Gonzales : « une douleur poétique »

Le chanteur canadien Gonzales, dans A Nous Paris, au sujet du travail en groupe :

C’est comme une relation amoureuse ou amicale. On peut être fusionnel, mais il reste toujours des résidus de rapport de force, comme des fantômes. C’est une douleur poétique.

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Personnellement j’aurais dit que travailler en groupe ne pose pas grand problème. Mais lorsqu’il s’agit de cohabiter à 15 ou 20 dans un open-space, la chanson est toute autre.

Et lorsque l’on souffre d’hyperacousie, c’est pire… Fort heureusement celle-ci est désormais légère, mais n’en rend pas moins la journée d’open-space plus difficile à supporter que pour le pékin moyen – et encore je ne parle pas des douleurs auriculaires qui, bien que moins vives, sont toujours là et bien là.

Certains m’assurent, lorsque je me plains du bruit environnant, que c’est “pareil pour eux”. En réalité, ils parviennent à de multiples occasions au cours de la journée – heureusement pour leur santé mentale et accessoirement leur capacité de travail – à se couper du monde extérieur, à dresser un voile qui les protège de ces petites agressions.

On appelle cela la concentration.

Ils ne s’en rendent pas compte, tant ce processus est naturel.

Oui mais voilà, lorsqu’un jour l’hyperacousie paraît, cette barrière naturelle s’écroule. Et il a toujours été bien plus aisé de détruire que de construire.

(La chute du mur de Berlin, photo Patrick Piel / Gamma – la concentration et les Allemands, c’est une longue histoire d’Amour)

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