Anxiété généralisée et stress chronique

Anxiété généralisée et stress chronique

Cela va faire bientôt dix ans que ma vie a basculé. Anxiété généralisée et stress chronique sont entrés dans ma vie un matin, sans prévenir et sans s’essuyer les pieds. Ils les ont posés sur la table, chez moi qui étais d’un naturel serein. J’ai compris tout de suite, à l’époque, qu’ils comptaient s’installer un moment.

La vie avec anxiété généralisée et stress chronique

Durant ces dix ans, voici la phrase que j’ai le plus souvent – et de loin – entendu de la part des médecins (ORL, psy, médecin généraliste ou autre) :

C’est le stress, rentrez chez vous.

Ce que j’ai fait le plus souvent.

Autrement  dit:

  1. Le stress c’est normal, ça ne se guérit pas en prenant un médicament,
  2. Vous avez juste les oreilles qui sifflent, c’est rien du tout, pas de quoi en faire un fromage,
  3. Si vous souffrez d’anxiété généralisée et stress chronique, allez voir un psy.

Ce que j’ai fait aussi.

Un psy pour soigner anxiété généralisée et stress chronique

Anxiété généralisée et stress chroniqueJ’ai donc consulté un psy. Plusieurs psys, en fait. Et des thérapeutes comportementaux.

Jusqu’à mon accident, j’étais heureux, tout allait bien. Oh bien entendu tout n’était pas parfait et j’avais prévu de revenir quelques années plus tard vivre dans le sud, mais ma vie à Paris me plaisait et je profitais à fond de la richesse de sa vie culturelle. Du jour au lendemain, pourtant, je me suis effondré. Comme foudroyé. Malgré cela, durant les dix années qui ont suivi, l’immense majorité du corps médical m’a dit et répété qu’au fond j’étais déjà malade avant mon traumatisme sonore et qu’il ne fallait donc pas s’en préoccuper. Toujours cette logique du “de simples petits sifflements d’oreille ne peuvent entraîner des conséquences aussi dramatiques”.

On m’a donc proposé du psy.

Amen.

Thérapie comportementale et cognitive (TCC)

La TCC n’a pas marché pour moi. Je l’ai suivie avec le thérapeute comportemental le plus réputé en la matière, le Docteur Peignard. Comme dit le sketch des Inconnus sur Weight Watchers, j’ai simplement perdu 5000 balles. Note pour ceux qui souhaiteraient tout de même suivre une TCC : faites-le dans un cadre hospitalier et non directement au cabinet du thérapeute, au pire vous n’aurez perdu que votre temps. On ne m’avait pas prévenu à l’époque et étant gravement malade je n’étais pas en état de me renseigner, je me suis donc fait avoir.

Note également au passage pour les détracteurs du Docteur Peignard : on peut sans doute lui reprocher un certain aveuglement voire une relative étroitesse d’esprit, mais après tout c’est le sillon qu’il a choisi de creuser. On ne demande pas à un chirurgien de mettre en avant l’homéopathie. On ne demande pas à un naturopathe de couper des bras. On ne peut pas lui demander de dévier de la voie qu’il a choisi.

Si il y a une chose qu’on ne peut pas lui enlever, c’est d’être quelqu’un de bien qui essaie tout pour aider ses patients. Quel autre médecin m’a recontacté des années plus tard pour savoir comment j’allais et tenter de trouver des éléments de réponse pour m’aider ? Aucun. Sans doute n’a-t-il pas toujours raison. Peut-être également fait-il du tort aux personnes qui souffrent d’acouphène et d’hyperacousie en défendant le versant “tout psy” du problème : mais que ceux que ça dérange décident donc de se mobiliser au lieu de se contenter de critiquer son action. Je sais que beaucoup luttent tous les jours pour trouver ne serait-ce que la force de survivre. Mais ne nous trompons pas d’ennemi : ce n’est pas en tapant sur ceux qui essaient de nous aider, même s’ils se trompent, même s’ils s’y prennent mal, que nous ferons avancer les choses. C’est au contraire en nous faisant entendre pour montrer les limites de ces visions.

