Facebook – témoignage : acouphènes et suicide

Les acouphènes qui poussent au suicide (témoignage sur Facebook)

Bonjour, je viens à vous pour poster mon témoignage dans l’espoir d’éveiller la communauté scientifique.

je m’appelle Christophe, j’ai bientôt 33 ans et je souffre d’acouphène et hyperacousie depuis 3 ans.

Suite à un accident domestique tout ce qu’il y a de plus bête, je me suis bousillé la vie avec un simple coton-tige.

Nettoyant mes oreilles en faisant plusieurs choses en même temps, je me suis tourné trop brusquement. Mon coude a percuté le sèche-serviettes murale à ma droite et l’impact m’a fait m’empaler l’oreille droite sur le coton-tige que je tenais déjà un peu trop en profondeur dans le conduit de mon oreille. Le coton-tige a pénétré mon oreille sans ménagement, explosé mon tympan, traversé l’oreille moyenne pour frappé le fond de la paroi à l’avant de l’oreille interne. J’ai subit une surdité subite tandis que déjà les premiers sifflements qui allaient me pourrir la vie naissaient. Quelques minutes plus tard, je fus sujet à des vertiges, nausées, vomissements qui m’ont entrainés vers la perte de l’équilibre. Hospitalisé, il m’a fallu plusieurs semaines pour apprendre a me déplacer sans tomber, puis retrouver l’équilibre. Cependant, je ne vais pas m’étendre dans toutes mes mésaventures, cela serait trop long à écrire.

Je vivais près de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, et je travaillais dans une entreprise en tant que préparateur de mélanges parfumés. Je n’ai pas pus reprendre cette activité et j’ai dû déménager pour revenir en Picardie, près de ma famille, mais plus pour me rapprocher des spécialistes pouvant m’aider à revivre.

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Depuis cet accident, voila 3 ans, j’ai espérer que mes acouphènes disparaissent de la même manière qu’ils sont apparus ; en vain. 6 mois plus tard, j’ai retrouvé un travaille en usine, mais le port des bouchons obligatoires m’a plongé dans le silence hurlant qui me mitraille. Je suis tombé en dépression, fait plusieurs crises de tétanie, puis je me suis vue reclus à mon domicile, shooter aux médicaments pour une anxio-dépression sévère qui persiste encore aujourd’hui.

J’ai été consulté un spécialiste sur la région parisienne pour y apprendre que je subissait des acouphènes biaxials de forts amplitudes et de l’hyperacousie moyenne. On a tenté de m’aider par divers procédés chimiques, appareillages auditifs et thérapies musicales et médicales, mais au bout de 3 mois, je ne supportais plus ce que j’entendais. Ces sifflements… j’aurais donné ma vie pour qu’ils cessent ; ce que j’ai tenté de faire. Après 3 semaines de délires intenses à me ratatiner dans les coins de la maisons, musique à fond et mains cramponnées à mes oreilles en pleurant, j’ai pris mon stocke de médicament, une bouteille de soda et je suis parti en voiture au bord de la mer. je pensais que je ronflement des vagues d’écrasants sur une plage de galets pourrait me soulager ; vain espoir. C’est à cet instant que j’ai pris conscience que rien ne saurait me soulager de cris de roulettes de dentiste que je suis le seul à percevoir et subir. J’ai donc pris la décision d’y mettre un terme en avalant tout ce que j’avais : anxiolytique, antiépileptique, antidépresseur, somnifère… bref, toutes les drogues que j’avais amassé depuis le début de mon anxio-dépression. Je n’ai jamais voulu survire à cela, mais je voulais que l’on retrouve mon corps, alors j’ai repris le volant et suis rentré chez moi, sans trop me souvenir comment. j’ai marché tant bien que mal jusqu’à mon lit et me suis réveillé une semaine plus tard à l’hôpital. J’ai bien failli réussir. Les médecins ont pas mal galéré à me gardé en vie. J’avais une dose suffisante pour me tuer, et si un ami n’était pas intervenu, je serais enfin en paix aujourd’hui. 1 an est passé, et je ne regrette rien, hormis le fait de mettre réveillé… avec mes acouphènes. Si j’en veux à mon ami ? Aux secouristes ? Aux médecins urgentistes ? Oui. Je n’ai rien demandé à personne? je n’ai pas demandé à être sauvé. Je voulais le silence et la paix, mais même ça, la vie n’a pas souhaitée me l’offrir.

