonore qui permet d’ignorer ses acouphĂšnes et donc de rĂ©soudre le problĂšme.

    C’est un peu comme si on prĂ©sentait la famine comme la thĂ©rapie contre la faim dans le monde.

    Ou l’abstinence pour rĂ©gler les problĂšmes des dĂ©traquĂ©s sexuels.

    Dan le mĂȘme ordre d’idĂ©es on peut dire Ă  un acouphĂ©nique de penser Ă  autre chose, de s’investir dan un travail de jouer Ă  des jeux, etc afin d’oublier ses acouphĂšnes. Et prĂ©senter cela comme une thĂ©rapie… Sauf que mĂȘme quand on pense Ă  autre chose la souffrance dĂ»e Ă  l’acouphĂšne est toujours lĂ . D’ailleurs si le problĂšme se guĂ©rissait comme cela, ça se saurait et nous ne serions pas des millions Ă  nous plaindre.

    1. C’est pas faux 😀

      En fait on ne nous propose que ça faute de rĂ©els traitement. Mais quand tu vois que certaines personnes prĂ©tendent ĂȘtre guĂ©ries simplement en dĂ©mĂ©nageant ou en buvant moins de cafĂ©… De fait, le cerveau est bien plus mystĂ©rieux que le systĂšme solaire. C’est bien simple, on n’y comprend Ă  peu prĂšs rien pour le moment !

      AprĂšs, il y a la question des ORL et des psys qui prĂ©sentent l’ habituation” comme Ă©tant LE traitement, autrement dit la seule et unique solution pour rĂ©soudre le problĂšme, qui marche Ă  tous les coups, ce qui justifie de ne pas chercher de traitement naturellement… Et ça Ă©videmment, il y a de quoi se mettre en colĂšre.

  3. Salut tout le monde.
    Je vous Ă©cris ce tĂ©moignage afin que vous soyez encouragĂ© si vous ĂȘtes atteint d’hyperacousie. Vers la moitiĂ© de l’annĂ©e 2011, j’ai Ă©tĂ© renversĂ© par un camion et peu aprĂšs j’ai dĂ©veloppĂ© une hyperacousie. En cherchant sur internet des tĂ©moignages de personnes ayant guĂ©ri (en anglais et français), je suis tombĂ© sur certain qui ne me semblait pas trĂšs convaincant et la majoritĂ© annonçait le verdict Ă©tant que je garderais ces douleurs et ils vont aller en s’empirant.
    Abattu et dĂ©couragĂ©, j’ai dĂ©cidĂ© d’aller voir un ORL mais aprĂšs la consultation je n’étais pas convaincu. Quand j’ai regardĂ© la liste des mĂ©dicaments prescrit, j’ai vu un anti dĂ©presseur et un fameux anticoagulant qui Ă©tait connu pour ses effets secondaires dangereux.
    Dans l’impasse j’ai cherchĂ© encore sur internet, puis j’ai commandĂ© du Ginkgo biloba puis avalĂ© sous forme de tisane de feuilles sĂ©chĂ©s pendant plusieurs mois. Mes oreilles allaient beaucoup mieux dĂšs la premiĂšre semaine, puis j’ai senti que ça s’empirait puis c’est devenu trĂšs lĂ©ger si bien que je peux effectuer toute mes activitĂ©s aujourd’hui. Les douleurs n’ont pas disparu mais le dĂ©rangement occasionnĂ© est minime. Je crois aussi en un Dieu puissant Ă©tant chrĂ©tien et je pense que c’est lui qui m’a dirigĂ© vers cette solution. Faites le bon choix, donnez aux plantes leurs chances au moins en essai.
    Je vous conseillerais cependant d’ajouter d’autres plantes si vous faites comme moi, en demandant conseil via le net Ă  des herboristes ou phytothĂ©rapeutes.
    Soyez fortifié.
    Bruno

  4. Pour celles et ceux que le sujet intĂ©resse, voici quelques mots lus sur le blog d’une surdouĂ©e :
    “Au niveau sensoriel, cela implique une ouĂŻe incapable de filtrer (en mĂȘme temps que je vous Ă©cris, je suis une Ă©mission tĂ©lĂ©, les voitures qui passent, les sirĂšnes au loin, le tac-tac de mes doigts frappant le clavier…)”

    Autrement dit la fameuse inhibition cognitive latente peu active…

  5. Bonsoir,

    Bonne rĂ©flexion du docteur, ça fait du chemin dans la tĂȘte de certains praticiens ouf….Le praticien ce ne serait pas le docteur L. de Pompidou? Parce que j’ai discutĂ© de trucs de ce genre avec lui…
    La mĂ©ditation je confirme c’est extremement puissant pour recentrer l’attention… Utile pour tous d’ailleurs pas que pour les surdouĂ©s. Demande beaucoup d’engagement par contre…