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Je ne dis pas là qu’elles sont fausses, je parle bien de limites. On ne se contente pas d’apprendre aux femmes enceintes à contrôler leur respiration pour accoucher en souffrant moins : on le leur montre et c’est une bonne chose, mais d’autres options sont prises en compte. Le problème dans le cas des acouphènes et de l’hyperacousie est que ces autres options n’existent pas. Et ce n’est pas en tapant sur ceux qui apprennent à respirer qu’on inventera la péridurale.

Revenons-en à la TCC. Elle n’a eu aucun effet sur moi. Le seul enseignement que j’ai pu en retirer est qu’il me fallait dorénavant dissocier la douleur et le danger. Sachant que je manquais de tomber dans les pommes à l’époque pour un simple bruit de vaisselle ou de porte-clés (hyperacousie sévère), cela m’a permis de me dire que survivre était du domaine du possible. Cependant, fallait-il des heures et des centaines d’euros pour m’apprendre ça ?

La relaxation, c’est un comble, ne m’a pas détendu. Pire encore, ces moments me laissaient encore plus “exposé” à la violence des mes acouphènes et de mes maux de tête. Peut-être mes symptômes étaient-ils simplement trop forts, ce qui rendait la relaxation très difficile à mettre en oeuvre. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas réussi. Et la seule personne que j’ai rencontrée à l’époque de ma TCC qui se plaignait également de vives douleurs en permanence, y compris dans le silence, n’a aucunement été soulagée non plus. Je constate d’ailleurs que si les tenants de la TCC prétendent que 80% au bas mot des patients se trouvent guéris via la thérapie, je n’ai quasiment rencontré que des personnes pour lesquelles cela n’avait eu qu’un effet très modeste voire pas d’effet du tout. Je ne dis pas que les “miraculés” n’existent pas : sans doute, de par ma position de responsable d’Oreille malade, ai-je été amené à être confronté à un grand nombre de cas “graves”.

Tinnitus Retraining Therapy (TRT)

La TRT n’a pas fonctionné non plus. Heureusement, le port de Générateur de Bruit Blanc (GBB) m’a néanmoins aidé par moment à un peu mieux supporter les sons très aigus et de forte intensité qui vrillaient mon cerveau. Une somme extrêmement élevée là encore et non prise en charge mais j’ai au moins le sentiment que cela m’a permis de survivre un peu mieux au cataclysme.

TCC, TRT et quoi d’autre ?

Si l’on ajoute à tout ça les consultations plus “traditionnelles” avec des psychiatres et autres psychologues, on peut se dire que cela ne m’a pas apporté grand chose. Peut-être aurais-je dû penser plus tôt à procéder à un auto-diagnostic.

[highlight]L’auto-médication est dangereuse.[/highlight] Mais l’auto-diagnostic peut être une question de survie. Les médecins français (et c’est probablement le cas ailleurs également) se plaignent que leurs patients consultent des sites internet pour trouver des réponses à leurs problèmes de santé. Outre le fait qu’empêcher les gens de le faire serait aussi stupide et contre-productif que de construire un mur autour de la France pour la protéger de la mondialisation (je sais, certains le proposent réellement, et pas uniquement aux deux extrêmes), ne se sont-ils pas demandés pourquoi tant de personnes agissent ainsi ? Tout simplement parce que quand on souffre d’un mal terrible et qu’après quelques mois ou quelques années on se rend compte que les médecins que l’on consulte ne proposent rien, c’est l’instinct de survie qui s’exprime.