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J’ai appris a vivre avec mes acouphènes depuis, mais je subis de nouvelles tortures. Mon hyperacousie s’aggrave. Je ne supporte plus beaucoup de bruit. presque tout du quotidien me dérange ou me fait mal. Quant aux acouphènes, ils se rebellent et montent le son de leurs cris. Comme si 2 dans chaque oreilles ne suffisaient, un troisième, plus puissant, plus vorace encore s’éveille. Je pense encore au suicide. toujours. je n’en parle pas. je ne veux pas que l’on me sauve. j’ai peur de devenir fou. j’ai peur de me faire mal. de me mutiler. D’arracher de ma tête ces saletés d’oreilles gueulardes. Je pleurs de nouveau. j’ai peur de mon devenir. de ce soir. de cette nuit. de demain. du pire en pire. du plus en plus… non, je ne veux pas que l’on me sauve, je veux que l’on me soigne. je veux guérir. vite. bientôt. avant de péter un plomb. avant de lâcher prise, une fois encore. Pourtant, je sais qu’il n’y a plus d’espoir à chérir. la science ne progresse pas aussi vite que cette maladie qui me dévore la tête.

L’avenir ? je n’y crois pas. je ne le vois pas. n’y pense même plus. cela me fait trop peur de croire que je pourrais vivre à l’écart du monde dans le vacarme qui se joue dans ma caboche à l’infini.

Je veux vivre. je veux revivre. ou laissez-moi plonger dans si pur silence auquel j’aspire désespérément.

merci de votre compréhension.

bien à vous.

Témoignage sur les acouphènes et le suicide, lu sur Facebook

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Réponses

  1. Commentaire sur ce billet, toujours lu sur Facebook :

    Sylvie Lecerf
    “Je suis touchée par votre témoignage. Si vous me lisez, Christophe, sachez que je vous comprend, même si cela ne sert à rien et ne vous avance pas. Je me permet de dire cela car je connais ce sentiment de solitude où même les amis plus proches ne peuvent vous aider. Je suis plus passée par des crises aïgues d’hyperacousie, qui vous tétanisent. Peut être est il possible d’apprendre à vivre avec, j’ai lu un extrait du livre d’Anthony Delon qui est d’ailleurs sur ce site “oreille malade”. On m’a souvent parlé d’acceptation, ce qui m’a mise en colère plus d’une fois, me sentant incomprise. Sauf que quand il n’y a pas de traitement il faut bien accepter. Je me suis à une époque rapprochée d’un centre anti douleur et ils m’ont aidé. Peut être accepterions nous nos maux et nos différences si nous n’avions jamais connu “le silence”. Se dire que ces bruits ou cette intolérance aux bruits les plus normaux font partie de ce que nous sommes. Voilà, ce que je peux vous dire, bien sur c’est toujours plus facile à dire qu’à faire.” Sylvie

  2. Les laboratoires pharmaceutiques ne font rien pour aider les gens qui ont des accouphènes. Ils sont capables de créer des médicaments comme le Cymbalta qui provoquent des tremblements, des mouvements involontaires, des insomnies, des palpitations, des cauchemars, de l’hypervigilance en faisant croire aux gens qu’il s’agit de “pilules du bonheur”, et tout le monde y croit. C’est la loi du fric. Par contre, on ne trouve aucun traitement contre les acouphènes.

