Quand le batteur mongol vous met KO…

Quand Ulan Bator vous met KO, vous risquez de ne pas vous relever…

Extrait d’un chronique de disque lue sur le webzine POPnews – dont je vous parle dĂ©cidĂ©ment souvent – sous la plume d’un certain Fred :

ULAN BATOR – OK:KO

(Ursula Minor & Sonica / Audioglobe)

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Tous ceux qui ont eu la chance de voir ces garçons sur scène rĂ©pondront unanimement qu’une prestation en direct de Ulan Bator est une expĂ©rience dont on se souvient longtemps et avec acuitĂ©. Pour ma part, ce fut en 2001 aux Frigos de Paris, avec My Own en première partie. Les voĂ»tes de ce lieu branchĂ© ainsi que mes cavitĂ©s auditives rĂ©sonnent encore des dĂ©flagrations sonores intenses du trio surdouĂ©. […]

Cette gĂ©nĂ©reuse heure de concerts – je mets un “s” car les morceaux de ce disque sont tirĂ©s de plusieurs prestations distinctes – s’achève sur l’apocalyptique “OK:KO” Ă  la rythmique lourde, aux coups destructeurs et au son crade. “OK:KO”, voilĂ  la mise en mots prĂ©cise et juste de l’impact d’un concert de Ulan Bator.
Ce disque est la meilleure invitation qui soit Ă  se dĂ©placer pour aller voir jouer ce groupe. La prochaine fois que vous voyez leur nom sur une affiche, vous savez ce qu’il vous reste Ă  faire.

Oui, vous savez ce qu’il vous reste Ă  faire :
1/ Allez-y, car ça vaut effectivement le dĂ©tour – OK:KO n’est, par dĂ©finition, pas un album du groupe, mais peut-ĂŞtre la meilleure porte d’entrĂ©e pour dĂ©couvrir son univers,
2/ Prenez de bons bouchons d’oreilles, les classiques et efficaces Pianissimo ou, dans l’idĂ©al, des bouchons moulĂ©s.

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Sinon vous risquez d’ĂŞtre OK le soir mĂŞme et bien KO le lendemain… le jour d’après… les semaines qui suivent… les annĂ©es qui viennent…

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RĂ©ponses

  1. “s’achève sur l’apocalyptique OK:KO” Ă  la rythmique lourde, aux coups destructeurs et au son crade.”

    Quelle bel Ă©loge de la destruction !
    Ils n’assument hĂ©las pas leur volontĂ© d’auto-destruction. Le suicide serait pourtant le bienvenu nous dĂ©barrasser dĂ©finitivement de ces puceaux mortifères. En d’autres temps et d’autres lieux on les aurait marquĂ© comme les bĂŞtes qu’ils sont et forcĂ©s Ă  travailler ailleurs que dans des fanzines minables, des radio libres Ă  la con et des salles de concerts pour abrutis sous-cultivĂ©s.
    Malheureusement, ils entraĂ®nent dans leurs sillons de vinyle obscure d’autres pseudo rĂ©voltĂ©s qui deviendront Ă  leur tour des “vieux-jeunes” . Ils entreront fièrement dans la carrière de parasites professionnels avec ce genre de texte aussi digeste que du fromage de yack… On vit vraiment dans la pire des dictature, celle de la mĂ©diocritĂ©, de l’ennui, de l’idĂ©ologie “bien ou mauvaise-pensante”, de la fausse provocation, du cynisme marchand.