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Anxiété généralisée et stress chronique : ce que l’auto-diagnostic m’a appris au fil des ans

Ne comptez pas sur moi pour entrer dans les délires pseudo-scientifiques que l’on peut trouver sur d’autres sites et forums consacrés aux acouphènes et à l’hyperacousie. Si je ne l’ai jamais fait c’est qu’il y a une raison : je vais faire simple, justement parce que je ne me prends pas pour un médecin. Et je vais parler de mon cas, vu que c’est celui que je connais le mieux. Et que je ne suis pas plus médecin que je ne l’étais quelques mots auparavant.

  • Acouphènes et hyperacousie entraîne un stress, expression d’une difficulté d’adaptation à une nouvelle situation. C’est le cas pour tout le monde, même pour ceux qui ont la chance d’avoir des symptômes légers.

Dans mon cas je n’ai pas stressé tout de suite car, dans un premier temps, je n’avais pas d’hyperacousie et mes acouphènes étaient audibles uniquement dans le silence quasi-total, notamment le soir au moment de me coucher. Mais aussi parce que je n’avais JAMAIS entendu parler des dangers d’assister à un concert non protégé donc je me disais que, quoi que ce soit, cela allait vite passer. D’où un stress très modéré.

  • Si les acouphènes et/ou l’hyperacousie persistent, au bout d’un certain temps la personne a de fortes chances de tomber dans la marmite “anxiété généralisée et stress chronique“.
Dans mon cas, j’ai commencé à m’inquiéter après deux semaines, lorsque j’ai vu que cela sifflait toujours dans mes oreilles et que cela ne semblait pas diminuer malgré trois jours de repos sur lesquels je comptais beaucoup.
  • Trois semaines après mon traumatisme sonore j’ai cherché des réponses sur internet et là, effectivement, j’ai paniqué. Objectivement, il y avait de quoi vu que j’ai compris que je risquais ma vie chaque semaine, multiples concerts obligent, sans jamais en avoir eu conscience. Et c’est peu de temps après que “quelque chose” s’est passé durant la nuit, puisqu’au matin ma tête avait explosé. L’absorption de Trivastal (vasodilatateur) est-elle en cause ? Dans le doute il est certain que je n’en reprendrais pas et je pense que cela a dû jouer. Le fond du problème est certainement une forte poussée de stress qui a entraîné une production élevée de cortisol durant la nuit. Et cette production élevé de cortisol a entraîné une inflammation extrême de la sphère ORL. Avec pour résultat l’apocalypse au petit matin.
  • On m’avait extrait quatre dents (molaires) à l’adolescence, au motif qu’elles n’avaient pas la place de sortir correctement. J’ai appris plus tard que c’était une grande mode à l’époque chez les dentistes français. Cela a eu pour résultat de rendre la mâchoire moins résistante au stress (bruxisme), le nombre de points de contacts ayant été réduit.
  • AUCUN médecin n’a jamais relié stress chronique, cortisol et inflammation. Le “c’est le stress” est tellement pratique pour balayer d’un revers de la main ce patient qui pose trop de questions. Je leur ai pourtant fourni plus que de raison l’ensemble des éléments de l’équation. J’ai notamment fait remarquer à plusieurs d’entre eux que des anti-inflammatoires à haute dose me soulageaient – et c’était le seul soulagement possible pour moi ! – au bout de quelques jours, mais que dès l’arrêt les symptômes retrouvaient très vite leur intensité “habituelle”. Ils s’en étonnaient, ne comprenaient pas. Le lien, je le sais maintenant, était en fait évident.
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Il faut donc savoir que le stress chronique entraîne une production constante et élevée de cortisol. Or, un taux de cortisol élevé sur une longue période a pour conséquence une inflammation chronique. Et je vous laisse imaginer ce qu’une inflammation chronique de la sphère ORL peut avoir comme conséquence lorsque vous avez subi une lésion de l’oreille interne. Et personnellement, me détendre avec la tête en feu en permanence, je n’y arrive pas. Je ne suis qu’un être humain.
Ceci me fait penser à autre chose que j’ai découvert des années après l’avoir vécu.

Anxiété généralisée et dépersonnalisation

On ne va pas aller chercher bien loin : consultons la page Wikipedia sur la dépersonnalisation.