  3. Bonjour Christophe, je ne sais si vous lirez mon message qui arrive presque un an après le votre, mais votre post m’a émue aux larmes. Comme vous je suis exténuée et je n’ai que 21 ans. Avant le “drame”, cela faisait quelque temps déjà que mes oreilles me lançaient des “avertissements”, mais je n’avais alors pas daigné les écouter…. à l’époque (il y a deux ans) je sortais beaucoup dans des lieux bruyants (boites, concerts, bars musicaux) et j’en ressortais fréquemment avec l’impression d’avoir du coton dans les oreilles et où quelques sifflements (qui ne duraient pas plus de quelques heures) se manifestaient. Ayant des prédispositions héréditaires aux problèmes auditifs (mon grand-père était sourd à trente ans, mon oncle sourd d’une oreille et malentendant de l’autre)j’avais alors réduit largement mes sorties et “revu à la baisse” les modalités d’écoute de mon baladeur, en terme de temps et de volume. Un temps, mes oreilles s’en portèrent mieux.
    Il aura suffit d’une fois, il y a un an, pour faire basculer ma vie dans le cauchemard éveillé. Un accident bête, stupide même, comme c’est souvent le cas: cet après-midi là je révisai un partiel à la bibliothèque universitaire en compagnie de ma cousine et d’une amie à elle. Le partiel ayant lieu juste après, j’étais relativement stressée et je supportais mal que ma cousine et son amie parlent fort et rient juste à côté de moi. Après leur avoir demandé à maintes reprises de bien vouloir parler plus bas, ce qu’elles ne firent pas, je fis l’erreur colossale d’enfoncer les écouteurs de mon baladeur dans mes oreilles pour couvrir leurs voix. En effet, si je ne supporte pas que l’on parle à côté de moi lorsque je travaille, un fond musical sans parole ne me dérange absolument pas. 10 minutes suffirent à faire basculer ma vie, c’était un morceau de guitare style flamenco, que j’écoutai pendant 10 malheureuses minutes à son volume maximum. En ôtant les écouteurs, le mal était fait. Oreille droite insensible, bouchée, bourdonnement. Me disant que c’était temporaire, et devant me rendre à mon examen, je n’y prêtais qu’une attention modérée.
    Un an presque jour pour jour, et ça n’est pas passé. Entre temps, mon bourdonnement à l’oreille droite s’est transformé en tintement, puis en sifflement incessant, permanent, accompagné d’une hyperacousie rendant ma vie sociale infernale: plus de musique, phobie du bruit, plus de sorties, plus de silence. Je donnerai tellement cher aujourd’hui pour passer 20 minutes dans le silence le plus total. Le pire est de l’avoir connu, ce silence. De l’avoir eu pour soi toute ces années sans l’apprécier à sa juste valeur… D’autant plus précieux qu’il appartient désormais au passé… J’ai tout essayé, sauf m’arracher les oreilles. Je pense au suicide, beaucoup et de plus en plus. La vie nous joue des tours sans cesse: dire que juste avant que cet accident ne m’arrive, cela faisait 6 mois que je réapprenais à vivre après une anorexie de 3 ans qui m’avait ôté toute joie de vivre. Je pensais en être sortie définitivement, je reprenais goût à la vie, j’apprenais à m’aimer, à aimer les autres, je voyais du monde, beaucoup, souvent, sortir de l’anorexie me faisait l’impression d’ôter un voile opaque de devant mes yeux, j’étais prête à vivre. Cet état de grâce, celui qui accompagna ceux qui aujourd’hui m’apparaissent comme les plus beaux jours de ma vie, est terminé. Réduit à néant par ces 10 putin de minutes d’inconscience.
