… Wunderbar et yaourt Ă  la cerise…

[DĂ©but du texte]

Fin 2004, alors que je travaillais encore chez Wunderbar, une célèbre agence de communication de la place parisienne, je me réveillais un lundi serti d’une épouvantable migraine, mitonnée à la nuit blanche.

Et chacun de se raconter le sourire en coin son petit week-end en Amoureux, son ciné hebdomadaire ou son émission de divertissement du samedi soir « absolument débile mais qu’il faut avoir vue tellement elle est drôle ».

Le petit père Laurent, lui, a empilé les secondes de souffrance, craignant de voir ses murs à tout instant définitivement s’effondrer. Il s’est battu. Il a résisté. Il a survécu.

Une fois encore.

Mais Laurent a un défaut. Il est naïf. Et ne comprend pas qu’on attende de lui un rôle de composition alors qu’il n’est que folle machinerie, faciès cadavérique et cernes de jais.

Lorsque sa supérieure (appelons-la Monique Tralala ou Dominique Laleu) le convoque sèchement dans son bureau à l’issue d’une réunion interne, en exigeant de lui qu’il justifie son air sinistre (« tellement agressif pour les gens qui l’entourent »), il reste coi. Ne lui a-t-il pas déjà à maintes reprises détaillé ses souffrances ? Ne sait-elle pas qu’il dort moins en une semaine qu’elle en un dimanche ? A-t-il seulement une fois tenté de s’abriter derrière la dépression qui le ronge, afin de justifier une éventuelle insuffisance professionnelle ? Il connaît par trop son handicap (temporaire ?), a toujours joué franc-jeu et appelé un chat un chat.

Evidemment, elle sait tout ça.

Et sa réponse fuse, insultante de vulgarité : « on a tous nos problèmes, Laurent. »

A lire aussi :  Facebook dans la rĂ©alitĂ©

[suite et fin]

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Caroline Franc a des acouphènes

La cĂ©lèbre journaliste et blogueuse Caroline Franc, Ă©galement connue sous la signature Caroline Desages, souffre d’acouphènes depuis quelques mois. C’est ce que l’on apprend sur son blog “PensĂ©es by Caro”, dans un billet datĂ© du 15 dĂ©cembre 2015. Elle y raconte très clairement Ă  quel point elle Ă©prouve des difficultĂ©s Ă  penser Ă  cause de ses acouphènes.

RĂ©ponses

  1. Seule une reconnaissance sociale de nos maux pourrait permettre d’Ă©viter que ce genre de situation ne se reproduise Ă  l’avenir.
    Grace Ă  l’hyperacousie,on dĂ©couvre cependant le vĂ©ritable visage des gens et on se rend compte qu’ona quelque part vĂ©cu dans un monde d’illusions avec des faux-semblants.