  6. <>

    Contre l’acouphĂšne il existe un mĂ©dicament efficace. Il amĂ©liore ou apporte de l’oxygĂšne aux tympans rĂ©duisant l’acouphĂšne. Le seul soucis c’est que l’on ne peut prendre ces mĂ©dicament trĂšs longtemps et que l’acouphĂšne revient Ă  la fin du traitement. Je ne suis pas une surdouĂ© mais j’ai un acouphĂšne depuis des annĂ©es, j’ai vue des mĂ©decins me dire que c’Ă©tait le cerveau qui crĂ©e ce bruit dĂ©sagrĂ©able et qui Ă©nerve.
    Les médecins ne sont pas là pour nous guérir mais nous soignez.
    Certain chercheurs savent que le mĂ©dicament qui amĂ©liore ou apporte de l’oxygĂšne aux tympans est efficace et cherche un moyens pour comprendre pourquoi et le soignĂ©. Le problĂšme est lĂ  ils veulent soignĂ©e, mais guĂ©rir c’est autre chose …
    Comme je l’est dit je ne suis pas surdouĂ© mais je ne comprend pas comment moi qui suis quelqu’un de lambda je pourrait mĂ©ditĂ© sachant que je fait que ça de penser Ă  quelque chose.
    Quand on sait que la mĂ©ditation demande de faire le vide dans ça tĂȘte, donc de penser Ă  rien, j’ai du mal Ă  imaginer une personne surdouĂ© faire le Vide.
    A moins que faire le vide c’est de penser Ă  une seul est unique chose, a se moment lĂ  il faut que la personne est une attention bien soutenue. Qui lĂ  encore “Ă  moins que ça concerne quelque sujet spĂ©cifique” je ne comprend pas comment me focaliser sur quelque chose qui ne me passionne pas.
    L’habituation, c’est prendre l’habitude de quelque chose, donc une personne qui n’arrive pas Ă  prendre une seule et unique habitude, elle fait comment? ( oui je parle encore de moi car je ne sais pas ce que pense les gens donc je prend uniquement mon expĂ©rience de vie Ă  moi)
    Les médecins partent du principe que tout le monde est pareil.
    C’est comme dire que tous les corps cĂ©leste sont pareil.
    l’hyperacousie, pour moi tout le monde lĂ . Tout ĂȘtre vivant pouvant entendre Ă  de l’hyperacousie
    Une personne lambda (comme moi) Ă  mal Ă  la tĂȘte ou ne supporte pas le bruit d’un marteau piqueur.
    En quoi est ce diffĂ©rent d’une personne surdouĂ© qui supporte pas le bruit d’un tic tac d’une maudite horloge?
    Parce qu’il existe des personnes lambda qui supporte le bruit d’un marteau piqueur et que des personnes lambda qui ne supporte pas le tic tac d’une horloge.
    AprĂšs je ne dit pas que ces bruit sont agrĂ©able, juste qu’il y as de tout et que si on peut se dĂ©barrasser de ses bruits nuisible pour les tympans et Ă©vitĂ© les maux de tĂȘte (vertige et j’en passe) se serais dĂ©jĂ  une bonne avancer.
    Je pense que si on supporte pas certain bruit c’est parce que notre cerveau y fait trop attention.
    Comme pour médité les gens doivent ne rien penser, ils arrivent a faire abstraction des bruits.
    Mais si le cerveau ne fonctionne pas comme les autres et prĂȘte trop d’attention au moindre bruit.
    Il est donc difficile pour lui d’y faire abstraction. Avec le temps , la persĂ©vĂ©rance , la pratique, on peut faire abstraction de certain son. Peut-ĂȘtre que des gens arriverons Ă  prendre l’habitude de faire abstraction de ses bruits. Mais je pense que sa reste du cas par cas.
    (dĂ©solĂ© pour les fautes d’orthographe, grammaire, conjugaisons)

    1. Bonjour Xianny ,
      Quel est donc ce mĂ©dicament miracle qui ferait baisser les acouphĂšnes Ă  tous les coups ? C’est un sacrĂ© scoop que vous avez lĂ  🙂
      Sans plaisanter, je suis vraiment curieux de savoir de quoi il s’agit. Vous parlez d’un vasodilatateur ?

  7. Malheureusement je ne me rappelle plus le nom et mon mĂ©decin veux plus m’en donner.
    Mais j’ai trouver un site http://www.hbo-freiburg.de/fr/troublesdeloue/acouphenes/

    “RĂ©gĂ©nĂ©ration des cellules sensorielles par l’oxygĂšne
    Le taux d’oxygĂšne Ă©levĂ© dans le corps et dans les cellules sensorielles de l’oreille interne, favorise le rĂ©gĂ©nĂ©ration d’une maniĂšre intensive. En cas de traitement des acouphĂšnes, l’oxygĂ©nothĂ©rapie ouvre une chance supplĂ©mentaire par une autre approche thĂ©rapeutique : mĂ©dicaments et perfusions agissent Ă  travers la vasodilatation / la favorisation de la vascularisation. L’OHB agit Ă  travers l’oxygĂšne intensivement dissout dans le sang : la quantitĂ© de l’oxygĂšne augmente dans le liquide alimentant les cellules sensorielles de 4 Ă  6 fois de plus et alimente intensivement toute l’oreille interne et aussi les zones mal alimentĂ©es”