    Le pire reste le comportement des autres: l’incompréhension, le manque total d’empathie, les plaisanteries, parfois (“dis-le que tu ne veux pas venir avec moi en boite au lieu d’inventer tes excuses !” “ah, t’entends des bruits dans ta tête ? Vous êtes combien à l’intérieur ? “) Bref, pire que tout, ce sont ces blagues “hilarantes” et du meilleur goût qui me donnent envie d’en finir. Se sentir isolée comme jamais, isolée par ce carcan sonore que je suis la seule à entendre, voir l’incompréhension teintée d’angoisse dans les yeux de mes parents et des rares personnes qui essaient -ESSAIENT- de se mettre à ma place. Je suis trop timorée pour me suicider, ou peut-être n’ai-je pas encore atteint les limites de ma résistance… la résistance… il y a des soirs, très rares ceux-là, où je lâche prise. J’accepte, si on veut. Le mental résiste, en permanence. Or j’ai appris lors de mon anorexie que la souffrance était le produit de la résistance mentale que l’on oppose en toute circonstance à ce qui est, à ce qui nous arrive. Oui, mais là c’est différent. Il est plus facile d’accepter ce qui ne nous vrille pas les oreilles de jour comme de nuit. Il y a la souffrance que l’on crée, et celle que l’on subit. C’est comme ça. Mais moi je refuse. Je refuse que ces connards de médecins expédient nos souffrances d’un “il y a pire” ou d’un “vous vous y habituerez”. Marre de cette solitude à laquelle me contraignent mes acouphènes. Folle de rage et de douleur d’avoir vu les projets qui commençaient à naître dans mon esprit être balayés instantanément et irrévocablement par cette vague de folie et de désespoir. désespérée et dégoûtée par l’attitude des autres. L’anorexie m’avait coupée de toute vie sociale et surtout affective, en sortir m’avais ouverte à l’amour d’une personne : j’y ai renoncé. Plus rien ne compte lorsque le silence n’existe plus. Certains jours je réalise le ridicule de cette situation qui est la mienne, la notre: perdre la raison à cause d’un bruit que l’on est seul à entendre: assister à la destruction de notre cerveau par…. lui-même.
    Le pire dans tout ça, c’est ce mélange de frustration, de colère et de haine qui m’a envahit depuis un an alors qu’il m’était étranger. Je suis frustrée de voir les autres croquer à pleine dents une vie que je vois m’échapper. En colère contre ceux -innombrables- qui ne font pas l’effort ne serait-ce que d’ESSAYER de comprendre. Et par dessus tout, j’en veux à ma cousine, irrationnellement mais fatalement je lui en veux, elle qui est sans doute celle qui essaie le moins de comprendre, elle qui rit lorsque je lui dit que ce bruit dans mon oreille est en train de détruire ma vie et de ruiner ma raison, elle qui peut se permettre d’aimer la vie, elle a qui tout sourit alors que j’ai tout perdu, en partie par sa faute. Rage terrible envers les fabricants de baladeurs, les médecins, ce système pourri jusqu’à la moëlle où l’on sacrifie des gens (en l’occurence, leurs oreilles) au service du fric. Presque aucune prévention, on vend aux gens des armes de destruction massive dont ils se serviront dans l’inconscience la pllus totale…. contre eux-même. Je deviens aigrie et hargneuse lorsque ce putin de sifflement me laisse le loisir de penser. Je m’accroche, pour le moment je tiens bon, mais pour combien de temps? L’amour que je voue à ma famille et à mes amis me retient pour le moment mais la dépression qui revient au galop abolira tôt ou tard mes sentiments et mes émotions. Pour l’instant, je me contente d’y penser. Souvent. Pas un jour, pas une heure ne passe sans que l’envie d’en finir ne me taraude l’esprit. Pour l’instant je la repousse. Je bois pas mal, je fume aussi, le pétard (que je touchais rarement avant) m’aide à dormir. Il n’éclipse pas le bruit, mais m’y rend indifférente pour quelques heures… avant l’éternel recommencement. Je sais que mon message est d’un défaitisme monstre, qu’il va probablement en énerver et en décourager plus d’un mais à vrai-dire l’opinion des autres m’est indifférente depuis que j’ai perdu espoir en la vie.
    Je vous souhaite à tous plus de courage que je n’en ai, plus de force aussi. Bonne soirée -ça ne se veut pas ironique- et une grosse pensée pour tous.
    Sarah