Les individus souffrant de dépersonnalisation se sentent à la fois détachés du monde et de leur propre identité / incarnation physique. Souvent, les personnes ayant expérimenté la dépersonnalisation disent avoir l’impression que « la vie ressemble à un film, les choses paraissent irréelles, floues, sensation de vertige et de grosse fatigue ».

OK j’ai connu ça en effet. Un film dont la bande son était atroce d’ailleurs.

Le sentiment d’identité de l’individu se brise (d’où le nom). La dépersonnalisation peut déclencher de grands degrés d’anxiété, qui peuvent augmenter de loin ces perceptions.

Ça se tient.

Une dépersonnalisation et déréalisation empirique peuvent survenir chez un patient à cause d’une anxiété/un stress temporaire, tandis que la dépersonnalisation chronique est liée aux individus ayant fait l’expérience d’un traumatisme ou d’une anxiété/un stress prolongé(e).

Tiens donc. J’ai notamment consulté pendant plusieurs années un psy parisien très connu, magnifique modèle “gauche caviar”, extrêmement sûr de lui, inventeur de certains anti-dépresseurs modernes et tout le tintouin. Durant toutes ces années, malgré tout ce que je leur ai raconté à ce sujet, ni lui ni aucun autre n’a prononcé le mot dépersonnalisation. N’ont-ils pas fait le lien, ce qui indiquerait que nous en somme toujours au stade où 99% des médecins considèrent que les acouphènes et l’hyperacousie sont une simple gêne ? Ou l’ont-ils fait sans vouloir m’en parler, par peur de je ne sais quoi – et par volonté que je n’aille pas consulter le méchant internet ?

Je crois que la première possibilité reste tout de même majeure. Autrement dit, nous en sommes toujours à ce stade auquel aucun médicament efficace contre les acouphènes ou l’hyperacousie ne peut être trouvé tout simplement parce qu'”il n’y a rien à soigner”. A la limite, avoir la gorge qui gratte pendant deux jours est autrement plus handicapant. Alors pourquoi investir du temps et de l’argent dans la recherche ?

Diagnostic impossible

Mais peut-être les médecins sont-ils tout simplement incapables de poser un diagnostic ?

Comme me l’avait indiqué un jeune médecin, qui le regrettait d’ailleurs :

Nous ne sommes pas formés au diagnostic.

En somme, on leur bourre le crâne mais on ne leur donne pas les clés et le mode d’emploi pour organiser tout le bordel. C’est à eux de jouer au Cluedo toute leur vie pour recoller les morceaux.

Précisément ce que nous, patients, tentons de faire lorsque nous nous rendons sur internet.

Que ce soit pour anxiété généralisée et stress chronique ou pour tout autre chose.

 

(crédit photo Anxiété généralisée st stress chronique : bottled_void)

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Réponses

  1. 6 mars 2013

    Votre note anxiété géralisée et stress chronique est une pépite pour les acouphéniens car elle assemble les mots pour traduire nos maux sans jeu de mots !

    C’est ça la descente aux enfers mais j’ignorais que le cortisol provoquait une telle inflammation de l’oreille interne . Est ce que le ” solupred ” peut faire quelque chose de positif dans ce cas là ?
    Il m’est arrivé d’avoir des chocs inflammatoires pour des raisons éxtérieures comme les rhinites et il m’avait semblé que pendant le traitement avec le Solupred il y avait une légere amélioration .

    je pluissoie cette note merci pour ce témoignage

    Cordialement

    Guy

    1. Merci pour ce commentaire 😉
      J’ai pris du Solupred il y a quelques années et je n’ai pas le souvenir que ça m’ait aidé mais peut-être étais-je bien trop atteint à l’époque ? Le Solupred c’est avant tout un vasodilatateur non ?

  2. Bonjour,

    Tout d’abord, bravo pour votre site et cette initiative. Je viens de le découvrir, il change radicalement du ton habituel sur le sujet, et vous ne mâchez pas vos mots, je trouve cela appréciable.

