Miles Davis – Kind of Bloop… une sorte de Kind of Blue ?

Une des preuves récurrentes du génie de Miles Davis était son obsession pour le rôle des pauses, dont Kind Of Blue et, à près de dix ans d’écart, In A Silent Way restent les exemples les plus frappants. […] Ce Kind Of Bloop livre un traité de passage à la moulinette de la nuance. […] Les versions de So What, Freddie Freeloader prouvent que cette génération (les trentenaires et son public, les “miens”, vingtenaires fluos décérébrés), celle du culte du kitsch et du renversement mauvais goût/bon goût, a très bien identifié son ennemi : le silence, cette saloperie mortifère si ardue à faire rentrer dans l’essoreuse gamer. […]

Lu sur l’excellent site Causeur – que j’ai listé dans mes liens favoris

Le mépris qui dégouline de ce papier envers le jeu vidéo en général me rappelle celui de cette professeur de Français au QI de moule que j’ai eu la malchance de me coltiner pendant une année de lycée. Cette féministe typique, naturellement de gauche, qui hante les salles des professeurs de bon nombre de collèges et lycées de l’hexagone avait, un beau matin d’automne, fait la preuve de son immense ouverture d’esprit en qualifiant les personnes qui s’adonnaient aux jeux vidéo d’ « abrutis ». « Ces jeux sont complètement débiles, ça se résume à frapper et tuer des gens ou des choses ». Son vomi intellectuel ressemblait mollement à cela.

Mais l’analyse livrée ainsi par Baptiste Foulquier – ça sonne très Paris 16 ça, non ? 😉 – sur ce qu’il qualifie astucieusement de “bruit fun” et, surtout, sur l’aversion moderne envers le silence est fort juste à mes yeux et rejoint celle que j’exprimais dans deux billets précédents, le premier sur le bonheur et la pub, le second sur le sens du bruit.

A lire aussi :  D’inépuisables réserves nerveuses ?

(Illustration : Kind of bloop)

Articles liés

Réponses