« All your base are belong to us »

BNF Tour de Babel 

AYBABTU

« La mission dont je vous avais parlĂ© a finalement Ă©tĂ© annulĂ©e… Pour le reste, vous comprenez, nous sommes bien staffĂ©s dĂ©sormais. Mais n’hĂ©sitez pas Ă  nous recontacter dans quelques mois, j’ai particulièrement apprĂ©ciĂ© notre rendez-vous ».

VoilĂ . Un de plus. Un de plus qui me dit en substance « ptit gars, t’es gentil, t’es charmant, t’as un joli CV, mais, comment dire, y a quelque chose qui cloche ». Pour une fois cependant, c’est dit avec Ă©lĂ©gance. Au tĂ©lĂ©phone et avec quelques explications Ă  la clef.

Une fois de plus, pourtant, j’accuse le coup. SĂ©vèrement. Je vois le champ des possibles se rĂ©trĂ©cir de jour en jour, l’horizon se rapprocher Ă  vive allure, et se profiler… Se profiler quoi, d’ailleurs ? Vais-je ĂŞtre aspirĂ© par le nĂ©ant, tel le navigateur qui ne pouvait concevoir autre chose qu’une chute sans fin une fois les limites du Monde atteintes, ignorant qu’il Ă©tait que la terre Ă©tait ronde ? Je me raccroche Ă  cette idĂ©e : c’est l’ignoble prisme de la maladie qui me renvoie la seule facette, noire et sans aspĂ©ritĂ©, de ce fameux Monde sans frontière.

Je m’y raccroche. Mais pour l’heure, le Monde se refuse Ă  moi. Et le Temps n’est plus franchement l’alliĂ© que j’ai longtemps cru voir en lui.

Un gouffre, je ne sais pas. Un mur, c’est une certitude. Plus rĂ©el que jamais.

Il est encore temps de donner un coup de volant. Mais vers oĂą ? Et comment ?

(All your base are belong to us (AYBABTU), un des memes les plus connus sur internet)

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Comprends qui peut

« Je comprends ce que tu vis. »

Combien de fois n’ai-je entendu ces mots ? « Je comprends ». Et ses multiples déclinaisons. « Je te comprends ». « Je vous comprends, Monsieur ». « Je me rends parfaitement compte de ce que cela doit être. » « Moi aussi j’ai ce que tu as ! » « Mon mari a la même chose que vous. » etc.

Sifflement dans l’oreille et silence assourdissant

L’horizon s’étendait des kilomètres plus loin sur une ligne de front qui semblait rejoindre le ciel. Le soleil brillait maintenant franchement en se reflétant dans la neige. Tout était blanc et aveuglant. Un silence et une solitude à perte de vue. Je me concentrais un peu sur le sifflement dans mon oreille.

RĂ©ponses

  1. Il te faut retrouver « l’oeil du tigre »

    Excuse mais je viens de revoir Rocky III et mister T me fait penser a tes DRH….

    Courage Ă  toi mon frère de souffrance…