    1. Quand j’ai pris des vasodilatateurs, ça avait plutĂŽt tendance Ă  augmenter mes acouphĂšnes. Mais je n’en ai plus pris depuis des annĂ©es, et c’est peut-ĂȘtre autre chose. Ce serait super si vous pouviez demander Ă  votre mĂ©decin le nom de ce mĂ©dicament 🙂

  8. Alors j’ai demander a une pharmacienne et celui qu’il m’aurais prescrit c’est “Ikaran” mais il ne se fait plus.
    Elle ma donner d’autre nom de mĂ©dicament qui ferait la mĂȘme chose : Vastarel et tanakan.
    Elle m’a dis qu’il en existait d’autre.
    Ensuite demander à mon médecin je peut mais faudra attendre car il ne me soigne pas des masses.
    En gĂ©nĂ©ral j’attends d’ĂȘtre trĂšs malade pour y aller mais je fini toujours par aller Ă  l’hĂŽpital.
    MĂȘme pour un rhume je prĂ©fĂšre attendre parce qu’Ă  chaque fois qu’il me prescrit quelque chose sa fonctionne pas. Il y as que le mĂ©dicament pour les acouphĂšne qui Ă  fonctionner, certes uniquement pendant le traitement.

    AprĂšs moi mon acouphĂšne il est en continue, quelque soit la situation, l’endroit.
    Si vous avez dĂ©jĂ  essayer des traitement vasodilatateur et que ça Ă  empirĂ© peut ĂȘtre que le problĂšme est l’inverse du mien. Explication:
    Moi je pense que j’ai une mauvaise oxygĂ©nation au tympans (cerveau) “je ne suis pas experte dsl”
    J’ai une tension normal en prĂ©sence de quelqu’un que je ne connait pas (comme le mĂ©decin).
    Mais quand je suis en présence de personne que je connait bien (comme mon pÚre) elle est à 10.
    Peut-ĂȘtre que mes vaisseau sanguins sont trop petit et induit une mauvaise oxygĂ©nation ou que mon apport en oxygĂšne est mal rĂ©gulĂ© etc …

    Vous peut ĂȘtre est ce l’inverse, trop d’oxygĂ©nation.
    Il faudrait voir si votre tension est plutÎt élevé en repos (au calme).

    Je parle de la tension car il peut y avoir un rapport. (c’est mon opinion)

    Je pense qu’il faudrait prendre la tension en compte pour voir si il y as un lien mais pas que.
    L’oxygĂ©nation est elle trop Ă©levĂ© ou pas assez au tympans et/ou au cerveau.
    Bref c’est pas les idĂ©e qui manque.

  9. Lu aujourd’hui dans un article sur L’Express
    Comment détecter un enfant surdoué?
    “Les enfants Ă  haut potentiel sont des hypersensibles. Ils possĂšdent des sens surdĂ©veloppĂ©s. Une matiĂšre, une lumiĂšre, un bruit ou une odeur peuvent les dĂ©ranger, alors que vous ne les percevez mĂȘme pas. Pour eux, tout est exacerbĂ©.”

    Cet article comporte quelques erreurs, comme par exemple l’affirmation qui figure juste avant ce paragraphe, selon laquelle “les prĂ©coces dorment peu”, qui semble ĂȘtre une gĂ©nĂ©ralisation sortie de nulle part (on trouve facilement des Ă©tudes qui tendent Ă  montrer que les prĂ©coces dorment plus que la moyenne).

    Mais le rappel de ce point au sujet de l’hypersensibilitĂ©, qu’elle soit auditive ou autre, est intĂ©ressant.

    1. Étant moi- mĂȘme HP je soulĂšve ici un point erronĂ© : “les surdouĂ©s dorment plus longtemps”. Il n’est pas exclu que certains dorment en moyenne 8 heures/nuit en revanche ceci est loin d’ĂȘtre une “norme”.
      Les surdouĂ©s dorment moins que les normo pensant du fait mĂȘme de l’hyperactivitĂ© cĂ©rĂ©bral indĂ©pendante de notre volontĂ©. Pour autant nous ne sommes pas hyperactifs. La confusion est communĂ©ment faite. A titre personnel, je dors en moyenne 4 heures par nuit. 6 h Ă©tant grassement considĂ©rĂ© comme une grasse matinĂ©e. Pour Ă©changer avec nombreux de mes pairs sur des forums spĂ©cialisĂ©s cette tendance tend Ă  ĂȘtre une gĂ©nĂ©ralitĂ© plutĂŽt qu’une exception.

