Cinema : traumatisme sonore

Traumatisme auditif au cinéma

Témoignage de Julie (mars 2010)

Mon histoire a commencé le mardi 19 janvier 2010 à 16h30 au cinéma Gaumont Opéra à Paris. Je vais voir le film Avatar. Pendant la séance, des cris sridents me font très mal à l’oeille. Le son en général était très fort tout au long du film, mais les scènes de combats où le son est plus fort sont réellement insupportables, après m’être fait avoir une première fois, je me bouche les oreilles quand je sens que ça va exploser !

Le soir même mon oreille gauche se met à siffler très frot, comme quand on sort de boîte. Ca dure le lendemain toute la journée, je me dis que ça va finir par partir, mais ça dure 3 jours avant que j’aille en urgence chez mon généraliste, puisque nous sommes “obligés” de passer par là pour pouvoir être remboursée normalement. Ca m’a fait perdre 3 jours de plus puisqu’il m’a diagnostiqué une otite !

Bien sûr trois jours plus tard toujours pas d’amélioration, le sifflement se situe à 9/10 sur mon échelle de douleur. Je vais voir un ORL qui me donne un traitement avec du Vastarel at d’autres médicaments. Vu que mes rendez-vous avec cet ORL ne duraient pas plus de 5 minutes, je suis allée en voir un autre spécialisé dans les acouphènes. Entre temps mes acouphènes sont devenus extrêmement aigus et ils sont accompagnés d’hyperacousie, entre autre je ne supporte plus ma voix et me passer la main dans les cheveux m’est insupportable tellement ça me raisonne dans le crâne ! Je suis à bout de nerf, déprimée, j’ai l’impression de devenir folle ! Je ne pense pas que l’on pouvait faire pire, je met 10/10 sur l’échelle de la douleur. Cela dure 2 semaines, puis le sifflement diminue en intensité.

A peine deux mois après, Le sifflement est toujours là, à chaque secondes, il ne me quitte pas. Mais je le supporte mieux, j’ai toujours l’espoir qu’il disparaisse un jour … Il n’y a pas de remède.

J’ai une très bonne audition, depuis toujours je faisais attention au bruit. Je mettais des écouteurs que très rarement et le son n’étais jamais fort, je me bouchais les oreilles quand le métro freinait, je mettais des bouchons d’oreilles lors des concerts, etc … Mais je ne me suis pas assez protégée quand même ! Alors les personnes qui ne font déjà pas attention au bruit, dites-vous qu’il vaut mieux prendre trop de précautions que pas assez, une fois qu’il est trop tard, il n’y a pas de traitement miracle, on ne peut rien y faire.

Protégez-vous du bruit !

Témoignage via le site de l’APTA (Association de Prévention des Traumatismes Auditifs)

A lire aussi :  How I manage my tinnitus, by Arkvin Taubman


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Réponses

  1. je pense que j’étais comme elle quand je me suis pris mon premier trauma j’avais une hyperacousie très très légère depuis 1 mois.. dans ce cas là pas grand chose suffit à nous traumatiser violemment…

  2. Je ne comprends pas comment font les jeunes pour vivre soumis à tant de bruit. Que ce soit avec un écouteur constamment dans l’oreille droite, devant le boite, le soir, à crier et fanfaronner.
    En le voyant – de l’autre côté du rubicon – je me demande quand l’épée de damoclès leur tombera finalement dessus, sectionnant au passage définitivement leur insouciance.

    Ou encore lorsque je passe à Satellite (bar concert), je vois toujours des fiches informant que le niveau dépasse les 100db lors de concerts et que le port de protections est conseiller, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi mettre ainsi en danger public. Bien qu’averti, une partie ne prendre aucune mesure et on sait que les sons forts se transmettent aussi par conduction osseuse. Pourquoi ne pas réduire de 15 à 20db le son et savourer le spectacle sans risque excessif ?

    Plus positivement, j’envisage de plus en plus d’organiser et d’animer un stand d’info-prévention lors des grandes soirées se déroulant sur le campus de l’EPFL afin de faire de la prévention mais aussi pour promouvoir l’utilisation de protections pratiques et performantes (comme les killnoise).

    Courage !

    1. Salut Samu ! 😉

      “Plus positivement, j’envisage de plus en plus d’organiser et d’animer un stand d’info-prévention lors des grandes soirées se déroulant sur le campus de l’EPFL afin de faire de la prévention mais aussi pour promouvoir l’utilisation de protections pratiques et performantes (comme les killnoise)” :
      tu en es où de ta réflexion sur le sujet ?

  3. Bonne initiative, et je pense qu’il serait plus que judicieux d’organiser d’importantes campagnes de prévention dans les lycées et collèges notamment. Lorsque l’on considère l’amplitude du problème (c’est-à-dire la gravité ainsi que l’étendue de cette chose à laquelle nous sommes de plus en plus exposés) on ne peut que se demander pourquoi cela n’a pas déjà lieu… On s’acharne à nous prévenir des dangers de la drogue, par exemple, mais ce genre de choses passent à la trappe alors qu’elles sont d’importance semblable, à quel titre?