En son for intérieur…

Wang se rendit jusqu’au fond du compartiment avant de se laisser choir sur un siège. Il n’avait pas envie de subir la conversation des autres Asiatiques. Il avait été privé de véritable intimité depuis le passage de la porte de Most et il avait faim de solitude. Il lui fallait puiser des motifs d’espérance dans son silence intérieur, dans sa mémoire. Combattre ce sentiment désolant d’avoir perdu la maîtrise de sa propre existence. S’immerger dans la tendresse de grand-maman Li, dans l’amour de Lhassa.

Pierre Bordage, Wang, 1 – Les portes d’Occident

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