La tĂŞte dans un tambour

Un joli texte trouvé ce jour par Nono, sur un blog intitulé Sandyneige.
Je vous le livre brut de dĂ©coffrage et vous invite Ă  aller vous balader sur ce blog de “deux femmes amoureuses… et pacsĂ©es !”.

Acouphène et hyperacousie

Le bruit.

VĂ©ritable calvaire.

Dans les lieux clot, Ă©troit, oĂą le son ne circule pas, ici plus qu’ailleurs, tout bruit m’insupporte.

Chaque Ă©clat de voix,

chaque crissement de pneu,

une quelconque sonorité aigüe,

un rien blesse mes oreilles.

Chaque cri, chaque sifflement, a une répercution douloureuse.

Comme si on frappait, de plus en plus fort, sur un petit pieu, contre mon cerveau.

A vif.

Pics fulgurantes.

Comme si quelque chose appuyait sur mon cerveau.

Comme si le bruit etait une pierre lancée contre les parois fragiles de mon cerveau.

D’autre fois,c’est lui qui semble trop volumineux, l’espace de 2 ou 3 secondes, pour la boite craniène qui l’habite.

Pulsation persistante, jusque derriere les yeux.

Migraine.

Nuque bloquée.

Impression de traverser la ville et la vie avec la tete dans un tambour.

Et toujours, en permanence, s’ajoute ce sifflement, rĂ©current, omnipresent, dans le bruit comme dans le silence.

Je ne sais pas ce qui est le pire…

Si …

Je crois que je m’accomoderais de l’acouphène, ce sifflement , si il reste Ă  son intensitĂ© actuelle.

Le plus difficile, c’est l’hyperacousie, l’amplification du moindre son.

Le plus difficile, c’est de se retenir de crier, c’est de rĂ©frener ses gestes d’humeurs qui me viennent naturellement pour faire taire celui qui hausse, a peine, la voix.

C’est aussi, rĂ©sister, m’isoler 5 minute, prĂ©textant un passage au toilette, lorsque je suis entourĂ©e, entre amis ou en famille.

A lire aussi :  Un jour sans fin

Brouhaha bruyant, abrutissant, Ă  se taper la tete contre le mur le plus proche.

Et le soir, une fois le silence revenu, le sifflement est multipliĂ© par deux …

Contrairement Ă  de nombreuses autres personnes affectĂ©es, je n’ai pas souvenir d’un “evenement traumatique” (concert, discotheque ect …).

Le sifflement, je n’ai pas souvenir de ne pas l’avoir pas eu.

Par contre, l’hyperacousie, c’est plus rĂ©cent, du moins cela s’est-il amplifiĂ©, hĂ©las.

ComparĂ© Ă  d’autre dont j’ai lu les tĂ©moignages, je me rend compte que je ne suis pas Ă  un stade “grave et sĂ©rieux”.

Certain se cloitre pendant plusieurs jours, c’est parfois complĂ©ment handicapant.

Je sais que je devrais prendre RDV avec un ORl, par exemple, je sais, ca fait plusieurs jours que je me le repete …

Mais si c’est vraiment des acouphenes et de l’ hyperacousie (ca va souvent ensemble) , il n’y a pas grand chose a faire !!

et vous, connaissez vous des personnes qui souffre de ca ?

(flickr c’est bien, mais ça donne mal Ă  la tĂŞte)

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RĂ©ponses

  1. bonjour,

    je suis exactement ainsi moi aussi, c’est Ă  se jeter par la fenĂŞtre, et en plus j’ai une perte auditive de 33% Ă  chaque oreille ce qui m’oblige Ă  porter des appareils auditifs. Comme si cela ne suffisait pas, acouphènes et hyper acousie c’est Ă  devenir folle par moment. Je me retrouve dans un Ă©tat de nerfs impressionnant et ensuite je suis complètement abattue car je n’arrive plus Ă  me “battre”. Je dĂ©prime, je pleure et je me dis que ca ne finira jamais. Je donnerais tout ce que j’ai pour pouvoir entendre et ces foutus bruits que je ne veux plus entendre, je les ai constamment. Ca me martèle le cerveau, du coup, j’ai l’impression de perdre la mĂ©moire, je zappe bcp de choses, enfin bref, c un vrai plaisir. Demain j’ai rv Ă  l’institut mĂ©diterranĂ©en des acouphènes qui se trouve Ă  marseille, on verra bien. Je ne crois plus au miracle, mais qui sait.