      Les spĂ©cificitĂ©s des hyper-efficients, dont la relation au sommeil, sont particuliĂšrement bien analysĂ©es par la trĂšs fiable clinicienne Monique de KERMADEC. Ses connaissances de la problĂ©matique, de notre mode de fonctionnement, de nos difficultĂ©s d’intĂ©gration ou encore notre relation Ă  la souffrance et surtout comment s’en dĂ©tacher. Elle m’a insufflĂ© aux travers de ses Ă©crits l’espoir d’un bonheur accessible, d’une meilleure comprĂ©hension et acceptation de la singularitĂ© de notre façon de comprendre, ressentir et voir le monde…

      J’ai Ă©galement des acouphĂšnes accompagnĂ©es d’hyperacousie. J’ai constatĂ© en pratique que l’Ă©coute de la musique m’aide Ă  :
      – dĂ©passer la gĂȘne provoquĂ©e par ce phĂ©nomĂšne
      – favoriser la focalisation de ma concertation.

      1. Bonsoir Iris,

        Merci pour ce tĂ©moignage ! Je n’ai pas dit “les surdouĂ©s dorment plus longtemps”, j’ai dit qu’il Ă©tait impossible de faire une gĂ©nĂ©ralitĂ© sur ce sujet du sommeil, justement parce qu’on trouve autant d’Ă©tudes qui disent “moins” que d’Ă©tudes qui disent “plus”. Le fonctionnement hyperactif du cerveau peut aussi nĂ©cessiter un temps de rĂ©cupĂ©ration plus important que la norme, donc un temps de sommeil supĂ©rieur. Quand tu affirmes que les surdouĂ©s dorment moins que la moyenne, Ă  vrai dire il est impossible d’avancer une telle gĂ©nĂ©ralitĂ©. Il ne faut pas confondre “difficultĂ©s d’endormissement” et “insomnies”, dont la sur-reprĂ©sentation chez les surdouĂ©s laisse peu de doute, avec “durĂ©e moyenne de sommeil”.

        Bien entendu, il n’est pas interdit de penser que chez un surdouĂ© en parfaite santĂ© l’hyperactivitĂ© cĂ©rĂ©brale tend Ă  tirer la durĂ©e du sommeil vers le bas, donc qu’effectivement si on Ă©tudiait l’ensemble de la population des surdouĂ©s on arriverait peut-ĂȘtre Ă  une moyenne lĂ©gĂšrement infĂ©rieure Ă  la moyenne du reste de la population. Rien ne laisse penser en revanche qu’elle soit Ă  ce point Ă©loignĂ©e de la norme (4 heures par nuit c’est extrĂȘmement peu ! Je connais deux personnes qui, avec certitude, dorment 4 heures en moyenne chaque nuit depuis toujours, et aucune des deux n’est surdouĂ©e).

        Je n’ai d’ailleurs pas constatĂ© non plus cette gĂ©nĂ©ralitĂ© d’une durĂ©e de sommeil infĂ©rieure Ă  la moyenne Ă  laquelle tu fais allusion. En revanche et en effet, les difficultĂ©s d’endormissement sont extrĂȘmement frĂ©quentes. J’en connais pas mal qui tueraient pour se contenter de si peu de sommeil que toi chaque jour, sur ce point tu as Ă©normĂ©ment de chance 😉

        Les Ă©crits de Monique de Kermadec sont effectivement intĂ©ressants, mĂȘme si personnellement je n’y ai pas vraiment trouvĂ© de “solution”. En fait, je crois qu’il est faux de parler des surdouĂ©s comme d’un ensemble homogĂšne, mĂȘme si certains traits communs ressortent bien entendu.

        Pour ce qui est de la musique, je ne peux malheureusement pas dire que de mon cĂŽtĂ© elle m’aide Ă  dĂ©passer la gĂȘne ou Ă  favoriser ma concentration. Le fait de la percevoir de façon “erronĂ©e” est au contraire assez perturbant malheureusement, et la disparition du silence, tout comme la superposition d’un sifflement suraigu sur l’ensemble des morceaux, n’aide certainement pas… :-/

  10. Un autre article intéressant sur la question :
    Hyperesthésie et fatigue continue

    “C’est donc bien l’impossibilitĂ© de faire abstraction des sons extĂ©rieurs qui est la cause de l’épuisement du surdouĂ©. […] Il est trĂšs difficile de faire comprendre Ă  son entourage, que l’on ne peut pas se concentrer sur ce que l’on fait, Ă  cause de bruits Ă  l’extĂ©rieur
 qu’ils n’entendent mĂȘme plus !
    On rencontre un des problĂšmes rĂ©currents du surdouĂ© : l’impossibilitĂ© pour le cerveau d’établir des prioritĂ©s dans le traitement des donnĂ©es qu’il reçoit.”

    L’article conclut sur la fatigue continue que cela entraĂźne chez le surdouĂ© et propose comme solutions… le calme et le silence. Pas surprenant mais l’on comprend aisĂ©ment que lorsque ceux-ci ont disparu, cela devient trĂšs compliquĂ©…

  11. RemĂšde miracle , cela se saurait depuis le temps Xianny . Le Ginkgo biloba oxygĂšne pas mal les vaisseaux mais certains le tolĂšre assez mal , il faut une certaine accoutumance pour qu’il agisse . En attendant chez moi les acouphĂšnes ont augmentĂ© d’une façon intolĂ©rable quand j’en ai pris.
    Se soigner par les plantes c’est l’idĂ©al mais il faudrait dĂ©jĂ  bien les connaitre et les mĂ©langer judicieusement.

