Bombarde, biniou : risque d’acouphùne par chez vous

Des acouphĂšnes aprĂšs un concert de musique traditionnelle bretonne ?

Fort possible, comme le fait justement remarquer Paris-Normandie ce jour dans un papier intitulĂ© “les fous du biniou” :

bouchon dans chaque oreille (obligatoire si l’on ne veut pas risquer l’acouphĂšne !)

Difficile d’ĂȘtre plus explicite.

Qu’est-ce donc, la bombarde ? L’ “ancĂȘtre du hautbois”, nous indique le journal normand, citant ici un membre du bagad (“troupe” en breton).

Histoire de rappeler que les acouphĂšnes ne sont pas apparus ex nihilo il y a quelques annĂ©es mais que, si le nombre de victimes explose actuellement – notamment chez les jeunes -, ce n’est pas uniquement en raison de la musique amplifiĂ©e et de l’Ă©volution des technologies. Il s’agit Ă©galement d’une simple vĂ©ritĂ© statistique : un nombre bien plus grand d’ĂȘtres humains se retrouve exposĂ© et, partant, un nombre bien plus grand d’ĂȘtres humain est touchĂ©.

CQFD, comme on dit sur le net.

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RĂ©ponses

  1. “aprĂšs un concert de musique traditionnelle bretonne” un “fest-noz” trou du cul ! et tu fais dire Ă  “Paris-Normandie” ce qu’ils ne disent Ă  aucun moment.

  2. “mais que, si le nombre de victimes explose actuellement – notamment chez les jeunes -, ce n’est pas uniquement en raison de la musique amplifiĂ©e et de l’évolution des technologies.”

    explique-moi cette contradiction. Alors Ă  quoi est-ce dĂ» ?

  3. – “fest-noz”, si tu veux… C’est pas toi qui m’avais reprochĂ© une fois d’utiliser un jargon un peu obscur, au sujet d’ “open space” ? Disons que je pense qu’autant de gens comprennent ces deux expressions. AprĂšs, je ne vais pas mettre quinze synonymes s’il en existe autant.

    – “tu fais dire Ă  “Paris-Normandie” ce qu’ils ne disent Ă  aucun moment” : tu peux prĂ©ciser ta pensĂ©e ? Je ne voudrais pas te faire dire ce que tu ne dis Ă  aucun moment 😉 et comme je ne vois pas vraiment oĂč tu veux en venir…

    – pour ton dernier point, l’explication est juste aprĂšs le passage que tu cites : “Il s’agit Ă©galement d’une simple vĂ©ritĂ© statistique : un nombre bien plus grand d’ĂȘtres humains se retrouve exposĂ© et, partant, un nombre bien plus grand d’ĂȘtres humain est touchĂ©.”
    Autrement dit, pour ĂȘtre plus clair, une des raisons de l’explosion du nombre d’acouphĂšnes, notamment chez les jeunes, est la frĂ©quence et la durĂ©e d’exposition qui ont toutes deux fortement augmentĂ© – le volume sonore Ă©galement, certes.
    Mais je suis le premier Ă  dire que la musique amplifiĂ©e telle qu’elle est exploitĂ©e actuellement, notamment via les diffĂ©rentes techniques de compression, d’Ă©galisation, etc. a des consĂ©quences dramatiques sur la santĂ© – et Ă©galement sur l’aptitude Ă  “comprendre” la musique. C’est un sujet lourd, complexe : j’ai promis que je l’aborderai, je vais m’y atteler je l’espĂšre prochainement.

    Bonne nuit Ă  toi Nono et couvre toi bien, demain le temps sera pourri.

  4. Pour “fest-noz” ça n’est pas un jargon mais un mot breton, question de culture gĂ©nĂ©rale… C’est dans le Larousse. Quinze synonymes ne servaient Ă  rien puisqu’il n’existe qu’un seul mot pour dĂ©signer ce que tu appelles en cinq mots “concert de musique traditionnelle bretonne”.

    Concernant l’article, il s’agit d’une simple boutade que l’on peut lire un peu partout de maniĂšre assez navrante pour signifier que le son est trop fort. Or, tu t’en sers pour une dĂ©monstration pour le moins bancale mais je viens de comprendre que c’Ă©tait bien la syntaxe qui Ă©tait en cause et non le fond de ta pensĂ©e. Pourquoi faire simple si on peut faire compliquĂ© ? … En effet les traumas ne sont pas apparus ex nihilo (“Ă  partir de rien” pour ceux qui maĂźtrisent mieux le breton que le latin..) mais la construction syntaxique laisse entendre que le progrĂšs des nouvelles technologies est presque Ă©tranger Ă  ce phĂ©nomĂšne (CF : “ce n’est pas uniquement en raison de la musique amplifiĂ©e et de l’évolution des technologies. Il s’agit Ă©galement d’une simple vĂ©ritĂ© statistique : un nombre bien plus grand d’ĂȘtres humains se retrouve exposĂ© et, partant, un nombre bien plus grand d’ĂȘtres humain est touchĂ©.”
    La contraction repose sur l’intensitĂ© qui augmente, or elle augmente du fait des nouvelles technologies (MP3, compression sonore) et provoque donc plus de traumatismes sonores.

  5. “La contraction repose sur l’intensitĂ© qui augmente, or elle augmente du fait des nouvelles technologies (MP3, compression sonore) et provoque donc plus de traumatismes sonores.” : c’est tout Ă  fait vrai… promis, je dĂ©veloppe tout ça bientĂŽt, c’est un sujet que je connais plutĂŽt bien et il y a Ă©normĂ©ment Ă  dire.