Association de défense des victimes de troubles du voisinage

Problème de santé publique, le bruit est un enjeu politique.

La vie quotidienne au cœur du débat électoral. Le bruit de voisinage est un thème porteur parce qu’il est immédiatement perceptible.

[NDLM : contrairement aux acouphènes, n’est-ce pas…]

Tel est le constat dressé en préambule du site de l’ADVTV, l’Association de Défense des Victimes de Troubles de Voisinage / Lutte contre le bruit.

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Son objectif est clair :

Obtenir, de jour comme de nuit, l’application stricte des textes règlementant le bruit et leur amélioration, des règlements de copropriété des immeubles et cahiers de charges des lotissements, afin qu’il soit mis fin, de façon simple et rapide et sans frais pour les victimes, aux troubles de voisinage dus au comportement désinvolte et au manque de précautions de leurs auteurs . (Extrait des statuts)

On trouve sur leur site quelques informations intéressantes, pleines de bon sens, notamment dans la rubrique le bruit et la santé :

Les répercussions sur l’organisme

Pendant longtemps, le bruit a été considéré comme un phénomène agissant sur le seul système auditif.
En fait, le bruit entraîne des réactions mettant en jeu l’ensemble de l’organisme. Il peut être impliqué dans l’apparition de nombreux troubles tels que vertiges, nausées, troubles gastro-intestinaux, réduction du champ visuel, fatigabilité excessive, irritabilité, stress….
Il n’y a pas d’accoutumance physiologique réelle au bruit. Le bruit est un agent stressant, mais il est évident qu’il est difficilement dissociable des autres facteurs de l’environnement d’un individu.

Bruit et sommeil

Le sommeil a une fonction réparatrice de la fatigue physique et mentale et de bonnes nuits sont un élément essentiel d’une bonne santé.
L’expérience montre cependant que le bruit contrarie le sommeil de nombreuses façons.

La notion de répit, évidente a priori (mais l’expérience montre qu’elle ne semble pas l’être pour tous), est évoquée :
[…] Pas de problèmes pour celui qui, après une journée de travail à l’usine ou tout autre endroit bruyant, peut trouver la paix chez lui, mais si, à la maison, le cycle infernal se poursuit (voisins bruyants), sans que l’on ait la possibilité de jouir d’un répit pendant le week-end, la situation risque de devenir alarmante à très brève échéance.

“Voisins bruyants”… ou pire encore, oreilles bruyantes ! Ces fameux acouphènes que, lorsqu’ils sont d’une intensité importante, l’on emporte partout avec soi. Tout le temps. Voisins bruyants ou pas.

A lire aussi :  La vie est une question de priorité

Une autre évidence liée au silence ou à son absence est rappelée :
Les déprimés qui ont besoin pour guérir de calme et de silence, s’enfoncent dans leur dépression (suicide), les anxieux (ce sont les plus nombreux) appréhendant la répétition du bruit s’acheminent vers l’obsession.

Si j’étais suffisamment naïf, je communiquerais l’adresse de ce site à certains de mes “amis” ORL et psy. Mais lorsque l’on est engoncé, enfoncé dans ses certitudes, comme peuvent l’être certains d’entre eux, on n’accepte pas de se remettre en question.

Même pour des évidences.

(illustration de P. VEYRI et du CIDB. – Ministère de l’Environnement)

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Thérapie cérébrale contre le bruit. Certains arrivent à dormir dans le bruit, sans être nullement gênés. Pour d’autres au contraire, le moindre bruit extérieur et c’est le réveil assuré : il leur est tout bonnement impossible de dormir en cas de bruit, même modeste. Comment expliquer cette inégalité face au bruit et au sommeil ?

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