  12. Toujours sur le sujet de la surdouance et de l’hypersensibilitĂ© :
    “C’est ainsi qu’on retrouve chez les surdouĂ©s une exacerbation des sens.

    Les bruits sont souvent perçus plus forts, les odeurs de mĂȘme, la lumiĂšre aussi. Il n’est pas rare de croiser des surdouĂ©s qui ne supportent pas les bruits forts, ni la lumiĂšre forte (la moindre lumiĂšre peut aussi empĂȘcher certains de dormir la nuit car ils sont plus sensibles aux stimulis sensoriels) ou encore ce qui semble le plus courant, un odorat beaucoup plus sensible.”
    Source : Personnes atypiques. Qu’est-ce que la douance ? Si ce n’était pas ce que vous pensiez ?

  13. @admin, j’ai tous les symptĂŽmes que tu dĂ©cris mais hĂ©las je ne suis pas surdouĂ©e !!!! 🙂 Aussi, il faut prendre en compte que notre environnement est malsain. A titre d’exemples non exhaustifs remarquons que : l’air est polluĂ© (intĂ©rieur et extĂ©rieur des maisons), les odeurs sont chimiques et contiennent des substances allergisantes pour les muqueuses, la nourriture est bourrĂ©e d’agents pathogĂšnes, les bruits sont trop forts et abĂźment les oreilles, notre planĂšte n’est plus protĂ©gĂ©e par la couche d’ozone qui se reconstruit lentement mais qui comporte encore un trou bĂ©ant….(donc moins de protection contre les UV) !
    Bon WE 😉

    1. Comment peux-tu savoir si tu es surdouĂ©e ou non, si tu n’as jamais passĂ© les tests ? 😉
      J’ai pensĂ© Ă  toi en postant ça en plus, vu que j’avais bien compris que ton hypersensibilitĂ© sensorielle Ă©tait liĂ©e Ă  plusieurs sens !
      Au final, je partage ça parce que c’est intĂ©ressant pour avancer dans la comprĂ©hension de certains mĂ©canismes. Au fond, peu importe ici que l’on surdouĂ© ou non !

      1. Oui en effet, le problĂšme Ă  comprendre est la cause de l’hypersensibilitĂ©. Certains surdouĂ©s, dans diffĂ©rents domaines comme les arts, la communication, ou la science sont incontestablement des hypersensibles. Les exemples de personnages cĂ©lĂšbres qui ont changĂ© l’Histoire grĂące Ă  leurs dons dans ces domaines, ne manquent pas. Cependant, tous les hypersensibles ne sont pas “surdouĂ©s”, dans le sens commun oĂč on l’entend.
        Cependant, le sujet Ă©tant l’hypersensibilitĂ© et non le fait d’ĂȘtre “douĂ©”, on peut se poser la question : qu’est -ce qui dĂ©clenche l’hypersensibilitĂ©, une fois qu’elle a Ă©tĂ© dĂ©finie et identifiĂ©e ? Est- t-elle dĂ©clenchĂ©e par l’environnement familial, l’Ă©ducation, l’environnement social et ou gĂ©ographique, les Ă©vĂ©nements de la vie (accident, maladie, deuil, Ă©ducation, hospitalisation, etc) ou est-elle acquise de naissance (gĂ©nĂ©tique) ?
        Pour ma part, ce que je peux identifier, c’est que je souffre d’une hypersensibilitĂ© “Ă©motionnelle” et si c’est le cas cela est du Ă  des traumatismes subits dans l’enfance et Ă  une Ă©ducation “stricte”. J’ai effectivement une hypersensibilitĂ© Ă©motionnelle que j’ai Ă©vacuĂ© par le dessin dans un passĂ© ancien et rĂ©cent. Aussi, j’ai le mĂȘme questionnement que toi : l’hypersensibilitĂ© “Ă©motionnelle” dĂ©clenche t-elle une hypersensibilitĂ© “nerveuse” avec ‘apparition de pathologies somatiques comme : l’hyperacousie, la sensibilitĂ© Ă  la lumiĂšre, aux odeurs, aux pollens…. ? Ou est – ce que ces pathologies sont la cause d’une maladie du systĂšme nerveux ou d’une partie d’un systĂšmes nerveux ? Les deux hypothĂšses peuvent je pense ĂȘtre validĂ©e (par des spĂ©cialistes…).
        Bon j’espĂšre que mon message est comprĂ©hensible, en tout cas ce que je puis dire c’est que l’hypersensibilitĂ© qu’elle soit Ă©motionnelle ou sensorielle est une disposition qui fait souffrir, je pense que toi aussi tu en fais l’expĂ©rience et comme secours nous pouvons faire appel Ă  la rĂ©flexion, au recul et la capacitĂ© d’analyse pour nous aider Ă  en faire un atout ! OĂč se confiner chez soi pour ne pas souffrir…

