Peter Mayle en Provence

Des festivitĂ©s bruyantes et plaisantes, Ă  moins de…

« Les soirées apportaient un tel soulagement qu’en général nous restions à la maison, en convalescence après le vacarme de la journée : nous manquâmes ainsi presque toutes les manifestations mondaines et culturelles organisées pour distraire les gens venus l’été visiter le Lubéron. A part une soirée éprouvante pour le fondement à l’abbaye de Sénanque, pour écouter des chants grégoriens assis sur des bancs d’un inconfort dûment monastique, et un concert organisé dans une ruine éclairée par des projecteurs au-dessus d’Oppède, nous ne quittions guère notre cour. Nous étions trop contents d’être seuls et au calme.

La faim finit par nous pousser dehors un soir où nous découvrîmes que ce que nous avions prévu pour dîner était couvert d’une épaisse couche de sable provenant des forages effectués dans la journée. Nous décidâmes de nous rendre dans un petit restaurant de Goult, un minuscule village à la population invisible, et sans la moindre attraction touristique.

[…] Sans le savoir, nous avions choisi le soir de la fête annuelle. […] C’étaient des festivités bruyantes et plaisantes, à moins, comme nous, de souffrir d’une commotion bénigne due à toute une journée passée sur un chantier de construction. »

Peter Mayle, Une année en Provence

 

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