    1. Bonjour Sarah alias Luna22,
      Je ne vais pas m’étendre sur ton témoignage, ceux qui prendront le temps de le lire en entier verront à quel point il est bouleversant. Je voudrais juste savoir si tu arrives quand même à parler de tout ça régulièrement, à des personnes qui ne sont pas complètement bordées, ne serait-ce que pour en évacuer une petite partie…?
      PS: n’hésite pas à t’inscrire sur le site, ce sera bien plus pratique 😉

    2. Vendredi 1 Mars
      Cette note de Sarah est absolument touchante .
      Bouleversante cette note parce que Sarah à la vie devant elle à 21 ans mais il va falloir faire face de trop bonne heure à un handicap rugeux et pervers.
      Il y a des béquilles et les vieux acouphéniens en connaissent d’assez bonnes ! Mais là c’est dur trés dur !
      Mais si je peux me permettre et si j’étais à la place de sarah sans lacher la piste ORL je commencerai par prendre la piste psy..VITE , pour ne pas m’enfoncer dans ma solitude et dans la dépréssion en usant de produits sans doute nocifs par des effets secondaires ennuyeux sur le moyen terme ( sur le coeur et la PA mais aussi des pérturbations assez graves qui font l’objet de parutions ) .
      Le psy ne connait sans doute que les conséquences de l’ac sévere mais il pourra doser un produit qui n’engendrera pas ou moins de pensées de TS ç’est urgent Sarah !!! c’est urgent ! Do it !!!!….SVP …

      Il y a le Rivotril aussi..!

      je vous envoie du courage en wagon … et des pensées pleines de compréhension vers vous !

      Guy

    3. Bonjour Luna,

      Ton témoignage est très bouleversant. D’autant plus que je me reconnais beaucoup dans ce que tu décris.

      J’ai la rage. La rage contre les médecins. Contre ce système qui favorise l’argent plutôt que la santé publique.
      La rage contre mon oreille de merde qui siffle constamment sans que je comprenne pourquoi et quelle en est la cause.

      Comme tu dis, il y a la souffrance que l’on subit et la souffrance que l’on créer.

      Ça fait 2 ans que je traine ça. J’ai qu’une envie c’est de m’exploser la cervelle.

      1. Bonjour Pricillia,
        Je suis nouveau sur ce site. La réponse à ta question se trouve sur mon article
        L’HYPERACOUSIE ET LES ACOUPHÈNES ART 205. Normalement, en cliquant dessus, tu devrais pouvoir
        avoir un début de réponse. Si ce n’ai pas le cas, rentre cet intitulé sur Google.fr et clique dessus pour avoir le déroulé. L’administrateur a été informé à ce sujet.
        cordialement Antoine.

          1. Je suis parti du principe qu’il existait comme sur center blog (mon site particulier) plusieurs administrateurs. En fait j’ai adressé à un responsable une copie de mon blog qui traite d’une façon inédite l’acouphène et l’hyperacousie. Sur mon BLOG” L’HYPERACOUSIE ET LES ACOUPHÈNES, j’ai la possibilité de développer le sujet et n’importe quel internaute d’un simple click peut avoir accès à tous les articles que j’ai écrit. Apparemment ce n’est pas le cas des internautes “oreille malade”. Tous les internautes de center blog disposent d’un outil performant qui permet d’enregistrer des articles, des images vidéos etc…
            Cordialement @tonyoo.