  14. ” Mes sens, mes perceptions, mes Ă©motions et toutes ces conneries cognitives sont exacerbĂ©es. […] Mes sens sont exacerbĂ©s dans un joyeux bordel organique. Je sens, remarque et analyse tout en permanence. Chaque dĂ©tail, tout le temps, avec tout le monde. Si nous sommes dans un bar, je suis capable de vous dire de quoi parlent la plupart des gens autour de nous. Je sais comment ils sont habillĂ©s, ce qu’ils boivent et combien d’entre eux portent des Stan Smith. C’est comme un sixiĂšme sens. C’est trĂšs envahissant.”
    Wyatt, 25 ans, surdouĂ© : “Comment j’ai ratĂ© ma vie”

  15. “mes sens sont exacerbĂ©s dans un joyeux bordel organique… belle expression ! Il me semble que ce jeune homme qui a dĂ©cidĂ© de travailler dans un chambre froide, se protĂšge du monde. Mais, que veut-il faire ? Congeler ses Ă©motions, son hypersensibilitĂ© ? Non, c’est dommage !
    “Que dois-je faire de mon passage sur terre ? Quel est le sens de la vie ? Comment se sentir bien, ou au moins apaisĂ© ?” DĂ©jĂ , il a une belle Ă©criture pourquoi ne pas Ă©crire ?
    Aussi, avec un tel potentiel intellectuel, une telle sensibilitĂ© et une telle mĂ©moire beaucoup de mĂ©tiers lui sont accessibles, lui reste Ă  savoir dans quel domaine il veut s’orienter. Son questionnement est bon et sain et j’espĂšre que dans sa chambre froide des rĂ©ponses s’ensuivront, j’en suis sĂ»re !

    L’eau a une mĂ©moire et entend nos Ă©motions…. La glace aussi peut-ĂȘtre ? (je ne plaisante pas), une Ă©tude a Ă©tĂ© menĂ©e la dessus, j’ai lu cela quelque part….
    Bon, courage Ă  ce jeune, jeune homme, qu’il continue Ă  se questionner, bientĂŽt, il trouvera sa vocation !

  16. “Une hypersensibilitĂ©, une empathie et une rĂ©ceptivitĂ© sensorielle exacerbĂ©es […] HyperesthĂ©sie ou exacerbation des cinq sens (hyper-rĂ©actif aux stimuli sensoriels) […] Et surtout, perfectionnisme.”

    Lu ici :
    Hypersensibles ?

    Ce dernier point est particuliĂšrement intĂ©ressant, lorsque l’on sait que certains – mĂȘme si cette affirmation survient en l’absence de toute dĂ©marche rigoureuse et scientifique – prĂ©tendent que les personnes qui supportent le moins bien / le plus mal leurs acouphĂšnes sont des perfectionnistes.

  17. Un nouvel article Ă  lire sur le sujet :
    Hyperesthésie et fatigue continue

    Extrait :
    “Les surdouĂ©s sont hyperesthĂ©siques, Ă  savoir, qu’ils ont les sens plus dĂ©veloppĂ©s que le « commun des mortels » : oreille absolue, mĂ©moire auditive exceptionnelle, acuitĂ© visuelle au delĂ  de 12/10, sens olfactif permettant de sĂ©parer les odeurs (comme les chiens), idem pour le goĂ»t, allergie Ă  certaines matiĂšres, rien qu’au toucher, douleurs physiques sur des sons, etc […]

    Pour faire comprendre l’hyperesthĂ©sie, c’est exactement comme pour les personnes portant des appareils auditifs (du moins les anciens modĂšles des annĂ©es 80).

    Le son des voix est augmenté pour entendre, mais également tous les autres sons extérieurs.

    La personne portant un tel appareil (comme ce fut le cas d’une de mes cousines) arrive Ă  un Ă©puisement complet et se voit dans l’obligation, Ă  un moment oĂč un autre, de couper le son.

    Cette image illustre parfaitement ce que ressentent par exemple de nombreux surdoués dans des environnements bruyants.

    Il leur est non seulement impossible de se concentrer, les stimulations sensorielles Ă©tant trop importantes, mais l’épuisement intellectuel nĂ©cessitĂ© par le traitement de tous ces sons, qui ne forment pour d’autres qu’un simple brouhaha, n’est pas Ă  nĂ©gliger.

    On peut avoir des personnes proches de la syncope, au bout de une ou deux heures de fĂȘtes de famille par exemple.

    C’est donc bien l’impossibilitĂ© de faire abstraction des sons extĂ©rieurs qui est la cause de l’épuisement du surdouĂ©. […]

    Il est trĂšs difficile de faire comprendre Ă  son entourage, que l’on ne peut pas se concentrer sur ce que l’on fait, Ă  cause de bruits Ă  l’extĂ©rieur
 qu’ils n’entendent mĂȘme plus !