    Concernant les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales), elles ne sont effectivement la panacée, pour la simple et bonne raison qu’il n’existe pas de panacée en matière d’acouphènes. A mon sens, et j’en sais -doublement- quelque chose, l’humilité est la première qualité d’un thérapeute, quelle que soit la méthode employée. Au delà des méthodes, c’est aussi la qualité de la relation humaine qui compte.

    La souffrance engendrée par cette intrusion que représente l’acouphène et/ou l’hyperacousie doit aussi trouver, c’est le comble, une oreille empathique.

    Bon courage sur votre chemin.

  3. J’ai des acouphènes depuis 3 semaines, assez léger, durant les moments de silence ou quand je me rappelle que j’en ai, ils ont été déclencher à cause du stress (avec une alimentation déséquilibrer en prime), je le sais car je suis en dépression depuis des années, hyper-anxieuse avec des troubles spasmophiles, ça c’est aggraver en janvier (crise d’angoisse, d’agoraphobie ect .. bref la totale !) et il y a 3 semaines j’ai entendu parler des acouphènes, et j’ai eu des acouphènes au même moment ^^.
    Hormis les écouteurs (jamais au maximum, toujours à la moitié, même si j’en abusais un peu), je ne suis jamais aller au concerts et les ciné sont rares.
    M’enfin c’est surtout le moment où est apparu l’acouphène qui m’a aiguiller (et confirmer par le médecin ensuite, vue que mes oreilles vont très bien, pas d’hyperacousie ni rien), mon stress était tellement important que j’ai déclencher un symptôme en me documentant sur les acouphènes.
    Du coup depuis quelque jours je prend un anti-stressant.
    Mais ce qui est dur c’est que je dois opéré un gros changement dans vie, l’anxiété étant une seconde nature chez moi (avec la dépression jamais bien loin), c’est compliqué de savoir que le stress a déclenché ces acouphènes et donc je ne dois pas stresser, mais je stress sur le fait que je n’arrive pas à ne pas stresser !
    Et les témoignages alarmistes n’aident pas, apparemment les gens guérie ne reviennent pas toujours témoigner, cela aurait été utile pourtant.

    1. ” des acouphènes assez légers, durant les moments de silence ou quand je me rappelle que j’en ai” : a priori j’ai bon espoir pour toi, ils devraient disparaître, le simple fait de ne pas savoir en permanence que tu en as montre que ton cerveau peut s’habituer.
      Bon courage à toi !

      1. Merci,
        j’espère aussi pouvoir m’en sortir, faut que j’arrête de me focaliser dessus mais plus facile à dire qu’à faire !
        Si je guérie, je revient témoigner ! Il manque trop de témoignage positif (et c’est un coup à vous rendre encore plus malade !)

          1. Bonjour,

            Je souffre depuis 8 mois de sifflements, je pensais que cela était du au discothèques….
            mais par habitudes… effectivement les sifflements de sortis dispaissait sous 48h

            Apres réflexion, des nuits blanches permanentes (suite menaces de mon directeur et ca continu toujours) je suis presque certain que cela est du à l’harcelement morale quotidien que je vis au travail !
            Je réveille la nuit, le coeur qui bat a mille a l’heure en pensant a des dossiers compliqués, j’ai peur de mon management qui tolère rien me gueule dessus tous les jours sans pitié, de me faire licencier et pas retrouver un boulot équivalent, je stress à mort…

            C’est comme si ma tête sifflée en permanence, parasites aigus permanent dans les oreilles en permanence…

            Bref aujourd’hui, je me rends compte que j’ai tout donné au travail, travaillé comme un fou malgré des menaces quotidiennes…..et qu’en contrepartie, je vais me payer les sifflements toute ma vie????

            STP que dois je faire ? J’ai trente ans, j’i deja bousillé un an de ma vie ( et heust que ma femme tolère cette situation) je ne peux pas avoir ces sifflements toute ma vie?!?… je vais devenir fou.