          2. Il y a un seul administrateur ici en effet.

            Vous m’avez effectivement envoyé un mail ce week-end, juste après votre inscription, avec une copie d’un texte issu de votre blog, mais sauf erreur vous ne m’avez rien dit de plus ni expliqué quoi ce soit et pour tout dire je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir votre blog, donc je n’en sais pas plus pour le moment. Pour toute dire, vous dites répondre à une question de Pricillia… sauf qu’elle ne pose aucune question. Donc cela m’intrigue un peu 😉

            Pour votre point sur la possibilité de consulter tous les articles d’un même auteur, cela existe sur 99,9% des sites dans le monde, et c’est donc aussi le cas d’Oreille malade 🙂

        1. Bonjour admin,
          Je reconnais humblement que je me suis planté et je m’en excuse. Néanmoins, je ne voudrais entrer dans une polémique négative si vous le voulez bien.
          Pour allez droit au but, je vous informe officiellement que j’ai adressé à votre service un article d’une grande importance. Il touche particulièrement les personnes hypera-cousiques. Lundi 2 Juin, j’ai rendez vous avec mon O.R.L attitré à l’hôpital de la Timone à Marseille, afin d’effectuer un examen particulier sur les hautes fréquences. Tout est expliqué dans l’article inscrit en bleu:
          http://tonyoo.centerblog…….ETC art-205. À la suite de cet examen, j’aurais plus d’informations sur l’hyperacousie. Afin d’ avoir une idée au sujet de mes articles, je vous suggère de prendre connaissance de cet article. Je vous suggère pour en savoir peu plus sur mon approche, de vous reporter sur l’article ” L’ HYPERACOUSIE ET LES ACOUPHÈNES ART 24″ ainsi que l’article ART 97 ou sont réunis pratiquement tous mes blogs et autres. Si vous pensez que vous pouvez en tirer
          quelque chose, je suis à votre disposition.
          Nota: Dans mon article ART 24 concernant le paragraphe LA CHASSE AUX PSEUDO-ACOUPHÈNES ( Dans mon Jargon) Ecrit le 24Mars 2012, Je parle en autres que j’ai découvert qu’une infection d’une dent était à l’ origine d’une augmentation du niveau sonore de mon acouphène . L’extraction de cette dernière avait réduit sensiblement le niveau sonore de mon acouphène.
          Cordialement @tonyoo.

  4. Je suis également très touchée par le témoignage de Luna, j’ai connu ces moments de désespoir, d’angoisse et et de grande colère, voir de haine. Aujourd’hui, si je vais mieux et que j’ai retrouvé une grande partie de ma joie de vivre c’est parce que tout simplement…mes oreilles vont mieux! Il n’y a pas de secret! Si celà n’avait pas été le cas je serais restée au fond du gouffre… L’hyperacousie a vraiment diminué (merci la trt à laquelle je suis réceptive) et j’ai la chance d’avoir des acouphènes déjà faibles à la base mais devenus très discrets avec le temps que j’entends seulement la nuit ou avec les oreilles bouchées. Reste que parfois la douleur revient un peu et que je demeure concerné par le sujet. Je suis de près les forum et les avancées scientifiques en la matière. J’espère pour tous que votre hyperacousie va s’améliorer, parce que ce n’est pas forcément irréversible et ça c’est important de le signaler! Je fais maintenant très attention et chaque petit progrès constatée est une victoire. Quand j’ai pu retourner au ciné, avec bouchons bien sur, j’en ai pleuré de joie! Reste que j’évite d’y aller trop souvent et que j’ai fait une croix sur les concerts et les manifestations trop bruyantes tout comme j’ai jeté mon mp3!
    Je pense vraiment que la recherche avance certes lentement mais surement et que l’on trouvera des solutions à moyen terme. La regénération des cellules ciliées n’est pas de la science fiction, elle sera possible dans un avenir pas si lointain . C’est pour ça qu’il est important de garder espoir et de ne pas faire de connerie. Je sais que c’est facile pour moi qui ai eu la chance de voir les choses évoluer dans le bons sens mais quand on a seulement 20 ans, si jeune, il est probable que les choses s’amélioreront avec du temps,(certes beaucoup de temps).
    amicalement
    Ivich