    On rencontre un des problĂšmes rĂ©currents du surdouĂ© : l’impossibilitĂ© pour le cerveau d’établir des prioritĂ©s dans le traitement des donnĂ©es qu’il reçoit.”

    1. c’est exactement ce que je vis actuellement! Maman d’un prĂ©coce -dys je n’ai pas encore faite la dĂ©marche pour cela mais j’ai comme qui dirai des signes de prĂ©cocitĂ©s!
      Bref, aprĂšs une premiĂšre opĂ©ration rĂ©ussie pour otospongiose Ă  gauche puis une en janvier dernier Ă  droite, j’ai entrepris une formation de CIP qui s’est bien dĂ©roulĂ©e, jusqu’Ă  des signaux d’alertes : premiĂšres grosse fatigue, inflammation du conduit auditif en aoĂ»t , et Ă©catombe en septembre lors d’un stage en “open space”! J’ai cru devenir folle Ă  cause du bruit, et je me suis effondrĂ©e pleurs, tension nerveuse, depuis je supporte plus le bruit normal, les cours ont repris mais en classe c’est l’enfer lĂ  je suis obligĂ©e de venir avec mon casque anti-bruit sur les oreilles! IncapacitĂ© Ă  me concentrer, migraine, mal aux yeux, dĂ©pression nerveuse, et verdict de l’ORL hypercaousie!
      Si vous avez des conseils à me donner je suis preneuse, mon ORL me conseille de me refaire appareillée!
      merci Ă  vous

  18. Encore un papier intéressant :
    L’extraordinaire cerveau Ă©motionnel des personnes hypersensibles
    “On estime que presque 20% des personnes prĂ©sentent les caractĂ©ristiques basiques de l’hypersensibilitĂ©. […]
    Cette Ă©tude montre Ă©galement qu’en plus d’ĂȘtre rĂ©ceptives aux stimuli visuels liĂ©s aux visages humains et aux Ă©motions, les gens hypersensibles prĂ©sentent aussi un seuil plus bas en rĂ©action Ă  de nombreux stimuli physiques, tels que les lumiĂšres intenses ou les sons forts.
    Cela active chez elles les structures cérébrales relatives à la douleur
    … ce qui est trĂšs curieux.
    Les personnes hypersensibles ont une façon de ressentir et de comprendre le monde qui passe par un systĂšme neurosensoriel plus pointu, plus fin. Ce n’est pas ce qu’elles ont, mais c’est ce qu’elles sont.”

    1. ok donc les personnes hyper sensibles sont les premiĂšres cibles des acouphĂšnes en gros
      je ne suis pas étonné
      Bilan devenons moins sensible ( mais c’est pas facile de prendre de la distance sur tout ou rien )
      ZEN ?

  19. Un article récent à lire également :
    Autopsie d’un autiste Asperger

    Extraits :
    “Les IRM, notamment, ont dĂ©montrĂ© que certaines zones cĂ©rĂ©brales s’activent chez eux de maniĂšre excessive. Hyper stimulĂ©es, leurs donnĂ©es sensorielles gĂ©nĂšrent alors des Ă©motions plus vives que chez la plupart des sujets «normaux». Imaginez un peu : c’est comme si vous installiez une parabole domestique pour capter les chaĂźnes de la TNT mais que vous receviez par erreur les signaux en provenance des radiotĂ©lescopes situĂ©s au Nouveau-Mexique !”

    “– Vous vous vouliez savoir comment les autistes perçoivent le monde ? Fermez les yeux, et imaginez que vos oreilles sont tout Ă  coup dotĂ©es d’un amplificateur hyper-performant qui vous donne accĂšs Ă  des frĂ©quences jamais perçues jusqu’alors. Vous ne vous contentez plus d’entendre le brouhaha habituel, mais vous « hyper-captez » les sons environnants en distinguant bien les uns des autres. Chacun retient tellement votre attention que vous avez l’impression de n’entendre que lui. Multipliez maintenant son effet par tous les autres que nous entendons ici : pour cela, concentrez-vous d’abord sur les fourchettes qui claquent, le sĂšche-mains Ă©lectrique qui fonctionne Ă  l’étage, les chaises qui raclent le plancher, les conversations et les rires des tables voisines, les serveurs qui virevoltent en salle, la radio qui grĂ©sille en dĂ©versant de la musique ponctuĂ©e de messages surjouĂ©s par des comĂ©diens qui hurlent leurs publicitĂ©s agressives, cette petite fille qui balance ses jambes produisant un bruit sourd et continu avec le frottement de son jean, le tic tac de l’horloge murale, Ă©coutez aussi l’effervescence qui rĂšgne en cuisine


    Tous ces bruits vous parviennent en mĂȘme temps et aussi clairement que s’ils Ă©taient Ă©mis Ă  moins de 10 cm de votre oreille.”

