La lutte contre la dépression rallume la guerre des psys

Merci à Solène qui m’a fait part, dans les commentaires du billet que j’ai consacré à la récente campagne d’information “Dépression : savoir plus pour en sortir”, conçue par le ministère de la Santé et l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), d’un article de Rue89 sur le débat qui fait actuellement rage chez les psys.

Selon cet article (sous la plume de Julia Pascual), cette campagne serait dénigrée par les psychanalystes qui estiment qu’elle fait la part trop belle aux théories comportementalistes et fait réapparaître la grande fracture qui divise le monde des “psy” et qui oppose les tenants de la psychanalyse (freudiens, lacaniens) aux héritiers de l’association de psychiatrie américaine (appelés comportementalistes et cognitivistes).

Voici l’opinion de Lilia Mahjoub, présidente de l’Ecole de la cause freudienne et membre du conseil de l’association mondiale de psychanalyse :

Pour ma part, je salue une nouvelle fois non seulement l’initiative mais également la façon dont la campagne a été réalisée – que ce soient les campagne TV & radio ou les brochures qui ont été éditées.

Comme le résume bien Aude Caria, psychologue et responsable de la maison des usagers du CHU de Saint-Anne, et un des auteurs du guide incriminé :
la seule philosophie du guide est celle d’avoir une vertu pédagogique“.

Et c’est bien de pédagogie qu’il s’agit, dès les premiers mots du guide en question :
Il existe une maladie qui touche plus de 3 millions de personnes en France, une maladie qui peut vous empêcher de parler, de rire, de manger, de travailler, de dormir ou de vous lever le matin, une maladie qui peut vous empêcher de vivre, cette maladie, c’est la dépression.

A lire aussi :  Attention à la musique amplifiée !

Une évidence pour les psys.

Pas pour le grand public.

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