Le bruit et l’odeur

Frédric s’essuya le front à l’aide de la serviette-éponge posée près du tableau de bord. Les capteurs lui martyrisaient la peau et la cuvette évacuatrice sur laquelle il était assis en permanence lui meurtrissait les fesses. Le tuyau qui aspirait automatiquement son urine et ses excréments ne dispersait pas les odeurs, devenues insoutenables dans l’atmosphère confinée de la cabine. Un détail anodin, mais qui revêtait une importance capitale dans ce genre de circonstances : la puanteur occupait tout l’espace et l’empêchait de penser.


Pierre Bordage, Wang, 1 – Les portes d’Occident

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