    “Comme vous l’aurez compris, tout ce qui entre en nous est captĂ© avec une intensitĂ© telle que ça nous fait trop de donnĂ©es sensorielles Ă  analyser en mĂȘme temps. Si je n’avais pas mis mes Ă©couteurs, j’aurais pu bugger comme un PC auquel on donne trop de tĂąches Ă  traiter en simultanĂ©, saturĂ©e
”

  20. Une trĂšs belle image qui rĂ©sume le fonctionnement d’un surdouĂ© / HP / zĂšbre – quelque soit le nom que l’on veut bien lui donner.

    Relevons notamment l’hyperactivitĂ©, l’hypervigilance, l’anticipation, le perfectionnisme ou encore l’hypersensibilitĂ©, autant de notions qui peuvent jouer nĂ©gativement sur les acouphĂšnes.

    surdouance zĂšbre hp

    NB : cela ne veut pas dire que le surdouĂ© supporte moins bien une rĂ©alitĂ© objectivement identique Ă  celle de son voisin, car ceci est tout simplement un non-sens. Le fonctionnement hyperactif du cerveau du surdouĂ© implique trĂšs vraisemblablement souvent un fonctionnement plus intense des zones impliquĂ©s dans l’entretien de l’acouphĂšne, donc un acouphĂšne objectivement plus fort pour le surdouĂ©. A cela s’ajoute une plus grande difficultĂ© Ă  en dĂ©tourner son attention.

  21. “De trĂšs nombreux adultes surdouĂ©s, dĂ©tectĂ©s ou non, se plaignent d’ĂȘtre Ă©puisĂ©s de façon presque chronique.

    Certains sont mĂȘme qualifiĂ©s de fainĂ©ants ou vont jusqu’à se considĂ©rer comme tels, d’autres vont s’habituer Ă  produire des sur-efforts, en perdant tous fondamentaux et en encaissant tout.

    On va revenir sur cet aspect qui met surtout en avant l’inconvĂ©nient de l’hyperesthĂ©sie.

    L’hyperesthĂ©sie chez les surdouĂ©s
    On le sait, les surdouĂ©s sont hyperesthĂ©siques, Ă  savoir, qu’ils ont les sens plus dĂ©veloppĂ©s que le « commun des mortels » : oreille absolue, mĂ©moire auditive exceptionnelle, acuitĂ© visuelle au delĂ  de 12/10, sens olfactif permettant de sĂ©parer les odeurs (comme les chiens), idem pour le goĂ»t, allergie Ă  certaines matiĂšres, rien qu’au toucher, douleurs physiques sur des sons, etc


    Ce que l’on sait moins c’est que cette hyperesthĂ©sie peut se rĂ©vĂ©ler un vĂ©ritable handicap dans la vie de tous les jours, surtout quand on ne sait pas que l’on est surdouĂ© !

    L’envers du dĂ©cor de l’hyperesthĂ©sie
    Pour faire comprendre l’hyperesthĂ©sie, c’est exactement comme pour les personnes portant des appareils auditifs (du moins les anciens modĂšles des annĂ©es 80).

    Le son des voix est augmenté pour entendre, mais également tous les autres sons extérieurs.

    La personne portant un tel appareil (comme ce fut le cas d’une de mes cousines) arrive Ă  un Ă©puisement complet et se voit dans l’obligation, Ă  un moment oĂč un autre, de couper le son.

    Cette image illustre parfaitement ce que ressentent par exemple de nombreux surdoués dans des environnements bruyants.

    Il leur est non seulement impossible de se concentrer, les stimulations sensorielles Ă©tant trop importantes, mais l’épuisement intellectuel nĂ©cessitĂ© par le traitement de tous ces sons, qui ne forment pour d’autres qu’un simple brouhaha, n’est pas Ă  nĂ©gliger.

    On peut avoir des personnes proches de la syncope, au bout de une ou deux heures de fĂȘtes de famille par exemple.

    C’est donc bien l’impossibilitĂ© de faire abstraction des sons extĂ©rieurs qui est la cause de l’épuisement du surdouĂ©.

    Idem pour des situations d’hyper stimulation visuelle comme au cinĂ©ma ou lors d’expositions, ou encore sur un dancefloor.

    L’impossibilitĂ© de diminuer son hyperesthĂ©sie
    Il est trĂšs difficile, voire impossible de diminuer l’hyperesthĂ©sie.

    Porter des lunettes de soleil en hiver, moyen. Mettre des Ă©couteurs pour se couper des autres, pas mieux.

    De plus, il est trĂšs difficile de faire comprendre Ă  son entourage, que l’on ne peut pas se concentrer sur ce que l’on fait, Ă  cause de bruits Ă  l’extĂ©rieur
 qu’ils n’entendent mĂȘme plus !

    On rencontre un des problĂšmes rĂ©currents du surdouĂ© : l’impossibilitĂ© pour le cerveau d’établir des prioritĂ©s dans le traitement des donnĂ©es qu’il reçoit.”

    Hyperesthésie et fatigue continue