Un journaliste de rock témoigne

Alors que l’on peut se poser par instants une question légitime, « pourquoi les musiciens et journalistes ne sont-ils pas plus souvent touchés par les acouphènes et/ou l’hyperacousie ? », tant les personnes atteintes semblent rares, une rapide recherche montre, sans surprise, que c’est en fait l’hécatombe au sein de ces populations à risque.

Cette fois-ci, c’est un ex-journaliste musical qui nous conte sa triste histoire, et c’est sur le forum de France-Acouphènes que cela se passe.

J’ai 29 ans et je suis acouphénique bilatéral depuis 3 ans et demi… une situation qui n’a cessé de se détériorer.

En juin 2006, je me rends à un énième concert de rock (à l’époque je suis journaliste musical). Le lendemain, j’éprouve une sensation de plénitude de l’oreille droite. Cela m’est déjà arrivé mais ce jour là je découvre au hasard du Net l’existence des acouphènes. Légère panique et direction les urgences ORL parisiennes. Plusieurs heures d’attentes, aucun examen, un accueil à la limite de l’incorrection et je retourne chez moi avec des corticoïdes et des vasodilatateurs. Deux jours plus tard, un sifflement apparaît dans mon oreille droite. Je viens de rentrer dans le monde merveilleux des acouphéniques. Bien évidemment je passe par tous les stades habituels : anxiété, désespoir, consultations à gogo… Grossière erreur : un examen des PEA chez un Orl me déclenche un acouphène à gauche… Pendant trois ans je vais donc tenter divers remèdes (cf. ci dessous) et je passe par divers stades d’optimisme et de désespoir, je continue d’aller à certains concerts armé de Pianissimo sur les conseils d’un ORL, je me reconvertis dans le journalisme généraliste. Trois ans plus tard, un seul constat : mes acs ont dramatiquement augmenté d’où une visite à l’IMERTA : peut être trouveront ils quelque chose qui a échappé aux ORL que j’ai rencontrés… On me diagnostique un Sadam et l’on me conseille d’entamer une TCC. Pourquoi pas ? En attendant d’être guéri par un traitement à découvrir, pourquoi ne pas tenter de soulager un temps soit peu ? Seul problème, le PEA que j’y ai passé a aggravé mes acs. Désormais je les entends 24/24, par dessus la TV, dans la rue, au bureau… Bref, le moral à zéro et la peur de l’avenir : je n’ai que 29 ans et si ça continue de s’aggraver à ce rythme là…
Alors j’essaie tout de même de garder l’espoir.

A lire aussi :  Cinema : traumatisme sonore

TRAITEMENTS TESTES :
– vasodilatateurs + corticoïdes
– caisson hyperbare
– Rivotril (aucune action sauf sur le sommeil)
– Stimulations électriques (rien)

A VENIR
– gouttières occlusales
– TCC
– Rivotril pour redormir

Bon courage à mrc, puisque c’est son pseudo, pour ce combat qui s’annonce long et déséquilibré…

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Réponses

  1. Bonjour,

    Ayant moi aussi des acs depuis un concert, je connais ta souffrance, mais il faut (essayer) de rester positif, j’ai vraiment constaté que la puissance des sifflements correspondait bcp au stress, fatigue…il faut se forcer à ne pas focaliser et se sentir victime…je sais que c’est dur, mais c’est le seul moyen pour moins les entendre…Essaies la sophrologie, il y a des spécialistes “acouphènes”…c’est pas mal, ca va changer ta vision et t’aider 😉