  5. J’ai 68 ans bientôt …et des acouphénes depuis l’age de 37 ans.
    Il ne me reste aujourd’hui que le Rivotril ( et encore .. pour combien de temps ?… ) 5 gouttes sinon avec plus de 5 les tendances aux pensées suicidaires s’accentuent.
    J’en suis là aussi… comme quelques autres sur ce site je cogite.
    Mais depuis quelques mois l’ac a passé un nouveau cap vers le haut et alors là… je me pose la quéstion et je songe ” partir ” aussi.
    Je suis même en train de chercher le moyen le moins invalidant pour mon entourage c’est dire.
    Ainsi je serai prêt en quelque sorte ” au cas ou ” .. au cas ou le prochain cap sera non seulement la perte de sommeil non seulement la dépréssion non seulement le regret de devoir abandonner des gens que j’aiment mais tout simplement parce que cette souffrance fait que j’aurai capitulé .
    Le prochain cap pourrait être l’apparition du seuil de la douleur ” physique “.. il parrait que c’est rare mais là j’ai une pensée de compassion pour ceux qui sont dedans déja.
    Je ne pourrai pas car je suis usé … usé…. usé…
    Je vous aime mes amis acouphéniens , courage à tous .
    Cordialement

    1. La douleur physique, je connais par coeur et je confirme, c’est abominable. Surtout quand elle est permanente. Je vous souhaite de ne jamais l’avoir mais comme vous ne l’avez jamais eu jusqu’ici j’imagine qu’il n’y a pas de raison qu’elle apparaisse maintenant 🙂

      Ne lâchez pas, il faut continuer de mettre des coups de pieds au cul des ORL, des chercheurs, des médecins pour qu’ici on finisse enfin par comprendre ce qui a été compris dans pas mal d’autres pays au sujet des acouphènes et de l’hyperacousie.

      1. Merci
        Je ne lache pas ..non..
        Au fait , j’ai dernièrement tenté IMERTA à Marseille , un bilan sanguin (ça c’est pas mal même si j’ai eu le résultat 1 mois aprés ) , une radio du rachis , un électro cardio , une prise de tension , mesure du potentiel évoqué audiogramme sérieux , discussion … discussion.. écoute … écoute..mais c’est couteux surtout avec le voyage et deux jours sur place.
        Bilan je suis revenu frustré avec un fichier MP3 à écouter ( correspondant à la mesure de l’ac chez moi 8000 Hz. )
        un conseil à tous …
        Ne pas s’arc bouter sur des fichiers à écouter surtout avec une tendance à l’hyper acousie ..no good.
        Parc contre je conseille vivement à chacun de télécharger Atmoshpére Lite qui reproduit des sons naturels avec un vaste choix , dont l’Océan en travaillant sur l’ordi ou ” comme ça ” c’est un dérivatif..

