L’audition europénne en question

Plus d’un Européen sur cinq souffre de troubles auditifs. Une proportion qui ne cesse de croître, en raison naturellement du vieillissement de la population. Ainsi l’association Hear-It estime t-elle qu’à l’horizon 2020, il y aura pas moins de 100 millions de malentendants dans l’Union européenne.

Selon les normes de l’OMS (perte auditive de plus de 25 dB), la France à elle seule compte 13 millions de patients. S’appuyant sur des travaux menés par la South Bank University de Londres, Hear-It estime à 224 milliards d’euros le coût induit par la malentendance dans l’UE. Dont 24,5 milliards pour la France !

Ces sommes astronomiques prennent en compte notamment, le coût social des troubles auditifs. Celui-ci est bien plus élevé que celui de l’appareillage – d’ailleurs ultra-minoritaire en France – des patients. En fait, les malentendants souffrent d’une véritable discrimination à l’embauche. Avec à la clef un niveau de chômage plus élevé que la moyenne. Ce sont par ailleurs des patients vulnérables, davantage exposés par exemple, au risque d’accident de la circulation. Enfin les responsables de l’association mentionnent également le coût financier de la dépression et de l’isolement social. Qui accompagnent très fréquemment ces troubles.

Et dans ce domaine l’inégalité règne en maîtresse absolue. Au Danemark par exemple, on compte plus de 13 personnes appareillées pour 1 000 habitants. En France elles sont à peine… 4 pour mille. Cherchez l’erreur !

Source : Destination Santé, d’après un papier de l’association Hear-It

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Journée européenne de la dépression

7ème JOURNEE EUROPEENNE DE LA DEPRESSION.
Paris : 21 octobre 2010.

Son principal objet : promouvoir, dans tous les pays d’Europe, une journée consacrée à la prise de conscience de l’importance des troubles dépressifs et affirmer une volonté commune d’exiger les solutions les mieux adaptées.

En 2020, la dépression sera la 1ère cause mondiale d’invalidité.

Réponses

  1. Avec ou sans appareil l’hypoacousie est difficile à vivre et à expliquer au quotidien. Je comprends qu’on ne veuille pas s’équiper d’une prothèse: elle coute cher, nécessite de l’entretien, peut défaillir et devient indispensable tout en restant une technique mal adaptée pour les sons les plus “habituels” qui soient: avec ou sans tu vis de très grands moments de “cruchitude”…Cet engin devient une sorte de pacemaker et le jour où il ne fonctionne plus, où il n’a plus d’utilité…tu es mort.