Carine Chenaux : A Nous Paris, Allez l’Afrique !

Vuvuzela et “fragile des oreilles”

Vuvuzela et autres complications

[…] Il y en avait à dire, des logiciels qui effacent le bourdonnement de ces charmantes petites choses [les vuvuzelas] aux engueulades opposant puristes amateurs de folklore et fragile des oreilles. […] On n’a plus qu’à se trouver une équipe challenger à supporter (une Africaine alors… le Ghana ?). En bref, on est sonnés, un peu comme si un million de vuvuzelas nous résonnaient dans la tête, alors qu’aucun match n’était sur le point de démarrer.

Edito de Carine Chenaux, A nous Paris #486 (21 juin 2010)

  • Premier constat que cet édito m’inspire : il ne s’agit pas de “fragilité des oreilles” mais bien d’un réel danger qu’impose la vuvuzela à tout le monde, comme je l’ai mentionné sur Oreille malade à plusieurs reprises et notamment dans un billet intitulé ‘Vuvuzela day’ : les vuvuzelas rendent sourd. Si une coutume d’un pays donné est de s’adonner à la roulette russe, on verra immanquablement, dans le monde de Carine Chenaux, des puristes amateurs de folklore s’opposer à des fragiles du crâne.
  • Deuxième point : comme tous ses amis bobos , Carine Chenaux soutient nécessairement et systématiquement les équipes africaines. Cela ne manque pas de m’intriguer. Elle soutenait probablement le Sénégal en 2002, y compris lors de leur victoire contre l’équipe de France qui n’était, du coup, pas sortie des matchs de poule. Soit-disant parce que c’était une “petite équipe” et qu’ils “avaient bien le droit de goûter eux-aussi aux joies des huitièmes de finales”. Puisque la France, à n’en pas douter, allait quoiqu’il arrive se qualifier.
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Y'a bon Obamania !
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On sait ce qu’il est advenu.

En réalité, ce n’est pas la “petite équipe” qu’une Carine Chenaux soutient, mais bien l’équipe africaine. Pourquoi donc, me direz-vous ? Parce que cela correspond à l’image fantasmé que les bobos se font de l’Afrique en général, du Noir en particulier. Ces gens savent faire la fête – d’ailleurs la vuvuzela est un symbole “magnifique” de la bien-connue unité sud-africaine. Ces gens connaissent tellement le malheur qu’ils méritent bien un peu de joie – la notion de “mérite” et de la culpabilité voire du sentiment de haine de soi qui sous-tend une telle représentation du monde… mériterait un approfondissement auquel je me risquerai peut-être un jour prochain.

Bref, le nouveau “y’a bon Banania” est de gauche. La gauche bobo. La gauche d’A Nous Paris en général, de Carine Chenaux en particulier. La gauche parisienne en somme, pour une grand part. Cette même gauche qui a salué, dans un bel élan digne d’une sortie d’école primaire, l’élection de Barack Obama. Pour le symbole, encore une fois. Parce qu’élire un président noir, c’est bien. Au fond, parce que la couleur fait l’homme. Une nouvelle forme de racisme qui ne dit pas son nom, et donc plus pernicieuse encore.

Un “alter-racisme” dont les plus belles années sont encore à venir.

  • Dernier point : rendons à Carine Chenaux ce qui lui revient, à savoir une des plus actuelles définitions de ce que sont les acouphènes. Un million de vuvuzelas qui nous résonnent dans la tête.

Oui, forcément, ça sonne.

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Surtout lorsque cela ne s’arrête jamais.

Et qu’on n’était pas particulièrement fragile des oreilles.

(Crédit photo : saywho.fr)

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