        Amitiés à tous
        Guy

  6. J’envois ce témoignagne en mémoire de mon père . Mon père a souffert d’acouphènes pendant une dizaine d’années. Je le voyais souffrir de ce chatiment sans ne pouvoir l’aider. Il décrivait ses acouphènes comme un sifflement de train, une ruche d’abeilles et dans les derniers temps , il disait qu’un nouveau bruit s’était ajouter , comme un tic tic tic , comme une minuterie. Sa qualité de vie était devenue innexistante. Il ne supportait aucun bruits , télévision, traffic, il n’était plus capable d’aller ou il-y-avait de trop de monde. Il était papy de 2 beaux petits enfants et il s’empêchait de rester trop longtemps car les cris et le bruit des jouets ne fesait qu’aumenter son bruit dans les oreilles. Il était si malheureux de ça. Il est aller voir son médecin de famille, un orl mais personne ne savait quoi faire pour lui venir en aide. Nous avions entendu parler que certaines personnes se fesait faire des appareils auditif et que leur acouphènes avait diminués. On avait eu un espoir a ce moment la. Nous avons fait faire des appareils main en vain, C’était pire. Il n’arrivait plus a dormir. Il était fatigué mais incapable d’aller se coucher car il savait qu’il ne ferait que tourner en rond. Il nous disait que le son était de plus en plus fort chaque jour. Ma soeur et moi avons fait des recherches pour trouver un moyen de l’aider mais rien. Papa , nous racontait que quand il parlait de ses acouphènes au médecin , elle le regardait comme-ci il était fou. Il nous disait : elle me dit presque que j’invente ça. Il se sentait seul au monde car il ne pouvait pas faire entendre ces bruits a personne. Parfois il me disait colle ton oreille sur la mienne pour voir si tu l’entend… J’aurais voulu mais je n’entendais rien. Combien de soir j’ai passé avec lui assis sur le balcon parce qu’il n’arrivait pas a dormir, qu’il avait peur… Mon père était tout pour moi. Je l’aimais tant.. Nous étions si proches de lui , qu’il a commencé a nous parler du suicide.. Il nous disait qu’il avait un plan. Qu’il était en train de virer fou et que si ça ne cessait pas on devrait le faire enfermer. Nous l’avons vu souffrir pendant tant d’années, sans pouvoir l’aider mais nous étions la. Pour l’écouter et lui offrir notre soutient. Plus le temps passait plus il nous parlait du suicide. Et la il s’arrêtait et s’excusait en disant : ça n’a pas d’allure de vous parler de ça … papa ne ferait jamais ça. Il disait que c’était nous ces 2 belles grandes filles qui lui donnait la force de rester et d’endurer ce vacarme infernal. Il nous aimait tant qu’il continuait de vivre avec ses acouphènes juste pour ne pas nous faire de la peine. Mais nous ça nous tuait de le voir souffrir ainsi. Nous l’aimions tant qu’un jour on lui a dit : écoute Papa , nous pouvons imaginer ce que tu endure a chaque jour, nous t’aimons et si jamais tu décides de partir par toi même nous accepterons ta décision. Tu penses a nous depuis tant d’années mais un jour il faudra que tu pense a toi .. Et voila , le lundi 12 novembre 2012 j’ai reçu un appel de ma soeur me disant que Papa était parti. Il avait téléphoner a ma soeur pour lui dire qu’il partait, que sa décision était irrévocable . Il avait laissé une lettre . Même si il nous en avait déja parlé, ce fut un choc d’apprendre que le fameux jour était arrivé. Tout le reste c’est déroulé dans l’amour. Les gens qui sont venu au salon était sous le choc et nous regardait avec de la pitié. Mais ma soeur et moi avions une relation tellement privilégiée avec mon père que c’est nous qui leur donnait du courage. Nous avons écrit des lettres qui on été lues pendant la cérémonie afin de faire comprendre a tout le monde toute ces souffrances que notre père vivait depuis si longtemps. Il était enfin bien et avait retrouver ce silence qu’il voulait temps. Le suicide n,est pas facile pour ceux qui restent mais je sais aujourdhui que pour mon père c’était la seule façon pour lui d’enfin vivre paisiblement. Notre amour pour lui est plus fort que la mort. Sur la carte de remerciments, nous avons fait inscrire ceci , LE SILENCE MERVEILLEUX QUEL BEAU BRUIT. POUR AVOIR SAUVÉ UN PAUVRE COMME MOI.J’ÉTAIS PERDU MAIS MAINTENANT JE ME SUIS RETROUVÉ. J’ÉTAIS SOURD MAIS MAINTENANT J’ENTENDS. Le pire dans tout cette histoire, c’est que mon père ne voulais pas mourrir. C’était frustrant pour lui mais ce l’est également pour tout ses proches qui l’aimait. Nous avons perdu un homme merveilleux a cause d’un problème qui n’est pas guérissable. J’envois toutes mes pensées aux familles qui vivent avec un proche qui souffre d’acouphènes. Je sympatise a votre tristesse et a votre détresse. Pour les personnes qui entoure le malade que pouvons nous faire d’autre qu’être la et donner amour et écoute …. Bon courage