            Des fois je me dis que je devrais démissionner et partir 6mois tellement j’ai accumulé de stress suite menaces permanentes : “je vais de virer”, t’es bon à rien” tous les jours….

            Ca passera un jour ce sifflement, ce parasite dans ma tete?????? J’ai trop peur …
            C’est passé toi?

            SOS

          2. Bonjour mika,

            Le harcèlement moral n’est probablement pas la cause, mais plutôt un “révélateur”, quelque chose qui a fait que le cerveau n’a pas pu bloquer ou filtrer les perceptions auditives anormales. Mais ces dernières sont très vraisemblablement dans ton cas dues à un ou plusieurs traumatismes sonores subis en discothèque (48h c’est énorme, le maximum que j’avais eu c’était le lendemain au réveil).

            Il est très probable que tes sifflements vont diminuer, et peut-être disparaître un jour, mais pour ce faire je pense qu’il faut que tu essaies de retrouver un sommeil à peu près normal dans un premier temps.

            Le mieux serait que tu t’inscrives sur le site et que tu postes un message sur le forum, pour que les membres puissent te répondre.

  4. Merci pour cet excellent article !

    J’ai moi-même un acouphène depuis 6 mois et si je ne l’entend pas trop la journée quand je suis bien occupé, c’est autre chose le soir où même la tv ne suffit pas toujours à masquer le bruit. Le pire étant le moment où je me couche si j’ai le malheur de poser l’oreille concernée sur l’oreiller, l’amplification est alors énorme !
    Chez moi, je met désormais quasi en permanence une musique relaxante ou des sons de forêt (oiseaux surtout). Ces derniers masquent en général totalement l’acouphène et je m’endors avec.
    J’ai également par moment une hyperacousie et des sensations d’oreille qui se bouche d’un coup puis se débouche, résultant parfois par un acouphène sur l’autre oreille mais qui heureusement ne reste que quelques secondes. Je stress quand même pas mal par peur d’en avoir un autre permanent !

    Mes premiers jours avec un acouphène ont été très difficile parce que je voulais impérativement le faire disparaitre. C’était à la limite du supportable, le fait d’avoir un son persistant, de savoir qu’on ne connaitra plus jamais le silence.
    Mon médecin et mon ORL n’ont servi à rien, à mon plus grand désespoir.

    J’ai donc exploré d’autres voies: sophrologie et ensuite yoga. La sophrologie m’a appris à accepter l’accouphène et ça a tout changé. Désormais, je ne cherche plus à le faire partir, même si bien sûr je le ferasi si c’était possible.
    J’ai appris à trouver des méthodes pour vivre avec sans être trop dérangé.
    Les bruits d’oiseaux par exemple sont très efficaces dans les moments de calme. Et même la nuit, lorsque je me réveille, je me rendors rapidement alors que c’est là précisemment où le son perçu est le plus fort. Je me focalise sur mon rêve ou mes pensées et la fatigue fait le reste!
    Quant à l’hyperacousie, elle est plus occasionnelle chez moi, mais c’est également problématique. J’ai assisté à un spectacle où j’ai dû me boucher les oreilles au moment des applaudissements à la fin. Le bruit ne me provoque pas des douleurs mais un déréglement total de l’ouie (échos, acouphènes, …)

    Et puis, ce ne sont qu’une partie des symptômes que j’ai, puisque j’ai également une forme d’ankylose non paralisante du corps, plus ou moins forte selon les moments. Tout a commencé par ça et j’ai bien stressé pendant des mois à force de faire des examens, scanner, et IRMs.

    15 mois plus tard, rien n’a changé, mais je le vis assez bien. Il y a même des soirs où je m’endors sans assitance musicale. J’ai toujours conscience du bruit constant, mais je ne le perçois plus comme une agression. Je me focalise simplement sur autre chose et le sommeil fait le reste.